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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

Vous connaissez Emma Bovary ? Voici sa cousine américaine, une adorable petite vache au destin tout aussi romanesque. Pour Elsie Bovary, le bonheur a toujours été dans le pré, jusqu’au jour où elle comprend qu’elle est vouée à finir en steak haché. Flanquée de deux complices, Shlomo le cochon converti au judaïsme et Tom le dindon qui voulait voir Istanbul, Elsie, déterminée à éviter l’abattoir, se lance dans un rocambolesque projet de Grande Évasion.

 

En plus d'être un acteur connu pour avoir incarné un agent du FBI passionné par les extra-terrestres et les écrivains jouisseurs (entre autres), David Duchovny écrit. Et ce, depuis longtemps, si l'on en croit les quelques mots qu'il a distillés lors de son passage à Paris il y a quelques jours. Ce premier roman est pour le moins... surprenant, puisqu'il s'agit d'une variation moderne de la fable animalière, comme a pu le faire George Orwell en son temps avec la Ferme des animaux. C'est un roman court, à peine 200 pages au format poche (avec un prix qui ne l'est pas, lui : 16,90€), qui nous permet donc de suivre les aventures de ce trio insolite.

 

L'occasion pour Duchovny d'écorcher -gentiment- au passage la société de consommation, les pollueurs, les religieux intégristes de tout poil. Sans toutefois aller trop loin dans la satire, le but de l'auteur n'est pas de s'attirer les foudres des lobbies en tout genre, mais seulement d'écorcher un peu. Il joue régulièrement sur ce registre, expliquant que son éditrice le rappelle régulièrement à l'ordre.

 

C'est bourré d'humour, de jeux de mots souvent bien vus, parfois complètement ratés (pas toujours facile en traduction). Pas désagréable à lire... mais on est loin du bouquin du siècle, hein.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

 

Cloverfield est un film de 2008, produit par JJ Abrams, que j'avais beaucoup aimé, entre autres parce qu'il relançait -avec brio selon moi- la mode des longs-métrages filmés caméra à l'épaule, mais aussi pour son atmosphère oppressante. Ce 10, Cloverfield Lane se positionne non pas comme une suite directe, mais plutôt comme un nouvel élément dans l'univers de Cloverfield, de l'aveu même d'Abrams

 

Une jeune femme, Michelle, est victime d'un accident de la route. Elle se réveille dans le bunker souterrain d'un certain Howard, lequel prétend l'avoir sauvée d'une attaque imminente dont la nature reste à définir. Michelle fait aussi la connaissance d'Emmett, un jeune homme voisin d'Howard, qui avait pu se réfugier à temps dans le bunker lui aussi. Le patriarche, qui a hermétiquement fermé l'abri, fait régner un climat de terreur et de paranoïa sur ses deux compagnons, qui croient à ses paroles, faute de preuves du contraire. Jusqu'au jour où...

 

A la fin du film, je me suis posé des questions sur sa validité. Est-ce une brillante figure de style sur le thème de la paranoïa, en même temps qu'un survival malin ? Ou bien une immonde bouse qui repose sur des effets minimalistes et la frénésie des acteurs ? J'avoue que la présence de John Goodman dans le rôle d'Howard, ainsi que le parrainage de JJ Abrams (qui a réalisé en parallèle Star Wars Episode VII) m'ont fait pencher pour la première solution. Le film est un huis clos, puisque sur 90% de sa longueur nous n'avons que trois personnages, qui se regardent en chiens de faïence et s'interrogent du regard ou en toute franchise. Tout le long de cette séquence, je me suis demandé si tout cela n'était pas une vaste supercherie, autant pour le spectateur que pour les personnages. Et avec une fin survitaminée, le doute est levé, mais je ne vous dirai pas dans quelle direction. d'autant plus que la toute dernière séquence laisse penser qu'une suite vera le jour assez vite.

 

 

Dan Trachtenberg, le réalisateur, propose ici son premier long-métrage, et se montre assez à l'aise, même si par moments l'action est filmée d'un peu trop près, ce qui a pour résultat de réduire la lisibilité de la séquence, mais aussi (et surtout ?) d'accroître l'atmosphère étouffante du film. Bien vu.

 

J'ai donc bien apprécié ce film, qui appelle bien sûr d'autres segments dans le Clover-verse.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Personnalités

 

Paris, mois d'avril 2016... Le passage de David Duchovny dans la capitale est annoncé. Mon coeur de geek et de fanboy des X-Files frétille à l'idée de peut-être croiser la route d'une personne qui a marqué mon imaginaire (au même titre que Stephen King, par exemple), au point d'avoir pris comme pseudo le surnom qu'il possède en VO dans la série télévisée qui l'a rendu célèbre. Mais trêve de préambules, comment cela s'est-il passé ?

