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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

 

TROU DE MEMOIRE

Les ravages du temps, la manipulation de la vie d’autrui par le lavage de cerveau… Voilà des sujets qui ont nourri des tonnes de films depuis qu’on sait en faire. Alors qu’est-ce que Mémoire effacée a de particulier ? Eh bien pas grand-chose. Mis à part que la tête d’affiche est la jolie et talentueuse Julianne Moore, plus habituée à des rôles assez dramatiques et « sérieux » (Le Fugitif, Psycho, The Hours, Loin du Paradis, Magnolia…). Mais cette oscarisable se permet également quelques écarts vers un cinéma plus commercial (Hannibal, Le Monde Perdu, Assassins…). C’est le cas avec ce film du multicarte Joseph Ruben (Les Nuits avec mon ennemi, Money Train, Loin du paradis, justement), qui pour le coup s’essaie au thriller surnaturel.
Un avion avec à son bord un groupe d’enfants s’écrase. Mais un événement inexplicable survient : la mémoire de leur existence disparaît complètement de la société, c’est comme s’ils n’avaient jamais existé même pour leurs parents proches. Seule la mère d’une des victimes a gardé intact le souvenir de son enfant... Cette mère, c’est Julianne Moore, bien sûr, qui éclaire toujours la pellicule de sa chevelure rousse et de son talent incroyable. Elle est cette mère qui est persuadée que son enfant a bel et bien existé, et bientôt, qu’il n’a jamais été tué dans un accident d’avion ! Elle parvient à convaincre le père d’une camarade de son fils (Dominic West, vu dans Chicago et Le Sourire de Mona Lisa) qu’il y a une manipulation derrière tout ça, et va tenter de faire éclater la vérité. Le film commence bien, la douleur de la mère est palpable, on comprend son combat pour ne pas oublier son enfant, et aussi son désespoir quand tout s’écroule autour d’elle.



Mais lorsque le film bascule dans le surnaturel, que des toits de maisons s’envolent, que la quête de Telly (Moore) ressemble à une poursuite poussive… On n’y croit plus. Tout simplement parce que c’est poussif, justement, que le scénario se perd dans ses contradictions, et que le côté fantastique est plutôt mal exploité. Telly essaie de retrouver son enfant ; « quel enfant ? », lui rétorque-t-on. Puis elle essaie d’approcher son mari, qui lui demande « Qui êtes-vous ? ». Le film hésite dès lors entre le drame social et le thriller de série, y perdant le début d’âme qu’il avait pu avoir en début de métrage… Les acteurs, au demeurant très sobres, semblent perdus, même les très bons Gary Sinise (Apollo 13, Snake Eyes) et Anthony Edwards (échappé des Urgences). L’ambiance est un peu sauvée par la musique de James Horner, envoûtante à souhait, ainsi que par quelques effets de surprise savamment dosés. Mais ça ne suffit pas pour sauver un film à oublier. Quel film ?


Spooky.

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