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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

Avant de participer en 2016 au Salon du Vampire, 4ème édition, je ne savais pas du tout qui était Vincent Tassy. Et puis sur place, en discutant avec lui, j'ai été charmé, au sens où il s'agissait d'un jeune homme dont la gentillesse et l'érudition contrastaient avec son apparence gothique. J'ai donc acquis son premier roman, Apostasie, et j'ai mis -bien malgré moi- plus de deux ans à débuter sa lecture.

Anthelme croit en la magie des livres qu’il dévore. Étudiant désabusé et sans attaches, il décide de vivre en ermite et de s’offrir un destin à la mesure de ses rêves. Sur son chemin, il découvre une étrange forêt d’arbres écarlates, qu’il ne quitte plus que pour se ravitailler en romans dans la bibliothèque la plus proche.

Un jour, au hasard des étagères, il tombe sur un ouvrage qui semble décrire les particularités du lieu où il s’est installé. Il comprend alors que le moment est venu pour lui de percer les secrets de son refuge. Mais lorsque le maître de la Sylve Rouge, beau comme la mort et avide de sang, l’invite dans son donjon pour lui conter l’ensorcelante légende de la princesse Apostasie, comment différencier le rêve du cauchemar ?

 

D'entré de jeu j'ai été subjugué par la délicatesse, l'érudition et la noblesse de la langue de Vincent Tassy. Son style, loin d'être empesé, est très élégant, riche, longuement élaboré. Il s'est attaqué, pour son premier roman, à un exercice difficile, à savoir le récit enchâssé dans un autre. Le conte mettant en scène -entre autres- Apostasie, occupe la moitié du roman, avant que la narration ne revienne sur Anthelme, jusqu'à la conclusion de son cheminement en compagnie de ces étranges personnages.

 

Tassy s'en sort relativement bien, on est parfois perdu dans les méandres de l'imagination tassienne, et la transition entre les deux récits n'est pas toujours fluide. De même, certains passages, notamment ceux à connotation sexuelle, ne sont pas toujours très lisibles, dans leur construction mais aussi dans leur utilité au sein du récit. C'est dommage, on sent que Tassy en a sous la pédale, et on se dit qu'il va sans doute faire mieux la fois suivante.

 

Le bilan, s'il n'est pas totalement positif, est quand même bon, eu égard à la beauté du texte, et au potentiel de l'acteur, qui fait donc un premier roman remarquable.

 

Spooky

 

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