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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/ZoomPE/4/2/8/9782253134824.jpg

 

Dans l’univers de The Walking Dead, il n’y a pas plus méchant que le Gouverneur. Ce tyran sanguinaire qui dirige la ville retranchée de Woodbury a son propre sens – complètement déviant – de la justice, puisqu’il organise des combats de prisonniers contre des zombies dans une arène pour divertir les habitants, ou qu’il tronçonne les extrémités de ceux qui le contrarient… Sa rencontre avec les héros de la série couvre plusieurs épisodes et en constitue le point fort. Mais aucune explication sur la cause de sa folie et ses manies n’est donnée : pourquoi aime-t-il se détendre en regardant la « télé » (c’est-à-dire 53 aquariums remplis chacun d’une tête de zombie animée) ? Pourquoi a-t-il des rapports malsains avec Penny, une zombie de 12 ans qu’il garde en laisse et à qui il a arraché les dents pour pouvoir l’embrasser ? L’Ascension du Gouverneur décrit son parcours et celui de ses proches depuis le début de l’invasion zombie jusqu’à la prise du pouvoir à Woodsbury. Il s’attache ainsi au premier mois de l’invasion, période non couverture par la BD puisque Rick la passe dans le coma.

 

Depuis presque le début de la parution de The Walking Dead en France, je suis un grand fan. J'ai tous les comics traduits, je suis la série TV, et je jette un oeil attentif à l'avancement du jeu video, bien que les survival-horror ne soient pas forcément ma tasse de thé en termes de videoludicité. Lorsque j'ai appris qu'un roman se passant dans cet univers paraissait, je n'ai pas beaucoup tergiversé, bien qu'ayant toujours la crainte d'une qualité variable, comme en témoignent les romans Star Wars, par exemple.

 

Très vite mes craintes ont été balayées. Sous le haut patronage de Robert Kirkman, créateur de la mirifique série, c'est Jay Bonansinga, auteur de quelques thrillers, qui s'y colle. Et, le jeu de mots est facile, c'est une tuerie.

 

Jay Bonansinga accroche tout de suite le lecteur par un sens du suspense incroyable, on est tout de suite pris par l'histoire, qui passe sans arrêt par des scènes d'action entre les périodes plus calmes, plus introspectives. Etant donné que le but de ce roman est de nous présenter le futur Gouverneur, l'auteur prend le temps de bien développer ses personnages, entre Philip le colosse qui commande, Brian l'introverti qui réfléchit, Nick le suiveur croyant (eh oui, malgré l'ambiance d'Armageddon...), et même Penny la petite fille qui essaye de tenir dans l'horreur ambiante. On s'attache très vite à ce petit groupe, dont on se demande comment il va bien pouvoir se sortir des situations impossibles où il se retrouve. Bien sûr, le facteur chance entre en ligne de compte, il en faut sinon l'histoire s'arrêterait au bout de 20 pages (et non 350). Tout y est : l'ambiance crépusculaire, la peur permanente des Bouffeurs ou des pillards, l'instinct de survie chevillé au corps... Et, détail non négligeable, la plupart des scènes sont visuellement très bien décrites, ce qui fait qu'on s'imagine tout à fait la scène dans l'ambiance de la série TV. Et -je ne sais pas si c'est dû à l'auteur ou au traducteur- la langue est très diversifiée, vivante, dynamique.

 

Mais ne vous inquiétez pas, si vous ne connaissez pas la série de comics ni la série TV (dont les protagonistes n'ont pour l'heure pas encore croisé la route du Gouverneur), vous ne serez pas perdus. Ce roman peut se lire de façon indépendante, il se suffit à lui-même, même si sa fin laisse le lecteur dans l'attente d'une suite, qui se trouve dans les comics. Tiens parlons-en de cette fin, qui est vraiment forte, c'est un retournement de situation bien amené. Bonansinga, Kirkman et les éditeurs nous ont bien eus sur ce coup-là.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://www.hunger-games.fr/IMAGES/LIVRES/hungergames.jpg

 

Alors que vient de débouler sur nos écrans le film adapté du premier tome de cette série de fantasy à succès, je me suis dit qu'il était temps de découvrir cet univers.

