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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

En 2011 est sorti un court-métrage qui a fait parler de lui : Pixels, réalisé par Patrick Jean, raconte une invasion extra-terrestre dont les membres sont des personnages de jeux video. Très vite l'acteur/producteur Adam Sandler a posé une option sur une adaptation en long-métrage, et voici le résultat.

 

Réalisé par Chris Columbus (Maman, j'ai raté l'avion, Madame Doubtfire, les deux premiers Harry Potter), il met donc en scène une équipe d'anciens gamers des années 1980, seul recours contre l'invasion de créatures pixellisées.

 

Un long métrage qui loupe, parfois largement, la plupart de ses objectifs. Ce qui aurait pu être un trip geek assez rigolo se révèle fade et en manque d'imagination. Peut-être justement n'est-ce qu'un script de court-métrage qui ne tient pas la distance plus longue. Ce qui aurait pu être un buddy movie dans le genre de SOS Fantômes ne montre aucune alchimie entre les personnages. Seul Peter Dinklage (A Game of Thrones, X-Men: Days of future past) sort son épingle du jeu, dans le rôle d'un individualiste forcené à la coupe mulet... Et même dans l'exercice où Columbus s'est montré le plus à l'aise dans le passé, à savoir la comédie, c'est un naufrage. TOUTES les vannes tombent à plat, je cherche encore à comprendre certaines d'entre elles. Mention spéciale à la première ministre britannique, que l'on fait parler comme si elle vivait encore au Moyen-Âge, ce qui est incompréhensible dans le contexte.

 

Et le casting, me dire-vous ? Eh bien Adam Sandler a le charisme d'un bigorneau, Michelle Monaghan est jolie... Et c'est à peu près tout, malgré les présences de Sean Bean (qui ne meurt pas dans le film !), Brian Cox et Dan Aykroyd (clin d'oeil à SOS Fantômes, encore), dans des rôles de troisième zone, et n'ont donc que deux scènes chacun.

 

 

Pour faire court, on n'est pas loin de la série Z, seule la présence de Peter Dinklage propose des éclairs. L'avantage c'est que le film peut être vu par tous les publics. Qui n'en garderont pas un grand souvenir.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Mon retard en termes de films d'animation japonais, et en particulier les productions Ghibli frôlant l'indécence, j'ai décidé de prendre cette lacune à bras-le-corps.

 

Première étape de ce rattrapage donc, Pompoko, film d'Isao Takahata, connu également pour le magnifiquement triste Le Tombeau des Lucioles. Ce film, basé sur une idée d'Hayao Miyazaki,  a été réalisé en 1994 et a obtenu un prix au festival d'animation d'Annecy l'année suivante. Il a fallu toutefois attendre 2005 pour qu'il sorte en France...

 

Dans les années 1960, le Japon connaît une forte croissance et les logements font défaut. De vastes programmes de construction sont lancés, destinés à transformer les campagnes en villes nouvelles, en particulier la haute vallée de la Tama, à l'ouest de Tokyo. Dans les bois à la périphérie de Tokyo vivent les tanuki. Ce sont à la fois des animaux réels et des animaux mythiques assimilés aux kitsune. La destruction quotidienne de leur espace vital inquiète les tanuki. Ils décident de s'unir et d'enrayer la progression nuisible des travaux en se transformant en divers objets pour garder leur campagne dans laquelle ils vivent…

 

On le voit, le film se base sur une réalité historique, la croissance démographique japonaise qui rogne peu à peu ses valeurs ancestrales, pour nous raconter une histoire aussi simple qu'efficace. La nature, mais aussi le fait que les tabuki soient révérés comme des semi-divinités sont donc battus en brèche. Ceux-ci vont donc utiliser leur pouvoir spécial, celui de se transformer en ce qu'ils veulent, pour effrayer les humains. Mais rien n'y fait, la disparition des anciennes superstitions les amène à prendre leurs manifestations comme une suite de coups du sort, même si un temps on pense le chantier de la ville nouvelle hanté.

