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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Lydia Danse croit avoir enfin trouvé le bonheur du foyer. Son mari semble le meilleur des hommes. Leur jeune fils est merveilleux. Mais le Mal se cache parfois où on ne l'y attend pas, même sous son propre toit. Les années passant, la façade s'effrite. Son mari, désormais sûr de sa toute-puissance, resserre son emprise sur sa famille. Et tous les moyens de coercition sont bons, pourvu qu'ils lui procurent l'ivresse du pouvoir. Prête à tous les sacrifices, quitte à se mettre physiquement en danger, Lydia fera tout son possible pour tirer son fils de ses griffes. Mais Arthur Danse n'est pas homme à renoncer à ce qui lui appartient. Ce qu'il prend par la force, il s'y accroche et ne le lâche pas...

 

J'avais découvert Jack Ketchum un peu par hasard il y a presque 10 ans, avec Une fille comme les autres, roman qui m'a profondément marqué. A la suite d'une discussion à son sujet avec d'autres lecteurs (coucou Carole et Max), je me suis décidé à acheter et lire Fils unique, autre roman du même auteur. Sans en savoir grand-chose, seulement qu'il s'agissait d'une histoire vraie, comme l'indique la couverture de l'édition Milady en poche du roman. Et sa lecture va, là encore, me marquer.  Parce que Ketchum a, encore une fois, œuvré dans le glauque. Sans en rajouter, ou si peu, par rapport à une histoire authentique dont il parle en postface. Une histoire qui montre l'absurdité d'un système judiciaire, en l'occurrence du New Hampshire, qui prête plus de crédit à un entrepreneur qu'à une infirmière. Qui ne prend pas de principe de précaution lorsqu'il y a présomption de violences sexuelles d'un père sur son fils. Qui pousse certaines personnes aux pires extrémités pour pouvoir protéger leurs proches. Quitte à briser à jamais des vies, au propre comme au figuré. Et ce sera le cas dans ce fait divers glaçant.

 

Un bouquin de Jack Ketchum ne se termine pas bien. Mais bordel, quel écrivain c'était, puisqu'il nous a quittés en début d'année. Nous voilà prévenus popur les prochaines lectures.

 

Spooky

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 
Un phénomène inexplicable s’empare des femmes à travers la planète : une sorte de cocon les enveloppe durant leur sommeil et si l’on tente de les réveiller, on prend le risque de les transformer en véritables furies vengeresses.
Bientôt, presque toutes les femmes sont touchées par la fièvre Aurora et le monde est livré à la violence des hommes.
À Dooling, petite ville des Appalaches, une seule femme semble immunisée contre cette maladie. Cas d’étude pour la science ou créature démoniaque, la mystérieuse Evie échappera-t-elle à la fureur des hommes dans un monde qui les prive soudainement de femmes ?
 
 
La famille King est une famille d'écrivains. On a Steve, le père, auteur aux centaines de millions de livres traduits, vendus, adaptés, star des réseaux sociaux, fervent opposant à Trump, réalisateur, producteur de cinéma et de télévision, et même acteur. On a Joe, le fils aîné, qui suit la même voie que son père et connaît de beaux succès dans les romans et les scenarios de comics. On a Tabitha, la mère, autrice de romans policiers au succès fort confidentiel. Naomi, la fille cadette, est la seule à échapper à cette secte, elle qui est pasteur dans je ne sais quelle congrégation. Et puis on a Owen, le benjamin, qui a désormais 40 ans, et n'a à son actif qu'un recueil de nouvelles et un roman en solo. Son deuxième est co-écrit avec son père, ce qui lui vaut les honneurs des têtes de gondole et des traductions dans divers pays, dont la France.
 
On ne sait pas comment les deux auteurs se sont réparti l'écriture de ce récit, mais dans la mesure où la trame prend pied dans deux univers, ou plutôt deux dimensions d'un même univers, on peut imaginer le point de césure à cet endroit. peu importe finalement, car on ne peut pas dire que ce Sleeping Beauties restera dans les mémoires, ni chez les Kingophiles, ni dans la littérature en général, sauf pour dire qu'il a été co-écrit par le père et le fils.
 
Car même s'il est long (820 pages, et oui, c'est du King), sa lecture est assez lourde. L'intrigue se met un peu lentement en place, et se développe encore plus lentement. Il faut dire que le récit compte pas moins de 70 personnages principaux et secondaires, que l'éditeur a eu la bonne idée de lister à la fin du volume (une innovation déjà présente dans Dôme). Une profusion qui participe à un certain "réalisme" (bien sûr, quand on a une histoire qui prend pied dans une petite ville, il ne peut pas y avoir que 5 personnages...), mais comme je l'ai dit, le temps que leur situation à tous soit réglée, c'est vraiment long.

Au-delà de ce souci de longueur, c'est la qualité de l'histoire qui est en cause ; on a donc un problème mondial, avec un focus sur une petite ville, celle-là même où peut se trouver la solution à ce problème. Un monde qui se retrouve, en l'espace de quelques jours totalement privé de la moitié de sa population, pas mal comme idée de départ. Lorsqu'on comprend (enfin, le lecteur et ladite moitié) qu'elles (les femmes) sont placées en hibernation pour apparaître dans une version alternative de Dooling, en l'attente de... quelque chose, on se dit que les King père et fils ont peut-être loupé le coche. Et quand on voit la rapidité avec laquelle l'histoire se conclue, on se dit qu'ils ont foiré leur bonne idée de départ.


Car on aurait pu être dans un bon survival à la Dôme, avec des personnages aux personnalités bien trempées, avec l'élément fantastique qui sert de pivot. Et non, on a quelque chose d'assez mou, limite angélique, sans toutefois verser dans la bondieuserie. De là à dire que c'est la partie réalisée par Owen qui a fait foirer l'ensemble, c'est un pas que je ne franchirai pas, ce n'est pas le propos, et je n'ai aucune preuve concernant ce partage de l'intrigue, comme je l'indiquais plus haut. Une œuvre mineure, donc.
 
Il ne reste plus qu'à attendre The Outsider, qui paraît d'ici quelques jours aux Etats-Unis, et probablement au printemps 2019 en France...
 
Spooky

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