 

Arrivé sur place à 8h45, avec déjà 30 personnes devant moi... On patiente dehors jusqu'à 10h, jusqu'à ce que la Fnac Saint-Lazare ouvre. Ensuite on patiente jusqu'à midi dans une cage d'escalier, avec les odeurs corporelles des gens à côté, super-sympa. Puis on entre dans l'espace rencontre, où on entre en zigzag comme chez Mickey, et on patiente debout jusqu'à 12h30, en profitant pleinement des odeurs corporelles du même mec, parce que figurez-vous qu'on nous a fait nous pousser les uns les autres, pour faire rentrer un max de personnes (190 tickets ont été distribués, d'après mes sources). Sans parler des vigiles qui s'ennuient un peu et qui passent toutes les 10 minutes pour vous dire de vous pousser un peu. Là arrive Duchovny à 12h30 (ouf, pas de retard), auquel une personne pose 4 ou 5 questions, auxquelles il répond avec humour et intelligence (je vais y revenir).

 

Ensuite séance de dédicaces à la chaîne : "Bonjour, merci, au revoir". Et si vous avez le malheur de vous attarder, genre pour prendre en photo la demie-seconde où votre copine, qui était derrière vous, reçoit sa dédicace, eh bien 3 matamores d'un quintal chacun se précipitent vers vous pour vous virer poliment mais fermement. "On a des consignes, désolé". Bon, pas grave, je l'ai quand même croisé et j'ai eu ma dédicace :)

 

Alors, pour la partie "rencontre"... L'intervieweur lui a donc demandé comment lui était venue cette idée d'écrire, parce que quand même c'est fou, il est avant tout acteur et... Eh bien figurez-vous que ce brave Dave (oui je l'appelle Dave, on est intimes maintenant) a toujours écrit, et que le métier qu'il voulait faire quand il serait grand, c'était écrivain, et pas acteur ou chanteur (parce qu'il chante aussi, et oui). C'est donc un vieux rêve qui devient réalité, car David se destinait originellement à l'enseignement et obtint un diplôme de littérature anglaise à l'université de Princeton et aussi une maîtrise à l'université de Yale, où il commence à s'intéresser à l'art dramatique.

 

 

Le roman pour lequel il a accepté cette rencontre, intitulé Oh la vache ! (Holy cow en VO) raconte l'histoire d'une vache, Elsie, qui décide de partir pour l'Inde après avoir découvert que son destin était de mourir à l'abattoir et d'être mangée sans sentiments par les humains qu'elle pensait jusqu'alors bienveillants. De fil en aiguille, en écrivant son histoire, il parle aussi d'un porc qui souhaite aller en israël (pour la même raison) et d'une dinde (turkey en VO) qui veut aller en... Turquie, pensant que le nom du pays a été choisi en hommage à son espèce. L'auteur raconte donc ces anecdotes avec humour, reconnaissant par exemple que la dernière blague marche moins bien en français. Il dit avoir proposé son histoire sous forme de scénario à plusieurs studios, dont Disney, pensant que cela ferait un chouette film d'animation, sans succès.

 

Tiens, le français, langue qu'il a apprise à l'école, avec une maîtresse qu'il appréciait beaucoup. Mais faute de pratique, il ne lui en reste pas grand-chose et une traductrice est présente pour l'aider à comprendre les questions. Le roman nous met dans la peau d'un trio d'animaux de ferme au comportement humanisé, ce qui lui permet de mettre en lumière toute l'absurdité de certains comportements "humains". C'est assez éclairant d'ailleurs, car le roman s'avère plus profond que de prime abord. Duchovny avoue avoir été végétarien pendant quelques temps, mais avoir arrêté depuis.

 

Lorsqu'on évoque son second roman (pas encore traduit en français), dont le titre est Bucky F*cking Dent, on lui dit que c'est un titre "à la Hank Moody", son personnage d'écrivain jouisseur et anarchiste de la série Californication. Duchovny rétorque qu'il n'a pas attendu cette série pour dire des gros mots. Ce roman, visiblement acclamé par la critique, se déroule dans le milieu du base-ball ; Duchovny dit d'ailleurs qu'il l'a écrit pour le public français, parce qu'il sait qu'il adore le base-ball...

 

 

Pour finir, une brève évocation de son avenir, avec entre autres une nouvelle saison de Twin Peaks, une nouvelle de X-Files, une autre d'Aquarius, dont la diffusion commence en juin aux Etats-Unis...

Au final une rencontre mi-figue mi-raisin, avec une organisation défaillante (carton rouge pour la salle sans chaises, qui leur a cependant permis de vendre un max de Oh la vache !, mais la satisfaction de rencontrer "en vrai", même si tout est relatif un artiste qui a sans doute des choses à dire si on lui en laisse le temps.

 

Spooky

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Les Editions Albin Michel, fortes du succès des auteurs scandinaves maison, creusent le sillon et proposent de plus en plus de titres. Des auteurs confirmés, mais aussi des nouveaux venus, comme Stefan Ahnhem. Scénariste pour la télévision suédoise depuis une vingtaine d'années, notamment de la série des Wallander, il se lance à son tour dans le genre policier avec Hors cadre.

 

Près des corps sauvagement mutilés de deux victimes, une photo de leur classe de 3ème sur laquelle leur visage a été raturé. Cette classe a aussi été celle de l’inspecteur Fabian Risk de la police de Helsingborg. Pour arrêter la spirale infernale et éviter d’être la prochaine cible, il s’enfonce dans les méandres de son propre passé. Au risque de s’y perdre.