 

Takahata joue de l'étrangeté induite par cette ambiance, mais aussi de l'image fêtarde des tanuki pour nous livrer un film aussi inventif qu'émouvant si l'on sait lire entre les lignes. Le pompon revient même à l'usage tout particulier que font les rongeurs de la peau de leurs "roubignoles" (terme utilisé dans la VF) pour lutter contre l'avancée humaine.

 

Un film à voir en famille, très intéressant pour qui veut comprendre (un peu) la société japonaise moderne.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

2010. Dès leur plus jeune âge, les enfants sont testés et affiliés à une caste d'Odorant : animal, minéral ou végétal. L'ordre des Flagellants, des religieux extrémistes, maintient la société sous contrôle et affirme que la pandémie qui prive les humains de leur odorat est un fléau de Dieu. Mathis, l'orphelin blanc de Tanzanie, va cependant bouleverser l'ordre établi.

 

Toute cela est en fait le résultat de la grippe espagnole, qui en plus de faire des ravages en Europe à la fin de la première guerre mondiale, a affecté toute la population en la privant totalement ou en partie de l'odorat. Le roman co-écrit par Danielle Martinigol et Alain Grousset respecte donc le principe de la collection "Ukronie" chez Flammarion, et nous propose un thriller nerveux, haletant et totalement en accord avec notre époque. Leur écriture est très efficace, et c'est avec plaisir que j'attaquerai leurs autre romans, écrits à quatre mains ou séparément.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Caleb Smith est un programmeur de 26 ans qui apprend un jour qu'il a "gagné" un séjour d'une semaine auprès de son patron, le très discret Nathan. Lorsqu'il le rejoint dans son refuge en montagne, il est très étonné d'apprendre qu'en fait son séjour va l'amener à être confronté à un robot créé par Nathan, et à déterminer s'il a une intelligence artificielle, c'est à dire si ledit robot a conscience de lui-même. Mais un détail va troubler Nathan ; ledit robot, surnommé AVA, est de forme humanoïde et possède un visage plutôt avenant. Sous la surveillance de Nathan, les deux engagent une conversation, d'abord à sens unique, mais bientôt un véritable échange s'amorce, y compris pendant des coupures de courant inexplicables.

 

Alex Garland, après avoir été le scénariste remarqué de La Plage, 28 jours plus tard, Sunshine ou encore Dredd, passe à la réalisation avec ce techno-thriller glaçant. On y retrouve en quelque sorte sa patte, une atmosphère de faux-semblants, de manipulation des esprits, un jeu de miroirs qui oscille entre le contemplatif et les scènes de dialogue. Car il ne se passe pas grand-chose dans Ex Machina, excepté dans les 10 dernières minutes. C'est un huis-clos angoissant, avec seulement 4 personnages, loin d'autres titres du genre tels AI - Intelligence artificielle, I, robot, Wall-E, Short Circuit ou Blade Runner. On va citer ces quatre acteurs, tiens, en premier lieu Domhnall Gleeson, fils aîné de l'acteur irlandais Brendan, qui a joué dans les deux derniers Harry Potter, Dredd et Anna Karenine, apporte sa fragilité au personnage de Caleb. Face à lui Jason isaac, vu dans Sucker Punch et Drive, se cache derrière des lunettes et une barbe de hipster pour mieux tromper son entourage, alors qu'il se montre obsédé par sa forme physique et ses facultés intellectuelles. Un entourage complété par Alicia Vikander (Anna Karenine), au visage pas si cristallin qu'on pourrait le croire, et dont la démarche semi-robotique est troublante dans le rôle d'AVA ; et Kiyoko, l'assistante japonaise de Nathan, jouée par Sonoya Mizuno. Tous se croisent dans ce huis-clos glacial et oppressant, dans des décors naturels norvégiens.