 

On y découvre l'histoire de Katniss Everdeen, une jeune adolescente de 16 ans, qui vit dans une Amérique post-apocalyptique, connue sous le nom de Panem. Un puissant gouvernement répressif, le Capitole, qui s'est formé après une période de troubles et de destruction, contrôle les treize districts qui forment le Panem. Après la rébellion du 13e district, qui sera complètement rasé, le Capitole crée un jeu télévisé appelé Hunger Games, qui consiste à choisir deux enfants entre 12 et 18 ans dans chacun des 12 districts (soit 24 participants) et de les faire se battre à mort dans une arène où il ne peut y avoir qu'un seul gagnant. Lors de la 74e édition, la jeune sœur de Katniss, Primrose, est choisie pour participer aux Hunger Games. Mais Katniss se porte volontaire afin de la sauver, devenant instantanément la chouchou du public. Les préparatifs commencent, l'exposition médiatique, puis les Jeux eux-mêmes, où chacun devra préserver sa peau... ou pas.

 

 

Hunger Games est une série (trois tomes à ce jour) qui a remporté un succès que l'on peut qualifier de mondial. Destiné au public adolescent, il est écrit avec une plume acérée, Suzanne Collins étant scénariste pour la télévision depuis plusieurs années.

 

A noter qu'un site français s'est emparé du phénomène.

 

J'ai vraiment été agréablement surpris par le bouquin. Suzanne Collins prend son temps pour poser son univers, cohérent, puis pour décrire les préparatifs, Katniss devenant une véritable star de télévision, aux détriments de sa personnalité et de ses convictions. Ensuite vient l'action, avec le début proprement dit des Jeux. Tout n'est alors que survie, Katniss doit gérer ses maigres ressources, être sans cesse à l'affût, trouver à manger, éviter ses concurrents, car au final, il ne doit en rester qu'un... ou pas. Car certaines années aucun tribut ne survit aux Jeux de la Faim (traduction littérale du titre).

Alors bien sûr, si vous avez un peu de culture manga ou cinéma japonais de genre, ça vous fait irrésisitiblement penser à Battle Royale, dans lequel un groupe de collégiens doit s'affronter sur une île déserte. Le principe n'est ici pas tout à fait le même, les concurrents ne se connaissant pas au départ, sauf deux par deux éventuellement, et apprenant chacun les forces et faiblesses des autres pendant les préparatifs et au fil de l'épreuve, s'ils en ont le temps. De plus ils bénéficient d'un coaching, même s'ils portent sur leur tête tout le poids de leur district, et celui de la culpabilité relative à la dette que chaque district doit payer... Cette dimension n'est pas forcément appuyée dans ce premier tome, mais l'est peut-être par la suite (à noter que le premier tome comporte en bonus le premier chapitre du deuxième opus). Au-delà du survival dystopique pur Suzanne Collins nous propose donc une étude assez fine de la manipulation par les media, des éléments de géopolitique pas inintéressants, mais aussi... de la romance. Car un amour contrarié entre Katniss et son camarade de district est mise sur pieds par leur mentor afin de faire fléchir l'opinion publique en leur faveur. Mais Katniss n'oublie pas Gale, son compagnon de chasse... Ce côté midinette m'a un pêu freiné, mais après tout, elle a 16 ans et découvre ses premiers émois... Voilà, Hunger Games pourrait donc, en raccourci, être défini comme un mélange de Running Man, de Battle Royale et de Twilight (pour le côté romance maudite).

