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Mardi 17 avril 2012 2 17 /04 /Avr /2012 09:30

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/85/51/91/20018884.jpg 

Ceux qui suivent le blog régulièrement savent que je suis cette franchise depuis huit mois maintenant. Le phénomène est arrivé sur nos écrans, et afin de ne pas arriver sans rien savoir, j'ai lu le roman original. Pour ceux qui auraient la flemme de tout relire, voici le synopsis du film :

 

Chaque année, dans les ruines de ce qui était autrefois l'Amérique du Nord, le Capitole, l'impitoyable capitale de la nation de Panem, oblige chacun de ses douze districts à envoyer un garçon et une fille - les "Tributs" - concourir aux Hunger Games. A la fois sanction contre la population pour s'être rebellée et stratégie d'intimidation de la part du gouvernement, les Hunger Games sont un événement télévisé national au cours duquel les tributs doivent s'affronter jusqu'à la mort. L'unique survivant est déclaré vainqueur.
La jeune Katniss, 16 ans, se porte volontaire pour prendre la place de sa jeune sœur dans la compétition. Elle se retrouve face à des adversaires surentraînés qui se sont préparés toute leur vie. Elle a pour seuls atouts son instinct et un mentor, Haymitch Abernathy, qui gagna les Hunger Games il y a des années mais n'est plus désormais qu'une épave alcoolique. Pour espérer pouvoir revenir un jour chez elle, Katniss va devoir, une fois dans l'arène, faire des choix impossibles entre la survie et son humanité, entre la vie et l'amour...

 

La bande-annonce, sans surprise, laissait voir un film plutôt pas mal fichu, et a priori dans la veine du roman. Mais plutôt que de vous renvoyer à des tas d'autres sites, je vais vous parler du film, qui se révèle d'emblée assez proche de l'esprit du roman. L'ensemble des éléments s'y trouve : la Moisson, les longs préparatifs, la montée en puissance médiatique, les Jeux proprement dits, le décor, l'aspect physique de la plupart des personnages, le déroulement des évènements... Les coscénaristes, au rang desquels Suzanne Collins, l'auteure de la trilogie romanesque, ont ajouté quelques éléments montrant ce qu'il se passe en-dehors de l'Arène pendant les Jeux. Voilà pour le général. Rentrons dans le détail à présent...

 

Le casting tout d'abord. Katniss, héroïne de Hunger Games, est incarnée par Jennifer Lawrence, qui n'est pas une inconnue puisqu'elle joue -en particulier- la jeune Mystique dans le récent X-Men : First Class. Si l'on met de côté son âge (20 à 21 ans au moment du tournage, alors que Katniss est censée n'en avoir que 16), ce choix semble opportun, puisqu'elle a de la présence, et qu'elle n'est pas trop belle, sans être un laideron. Elle a du charme, tout comme Katniss. A ses côtés, Josh Hutcherson incarne le difficile à suivre Peeta Mellark. Jouissant d'une gueule typique d'ado américain de film populaire, cet acteur vu dans l'Assistant du vampire doit lui aussi survivre en milieu hostile. Hunger Games bénéficie en outre d'un casting d'"adultes" de choix, en la personne de Woody Harrelson, Stanley Tucci ou encore Donald Sutherland. La présence de Lenny Kravitz dans le rôle du styliste attaché à Katniss et Peeta peut surprendre, mais il est au diapason de l'équipe, sans cabotinage. Un petit mot au sujet de Liam Hemsworth, qui jour le rôle de Gale, l'ami d'enfance de Katniss ; il est censé avoir 18 ans, mais en paraît... 25 (alors que l'auteur vient de fêter ses 22 ans). Le casting est donc, dans son ensemble, plutôt pas mal.

 

Comme je l'ai dit, le film suit bien l'histoire originale (j'imagine que Suzanne Collins, créditée également comme productrice exécutive, y a veillé), même si de nombreuses coupes ont été opérées. Ainsi au cours des premières 24 heures pas moins de 13 participants sont éliminés du jeu. Celui-ci semble se terminer en 4 jours, alors que cela dure nettement plus longtemps en réalité. De même, Haymitch accepte ici presque tout de suite d'aider franchement les deux adolescents, alors que dans le roman il met plusieurs jours à dessaoûler, mettre de côté son cynisme, etc. ; à noter aussi une caractéristique toute particulière des espèces de chiens qui attaquent les participants qui a été complètement gommée, alors que cette caractéristique rajoutait à la cruauté de l'ensemble... Certains choix scénaristiques peuvent donc surprendre et décevoir. Un autre choix, comme celui de montrer ce qu'il se passe en-dehors, me semble à la fois justifié et bien vu. Justifié car il nous permet d'avoir un regard extérieur sur les aventures de Katniss, d'avoir des renseignements "techniques" (sur les guêpes tueuses, par exemple), bien vu car cela montre l'omniprésence de la téléréalité, des medias dans une société totalitaire.