 

C'est surtout l'ambiance qui prime dans ce film, même si les problèmes de société soulevés sont loin d'être inintéressants : les intelligences artificielles, la surveillance virtuelle, la solitude, la folie, la frontière mince entre la conscience humaine et celle que devrait inéluctablement atteindre la cybernétique d'ici -peut-être- quelques décennies.

 

Difficile de donner un avis tranché sur ce film ; pour moi ce n'est pas un chef-d'oeuvre, mais une variation intéressante sur le thème de la conscience robotique, qui ne va peut-être pas assez au fond des choses. Son rythme très lent peut aussi rebuter pas mal de spectateurs.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Une équipe technique de la voirie découvre 5 cadavres à Gravenchon, commune de Seine-Maritime, ensevelis deux mètres sous terre. Chose effroyable, leur crâne a été ouvert, leur cerveau prélevé ainsi que leurs yeux. La DPJ de Rouen n'ayant pas l'habitude de traiter ce genre d'affaire est aidée par le commissaire parisien Sharko. Parallèlement, Ludovic Senéchal, cadre lillois dans une administration française, est un vrai passionné de films anciens. Pour étoffer sa collection, il se rend à Liège (en Belgique) pour acquérir des vieilles bobines filmatographiques qu'un jeune revend, son père venant de décéder. Après visionnage d'une pellicule, Ludovic est rendu inexplicablement aveugle. Un réflexe lui permet, néanmoins, de joindre par téléphone Lucie Hennebelle, inspecteur de police à Lille et ancienne relation personnelle. Très vite, ces deux affaires pourtant éloignées semblent tisser un lien étroit, un mystère bien complexe que le duo Sharko-Hennebelle va tenter de résoudre en parcourant plusieurs pays.

 

Ce Syndrome [E] est l'occasion pour Thilliez de réunir deux de ses personnages fétiches, un vieux flic maniaque au sens médical du terme et une jeune maman dont l'obsession pour les enquêtes sordides met sa vie familiale, déjà compliquée, en péril. C'est aussi et surtout un roman ambitieux, qui fait voyager ses personnages sur trois continents pour les besoins de l'enquête, et nous amène au coeur de plusieurs milieux parfois très fermés : les neurosciences, le cinéma underground (très underground) ou encore la Légion étrangère. C'est un roman dense, qui prend aux tripes aprfois, alors que l'action est rarement présent. Et lorsque l'intrigue se dénoue, que la vérité éclate dans toute son horraur (on apprendra au passage un véritable scandale sanitaire et social québécois), l'écrivain conclue son histoire sur un nouveau drame...

 

Prenant.

 

Recommandé.

 

Spooky

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Publié le par Spooky

Allez, quelques petites news autour de l'univers de Tolkien, versant insolite la plupart du temps...

 

Il existe un projet de stèle en la mémoire du Professeur, au Pembroke College d'Oxford. Pour en savoir plus, c'est par ici.

 

Voici une carte qui reprend tous les clichés des cartes de la fantasy ; les habitués reconnaîtront certains éléments créés par JRR Tolkien...

 

Un exemplaire dédicacé du Hobbit a été vendu 187 000 euros. C'est bientôt Noël, quelqu'un veut me faire plaisir ?

 

Une "nouvelle" espèce d'insecte nommée Smaug...

 

Palantir, une start-up financée par la CIA...

 

Le SdA à l'épreuve du droit

 

Une zone sombre de Pluton est surnommée le Mordor...

 

Et si vous contribuiez à la reconstitution de Minas Tirith ?

 

...ou que vous contribuiez à la constitution de l'armée de Sauron ?

 

La disparition de Jef Murray, artiste largement inspiré par l'oeuvre de Tolkien...

 

George RR Martin, auteur du Trône de Fer, considéré comme l'un des succeseurs de Tolkien, parle un peu de l'oeuvre de celui-ci...

