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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Attention, si vous voulez une chronique vierge de tout spoiler, il faut aller .

 

Un peu plus près des étoiles, c'est un peu l'impression que j'ai eue en voyant ce nouvel épisode. Il faut dire que la machine marketing a fonctionné à plein ces dernières semaines autour de la sortie du film. De l'emballage d'oranges au papier toilette, difficile d'ignorer qu'un nouvel épisode de la saga Star Wars allait sortir en cette fin d'année. Au point d'inspirer la nausée, le dégoût parfois. Et de susciter d'autres réactions dans les rangs même des fans, entre ceux qui trépignent d'impatience et se refont en boucle la trilogie originale, tout en réservant leurs places pour la première séance deux mois à l'avance (ce qui est sans précédent), jusqu'à ceux qui refusent de voir tout nouveau film dans cette franchise, préférant garder leur âme d'enfant avec les films de 1977 à 1983, et de cracher dessus à qui mieux mieux sur les réseaux sociaux. Pour ma part, je pense être dans une sorte de ventre mou, forcément intéressé par cette sortie, alléché par les bandes-annonces habilement montées et décidé à aller le voir dans un délai raisonnable, en attendant que la foule soit passé. Le destin (ou la Force) en a décidé autrement, puisque c'est par la grâce d'une invitation que j'ai pu voir le film le jour de sa sortie.

 

 

On nous avait promis le retour des vieilles gloires, l'arrivée de nouveaux personnages et un total respect de l'univers créé par George Lucas. Les bases sont bonnes, puisque c'est au polymorphe JJ Abrams (créateur de Lost, repreneur de Star Trek, passé aussi par la case Mission: impossible au cinéma), l'un des rares cinéastes ayant les reins suffisamment solides pour relancer un tel monument, qu'incombe la tâche d'écrire et réaliser cet Episode VII. Il rappelle d'autres co-créateurs de la saga, à savoir Lawrence Kasdan au scénario, le troisième larron scribouillard étant Michael Arndt (Tron the Legacy, Toy Story 3, Oblivion, Hunger games, l'embrasement...). Autre présence notable, celle de John Williams, dont le score symphonique est indissociable de la saga, et qui revient en grande forme, sans toutefois faire dans l'original. Une grande partie du casting principal des premeirs films est de retour, de Harrison Ford (han Solo) à Kenny baker (R2-D2) en passant par Peter Mayhew alias Chewbacca et Carrie Fisher dans le rôle de la princesse Leia. Notons en passant que le temps de présence à l'écran de chacun semble proportionnel à son talent d'acteur. A vous d'en tirer les conclusions qui s'imposent...

 

Il y a bien sûr des petits nouveaux que l'on va revoir (ou pas) : John Boyega, déjà remarqué dans Attack the Block, dans un rôle surprenant ; Oscar Isaac dans le rôle d'un pilote de X-Fighter, Adam Driver pour un personnage au passé lourd, et surtout Daisy Ridley, quasiment débutante, qui devient en l'espace d'un film une nouvelle idole. Parce qu'il s'agit d'un personnage fort, celui d'une pilleuse d'épaves sur la planète des sables Jakku, qui hérite d'un étrange droïde qui va changer son destin, et peut-être lui permettre de retrouver ses racines... Car on s'en doute en la voyant "jouer" avec un objet bien particulier, à la voir piloter mieux le Faucon Millenium que han Solo, qu'elle n'est aps n'importe qui. Et que surtout son héritage est aussi inquiétant que riche. L'actrice est jolie, et ressemble un peu à la Keira Knightley de Pirates des Caraïbes.

 

 

Face à elle, heureusement, les autres acteurs sont intéressants et leurs personnages riches de promesses, entre Finn et Poe Dameron, qui n'ont sans doute pas livré tous leurs secrets, et certains anciens qui ont encore leur mot à dire dans ce faux remake de l'Episode IV. Mais de quoi parle-t-on, au final ? D'une lutte galactique entre le Premier Ordre, né des cendres de l'Empire, mené par un énigmatique Snoke, lequel se fait surnommer Suprême Leader (on notera una analogie forte au IIIème Reich sursoulignée lors d'un discours de l'un de ses leaders face à son armée de stromtroopers). Face à ce nouvel ordre fasciste (forcément) se trouve la Résistance, menée entre autres par la princesse Leia Organa, devenue générale. Laquelle Résistance ne bénéficie plus de l'aide de Luke Skywalker, parti en exil après avoir échoué à faire du fils de Leia et Han un Jedi. Mais Luke reste un symbole que le Premier Ordre veut détruire, et c'est l'enjeu de ce premier épisode, puisque le droïde dont hérite Rey contient la carte permettant de retrouver l'ancien Jedi. Quant à Han Solo, il a décidé, après le départ de son fils et une énième dispute avec Leia, de reprendre sa vie de contrebandier en compagnie de Chewbacca.

