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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Spooky

 

 

Plutôt enthousiasmé par mes différentes letures de polars nordiaques, j'ai voulu tenter cette nouvelle sortie, nettement mise en avant pas Albin Michel.

Une auteure suédoise, pourquoi pas ? Sauf que très vite j'ai dû un peu déchanter...

 

À 145 kilomètres du cercle polaire, dans l’atmosphère crépusculaire du Grand Nord, un petit village aux environs de Kiruna, ville natale de l’avocate, est sous le choc : le pasteur de la paroisse – une femme – vient d’être assassiné. En mission là-bas pour son cabinet d’avocats, Rebecka remonte la piste de cette affaire qui réveille le souvenir traumatisant d’un autre meurtre…

 

Rebacka n'est pas la seule héroïne du roman. Nous sommes aussi dans la tête de Lisa Stöckel, paroissienne de Jukkasjärvi, celle de Lars-Gunnar, policier à la retraite avec un fils attardé mental, celle d'un prêtre et d'un vicaire... Et dans celle d'une louve. Et là vous vous dites : mais quel rapport ? C'est la question que je me suis posé tout du long de ma lecture, d'autant plus que l'arc narratif concernant cette louve clôt le roman, sans que jamais celui-ci ne croise les autres intrigues. Alors bien sûr, il y a un côté allégorique, mais même en me mettant dans cette posture, je n'ai pas su raccrocher les wagons. Peut-être une dimension scandinave que je n'ai pas su saisir...

 

La multiplicité des points de vue n'a donc pas aidé à ma lecture, d'autant plus qu'Asa Larsson use et abuse des flashes-backs. Pour TOUS les personnages, pas seulement Rebecka, qui semble être son personnage fétiche. Autre souci, la traduction, dont je ne juge pas la qualité générale, mais qui n'a visiblement pas bénéficié d'une grande relecture par moments : oublis de transcription, mots oubliés ou superflus... C'est assez dommageable et surprenant, surtout chez un éditeur de la taille d'Albin Michel.

 

Quant à l'histoire elle-même, je l'ai trouvée sans ressort, assez plate pendant 400 pages, sachant que le roman en fait 470. Et l'évènement qui permet à l'enquête de décoller est tellement tirée par les cheveux que j'en ai presque ri. A côté de cela Asa Larsson sait installer des ambiances particulières, mais n'en profite pas vraiment. Dommage car cette région proche du cercle arctique est propice à de beaux morceaux d'écriture, à mon humble avis.

 

Bref, une déception assez nette.

 

Spooky

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