 

A bientôt pour de nouveaux mathoms !

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Je n'avais jamais entendu parler de ce film avant d'écumer des listes des "meilleurs films de SF", histoire de sortir des grosses cylindrées US et des classiques qui sont parfois anciens. Attack the Block est à peu près tout le contraire ; c'est un film britannique de 2011, réalisé avec peu de moyens mais beaucoup d'énergie, pas l'équipe qui a fait Hot Fuzz et Shaun of the Dead, des films qui avaient éveillé en moi à peine plus qu'un intérêt poli. Joe Cornish est également le coscénariste de Ant-Man et des Aventures de Tintin : le Secret de la Licorne.

 

Partant d'une agression par de jeunes délinquants dont il a été victime une décennie auparavant, le scénariste-réalisateur a imaginé une invasion extraterrestre qui permettrait à de tels adolescents d'utiliser leur énergie dans une autre direction et de se révéler. S'inspirant du cinéma de John Carpenter (Assaut, New York 1997), Cornish utilise le cadre de la banlieue sud de Londres comme unique décor de l'histoire, dans une sorte de Banlieue 13 avec des aliens.  L'invasion extraterrestre commence dès les premières minutes, et les personnages passent leur temps à courir ou se cacher sous la menace des terribles chiens-gorilles, réalisés en effets optiques traditionnels. C'est fou ce qu'on arrive à faire avec des fumigènes, deux vélos-cross et un peu d'inventivité.

 

 

Cette course-poursuite est rythme par la partition musicale de Steven Price, dont c'est le premier travail, après avoir été le monteur de la musique des deuxième et troisième volets du Seigneur des Anneaux. Un coup d'esai qui se révèle un coup de maître puisque les rythmes techno sont aussi importants que le montage effréné. Au niveau technique le film est bien réalisé, très efficace, et Cornish filme même une scène au ralenti, une nouvelle poursuite d'une facture tout bonnement excellente.

 

Les acteurs sont des quasi-inconnus, à part Nick Frost, que l'on a pu croiser dans Shaun of the dead, Hot Fuzz, le Dernier bar avant la fin du monde, Good morning England, Paul... Il tient solidement son rôle de dealer/grand frère de la bande de petites frappes, mais c'est le duo qui tient le haut de l'affiche qui m'a le plus impressionné : Jodie Whittaker, qui joue la jeune femme dépouillée au début par la bande menée par John Boyega, tous deux acteurs de séries et de séries B, voire C. La prestation de Boyega, remarquable dans un contexte où il aurait pu être très moyen, lui vaut de participer à l'Episode VII de Star Wars, et même d'être le premier personnage à apparaître lors de la première bande-annonce officielle.

 

 

Bref, vous l'aurez compris, je recommande chaudement ce petit film de SF, cet Alien en banlieue.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Enlisés en pleine guerre du Pacifique, les États-Unis ont besoin de renforts très spéciaux pour combattre les Japonais. Ils font appel aux êtres les plus aguerris aux milieux hostiles, un peuple en totale harmonie avec la nature et aux sens plus développés que ceux des humains : les Elfes, dont la dernière réserve se situe au Sylvaniel, en territoire américain.


Après de délicates négociations, les habitants du Sylvaniel acceptent d'envoyer en Asie cinq des leurs pour former les alliés aux techniques de guérilla. Leur seule exigence : emmener avec eux un distingué gentleman spécialiste de l'elfique, un professeur nommé Tolkien.


Au coeur de la jungle, le cauchemar commence pour les humains et les Elfes...

 

Vous vous en doutez, c'est le nom de Tolkien qui m'a amené à lire ce roman. Car pour moi comme pour beaucoup le nom de Christophe Lambert est lié à des films comme Greystoke, Vercingétorix... Sauf qu'il ne s'agit pas du même, mais d'un homonyme, auteur d'une trentaine de romans et qui touche un peu à tous les genres. Ici il inclut des éléments de fantasy dans une trame historique, à savoir les opérations terrestres des Alliés face au Japon en territoire asiatique.