 

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Une société que les créateurs du film ont voulu montrer avec évidence, les décors et les costumes "hors Arène" étant très inspirés par le Bauhaus allemand. On se croirait par ailleurs dans 1984... Si les plus jeunes spectateurs ne connaissent pas trop les heures plus sombres de l'histoire de l'Europe, ces références visuelles y font tout de même instantanément penser, et ce n'est pas innocent, bien sûr, la société régie par le Capitole faisant régner la terreur et la misère dans les districts. Si le style visuel -que l'on qualifiera en raccourci de "fasciste", même si le Bauhaus fut banni par les nazis- justifie le côté immaculé de certains looks, il ne justifie pas en revanche l'aspect propret des protagonistes des Jeux, qui semblent traverser presque tout le film en sortant de la douche. Lorsque Katniss sort Peeta d'une gangue de boue, seul son visage est réellement maculé, ses vêtements, sans être nickels, sont plutôt propres. De même, les habitants des districts sont censés mourir à moitié de faim, la mère de Katniss être une loque. Ils ont tous l'air en assez bonne santé, ces gens... Mauvais point, qui nous amène au suivant, l'édulcoration de la violence. Dès leur arrivée dans l'Arène, les tributs s'entretuent pour accéder à des équipements divers. On a droit à une giclée de sang et deux adolescents qui brandissent des lames. Tout ça pour que le film soit "visible" par toutes les catégories du public, c'est bien dommage.

 

L'autre point noir du film est la façon de filmer. Le premier tiers est cadré par un chef opérateur qui a la tremblote, qui fait des travellings très rapides, alors que l'action ne s'y prête pas. Et c'est filmé de trop près. C'est assez désagréable. Je pense que le premier assistant du réalisateur devrait arrêter le café. Heureusement que les deux tiers suivants sont filmés de façon plus classique, car sinon je pense que j'aurais quitté la salle, en proie à des maux de tête. Tiens, parlons un peu du réalisateur, Gary Ross. Producteur et scénariste de films comme Big ou La légende de Despereaux, je l'avais pour ma part remarqué avec Pleasantville, l'histoire d'un frère et une soeur de notre époque qui se retrouvent parachutés dans une série des années 1950, bien-pensante. Ici il fait du bon travail sur un film de commande, qui risque de lui ouvrir d'autres portes.

 

Au final, Hunger Games est un bon film, assez respectueux de l'esprit du roman qu'il adapte, bien qu'édulcorant nettement le propos. Ceux qui ne connaissent pas le roman de Suzanne Collins passeront un bon moment, les aficionados seront certes un peu déçus, mais satisfaits par l'ensemble de la production. Il serait quand même intéressant de pousser le propos sur le côté totalitaire de cette société dans les suites, déjà prévues, car c'est là le vrai sujet des romans de Suzanne Collins...

 

Spooky.

 

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Par Spooky - Publié dans : Films - Communauté : Autres Mondes...
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Jeudi 12 avril 2012 4 12 /04 /Avr /2012 11:46

 

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"Notre avenir est aux mains du passé", telle est la devise des agents ukroniens. Leur mission est de protéger l'Histoire des modifications que pourraient causer les voyages dans le temps et, le cas échéant, de lui redonner un déroulement le plus proche possible de l'histoire officielle, afin que l'avenir de l'humanité ne soit pas compromis.

 

Mais c'est un métier dangereux et les pertes sont parfois importantes. Du coup, quand le général responsable du centre de contrôle découvre que Christophe Colomb s'est fait tuer en débarquant en Amérique et que commence une uchronie dans laquelle l'Amérique n'est pas découverte, il ne dispose, pour redresser le cours de l'histoire, que d'un agent caractériel, aux arrêts de rigueur, et d'un débutant.

 

Une fine équipe qui va devoir convaincre Martin Alonzo Pinzòn, second capitaine de l'expédition Colomb, de retenter l'aventure.

 

 

BD Les Brigades du Temps


Moi je suis assez bon public pour ce type de BD, populaire, enlevée, rigolote et maîtrisée.

