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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Ansible
Publié dans : #BD


Stephen King tient une place particulière dans mon histoire personnelle de lecteur. J'ai découvert ses oeuvres il y a maintenant près de 20 ans. J'ai commencé par ses gros "classiques" : Cujo, Shining, Charlie... Et puis vint à un moment le premier tome de La Tour sombre. Tranchant radicalement avec l'oeuvre de l'Horrorus Rex, ce fut un roman étonnant, se situant dans un univers composé à la fois de fantasy et de western. L'auteur est un grand amateur de western, mais il y a mis sa sauce. J'avoue que je suis assez circonspect avec "La Tour sombre". King a décidé d'en faire l'axe de rotation de son oeuvre, d'y placer la convergence de toutes ses histoires, au fur et à mesure qu'il les écrivait. C'est un peu un condensé, mais aussi un univers à part. Comme dans le reste de son oeuvre, il y a des choses que j'aime, et d'autres que je trouve superflues.

On peut faire beaucoup de reproches à Stephen King. Lui dire que son oeuvre contient à peu près tous les péchés, que ça parle régulièrement de cul, de fesses et de pets. Que c'est parfois mal écrit, ou bien qu'il s'étale sur des centaines de pages pour décrire une scène toute simple. Nombre de ses écrits ont été adaptés, parfois avec bonheur, au cinéma et à la télévision. Grand amateur de cette oeuvre, je pense voir parfois ces défauts. Mais s'il y a une qualité que je reconnais à la plupart de ses histoires, c'est qu'elles sont souvent bien racontées. En général, si vous êtes preneur du genre, vous ne lâchez pas un King. Il m'est arrivé d'en lire en une nuit. Mais revenons à nos moutons.

Ici l'adaptation de la Tour sombre a été confiée graphiquement à Jae Lee et Richard Isanove, auteurs connus -mais pas toujours appréciés- de comics, en particulier des super-héros. King garde la mainmise sur cette adaptation, gage de fidélité, mais pas forcément de qualité (souvenez-vous de Shining). Bref, on peut espérer que la vision de l'auteur sera à peu près respectée dans ce triptyque. Je dois avouer que cela rejoint pas mal l'idée que je me faisais de certains personnages, en particulier les gamins (Roland, Cuthbert, Alain). Par contre je trouve les attitudes des dits personnages un peu figée, une attitude hautaine un peu hors de propos parfois. De plus les visages ne sont pas toujours réussis, ce qui est un peu dommage. J'ai eu du mal à reconnaître Roland dans des scènes collectives, par exemple. Par contre, le paquet a été mis sur les ambiances. A la limite du glauque, parfois crépusculaires, j'ai trouvé ça pas mal, même si manquant parfois de détails. La qualité "kingienne" de l'histoire, dont je parlais précédemment, a été plutôt conservée, et du coup j'ai envie de lire la suite. Un 3/5 d'attente, même si c'est un 3,5/5 en réalité après la lecture de ce premier tome.



Note : Attention, ce triptyque n'est pas une adaptation de l'ensemble de La Tour sombre, qui compte 7 romans, mais seulement celle d'un passage, contant les débuts de Roland en tant que Pistolero.

Spooky.

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