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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Au nord de la Suède, au bord d’un lac gelé, un pêcheur découvre dans une cabane abandonnée le cadavre torturé d’une femme. La belle Inna Wattrang était la porte-parole de Mauri Kallis, un célèbre industriel à la tête d’une multinationale minière dont l’ascension et la réussite fascinent le pays. Les indices sont minces et les deux inspecteurs de la PJ de Kiruna font appel à l’ex-avocate Rebecka Martinsson, devenue procureur auxiliaire, pour tenter d’élucider les relations troubles qui semblent unir Kallis à son employée. Mais derrière le meurtre d’Inna se profile un univers de mensonges, de haines et de faux-semblants où le Mal se tient à l’affut comme un corbeau noir…

 

Deuxième rencontre, pour ma part, avec l'oeuvre d'Asa Larsson, phénomène d'édition en Suède, après Le Sang versé. Et l'impression est, à peu de choses près, la même. Le point fort de cette série est la profondeur des portraits de ses personnages. Qu'ils soient principaux, comme l'inspecteur de police Anna-Maria Mella ou la substitut du procureur Rebecka Martinsson, ou secondaires, comme les personnages concernés seulement par cette enquête, ils font l'objet de longs passages détaillés, fort bien écrits, permettant de comprendre leur psychologie. Et la façon dont ils agissent le moment venu.

 

Mais c'est la source du principal reproche que je ferai à Asa Larsson. Qu'elle souhaite enrichir ses personnages principaux est tout à fait compréhensible. La plupart des auteurs de polar ou de thriller le font. Mais que l'on sache que tel ou tel personnage secondaire a eu un immense talent pour la peinture, et que l'on aie des détails sur ce souci pendant 50 pages me semble un peu superflu, surtout lorsque ce personnage disparaît à la fin du bouquin.

 

Certes, ce personnage -en particulier- joue un rôle déterminant lors de la séquence finale, mais une condensation de son histoire aurait peut-être été mieux vue. D'autant plus que ladite séquence finale, par ailleurs tétanisante dans ses chassés-croisés et le timing des opérations, ne dure pas plus qu'une trentaine de pages... Sur les 460 du roman, ce ratio est bien maigre, bien qu'on sache que 95% des enbquêtes de la police se déroulent dans un bureau ou lors d'entretien de témoins.

 

Malgré les qualités évidentes de psychologie dans l'oeuvre d'Asa Larsson, je ne suis pas sûr de vouloir continuer à la suivre.

 

Spooky

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