 

Car je ne trouve pas que le récit s'embourbe dans une rationalisation quelconque. Kris prend simplement un peu de temps -mais cela lui permet de boucler son premier récit en deux tomes, pas fou- pour poser les bases de l'univers de ces Brigades du Temps. Cela permet de cerner un peu les deux personnages, bien que Montcalm garde sa part d'ombre à la fin du premier tome.

La quatrième de couverture laisse présager, si le succès est au rendez-vous, une série plus longue, tout en espérant que les auteurs sauront s'arrêter à temps. Mais il est bien sûr trop tôt pour en discuter, même si le potentiel est infini.

En ce qui me concerne, je me suis vraiment régalé. D'abord devant la profusion de détails, la science de la mise en scène de Bruno Duhamel, dont la rigueur graphique n'égale que le potentiel comique. Je me suis marré aussi, le récit étant parsemé de touches d'humour comme je les aime. Le boulot de Laurence Croix sur les couleurs est très intéressant, conférant des ambiances très diversifiées mais réussies, aussi bien sous l'éclairage clinique d'une station spatiale que dans l'obscurité totale qui peut régner dans une caravelle du XVème siècle. J'aurais peut-être vu plus de couleurs vives sur la scène "aztèque", mais ce n'est pas bien grave.

 

 

BD Les Brigades du Temps

 

 

Enfin Kris diversifie nettement ses scenarii, versant franchement dans l'aventure tous publics, sans toutefois verser dans le gag à répétition ou le cucul à outrance. Sa maîtrise du récit m'a surpris sur ce coup-là, j'ai hâte de voir ce que va donner la suite. Et ça m'a fait marrer de le voir apparaître en guest-star. Duhamel s'est peut-être aussi représenté, mais je n'ai pas trop fait attention...

Si ces trois-là gardent ce panachage, je veux bien faire un bout de chemin avec eux...

 

Spooky

 

 

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Par Spooky - Publié dans : BD - Communauté : Autres Mondes...
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Mardi 10 avril 2012 2 10 /04 /Avr /2012 09:49

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51ZwCDOE0bL._SL500_AA300_.jpg

 

Après avoir été enlevé à la fin du troisième tome, nous retrouvons Roland Cœur de Lion et ses amis Haut-Conteurs. Prisonnier dans des grottes froides et sans lumière, Roland ne se souvient plus de rien, sa mémoire lui fait défaut. Les sorcières utilisent des plantes nocives pour droguer Roland et lui faire tout oublier… jusqu’à son surnom.


Perdu dans une grotte glacée, Roland est amnésique et prisonnier de sorcières qui l'empêchent de recouvrer la mémoire. Il tente de percer le mystère de ses bourreaux sans perdre l'esprit mais la folie est inlassable. Elle le dévore peu à peu et même un Cœur de Lion ne saurait lui résister. Pourtant les réponses aux questions qu'il s'est toujours posées sont à portée de voix... Car ses geôlières semblent tout savoir du Livre des Peurs. A Rome, Alexandrie ou dans les Alpes, les Haut-Conteurs cherchent Roland et Mathilde la Patiente. La jeune Eléna, le truculent Bouche-Goulue, Salim l'Insondable et Corwyn le Flamboyant collectent des indices partout et progressent vers le nord de l'Europe, sur la piste des 13 damnés et des origines du Livre des Peurs. Sont-ils prêts à découvrir ce que nul Conteur avant eux n'avait seulement osé imaginer ? Voici venue l'histoire mère de toutes les histoires, voici venu le temps des révélations...

 

Une couverture sombre et inquiétante, des taches de sang… Avant même d’ouvrir le livre, l'ambiance est posée. Ce nouveau tome est beaucoup plus noir que les autres. L’angoisse nous pèse et nous oppresse. On ressent bien la détresse de Roland lors de sa capture et de ses tentatives d’évasions. Même quand nous le quittons pour suivre ses amis Haut-Conteurs partis à sa recherche, nous ressentons leurs paniques et leurs doutes grandir. Les uns sont enfermés et ne désirent qu’une seule chose, partir loin de cette prison. Les autres sont libres mais ne veulent qu’une chose, trouver cette prison afin d’y sauver leurs amis.


Ce territoire hostile dans les montagnes est un véritable dédale. Les scènes peuvent nous paraître répétitives car elles seront vues plusieurs fois par des personnages différents. Une impression de déjà vu qui nous marque et nous montre à quel point Roland et Mathilde ont dû souffrir. Cette sensation d'enfermement est contrebalancée par les voyages que leurs amis Corwyn, Eléna, Bouche-Goulue, etc. font pour trouver des informations sur les 13 damnés.