 

Un univers qui est donc plus riche et dense qu'il n'y paraît, et je suis curieux de voir l'adaptation qui en a été faite, même s'il y a forcément eu des concessions. Et je lirai la suite, bien sûr.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://www.crl-midipyrenees.fr/wp-content/uploads/2012/03/SIRE_CEDRIC_le_premier_sang2-387x600.jpg

 

Par une nuit d’hiver glacée, deux flics de la criminelle, partis pour surveiller un parrain de la drogue en banlieue parisienne, mettent les pieds dans une étrange affaire. Leur principal suspect est mort brûlé vif dans son appartement et les méthodes employées ne ressemblent pas à un règlement de compte. Eva Svärta, la policière albinos, dominée par le désir obsessionnel de retrouver le meurtrier de sa mère et de sa soeur jumelle, pressent un danger imminent. Et si les fantômes du passé se mettaient à reprendre vie ? Hallucination ou réalité ?

Si j’ai découvert relativement tôt Sire Cédric, à travers les pages du magazine Elegy, puis dans ses premières parutions chez Oxymore et Nuit d’Avril, ce n’est qu’avec De fièvre et de sang, son précédent roman, que j’ai retrouvé l’auteur, après que celui-ci ait assez fortement modifié son univers. Jusqu’à L’enfant des cimetières, l’obédience est avant tout fantastique, et va basculer vers un mix polar-fantastique plus que réussi.

De fièvre et de sang m’avait donné l’occasion de faire connaissance avec le commandant Vauvert, et avec la troublante Eva. Cette dernière s’avance une nouvelle fois au-devant de la scène et devient ici le personnage principal, même si son sidekick du précédent opus n’est pas loin. Sire Cédric semble se plaire avec ces deux personnages, mais cette reprise est également l’occasion de densifier la psychologie des personnages, et de visiter les tréfonds du passé d’Eva. Car si cette dernière ne parvient pas à oublier le drame qui l’a séparée de sa mère et de sa jumelle, c’est finalement l’enquête au coeur de ce nouveau roman qui va lui permettre de faire face à son passé.

Sire Cédric maitrise désormais à la quasi-perfection son style, la rencontre entre polar et fantastique lui réussissant admirablement. Car il faut avouer une chose : ce roman est un véritable page-turner. Alors que j’étais en train de lire un polar XIXème dont je ne suis pas parvenu à dépasser les 100 premières pages en une semaine, voilà un roman que j’ai avalé en à peine deux soirées. Du rebondissement bien placé, un scénario qui sait ménager son lot de surprises, une ambiance fantastique qui ne se révèle pas immédiatement comme telle (à la manière des précédents opus déjà cités). C’est sombre, avec une petite touche de gore qui n’en fait pas non plus des tonnes, et ajoute juste à l’ambiance un côté cradingue très cinématographique.

J’avais certes été doublement intéressé par De fièvre et de sang, qui se penchait avec force sur le personnage de la comtesse Bathory. Ici, pas de liens avec le thème du vampire, davantage celui de la magie noire et de la sorcellerie élémentaire. Reste que je n’en ai pas moins été happé dès les premières pages, et qu’à aucun moment je ne me suis ennuyé. Car finalement, l’une des seules déceptions de ce roman, c’est de devoir en fermer la dernière page, en attendant le prochain ouvrage de l’auteur. Car il y a fort à parier que Sire Cédric n’en reste pas là avec Eva et le commandant Vauvert...

 

Vladkergan

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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A l'origine, je ne suis pas un fan de science fiction, ou de fantastique (pourquoi je rédige donc un article sur ce blog ?), mais il est vrai que dernièrement j'ai lu deux bouquins qui m'ont particulièrement enchanté, et chose rare, c'était des lectures scolaires (oui, car Stendhal, lui ne m’émerveille pas).


Le premier n'est pas réellement de la S-F !


Les animaux dénaturés de Vercors. Le pitch ? Après qu'une équipe de scientifiques ait découvert une tribu d'homme-singe (?) que l'on peut considérer comme étant le chaînon manquant, il faut déterminer si ces êtres appartiennent au genre humain, et pour cela, définir "Qu'est-ce qu'un humain ?".


