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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Ansible
Publié dans : #Films
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Après les perles que sont Stand by me, Misery, Dolores Claiborne et Les Evadés, voici donc une nouvelle adaptation réussie de Stephen King. La ligne verte, c’est d’abord un feuilleton paru quasi-simultanément dans le monde au cours de l’année 1996. Les exigences éditrices et le décalage horaire ont décidé du fait qui chaque épisode parut en France avant les Etats-Unis... Durant 6 mois, comme Dickens avant lui, le «Bestsellasaurus Rex» réussit le tour de force de tenir en haleine des dizaines de millions de lecteurs. En France, la collection Biblio (émanation de J’ai lu, c’est à dire Flammarion) a décuplé ses tirages (de 40000 à 500000 exemplaires). Après un phénomène d’édition, ce suspense carcéral est devenu un événement cinématographique.

Dans sa maison de retraite, Paul Edgecombe évoque l’année 1935, lorsqu’il fut gardien-chef du Bloc E de la prison de Cold Mountain. Dans ce pavillon des condamnés à mort, il tente d’adoucir les derniers jours des prisonniers avant de les mener à la chaise. Après avoir vu arriver parmi ses subordonnés le jeune Percy Wetmore, arriviste pistonné et voyeur sadique, se succèdent des prisonniers très différents: le cajun Edouard Delacroix (qui apprivoise le personnage le plus surprenant du récit, la souris Mister Jingles), le tueur Wild Bill Wharton, mais surtout le géant noir John Coffey, dont le comportement et surtout le don contrastent avec le crime pour lequel il doit mourir (le viol et le meurtre de deux petites filles). La vie de Paul Edgecombe sera irrémédiablement bouleversée par cette rencontre.




Frank Darabont, déjà réalisateur des Evadés, a réuni une Dream Team dans The Green Mile. On connaissait le talent du multi-oscarisé Tom Hanks : il campe ici un gardien-chef de prison déchiré par une infection urinaire et qui est confronté à une série d’événements étranges. David Morse, habitué aux rôles de méchant, est fabuleux dans le costume de son adjoint Brutus Howell. Doug Hutchison, habitué d’X-Files (il y interprète l’élastique Victor Eugène Tooms), est parfait en gardien pleutre et malsain. L'un des mérites de Darabont (scénariste de talent : Freddy 3, The Blob, La Mouche 2, oui bon, d'accord, il avait besoin de manger à l'époque) est d’avoir respecté au plus près l’oeuvre de King, n’éludant que des intrigues influant peu sur le fil conducteur ; le résultat dure tout de même 3h15. 3h15 de pur bonheur.
Au travers d’une réalisation sensible, d’une interprétation hors pair (mention spéciale à Michael Clarke Duncan, littéralement habité par le rôle de John Coffey), le film délivre un message d’espoir, d’humanisme et d’amour. Certes, le propos est manichéen, les méchants sont très méchants, voire bibliques (Coffey est un martyr, une figure christique), mais l’histoire est magnifiquement racontée. Un pur moment de magie.
Spooky

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clara 23/04/2009 17:10

j'ai 11 ans et j'ai vu La Ligne Verte c'est superUne fan.

clara 23/04/2009 17:07

j'aime  beaucoup La Ligne Verte  c'est  super

clara 23/04/2009 17:05

fgfrt

val 31/03/2009 11:32

à propos de doug hutchinson , on l'a aussi vu  camper un méchant trés sympathique et philosophe dans  MEDIUM , quant au film ,  j'ai cessé d'essayer de comprendre ce que j'ai du  pas comprendre , car j'ai été trés déçue .dans ta critique j'ai adorée "déchiré par une infection urinaire "

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