Les auteurs arrivent à nous distiller des pistes et des révélations au goutte-à-goutte, maintenant ainsi le suspens et la tension. Des alliances inattendues et plus ou moins bienheureuses viendront pimenter l’action. Ce nouveau tome se détache des autres par sa noirceur mais surtout par des scènes de combats sanglants ainsi que des scènes de tortures. Le lecteur qui suit cette série grandit et vieillit comme Roland Cœur de Lion. Ce n'est plus le garçon du petit village anglais. C'est un jeune homme qui veut et à besoin de s'affirmer. Un récit à couper le souffle du début à la fin. L'action est présente ainsi que les moments de réflexion et de recherche de codes comme le font si bien les Haut-Conteurs. Même si la série change un peu de style, on aime suivre Roland et ses amis dans leurs nouvelles aventures.

 

Ewelf

Par Spooky - Publié dans : Livres - Communauté : Autres Mondes...
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Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 14:05

 

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Dans la foulée de mon dernier billet relatif à quelques aménagements sur le présent blog, je n'étais pas satisfait de ma liste de Pages permettant de mieux référencer les billets... Je trouvais ça long, et donc fastidieux. M'étant renseigné, il n'était pas possible de créer un "nuage de tags" (comme sur l'image ci-dessus), Over-Blog refusant l'intégration du Flash sur ses blogs... J'ai tout de même trouvé une alternative, moins dynamique mais tout de même sympathique. Le résultat est en haut de la colonne de droite, à la place des Pages précédemment citées, qui toutefois ont été transférées en bas de la colonne de gauche. Votre avis ?

 

Pour ceux qui voudraient utiliser le même outil, rendez-vous sur cette page, qui est en anglais, mais assez facile d'utilisation... Au besoin je vous aiderai :)

 

Bonne navigation.

 

Spooky.

Par Spooky - Publié dans : Vie du blog
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Mercredi 4 avril 2012 3 04 /04 /Avr /2012 15:39

Je n'avais rien fait ni écrit pour les 3 ans du présent blog. Je voulais faire quelque chose pour les 4 ans, début février. Et puis, n'ayant rien de particulier à vous présenter, et pas beaucoup de temps, j'ai laissé passer l'orage. Mes lectures et sorties fantastiques se sont un peu raréfiées, et ce fut l'occasion pour plusieurs camarades de venir écrire leurs chroniques dans cet espace qui leur est perpétuellement ouvert. J'en profite d'ailleurs pour les remercier :)

Reprenant le taureau par les cornes, j'ai décidé de m'y remettre un peu.

 

Ceux qui scrutent le moindre petit détail auront peut-être remarqué l'apaprition de nouvelles Pages, dans la colonne de droite. Je n'étais en effet pas vraiment satisfait des "catégories" qui permettaient de référencer les billets. Ca manquait de précision. Comment, en effet, retrouver toutes les oeuvres et adaptations de Stephen King -par exemple- autrement qu'en tapant son nom dans le moteur de recherche intégré ? Je vous ai donc concocté une trentaine de Pages, correspondant à des genres, des sous-genres, des univers et des auteurs qui vous premettront de (re)découvrir certains articles. Ce ne fut pas simple, ni rapide, le blog comptant plus de 450 billets.

 

Et bien sûr, c'est un système imparfait. Des billets peuvent se trouver dans plusieurs sous-catégories. Ils peuvent aussi être mal attribués. De même, j'ai remarqué en passant en revue tous les articles, que certains n'avaient plus d'images (affiches de films...) pour les illustrer. J'essaierai de corriger tout cela petit à petit, mais n'hésitez pas à me signaler des petits soucis.

 

Par ailleurs les menus à gauche et à droite ont subi quelques modifications, pour qu'ils soient plus efficients...

 

Bonne navigation !

 

Spooky.

Par Spooky - Publié dans : Vie du blog
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Vendredi 30 mars 2012 5 30 /03 /Mars /2012 09:15

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Dans l’univers de The Walking Dead, il n’y a pas plus méchant que le Gouverneur. Ce tyran sanguinaire qui dirige la ville retranchée de Woodbury a son propre sens – complètement déviant – de la justice, puisqu’il organise des combats de prisonniers contre des zombies dans une arène pour divertir les habitants, ou qu’il tronçonne les extrémités de ceux qui le contrarient… Sa rencontre avec les héros de la série couvre plusieurs épisodes et en constitue le point fort. Mais aucune explication sur la cause de sa folie et ses manies n’est donnée : pourquoi aime-t-il se détendre en regardant la « télé » (c’est-à-dire 53 aquariums remplis chacun d’une tête de zombie animée) ? Pourquoi a-t-il des rapports malsains avec Penny, une zombie de 12 ans qu’il garde en laisse et à qui il a arraché les dents pour pouvoir l’embrasser ? L’Ascension du Gouverneur décrit son parcours et celui de ses proches depuis le début de l’invasion zombie jusqu’à la prise du pouvoir à Woodsbury. Il s’attache ainsi au premier mois de l’invasion, période non couverture par la BD puisque Rick la passe dans le coma.