 

Le roman est raconté du point de vue du professeur Tolkien, officier de réserve à qui l'on propose de rencontrer des Elfes au cours d'une telle opération, mais aussi de celui de Cealendar, un semi-elfe dont la condition est un supplice quotidien, et l'amène vers l'alcoolisme. Ce voyage au coeur des ténèbres (et cette référence n'est pas fortuite) va amener Tolkien à réfléchir plus précisément au roman sur lequel il travaille (et qui deviendra Le Seigneur des Anneaux).

 

J'ai été très agréablement surpris par ce récit ; d'une part, si Tolkien est le personnage central, il n'est pas le seul digne d'intérêt, l'auteur développant Cealendar et même Brody, cet officier britannique érudit qui accompagne l'expédition. Bien sûr le traitement du Professeur pourrait faire hurler les puristes, mais on est clairement dans une fiction aux frontières de l'uchronie et de la fantasy, et ces interprétations ne m'ont pas gêné. J'ai été intéressé par le personnage du semi-elfe également, même si j'aurais apprécié un chouïa plus d'approfondissement psychologique le concernant.

 

Mais Lambert (pas l'acteur, l'autre !) ne se contente pas d'insérer une figure de la fantasy et des Elfes, il fait également basculer son récit, dans le dernier tiers, vers un récit de terreur, une ambiance que ne renieraient pas H. Rider Haggard, HP Lovecraft ou même Tolkien lui-même avec un passage rappelant celui de la Moria. Il y a même quelques beaux moments de bravoure, ce séjour dans un village birman ou bien la touffeur de la jungle. Du beau boulot, qui m'a permis d'apprécier grandement ma lecture.

 

Ce n'est pas un chef-d'oeuvre, mais assurément un bon bouquin, bien écrit, conduit par un bel hommage, et couronné par le Prix Bob Morane du meilleur roman français en 2009.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

C'est par un soir de désoeuvrement que j'ai vu ce film, remake d'un long métrage de 1980 de John Carpenter. Pas un grand film de ce dernier ceci dit, mais un classique revisité et remis au goût du jour. Il est intéressant de noter que Big John a lui-même produit cette chose, et qu'il indique dans les bonus que les remakes sont des bonnes choses, qu'ils permettent aux jeunes générations de (re)découvrir des classiques des films d'horeur. Une posture qui me laisse quelque peu circonspect, et je dois même le dire, plutôt déçu.

 

Car même s'il n'est pas d'une facture excellente, il s'agit, comme je l'ai dit, d'un classique qui se suffit à lui-même, et dont la revisitation "moderne" n'apporte pas grand-chose. Cependant le scénariste Cooper Layne a fait évoluer les personnages, les enrichissant au passage de relations avec leurs proches, au détriment, quelque part, de l'horreur induite par ce brouillard qui du jour au lendemain fond sur une petite île de la Nouvelle-Angleterre. Un brouillard qui abrite des créatures malveillantes venues régler, quelques 160 ans plus tard, une dette de sang... Alors certes, si cette nouvelle version du pourquoi est intéressante et mieux écrite que dans l'original, le comment est moins heureux. Il faudra qu'on m'explique l'intérêt de la scène de coït sous la douche...