Ma prof de Français a, sur ce coup là, parfaitement adapté ses choix de livre à nous faire lire en fonction de notre filière (je suis en 1ère S), avec un livre abordant des notions en biologie, en philosophie, en anthropologie voire même un peu de théologie, sur fond de faits fantastiques.


C'est passionnant et incite à la réflexion après le dernier chapitre.

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQk4eXF0lzWBJsY3YZZfFr6RBv5tM82HPxIOiv7BzOa8y73KFhkWw

Le second livre, qui m'a procuré encore plus de plaisir, fut La planète des singes de Pierre Boulle (oui, le livre qui a donné lieux à de nombreuses adaptations, dont la dernière en date fut une préquelle en bande dessinée, sortie chez EP éditions, dont je m'étonne que Spooky, qui l'a lu, n'a pas posté d'article ici).

L'histoire en deux mots ; un groupe de scientifique voyage dans l'espace et débarque sur une planète quasiment identique à la notre, et qui diffère seulement par le fait que les humains ont le comportement et le rôle de nos grands singes, et l'espèce dite "supérieur" et dominante est la race simienne.

L'histoire est vraiment très intelligemment écrit, assez malsaine par moment, avec un aspect très scientifique (au début, beaucoup de notions de psychologie sont abordées, et un humain tente de communiquer grâce au théorème de Pythagore).


Ce bouquin va sûrement faire partie de mes livres de chevet, et je pense que désormais, je vais m'intéresser de plus près à la S-F !


Superjé

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Publié le par Spooky
Publié dans : #BD

http://www.gqmagazine.fr/uploads/images/thumbs/201210/moebius_1468_north_620x.jpg

 

Samedi matin, l'un de mes héros est parti. Ils ne sont pas nombreux les hommes à faire partie de mon panthéon personnel, mais Jean Giraud, surnommé Moebius, était de ceux-là. Sans en rajouter dans le pathos -car ne nous voilons pas la face, je ne le connaissais pas personnellement-, mon coeur de fan saigne...

 

Jean Giraud est l'un des rares, pour ne pas dire le seul, auteur de bandes dessinées à avoir oeuvré dans les trois grandes sphères de production du 9èma Art, à savoir l'Europe bien sûr, mais aussi les Etats-Unis et l'Asie.

 

Le jeune Jean commence à dessiner des cow-boys et des Indiens à 12 ou 13 ans. Son père lui offre peu après un numéro de la revue Fiction, il lira régulèrement cette revue consacrée à la science-fiction. En 1961 il devient l'assistant de Jijé, créateur de Jerry Spring, excellent western. Deux ans après le scénariste Jean-Michel Charlier cherche un dessinateur pour une nouvelle série western, c'est ainsi que naît Blueberry, qui bercera les lecteurs de deux, voire trois générations. Les planches, signées Gir, dénotent un sens de la mise en scène qui devient très vite une référence. A la fin de cette même décennie, Giraud se rapproche de plus en plus des publications relatives à la SF, en épurant son trait et les signant du pseudo de Moebius.

 

En 1975 Giraud, comme plusieurs autres, claque la porte du journal Pilote, en désaccord avec le patron René Goscinny. Avec Jean-Pierre Dionnet, Philippe Druillet et d'autres, il fonde le magazine Métal Hurlant. C'est le début d'une grande époque avec la parution de titres comme Le Garage hermétique, Arzach, le Bandard fou, dont l'audace narrative le dispute au dépouillement graphique, procédé qui rendra fous de nombreux artistes en herbe, mais aussi à une dimension onirique ou métaphysique qui ne peut s'expliquer que par l'absorption de substances hallucinogènes, outre les possibilités immenses que lui ouvraient son art. Il y eut aussi Jim Cutlass, Altor, le Monde d'Edena, une oeuvre que personnellement j'adore...