 

Depuis presque le début de la parution de The Walking Dead en France, je suis un grand fan. J'ai tous les comics traduits, je suis la série TV, et je jette un oeil attentif à l'avancement du jeu video, bien que les survival-horror ne soient pas forcément ma tasse de thé en termes de videoludicité. Lorsque j'ai appris qu'un roman se passant dans cet univers paraissait, je n'ai pas beaucoup tergiversé, bien qu'ayant toujours la crainte d'une qualité variable, comme en témoignent les romans Star Wars, par exemple.

 

Très vite mes craintes ont été balayées. Sous le haut patronage de Robert Kirkman, créateur de la mirifique série, c'est Jay Bonansinga, auteur de quelques thrillers, qui s'y colle. Et, le jeu de mots est facile, c'est une tuerie.

 

Jay Bonansinga accroche tout de suite le lecteur par un sens du suspense incroyable, on est tout de suite pris par l'histoire, qui passe sans arrêt par des scènes d'action entre les périodes plus calmes, plus introspectives. Etant donné que le but de ce roman est de nous présenter le futur Gouverneur, l'auteur prend le temps de bien développer ses personnages, entre Philip le colosse qui commande, Brian l'introverti qui réfléchit, Nick le suiveur croyant (eh oui, malgré l'ambiance d'Armageddon...), et même Penny la petite fille qui essaye de tenir dans l'horreur ambiante. On s'attache très vite à ce petit groupe, dont on se demande comment il va bien pouvoir se sortir des situations impossibles où il se retrouve. Bien sûr, le facteur chance entre en ligne de compte, il en faut sinon l'histoire s'arrêterait au bout de 20 pages (et non 350). Tout y est : l'ambiance crépusculaire, la peur permanente des Bouffeurs ou des pillards, l'instinct de survie chevillé au corps... Et, détail non négligeable, la plupart des scènes sont visuellement très bien décrites, ce qui fait qu'on s'imagine tout à fait la scène dans l'ambiance de la série TV. Et -je ne sais pas si c'est dû à l'auteur ou au traducteur- la langue est très diversifiée, vivante, dynamique.

 

Mais ne vous inquiétez pas, si vous ne connaissez pas la série de comics ni la série TV (dont les protagonistes n'ont pour l'heure pas encore croisé la route du Gouverneur), vous ne serez pas perdus. Ce roman peut se lire de façon indépendante, il se suffit à lui-même, même si sa fin laisse le lecteur dans l'attente d'une suite, qui se trouve dans les comics. Tiens parlons-en de cette fin, qui est vraiment forte, c'est un retournement de situation bien amené. Bonansinga, Kirkman et les éditeurs nous ont bien eus sur ce coup-là.

 

Spooky.

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Lundi 26 mars 2012 1 26 /03 /Mars /2012 09:38

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Alors que vient de débouler sur nos écrans le film adapté du premier tome de cette série de fantasy à succès, je me suis dit qu'il était temps de découvrir cet univers.

 

On y découvre l'histoire de Katniss Everdeen, une jeune adolescente de 16 ans, qui vit dans une Amérique post-apocalyptique, connue sous le nom de Panem. Un puissant gouvernement répressif, le Capitole, qui s'est formé après une période de troubles et de destruction, contrôle les treize districts qui forment le Panem. Après la rébellion du 13e district, qui sera complètement rasé, le Capitole crée un jeu télévisé appelé Hunger Games, qui consiste à choisir deux enfants entre 12 et 18 ans dans chacun des 12 districts (soit 24 participants) et de les faire se battre à mort dans une arène où il ne peut y avoir qu'un seul gagnant. Lors de la 74e édition, la jeune sœur de Katniss, Primrose, est choisie pour participer aux Hunger Games. Mais Katniss se porte volontaire afin de la sauver, devenant instantanément la chouchou du public. Les préparatifs commencent, l'exposition médiatique, puis les Jeux eux-mêmes, où chacun devra préserver sa peau... ou pas.

 

 

Hunger Games est une série (trois tomes à ce jour) qui a remporté un succès que l'on peut qualifier de mondial. Destiné au public adolescent, il est écrit avec une plume acérée, Suzanne Collins étant scénariste pour la télévision depuis plusieurs années.