 

La premièere demie-heure du film est truffée de références à la première trilogie, avec des scènes qui ressemblent à des passages obligés qui feront dire aux plus grincheux qu'il s'agit d'un vulgaire remake. Mais qui peut aussi simplement signifier le caractère cyclique de la saga Star Wars, l'Episode IV étant en quelque sorte une relecture de l'Episode I. Dans cette optique, on peut imaginer qu'un Jedi révélé lors de l'Episode VII sera fortement tenté par le côté obscur dans l'Episode VIII... Notons qu'en plus Rey a dans le film une drôle de vision qui va sans doute trouver son explication dans les volets à venir... La théorie de certains est qu'elle a peut-être reçu des rudiments d'enseignement jedi (ce qui expliquerait sa dextérité rapide avec le sabre-laser), et que le révéil du titre la concerne, ainsi que Finn, qui sans être lui-même un Jedi serait sensible à la Force, ce qui expliquerait que Kylo Ren "bloque" sur lui lors de l'attaque sur Jakku...

 

 

Sur le plan technique JJ Abrams est un bien meilleur réalisateur que Lucas ne l'a jamais été. Quel pied de voir le Faucon Millenium se faire poursuivre par les navettes rapides du Premier Ordre au travers des épaves de Jakku, qui ressemble au cimetière de l'Empire... Il réussit à dépoussiérer un univers visuel tout en respectant au plus près les bases de celui-ci. Et sans céder à la tentation disneyenne (Disney qui, rappelons-le, est propriétaire de l'univers Star Wars depuis 3 ans) de rajouter des personnages "rigolos" dont le principal intérêt est de créer une ligne de jouets pour enfants. Seul le petit robot BB-8 pourrait émarger dans cette catégorie, mais il est beaucoup plus utile que Jar-Jar Binks et se pose en héritier de R2-D2. Des passages de relais entre personnages emblématiques, il y en a plusieurs dans le film. Je ne les détaillerai pas afin de ne pas spoiler davantage, mais sachez que celui-ci est riche en scènes fortes et symboliques.

 

Narrativement, c'est donc intéressant, car on est dans le volet introductif d'une nouvelle trilogie, avec des éléments qui trouveront leur explication ou leur justification par la suite. D'où sort par exemple cette extra-terrestre, semble-t-il figure de la résistance, qui possède le sabre-laser de Luke ? Sur le plan des valeurs, si l'opposition entre les deux versants de la Force est toujours aussi contrastée et ambigüe, on remarquera l'arrivée presque massive de personnages féminins forts. On peut en compter au moins 4 dans ce nouvel épisode, tandis que Leia était un peu seule dans la trilogie, et que Padmé était relativement peu convaincante, en tant que personnage fort, dans la prélogie. Le personnage de Finn est lui aussi surpenant : un stormtrooper de couleur, qui décide de prendre son destin en mains, et qui sait être à la fois tragique et drôle, en un mot... humain. Poe Dameron est chef d'escadrile au sein de la Résistance, et c'est lui qui va mener l'attaque sur la Star Killer, nouvelle base spatiale des méchants. On le voit encore peu dans cet épisode, mais nul doute qu'avec le talent d'oscar Isaac, il va monter en puissance par la suite.

 

Celui qui me convainc le moins est le personnage de Kylo Ren. Certes, tiraillé entre les deux camps de la Force, celui qui s'avère n'être qu'un adolescent en pleine crise de la quinzaine est cependant le méchant le mieux écrit depuis le début, un personnage capable de tout casser autour de lui quand ça ne va pas, lorsqu'un Darth Vader s'en prenait aux humains et assimilés. Il offre d'ailleurs un surcroît d'intérêt au personnage de Han Solo.

 

 

Pour conclure, je dirai que JJ Abrams a fait du très bon boulot. Cet Episode VII joue sur la fibre nostalgique, un peu trop parfois avec le fan service de la première demie-heure, mais qu'il a su introduire une galerie de personnages intéressants et novateurs, au sein d'une production irréprochable sur le plan technique. Et voir Han Solo et Leia Organa vieillissants, c'est touchant. Plus que 18 mois jusqu'à l'Episode VIII. Pour les impatients, le premier spin-off, intitulé Rogue One, arrive pour Noël prochain. Pour relancer Star Wars, il fallait tuer son père. Abrams l'a bien fait, tout en posant les bases d'un nouvel univers étendu. Pendant des années, la tradition familiale était d'aller voir un Disney à Noël... cette année, le Disney de Noël... c'est Star Wars Episode VII.

 

Spooky (avec des bouts de Tom Garraty dedans)

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Le Nico qui claque 22/12/2015 15:29

Je m'oppose à ta description de Kylo-Ren : Il se veut le héros sombre et maléfique, à l'image de Vador, mais ce n'est qu'un sale gosse qui hésite encore entre la lumière et le coté sombre.
Dans l'épisode VIII, il sera plus posé, au même titre que Rey (dans le coté lumineux).

Kami 22/12/2015 15:28

Tu donnes envie de voir le film et c'est bien . :-)

Kami 22/12/2015 15:27

Pas vu le film, mais j'aime ta conclusion.

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