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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

 

On dirait que le terme Blockbuster a été inventé pour ce film. En effet ce reboot de Superman, le deuxième du genre (après le semi-échec de Bryan Singer avec Brandon Routh en 2006) propose d'en mettre plein la vue, avec des moyens financiers énormes... Ne manquent que les stars, puisque le haut de l'affiche est tenu en partie par des inconnus, 75 ans après la sortie en kiosque du premier comic mettant en scène le Kryptonien.

 

C'est Christopher Nolan, adoubé par sa trilogie consacrée à Batman, qui a écrit la première version du scénario, avec David S. Goyer (auteur de Dark City, les trois Blade, les trois Batman, Jumper...), avant de passer la main à Zack Snyder, le réalisateur visionnaire de 300 et Watchmen. Je m'attendais à une sorte de "Boum, boum, BOOOM", il n'en est rien, du mois sur la première heure et demie de métrage. Au contraire, puisque le film revient sur les origines de Sliperman, lequel d'ailleurs ne gagne son surnom qu'au cours du film, et n'est répété que deux fois. On voit ainsi se répéter le choix artistique de Nolan, qui a fait disparaître le nom de Batman de du titre de ses deux derniers opus concernant le Caped Crusader. Les origines, donc, depuis la planète Krypton sur le point de mourir, alors que deux amis, le scientifique Jor-El et le général Zod, s'opposent sur la démarche à suivre pour la sauver, et que l'enfant unique du premier est expulsé dans l'espace pour survivre. Recueilli par un couple de fermiers (incarnés par Diane Lane et Kevin Costner), le petit Clark grandit et découvre ses aptitudes physiques hors du commun. Des aptitudes qui amènent le jeune homme à mener une vie d'errance, de petit boulot en petit boulot, jusqu'à voir resurgir une menace venue de Krypton...

 

 

Le ton est assez intimiste, la mise en scène relativement sobre durant cette heure trente, jusqu'à ce que la fameuse menace, incarnée par Zod et ses sbires, surgisse et veuille terraformer la Terre, condamnant ses habitants à court terme, ce que ne supporte pas Clark/Kal-El, qui va trouver entre-temps une tenue traditionnelle de sa planète dans un vaisseau-sentinelle enfoui dans les glaces arctiques. La bataille entre les deux Kryptoniens (et quelques autres) va virer à l'Apocalypse, ou presque, la ville de New York devenant un terrain de jeu intangible pour les surhommes qu'ils sont devenus.

 

Le casting est assez étonnant : c'est l'inconnu Henry Cavill qui enfile la tenue bleu foncé de Superman, la jolie Amy Adams prenant à l'épaule l'appareil photo de Loïs Lane, l'intrépide reporter du Daily Planet. Le méchant de l'histoire (pas si méchant, en fait, juste attaché viscéralement à la survie de sa planète) est quant à lui incarné par Michael Shannon. Figurent également quelques légendes vivantes dans la distribution ; outre Diane Lane et Kevin Costner, on trouve également Russell Crowe en Jor-El, ou encore Laurence Fishburne en rédac'chef du Daily Planet.

 

 

Pour moi le film est une réussite. Sans doute pas autant que le film de Richard Donner qui date de 1978 (comment oublier Christopher Reeve ?), mais il réussit à réinventer le mythe, à l'implanter dans un contexte "réaliste" et contemporain. Le casting est plutôt convaincant, j'ai pris plaisir à revoir Costner dans la peau de brave fermier souhaitant avant tout que son fils adoptif s'épanouisse, malgré sa différence. Par contre la partie finale aurait mérité d'être plus courte, les combats se répétant ad nauseam dans les décombres de NY...

 

Il y a aussi des petites choses qui font tiquer. La présence récurrente de la bannière étoilée, comme sur la photo ci-dessous, ou lorsqu'un général américain déclare théâtralement "cet homme n'est pas notre ennemi" en arrivant devant l'Homme d'Acier (et avec encore un drapeau américain qui flotte derrière). Il y a aussi le passage obligé par la case religion, Clark allant demander son avis à un prêtre. Une scène réduite au strict minimum heureusement. La scène "finale" concernant la cape n'était pas utile non plus, même si elle se pose plus comme un clin d'oeil. La forme des capsules emmenant le général Zob, euh pardon Zod et ses partisans vers leur prison spatiale n'est pas sans rappeler des pénis... Et puis, lorsque le moment est venu de balancer un certain objet sur le vaisseau de son ennemi pour désamorcer son arme terrible, pourquoi Kal-El ne s'en charge-t-il pas lui-même ? Ce Kal-El qui, dès qu'il enfile sa tenue de technicien EDF, a un brushing impeccable, même après avoir traversé des dizaines d'immeubles.

 

Bref, un film fort divertissant, qui ne va peut-être pas assez dans l'intimiste, privilégie l'action sur son dernier tiers, mais n'évite pas certains écueils des grosses productions US.

 

Spooky

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