 

A noter qu'un site français s'est emparé du phénomène.

 

J'ai vraiment été agréablement surpris par le bouquin. Suzanne Collins prend son temps pour poser son univers, cohérent, puis pour décrire les préparatifs, Katniss devenant une véritable star de télévision, aux détriments de sa personnalité et de ses convictions. Ensuite vient l'action, avec le début proprement dit des Jeux. Tout n'est alors que survie, Katniss doit gérer ses maigres ressources, être sans cesse à l'affût, trouver à manger, éviter ses concurrents, car au final, il ne doit en rester qu'un... ou pas. Car certaines années aucun tribut ne survit aux Jeux de la Faim (traduction littérale du titre).

Alors bien sûr, si vous avez un peu de culture manga ou cinéma japonais de genre, ça vous fait irrésisitiblement penser à Battle Royale, dans lequel un groupe de collégiens doit s'affronter sur une île déserte. Le principe n'est ici pas tout à fait le même, les concurrents ne se connaissant pas au départ, sauf deux par deux éventuellement, et apprenant chacun les forces et faiblesses des autres pendant les préparatifs et au fil de l'épreuve, s'ils en ont le temps. De plus ils bénéficient d'un coaching, même s'ils portent sur leur tête tout le poids de leur district, et celui de la culpabilité relative à la dette que chaque district doit payer... Cette dimension n'est pas forcément appuyée dans ce premier tome, mais l'est peut-être par la suite (à noter que le premier tome comporte en bonus le premier chapitre du deuxième opus). Au-delà du survival dystopique pur Suzanne Collins nous propose donc une étude assez fine de la manipulation par les media, des éléments de géopolitique pas inintéressants, mais aussi... de la romance. Car un amour contrarié entre Katniss et son camarade de district est mise sur pieds par leur mentor afin de faire fléchir l'opinion publique en leur faveur. Mais Katniss n'oublie pas Gale, son compagnon de chasse... Ce côté midinette m'a un pêu freiné, mais après tout, elle a 16 ans et découvre ses premiers émois... Voilà, Hunger Games pourrait donc, en raccourci, être défini comme un mélange de Running Man, de Battle Royale et de Twilight (pour le côté romance maudite).

 

Un univers qui est donc plus riche et dense qu'il n'y paraît, et je suis curieux de voir l'adaptation qui en a été faite, même s'il y a forcément eu des concessions. Et je lirai la suite, bien sûr.

 

Spooky.

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Jeudi 22 mars 2012 4 22 /03 /Mars /2012 10:17

http://www.crl-midipyrenees.fr/wp-content/uploads/2012/03/SIRE_CEDRIC_le_premier_sang2-387x600.jpg

 

Par une nuit d’hiver glacée, deux flics de la criminelle, partis pour surveiller un parrain de la drogue en banlieue parisienne, mettent les pieds dans une étrange affaire. Leur principal suspect est mort brûlé vif dans son appartement et les méthodes employées ne ressemblent pas à un règlement de compte. Eva Svärta, la policière albinos, dominée par le désir obsessionnel de retrouver le meurtrier de sa mère et de sa soeur jumelle, pressent un danger imminent. Et si les fantômes du passé se mettaient à reprendre vie ? Hallucination ou réalité ?

Si j’ai découvert relativement tôt Sire Cédric, à travers les pages du magazine Elegy, puis dans ses premières parutions chez Oxymore et Nuit d’Avril, ce n’est qu’avec De fièvre et de sang, son précédent roman, que j’ai retrouvé l’auteur, après que celui-ci ait assez fortement modifié son univers. Jusqu’à L’enfant des cimetières, l’obédience est avant tout fantastique, et va basculer vers un mix polar-fantastique plus que réussi.

De fièvre et de sang m’avait donné l’occasion de faire connaissance avec le commandant Vauvert, et avec la troublante Eva. Cette dernière s’avance une nouvelle fois au-devant de la scène et devient ici le personnage principal, même si son sidekick du précédent opus n’est pas loin. Sire Cédric semble se plaire avec ces deux personnages, mais cette reprise est également l’occasion de densifier la psychologie des personnages, et de visiter les tréfonds du passé d’Eva. Car si cette dernière ne parvient pas à oublier le drame qui l’a séparée de sa mère et de sa jumelle, c’est finalement l’enquête au coeur de ce nouveau roman qui va lui permettre de faire face à son passé.