 

Les communiqués de presse de l'auteur parlent de Jo Nesbo et Henning Mankell comme mètres-étalons auxquels Ahnhem peut se mesurer. C'est extrêmement flatteur, mais pas galvaudé.

 

J'ai été littéralement happé par le roman. La preuve, j'ai réussi à rater ma station de métro à cause de ma lecture. Et croyez-moi, malgré ma petite tête proverbiale, cela m'arrive rarement. Pourtant la construction est relativement classique : un flic revient dans sa région natale et se retrouve mêlé à une affaire de meurtres en série. Personnellement mêlé. Ça ressemble au pitch de pas mal de bouquins, me direz-vous...

 

Mais Ahnhem a ce truc en plus, cette écriture tenace qui en fait un redoutable page-turner d'entrée de jeu. Ses chapitres courts ne vous lâchent pas, et ses dialogues sonnent étonnamment juste. Alors bien sûr, on plonge dans les arcanes de la police suédoise, mais aussi dans sa rivalité séculaire avec le voisin danois, par petites touches, puisque le roman se déroule sur le sol des deux pays. L'équipe autour de Risk n'est encore qu'esquissée, mais nul doute que dans les titres suivants ils vont être développés.

 

Ahnhem a sans doute beaucoup de chsoes à dire avec ce nouveau héros, Fabian Risk, ses collègues, son boulot, sa famille. Je serai présent pour la suite.

 

Spooky

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Popopop, je vous arrête de suite. Ce film n'a rien, mais alors quasiment rien à voir avec le comics éponyme. Si ce n'est une partie des personnages concernés. Mais dans la mesure où ceux-ci ont déjà une trajectoire différente depuis leur apparition au cinéma sous la férule des Marvel Studios, on peut décréter que c'est un univers définitivement différent.

 

Ceci étant posé, nous allons pouvoir nous concentrer sur le film. Lors d'une intervention à Lagos, les Avengers dérapent, et détruisent partiellement un bâtiment, tuant accidentellement plusieurs civils. Se pose alors gravement la question de leur contrôle, car cela fait suite à de nombreux incidents, relatés dans les deux premiers Avengers. Puis un attentat perpétré lors d'une réunion des Nations Unies met le feu aux poudres et on intime alors aux "optimisés" de se faire enregistrer et de ne plus agir que sous l'égide onusien. Une obligation qui déplaît fortement à Captain America et quelques autres, qui de fait deviennent des hors-la-loi, d'autant plus qu'ils décident de retrouver eux-mêmes l'auteur présumé de l'attentat, le Soldat de l'Hiver.

 

Celui-ci est bien sûr au centre de l'intrigue, tout comme Cap et Iron-Man, leaders des deux factions rivales des Avengers, lesquelles se trouvent obligés de recruter. L'occasion donc de faire connaissance avec quelques nouveaux dans le MCU*, comme la Panthère noire, et un autre personnage central de l'univers Marvel, mais je ne spoilerai pas, en disant qu'il s'agit d'un petit gars super-fort. A ce sujet l'apparition et l'intégration de ces personnages est vraiment réussie, plutôt proche des personnages des comics, l'un gouailleur et virtuose, l'autre félin et noble. D'autres, comme Ant-Man, ont déjà eu droit à leur propre film, et se retrouvent donc tout naturellement au sein du groupe. Nous avons donc une douzaine de super-slips qui se mettent la pâtée à l'écran, et je dois dire que c'est plutôt bien foutu, même si je préfère les scènes d'exposition ou de transition, permettant de bien saisir la psychologie des personnages. Avec 12 super-héros et une demie-douzaine de personnages qui influent plus ou moins fortement sur l'intrigue, ce n'était pas gagné, mais Christopher Markus et Stephen McFfeely (déjà à l'oeuvre sur les deux premiers Captain America et la série Agent Carter) arrivent à gérer tout ce beau monde sans trop de dommages, arrivant même à glisser de l'humour entre les morceaux de bravoure.

 

Les acteurs, Robert Downey Jr. et Chris Evans en tête, semblent toujours autant s'amuser. Les autres ont aussi pas mal de présence à l'écran, même si certains semblent faire un peu de figuration. A noter d'ailleurs un petit nouveau dans cette bande, Martin Freeman, Bilbo du Hobbit et Dr Watson de la série Sherlock lui-même.

 

La réalisation a été confiée aux frères Russo, qui avaient déjà fait du bon boulot sur le Soldat de l'Hiver. Les hommes forts du MCU, puisqu'ils co-réaliseront les deux prochains segments mettant en scène le groupe des Avengers, Infinity Wars aprties 1 et 2. Sur grand écran le spectacle est total. A peine râlera-t-on sur cette première séquence d'action filmée de trop près, ce qui rend l'action difficile à lire.

 

Bref, vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé cette nouvelle réunion des Avengers, qui bien que passée sous l'appellation Captain America, est un sacré challenge relevé avec brio. Marvel enfonce définitivement le clou face à DC...

 

Spooky

 

 

 

*Marvel Cinematic Universe, construit autour des Avengers, et découpé en phases.

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