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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

C'est par un soir de désoeuvrement que j'ai vu ce film, remake d'un long métrage de 1980 de John Carpenter. Pas un grand film de ce dernier ceci dit, mais un classique revisité et remis au goût du jour. Il est intéressant de noter que Big John a lui-même produit cette chose, et qu'il indique dans les bonus que les remakes sont des bonnes choses, qu'ils permettent aux jeunes générations de (re)découvrir des classiques des films d'horeur. Une posture qui me laisse quelque peu circonspect, et je dois même le dire, plutôt déçu.

 

Car même s'il n'est pas d'une facture excellente, il s'agit, comme je l'ai dit, d'un classique qui se suffit à lui-même, et dont la revisitation "moderne" n'apporte pas grand-chose. Cependant le scénariste Cooper Layne a fait évoluer les personnages, les enrichissant au passage de relations avec leurs proches, au détriment, quelque part, de l'horreur induite par ce brouillard qui du jour au lendemain fond sur une petite île de la Nouvelle-Angleterre. Un brouillard qui abrite des créatures malveillantes venues régler, quelques 160 ans plus tard, une dette de sang... Alors certes, si cette nouvelle version du pourquoi est intéressante et mieux écrite que dans l'original, le comment est moins heureux. Il faudra qu'on m'explique l'intérêt de la scène de coït sous la douche...

 

 

Les deux héros sont incarnés par Tom Welling (Smallville) et Maggie Grace (Lost), tous les deux des champions du visage monolithique et du charisme d'huître. Pour compléter la tête d'affiche, on trouve Selma Blair (Hellboy), un peu plus douée, qui est censée apporter sa fantaisie et son étrangeté au rôle. Pas de pot, celui-ci est presque totalement plat et n'apporte, en prime, pas grand-chose à l'histoire. Ah, on n'oublie pas l'acteur black de service, qui de facto, est la caution humoristique... Je ne suis même pas mauvaise langue, c'est clairement dit dans les bonus du DVD. Reste le département des effets spéciaux, qui s'est visiblement démené pour faire un brouillard crédible, mais n'arrive pas à faire mieux que ce qu'a fait Carpenter en 1980... Et pour la musique, sans vouloir faire offense à Graeme Revell, on est loin du score de Carpenter lui-même, qui arrivait à créer des ambiances particulières dans ses films... On va dire que les visages des monstres sont réussis... Mais qui est donc responsable de tout ça, me direz-vous ? C'est Rupert Wainwright, réalisateur britannique de l'honnête Stigmata, qui s'y est collé. Il a depuis plus ou moins disparu des écrans radar.

 

 

Au final ? le film n'est pas une franche réussite, et confirme que certaines valeurs sûres du cinéma de divertissement (comme Spielberg avec Jurassic World) ont tort de confier leur bébés à des continuateurs.

 

Spooky

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