Sire Cédric maitrise désormais à la quasi-perfection son style, la rencontre entre polar et fantastique lui réussissant admirablement. Car il faut avouer une chose : ce roman est un véritable page-turner. Alors que j’étais en train de lire un polar XIXème dont je ne suis pas parvenu à dépasser les 100 premières pages en une semaine, voilà un roman que j’ai avalé en à peine deux soirées. Du rebondissement bien placé, un scénario qui sait ménager son lot de surprises, une ambiance fantastique qui ne se révèle pas immédiatement comme telle (à la manière des précédents opus déjà cités). C’est sombre, avec une petite touche de gore qui n’en fait pas non plus des tonnes, et ajoute juste à l’ambiance un côté cradingue très cinématographique.

J’avais certes été doublement intéressé par De fièvre et de sang, qui se penchait avec force sur le personnage de la comtesse Bathory. Ici, pas de liens avec le thème du vampire, davantage celui de la magie noire et de la sorcellerie élémentaire. Reste que je n’en ai pas moins été happé dès les premières pages, et qu’à aucun moment je ne me suis ennuyé. Car finalement, l’une des seules déceptions de ce roman, c’est de devoir en fermer la dernière page, en attendant le prochain ouvrage de l’auteur. Car il y a fort à parier que Sire Cédric n’en reste pas là avec Eva et le commandant Vauvert...

 

Vladkergan

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Lundi 19 mars 2012 1 19 /03 /Mars /2012 09:37

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSw5ndgbwSHzMG8_rbvQ_0DUD_TpcIKdlpnBEAh1lmgJGxxygh4

 

A l'origine, je ne suis pas un fan de science fiction, ou de fantastique (pourquoi je rédige donc un article sur ce blog ?), mais il est vrai que dernièrement j'ai lu deux bouquins qui m'ont particulièrement enchanté, et chose rare, c'était des lectures scolaires (oui, car Stendhal, lui ne m’émerveille pas).


Le premier n'est pas réellement de la S-F !


Les animaux dénaturés de Vercors. Le pitch ? Après qu'une équipe de scientifiques ait découvert une tribu d'homme-singe (?) que l'on peut considérer comme étant le chaînon manquant, il faut déterminer si ces êtres appartiennent au genre humain, et pour cela, définir "Qu'est-ce qu'un humain ?".


Ma prof de Français a, sur ce coup là, parfaitement adapté ses choix de livre à nous faire lire en fonction de notre filière (je suis en 1ère S), avec un livre abordant des notions en biologie, en philosophie, en anthropologie voire même un peu de théologie, sur fond de faits fantastiques.


C'est passionnant et incite à la réflexion après le dernier chapitre.

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQk4eXF0lzWBJsY3YZZfFr6RBv5tM82HPxIOiv7BzOa8y73KFhkWw

Le second livre, qui m'a procuré encore plus de plaisir, fut La planète des singes de Pierre Boulle (oui, le livre qui a donné lieux à de nombreuses adaptations, dont la dernière en date fut une préquelle en bande dessinée, sortie chez EP éditions, dont je m'étonne que Spooky, qui l'a lu, n'a pas posté d'article ici).

L'histoire en deux mots ; un groupe de scientifique voyage dans l'espace et débarque sur une planète quasiment identique à la notre, et qui diffère seulement par le fait que les humains ont le comportement et le rôle de nos grands singes, et l'espèce dite "supérieur" et dominante est la race simienne.

L'histoire est vraiment très intelligemment écrit, assez malsaine par moment, avec un aspect très scientifique (au début, beaucoup de notions de psychologie sont abordées, et un humain tente de communiquer grâce au théorème de Pythagore).


Ce bouquin va sûrement faire partie de mes livres de chevet, et je pense que désormais, je vais m'intéresser de plus près à la S-F !


Superjé

Par Spooky - Publié dans : Livres - Communauté : Autres Mondes...
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Lundi 12 mars 2012 1 12 /03 /Mars /2012 09:57

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Samedi matin, l'un de mes héros est parti. Ils ne sont pas nombreux les hommes à faire partie de mon panthéon personnel, mais Jean Giraud, surnommé Moebius, était de ceux-là. Sans en rajouter dans le pathos -car ne nous voilons pas la face, je ne le connaissais pas personnellement-, mon coeur de fan saigne...

 

Jean Giraud est l'un des rares, pour ne pas dire le seul, auteur de bandes dessinées à avoir oeuvré dans les trois grandes sphères de production du 9èma Art, à savoir l'Europe bien sûr, mais aussi les Etats-Unis et l'Asie.

