Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
...:::Ansible:::...

...:::Ansible:::...

Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

J'ai fini par le voir, cet ultime volet, après des millions de gens. La faute à pas de temps, la faute à pas trop envie (vu que le buzz était assez négatif au sein des tolkienophiles), la faute à des sales cons de terroristes... Bref, vous l'aurez compris, j'ai pris toutes les mauvaises raisons. Mais j'ai fini par céder, je ne pouvais rester sur ce sentiment d'inachevé que laissait le deuxième volet... L'univers de Tolkien me fascine, que voulez-vous.

 

Ce troisième volet s'annonçait comme dense, probablement plus que les deux premiers, où Jackson et ses co-scénaristes avaient rallongé la sauce pour arriver à deux longs-métrages de 3 heures. Ici nous n'avons plus que 2h30 de métrage, et curieusement, il y a des longueurs... L'attaque de Smaug sur Lacville, le différend entre les Nains et les Elfes, la bataille des 5 armées, le programme était pourtant dense...

 

 

Bon, commençons par les bons points. Les Nains sont à nouveau au complet à Erebor, grâce à une pirouette scénaristique ; les décors de la cité naine (mais aussi de Lacville et Dale) sont somptueux, et les effets spéciaux sont impeccables. Les fans de dragons en seront un peu pour leurs frais, mais il faut reconnaître que Smaug a tenu le haut du pavé du deuxième épisode. Ll'intrigue secondaire concernant Gandalf est elle aussi "résolue", même si on en apprend un peu plus sur Sauron et Saroumane. L'occasion de revoir une dernière fois Galadriel dans une scène un peu étonnante.

 

Au niveau du rythme, on en prend encore une fois un peu plein les yeux, le morceau de bravoure értant bien évidemment le passage de la bataille d'Erebor, qui met aux prises les Nains, les Humains de Lacville, les Elfes de Thranduil, les orques menés par Azog, et... d'autres créatures. C'est presque toutes les races de la terre du milieu qui sont convoquées à la bataille. On discerne même Beorn au sein des belligérants. Une bataille menée de fort belle manière en terme de réalisation, mais... curieusement trop courte, Jackson préférant insister sur les combats individuels, qui du coup sont trop longs. A ce sujet il est assez incroyable de constater que Legolas, l'elfe sylvain, a une technique de ninja, et que la pesanteur ne semble pas être un souci pour lui...

"Moi j'utilise du shampooing aux oeufs de Balrog, et toi ?"

 

Ce qui m'amène aux mauvais points, puisque Legolas, élément ajouté par Jackson & Co., est dans un triangle amoureux auquel appartiennent également Tauriel et Kili. Une romance totalement inutile, probablement présente pour montrer que l'amitié -et plus si affinités- est possible entre Nains et Elfes. Mais le reste de l'histoire, notamment le déroulement de la bataille qui donne son nom au film et l'intrigue du Seigneur des Anneaux suffisent amplement à le prouver... Côté personnages horripilants, il y a aussi Alfrid, adjoint du maître de Lacville, tout aussi inutile qu'insupportable. C'est dommage parce que sans ces ajouts intempestifs et injustifiés, on aurait un très bon film de fantasy, de deux heures. Heureusement que Radagast n'apparaît presque plus, même si son traîneau tiré par des lapins géants (!) est toujours là...

 

 

Côté casting il n'y a pas de nouveau personnage (et heureusement, il y en a déjà une vingtaine), mais si certains, comme Martin Freeman (Bilbo) restent excellents, d'autres semblent livrés à eux-mêmes ou fatigués, comme Richard Armitage (Thorin) ou Ian Mc Kellen (Gandalf). Il était temps que le tournage-marathon se termine visiblement. Ah si, j'oubliais Dain, cousin de Thorin, qui mène l'armée naine qui vient ua secours de ses congénères au pied d'Erebor, joué avec truculence par Bully Connolly. Jackson termine le récit grosso modo dans les clous du roman, ceux qui devaient disparaître disparaissent, et le film boucle la boucle avec la Comté, faisant même un ultime raccord temporel avec le Seigneur des Anneaux.

 

Malgré la dispersion narrative plus présente dans cette trilogie que dans sa "suite", l'émotion était présente pour ma part au moment où le mot "fin" est apparu à l'écran, et lorsque Billy Boyd, qui joua le Hobbit Pippin dans le Seigneur des Anneaux entonne the Last Goodbye, j'avoue avoir versé ma petite larme. Une page d'une quinzaine d'années, un voyage incroyable en terre du milieu qui s'achève.

 

Spooky

 

Pour avoir toute la filmo de Peter Jackson relative à la terre du Milieu, cliquez sur les liens ci-dessous :

 

 

 

Commenter cet article

Articles récents

Hébergé par Overblog