 

 

Les deux héros sont incarnés par Tom Welling (Smallville) et Maggie Grace (Lost), tous les deux des champions du visage monolithique et du charisme d'huître. Pour compléter la tête d'affiche, on trouve Selma Blair (Hellboy), un peu plus douée, qui est censée apporter sa fantaisie et son étrangeté au rôle. Pas de pot, celui-ci est presque totalement plat et n'apporte, en prime, pas grand-chose à l'histoire. Ah, on n'oublie pas l'acteur black de service, qui de facto, est la caution humoristique... Je ne suis même pas mauvaise langue, c'est clairement dit dans les bonus du DVD. Reste le département des effets spéciaux, qui s'est visiblement démené pour faire un brouillard crédible, mais n'arrive pas à faire mieux que ce qu'a fait Carpenter en 1980... Et pour la musique, sans vouloir faire offense à Graeme Revell, on est loin du score de Carpenter lui-même, qui arrivait à créer des ambiances particulières dans ses films... On va dire que les visages des monstres sont réussis... Mais qui est donc responsable de tout ça, me direz-vous ? C'est Rupert Wainwright, réalisateur britannique de l'honnête Stigmata, qui s'y est collé. Il a depuis plus ou moins disparu des écrans radar.

 

 

Au final ? le film n'est pas une franche réussite, et confirme que certaines valeurs sûres du cinéma de divertissement (comme Spielberg avec Jurassic World) ont tort de confier leur bébés à des continuateurs.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Il m'a fallu attendre une quinzaine d'années pour voir cet excellent film de Brad Bird.

 

Oui, plus de quinze ans. Je l'avais loupé à sa sortie, et depuis j'en entends régulièrement parler, avec le plus grand bien. C'est donc à la faveur d'un visionnage estival, non par désoeuvrement, mais animé d'une véritable curiosité, que j'ai pu le voir. Brad Bird était auparavant réalisateur de plusieurs épisodes des Simpson, ce long-métrage est son premier et le fera remarquer par Disney, qui lui fera faire Les Indestructibles, Ratatouille, et le Monde de demain (avec une incursion dans le film d'action pour Mission impossible: Protocole fantôme. C'est donc l'éclosion d'une valeur sûre, autant en termes de scénario (puisque c'est lui qui adapte pour l'écran un roman de Tom Hughes, the Iron Man) que d'animation (même si le côté un peu cheap de l'animation révèle un certain manque de moyens qui ne fait que rajouter au charme du long métrage).

 

Nous sommes en 1957. Les Soviétiques viennent de lancer le premier satellite géo-stationnaire, le Spoutnik, ravivant les suspicions américaines en ce début de Guerre froide. Un gamin un peu futé, Hogarth Hughes, tombe nez à nez dans la forêt avec un robot géant, avec lequel il sympathise vite. Mais les rumeurs vont encore plus vite, et un employé d'une agence gouvernementale débarque dans le secteur pour fureter partout et surtout neutraliser, par la force s'il le faut, un éventuel engin envoyé par ceux d'en face. Ce positionnement va amener Hogarth à vouloir cacher son Géant de fer, avec les plus grandes difficultés. Ce qui amène plusieurs quiproquos, des situations dramatiques et des malentendus...

 

 

On passe par de nombreuses émotions en visionnant ce film, dès lors qu'on s'y laisse prendre, bien sûr : le rire avec les situations où des morceaux du robot se baladent presque à découvert, de la colère lorsqu'on voit que l'agent gouvernemental fait tout pour détruire l'engin, la curiosité le concernant, car finalement, d'où vient-il ?... Ou encore la tristesse, car bien sûr l'intervention de l'armée sur site va amener des dégradations. Avec son heure et ses 25 minutes au compteur, le film serait même peut-être un peu court, on aurait peut-être aimé une exposition un peu plus longue concernant Hogarth.

 

Le casting vocal est impeccable, avec Jennifer Aniston qui joue la mère du garçonnet, Vin Diesel qui prête sa voix caverneuse au Géant, et Harry Connick Jr. qui prête la sienne au ferrailleur qui cache le géant. Mention spéciale aussi à Michael Kamen, qui livre une partition musicale digne des meilleurs Disney, emmenant le spectateur dans les strates supérieures de l'atmosphère avec sa symphonie.

 

Il s'agit là sans conteste d'un chef-d'oeuvre du film d'animation, que je vous recommande.

 

Spooky

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