 

Son influence visuelle est telle qu'il sera courtisé par de nombreux cinéastes européens et américains, telle une adaptation de Dune, le roman de Frank Herbert. Projet qui tombera à l'eau, mais Moebius collaborera avec Jodorowsky (initiateur du projet) sur la série l'Incal, nouveau chef-d'oeuvre. Dans les années 1980 Jean Giraud part vivre à Los Angeles pour travailler avec Stan Lee sur la série Le Surfer d'Argent. Son impact dans l'univers Marvel sera tel qu'on dit qu'il inspirera des auteurs comme Jim Lee ou Mike Mignola (Hellboy). Excusez du peu... Il a aussi participé à la conception visuelle du film Alien, le 8ème passager, avec Dan O'Bannon, qui l'avait fait travailler sur Dune... Il a aussi participé, sans être toujours crédité, à des films comme Les Maîtres du temps, de René Laloux, Tron, Willow, Abyss, Le Cinquième Elément... Son oeuvre a également été transposée : Jan Kounen a adapté Blueberry il y a quelques années, il y eut ArzaK Rhapsody en 2003 et une série TV adaptée des histoires courtes parues dans le magazine Métal Hurlant (mais pas toutes de son cru) est en cours de production...

 

En 2004-2005 une exposition commune Miyazaki-Moebius est organisée à Paris, mettant en relief les influences croisées des deux génies, histoire probablement unique jusque-là dans l'histoire de la bande dessinée et du cinéma. En 2005 il écrivit une histoire pour Jirô Taniguchi, l'un des maîtres japonais les plus respectés en France, intitulée Icare. C'est un semi-échec, mais quelle rencontre, tout de même... Giraud est l'un des rares auteurs européens à être vénéré au pays du Soleil Levant. Il y a 18 mois la Fondation Cartier pour l'art contemporain à Paris organisait une rétrospective majeure sur sa carrière.

 

L'homme a influencé des générations entières d'artistes, et touché tous ceux qui le croisaient. Il n'était pas rare de le croiser dans les rues d'Angoulême au moment du festival, anonyme parmi des centaines d'autres. Pour ma part je me suis retrouvé à 3 mètres de lui sur un stand lors de ce même festival il y a quelques années. Il était seul, attendant sans doute quelqu'un ; je n'ai alors pas osé l'aborder, impressionné par le talent de l'artiste -qui tranchait avec le veillard chenu qui se trouvait à côté de moi. Mes regrets sont encore plus forts à présent, mais ma reconnaissance pour le plaisir procuré par son oeuvre éternelle.

 

Malgré son immense carrière, Jean Giraud n'avait que 73 ans. Qu'il repose en paix, auprès des autres grands, comme Osamu Tezuka, Jack Kirby, Will Eisner, André Franquin, René Gosinny ou encore Peyo... J'espère qu'il surfe à présent dans les étoiles, comme le Surfer d'Argent...

 

Un géant s'en est allé...

 

Spooky.

 

PS : Pour découvrir son oeuvre, je vous invite à aller visiter le thème bdtheque dédié.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres
http://ecx.images-amazon.com/images/I/41UNhpgeGHL._SL500_AA300_.jpg

(Retrouvez les chroniques du tome 2, du tome 3 et du tome 4 de A comme Association. Les chroniques des autres tomes, vampiriques, sont présentes sur vampirisme.com.)
Si on connaît maintenant l'essentiel des races fantastiques de la série, ce nouvel opus va nous donner l'occasion d'en recroiser une bonne partie, des vampires aux garous en passant par les sorciers de tous poils (chacun ayant sa manière bien à lui de pratiquer), les démons incarnés et les anormaux aux étranges pouvoirs.

