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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Lancé dans la traque d’un insaisissable psychopathe, le lieutenant Boris Berezovsky se retrouve pris au piège de son passé. Ou plutôt du passé de son père Vladimir, un juif russe échappé de l’enfer stalinien et devenu citoyen américain, qui se dit menacé par des services secrets étrangers. Boris découvre alors avec stupeur que Vladimir entretenait d’excellentes relations avec la bête noire de Poutine, son neveu Boris Berezovsky (homonyme de son fils), le célèbre oligarque, prétendument « suicidé » à Londres.

Tandis que le meurtrier continue de sévir en toute impunité, Boris se plonge dans sa propre histoire, cherchant qui, de la mafia russe locale, du MI5 ou du FSB cherche à liquider son père.

 

Maud Tabachnik est l'une des maîtresses françaises du polar, et je ne connaissais pas son boulot. Dans ce roman, l'action prend pied au sein du SFPD, la police de San Francisco.

 

On voit qu'il y a un sacré travail de recherche concernant les procédures, les us et coutumes de la maison poulaga yankee, tout autant que de la topographie de San Francisco. Par contre il y a parfois des problèmes de rythme, on sent que l'auteure veut amener certaines situations, mais elle les amène de façon un peu téléphonée, de sorte qu'on les voit arriver assez vite. Hheureusement, il y a cette dimension géopolitique plutôt intéressante, avec la Russie post-communiste d'Eltsine et Poutine. Une époque personnifiée par le père du héros, un sacré personnage.

 

L'autre versant de l'histoire est incarnée par Ferris Holme, ce tueur en série au profil très particulier, dans l'esprit duquel Maud tabachnik nous fait plonger, de façon glaçante.

 

En outre la fin est très surprenante, puisqu'elle annonce probablement... une suite.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Après être sortis -non sans mal- de la Terre Brûlée, Thomas et ses amis sont retenus par le Wicked dans un étrange complexe, séparés les uns des autres. Mais ils réussissent à s'échapper, par petits groupes et sans savoir ce qu'il est advenu des autres.

Nouveau décor pour cet ultime volet de la trilogie l'Epreuve, avec la ville de Denver, puis le ghetto réservé aux Fondus, ces humains victimes des radiations dues aux rayons solaires ; la plupart du temps le groupe autour de Thomas est réduit : 4 ou 5 personnes. Mais Le WICKED est toujours là, sur la brèche, aux aguets, prêt à tout pour récupérer leurs "sujets".

 

Thomas et ses amis ne sont pas au bout de leurs peines, et pas à l'abri de retrouvailles très surprenantes.

 

Je me suis nettement plus ennuyé dans la lecture de ce troisième opus que dans celle des deux premiers. Certes, les personnages sont actifs, volontaires, ils sont décidés à ne pas se laisser faire et à sauver leurs amis, mais j'ai eu l'impression que beaucoup de choses se passaient trop facilement pour eux. Dashner, pour essayer de tromper son monde, place quelques péripéties, des obstacles, mais de façon plutôt maladroite. Le charme du premier tome est, pour moi, rompu.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

C'est totalement par hasard que je suis tombé sur ce recueil d'illustrations. En fait, non, c'était lors d'une séance de dédicaces consacrée à Tolkien et un ouvrage sur son oeuvre, réalisé par des personnes depuis devenues des amis. Le prix m'avait rebuté dans un premier temps, mais j'avais gardé les références. Et puis je l'ai trouvé plus tard, sans même le chercher (merci Aaapoum Bapoum).

 

 

Mon esprit complétiste a cette fois bien fonctionné puisque la lecture, et surtout la vision des illustrations qu'il contient fut un enchantement presque constant. Je ne connaissais pas du tout cet illustrateur, qui comme son nom ne l'indique pas, est américain. Certes, il ne travaille sur l'univers tolkienien que depuis le début des années 2000, mais certains de ses croquis, réalisés comme les autres à l'aquarelle et au fusain, sont parmi les plus beaux que j'ai jamais vu. Oui, alors que je suis un admirateur du boulot de John Howe et d'Alan Lee, ou même, partiellement, de celui de Ted Nasmith. Nasmith qui ne tarit pas d'éloge dans son avant-propos de ce recueil, rejoint par David Wenzel, surtout connu pour avoir réalisé une adaptation graphique de Bilbo le Hobbit.

 

 

Le style de Giancola ? Certains le comparent aux maîtres de la Renaissance du 15ème siècle ; n'étant pas un spécialiste, je ne m'avancerai pas, mais force est de remarquer qu'il est très fort dans les expressions des personnages, du drapé des vêtements, du mouvement, des proportions, de... Bref, en tout. Pour ma part j'y ai vu une belle parenté avec un dessinateur de bande dessinée que j'adore, Grzegorz Rosinski (auteur de Thorgal), qui est aussi un peintre de grand talent à l'aquarelle. Au menu de ce recueil : Le Hobbit, Le Seigneur des Anneaux, mais aussi les Enfants de Hurin et d'autres contes issus du Legendarium. Régalez-vous.

 

Spooky

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Automne 1919. Trois figures légendaires de la littérature anglophone, C. S. Lewis, futur auteur des Chroniques de Narnia, J. R. R. Tolkien, futur auteur du Seigneur des Anneaux, Robert Graves, poète et futur auteur de grands romans historiques, font connaissance à l’université d’Oxford avec le déjà mythique T. E. Lawrence dit “Lawrence d’Arabie” et futur auteur des Sept Piliers de la sagesse. Chacun à leur façon, ces hommes s’efforcent de surmonter le traumatisme de la Première Guerre mondiale. Tandis que les hante le souvenir de ses charniers, la rencontre du flux de récits et de civilisations qu’incarne Lawrence, ce vent du désert qu’il porte avec lui, va les acheminer vers la réalisation de leurs œuvres, sous le regard critique et tendre de la féministe Nancy, épouse de Graves.

 

Soyons clair, j'ai lu ce roman car Tolkien en était l'un des protagonistes. Non que les autres protagonistes ne m'intéressent pas, loin de là, mais disons qu'ils m'attirent moins irrésistiblement que celui que l'on surnommera plus tard le Professeur.

 

A cette époque il n'est encore qu'une jeune enseignant, traumatisé comme ses camarades par la première guerre mondiale, au cours de laquelle il a été gazé, mais surtout qui lui a pris deux de ses meilleurs amis. Une perte immense, qui le marquera toute sa vie. L'unité du TCBS (Tea Club and Barrovian Society, le club qu'il formait avec ses amis) est à jamais brisée, même si CS Lewis est encore là.

 

Le roman, écrit par un collectif d'auteurs italiens, propose donc de plonger dans ces années juste après la première guerre, où de nombreuses choses étaient à construire ; pour Tolkien, c'est la construction initiale de son Legendarium, mais aussi de sa famille, avec la naissance de son deuxième enfant et son exil à Leeds pour pouvoir enseigner ; pour Lewis, sa nouvelle vie familiale ; pour Graves, sa poésie... Et curieusement ces constructions vont prendre en compte la rencontre d'un homme pas comme les autres : T. E. Lawrence, surnommé Lawrence d'Arabie. Une légende vivante, mais un homme dont l'existence même est auréolée de mystère. Une ambiance fort particulière, bien rendue par les différents fils narratifs, qui s'entrelacent bien sûr.

 

Un roman intéressant, surtout concernant l'ambiance oxfordienne de l'immédiat après-guerre et sur la personnalité du Colonel Lawrence...

 

Spooky

 

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