 

Le jeune Jean commence à dessiner des cow-boys et des Indiens à 12 ou 13 ans. Son père lui offre peu après un numéro de la revue Fiction, il lira régulèrement cette revue consacrée à la science-fiction. En 1961 il devient l'assistant de Jijé, créateur de Jerry Spring, excellent western. Deux ans après le scénariste Jean-Michel Charlier cherche un dessinateur pour une nouvelle série western, c'est ainsi que naît Blueberry, qui bercera les lecteurs de deux, voire trois générations. Les planches, signées Gir, dénotent un sens de la mise en scène qui devient très vite une référence. A la fin de cette même décennie, Giraud se rapproche de plus en plus des publications relatives à la SF, en épurant son trait et les signant du pseudo de Moebius.

 

En 1975 Giraud, comme plusieurs autres, claque la porte du journal Pilote, en désaccord avec le patron René Goscinny. Avec Jean-Pierre Dionnet, Philippe Druillet et d'autres, il fonde le magazine Métal Hurlant. C'est le début d'une grande époque avec la parution de titres comme Le Garage hermétique, Arzach, le Bandard fou, dont l'audace narrative le dispute au dépouillement graphique, procédé qui rendra fous de nombreux artistes en herbe, mais aussi à une dimension onirique ou métaphysique qui ne peut s'expliquer que par l'absorption de substances hallucinogènes, outre les possibilités immenses que lui ouvraient son art. Il y eut aussi Jim Cutlass, Altor, le Monde d'Edena, une oeuvre que personnellement j'adore...

 

Son influence visuelle est telle qu'il sera courtisé par de nombreux cinéastes européens et américains, telle une adaptation de Dune, le roman de Frank Herbert. Projet qui tombera à l'eau, mais Moebius collaborera avec Jodorowsky (initiateur du projet) sur la série l'Incal, nouveau chef-d'oeuvre. Dans les années 1980 Jean Giraud part vivre à Los Angeles pour travailler avec Stan Lee sur la série Le Surfer d'Argent. Son impact dans l'univers Marvel sera tel qu'on dit qu'il inspirera des auteurs comme Jim Lee ou Mike Mignola (Hellboy). Excusez du peu... Il a aussi participé à la conception visuelle du film Alien, le 8ème passager, avec Dan O'Bannon, qui l'avait fait travailler sur Dune... Il a aussi participé, sans être toujours crédité, à des films comme Les Maîtres du temps, de René Laloux, Tron, Willow, Abyss, Le Cinquième Elément... Son oeuvre a également été transposée : Jan Kounen a adapté Blueberry il y a quelques années, il y eut ArzaK Rhapsody en 2003 et une série TV adaptée des histoires courtes parues dans le magazine Métal Hurlant (mais pas toutes de son cru) est en cours de production...

 

En 2004-2005 une exposition commune Miyazaki-Moebius est organisée à Paris, mettant en relief les influences croisées des deux génies, histoire probablement unique jusque-là dans l'histoire de la bande dessinée et du cinéma. En 2005 il écrivit une histoire pour Jirô Taniguchi, l'un des maîtres japonais les plus respectés en France, intitulée Icare. C'est un semi-échec, mais quelle rencontre, tout de même... Giraud est l'un des rares auteurs européens à être vénéré au pays du Soleil Levant. Il y a 18 mois la Fondation Cartier pour l'art contemporain à Paris organisait une rétrospective majeure sur sa carrière.

 

L'homme a influencé des générations entières d'artistes, et touché tous ceux qui le croisaient. Il n'était pas rare de le croiser dans les rues d'Angoulême au moment du festival, anonyme parmi des centaines d'autres. Pour ma part je me suis retrouvé à 3 mètres de lui sur un stand lors de ce même festival il y a quelques années. Il était seul, attendant sans doute quelqu'un ; je n'ai alors pas osé l'aborder, impressionné par le talent de l'artiste -qui tranchait avec le veillard chenu qui se trouvait à côté de moi. Mes regrets sont encore plus forts à présent, mais ma reconnaissance pour le plaisir procuré par son oeuvre éternelle.

 

Malgré son immense carrière, Jean Giraud n'avait que 73 ans. Qu'il repose en paix, auprès des autres grands, comme Osamu Tezuka, Jack Kirby, Will Eisner, André Franquin, René Gosinny ou encore Peyo... J'espère qu'il surfe à présent dans les étoiles, comme le Surfer d'Argent...

 

Un géant s'en est allé...

 

Spooky.

 

PS : Pour découvrir son oeuvre, je vous invite à aller visiter le thème bdtheque dédié.

Par Spooky - Publié dans : BD - Communauté : Autres Mondes...
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