Le ton s'est certes adouci après le 5e tome, mais l'ambiance reste malgré tout assez noire. Si l'humour de Jasper se maintient de manière régulière, il se fait plus corrosif que dans les premiers tomes qui le mettaient en scène. Des tomes que j'avais trouvé un peu trop forcés à ce niveau, ce qui n'est plus du tout le cas de ces 3 - 4 derniers tomes. C'est une nouvelle fois très bien écrit, pas niais pour un sou, et en tout cas très inventif. Notamment les manuscrits laissé par Otchi derrière lui, par accident, et qui vont parsemer une partie du texte, pour notre plus grand plaisir. 

Si les éléments se mettent peu à peu en place, et conduisent le lecteur vers un final riche en révélations, qui va grandement modifier ce qu'on pensait savoir jusque-là de certains personnages forts, cet opus ouvre néanmoins des perspectives encore plus larges pour la suite, en dévoilant de manière très fugace l'origine de tous les problèmes rencontrés par l'Association depuis des mois. Sans pour autant que les héros, qui vont malgré tout faire des découvertes quant à certaines de leurs relations, n'aient autant de clés en main que les lecteurs.

Un 7e opus qui, s'il continue de faire du duo Jasper - Ombe le centre de l'histoire, n'en oublie pas pour autant la galerie de personnages annexes, qui est davantage mise en lumière. Jusqu'à des personnages qu'on pensait jusque-là insignifiant et risquent de se révéler soit de véritables guerriers, soit des dangers insoupçonnés. Redoutable, à n'en pas douter...

 

Vladkergan

 


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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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Ce premier volume pose les bases d’un personnage hors normes. À l’intérieur, le lecteur découvrira trois amis d’enfance confrontés à leur destin. Pour commencer, il y a Julien et les sautes d’humeur de sa compagne, Catherine, alcoolique et adultérine. Puis, il y a Paul dont la vie se dissout à coups de drogue ; un voyage en voiture verra son existence prendre une toute autre direction. Pour terminer, le lecteur rencontrera Bastien. Une explosion dans un laboratoire transformera à jamais son avenir. Son organisme subira une mutation sans précédent, plongeant Bastien malgré lui dans la peau de celui que l’on nommera « l’homme de sang ». En compagnie de Rachelle, il entamera une nouvelle vie.

 

John Steelwood est un grand fan des comics de super-héros américains, et ce roman est né de cette passion, et de son goût pour l'écriture. Il place cependant son récit dans un contexte contemporain, français. Peut-être un peu trop marqué d'ailleurs, des références plus vagues seraient les bienvenues.

 

Si sa plume est déjà acérée, et qu'on sent une vieille habitude d'écrire, ce "premier" roman n'est pourtant pas exempt de défauts. Passons sur le travail éditorial qui est un peu défaillant (quelques fautes de frappe, par exemple -j'y peux rien, ça m'horripile) pour nous prononcer sur l'histoire. Si la façon dont Bastien reçoit sa mutation fait penser à d'autres (au hasard, Spider-Man, Hulk...), elle n'en est pas moins assez finement amenée. Par contre, la rencontre avec Rachelle est assez maladroite. Dès leur premier "regard", elle se sent attirée par le jeune homme, et est prête à commettre une faute professionnelle (Rachelle est infirmière dans le service où Bastien est hospitalisé après un incendie qui a ravagé son immeuble) pour qu'il sorte. Or, il me semble qu'un patient doit rester en observation au moins deux jours, mêmes s'il semble avoir recouvré la santé dans ces cas-là... D'autres évènements semblent un peu précipités, ce qui peut s'expliquer par la pagination faible de ce roman : 100 pages.

 

Bastien devient donc une sorte de surhomme après sa mutation. Autour de lui les drames se multiplient, ce qui sous-entendrait peut-être l'action d'une volonté supérieure. Une piste d'histoire à suivre... Ses nouveaux pouvoirs ne se manifestent pas encore vraiment, il ne les contrôle pas encore, mais je suis curieux de voir ce que ça va donner, à condition de lever le pied sur le côté un peu bit-lit du récit, et d'aller vers plus d'action...

 

John Steelwood, un écrivain à suivre !

 

Spooky.

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