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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Ansible
Publié dans : #Films
Ce 6ème Batman était très attendu par les fans et les critiques. A plusieurs titres, puisqu'il sort presque vingt ans après le début de la saga, réalisé par Tim Burton. Il devait permettre la confirmation du duo Nolan/Bale comme réalisateur et acteur principal, après un Batman begins très réussi. Mais aussi parce que le super-méchant de service, j'ai nommé le Joker, est incarné par Heath Ledger, jeune acteur australien qui est décédé peu de temps après la fin du tournage, et à qui on promettait monts et merveilles après sa prestation dans Le Secret de Brokeback Mountain.

Batman aborde une phase décisive de sa guerre contre le crime. Avec l'aide du lieutenant de police Jim Gordon et du procureur Harvey Dent, Batman entreprend de démanteler les dernières organisations criminelles qui infestent les rues de sa ville. L'association s'avère efficace, mais le trio se heurte bientôt à un nouveau génie du crime qui répand la terreur et le chaos dans Gotham : le Joker...





Contrairement à ce qu'on pourrait croire, The Dark Knight n'est pas l'adaptation du comic-book éponyme de Frank Miller. C'est en l'occurrence une sorte de sous-titre de la saga Batman, un surnom comme un autre pour le Caped crusader. Comme je l'ai souligné, on retrouve la même équipe en haut de l'affiche. Nolan (scénariste, producteur et réalisateur), Bale, mais aussi Michael Caine dans le rôle du fidèle Alfred, Morgan Freeman dans celui du conseiller technique de Bruce Wayne et Gary Oldman dans celui de l'inspecteur Gordon. Seul changement, la substitution de Katie Holmes par Maggie Gyllenhaal dans le rôle de Rachel Dawes, l'ex-petite amie de Bruce Wayne. Ce n'est pas une grande perte, le rôle étant quand même celui d'une crevette. Nouveaux venus dans la saga, Heath ledger donc (Le Purificateur, Les Frères Grimm, Chevalier...), mais aussi Aaron Eckhart (Erin Brockovich, Paycheck et Dahlia noir), dans le rôle d'Harvey Dent, nouveau procureur de Gotham City et nouveau petit ami de Rachel. Celui-ci convainc le milliardaire Bruce Wayne du bien-fondé de son action afin d'abattre le crime dans les rues de la ville. Entre tous ces personnages va se jouer une sorte de tragédie antique, un ballet ou un chassé-croisé qui ne laissera personne indemne.

Il va se passer beaucoup de choses dans ce film. Les séquences s'enchaînent sans temps mort, et les habituelles petites séquences contemplatives qui font l'essence de la série sont réduites à une portion congrue. Le Joker est un personnage qui sort de nulle part, mais qui incarne, selon le réalisateur, l'anarchie et le chaos absolu, l'anti-Batman par excellence. Et en effet son action va provoquer une panique sans précédent dans la ville, ce qui procure à Nolan l'occasion de filmer des mouvements de foule en cinémascope, un format largement utilisé, pour notre plus grand plaisir, en filmant les bâtiments cyclopéens de Gotham City. Le film comporte bien sûr son lot de gadgets high-tech : un nouveau costume, plus léger et plus maniable, mais aussi un bat-pod, une moto qui se réduit presque à deux roues. Bruce Wayne, son alter ego civil, conduit quant à lui une magnifique Lamborghini Murcielago, ce qui signifie en italien... chauve-souris. Les moyens sont visibles à l'écran, avec notamment une poursuite d'un gros camion, qui se conclue par un tonneau vertical. Le film débute cependant par une scène de braquage de banque extrêmement maîtrisée, inspirée par Heat de Michael Mann, une référence en termes de film d'action et de tournage de fusillade. Dans cette séquence apparaît l'excellent William Fichtner, habitué aux seconds rôles.



Un casting haut de gamme, qui joue son rôle de façon presque parfaite. La révélation du film est Heath Ledger, avec une prestation exceptionnelle. Il a su apporter au Joker toute la démesure, la dimension tragi-comique que le personnage requiert. Pour se préparer au rôle, il s'est enfermé plusieurs jours dans une chambre d'hôtel, inscrivant dans un carnet toutes les idées noires que pourrait avoir le personnage. Une implication dont on dit qu'elle aurait fait basculer l'interprète dans une folie paranoïaque, et aurait amené son décès (suicide ?). Heath Ledger rejoint ainsi d'autres légendes du cinéma fantastique, telles que Brandon Lee et Bela Lugosi, morts alors qu'"habités" par leurs personnages fétiches (The Crow pour le premier, Dracula pour le second). Le Joker avait déjà été incarné par Jack Nicholson dans le premier Batman, mais il a l'air d'un aimable cabotin de bac à sable à côte de Heath Ledger. Christian Bale est comme d'habitude impeccable dans son rôle de milliardaire philanthrope et de justicier névrosé. Il est très bien entouré, et le film se déroule dans une ambiance musicale symphonique réglée par Hans Zimmer et James Newton howard, des pointures en ce domaine.



Je l'ai dit, le film est très intense, et je ne vous livre là que quelques scènes, pas forcément les plus importantes. Le métrage dure 2h30, il se passe beaucoup de choses. Des personnages apapraissent, d'autres disparaissent, des choses ne sont plus (à la fin de Batman Begins le Wayne Manor a d'ailleurs été détruit), des positionnements apparaissent... Le film est quand même noir, très noir, mais ne perd en aucune manière sa dimension épique, avec par exemple des récitatifs anthologiques en fin de parcours. On peut désormais parler de franchise, puisque la fin est une nouvelle fois ouverte, et que de nouveaux adversaires apparaissent pour l'homme chauve-souris... Un film de haute volée, très dense, mais qui comporte une forte dose d'action et de thématiques fortes.

Spooky.

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Toxic 01/09/2008 22:47

Faut reconnaître que la version "son rôle l'a rendu fou et il en est mort" a quand même plus la classe que la vérité, à savoir "il a soudain pris conscience qu'il valait mieux crever que continuer à se taper une soeur Olsen".

Hesperide 01/09/2008 16:11

>>Une implication dont on dit qu'elle aurait fait basculer l'interprète dans une folie paranoïaque, et aurait amené son décès (suicide ?).Punaise ya vraiment des décérébrés. Si bosser son rôle rendait fou, ça fait longtemps que de niro, hoffman ou 80% des acteurs américains se seraient tirés une balle (en plus dans le genre extrêmiste de la préparation, c'est plutôt bale le plus beau spécimen du genre). Ce qu'il faut pas entendre comme conneries. Rhaaaa ça m'énerve. Pour me défouler je vais faire un jeu de rôle, tiens, ça fera sans doute de moi une maniaque désocialisée et après j'irai tuer des petits chiens.Bref. Pas encore vu le film mais très hâte. J'irai jeudi :)

hevydevy 27/08/2008 12:29

Toxic > Sacrés exécutifs quand même. Comme quoi faut pas les reveiller.

zordar 26/08/2008 22:38

C'est vrai que c'est noir mais que c'est bon !

Toxic 26/08/2008 15:41

A propos de la noirceur du film et des exécutifs de la Warner, maintenant que le film a fait des millions, le génie qui gère les projets d'adaptations de comics chez WB a décidé que désormais tous les prochains films de superhéros de la firme devaient avoir un ton noir similaire à celui de Dark Knight, et que le 1er film a subir cette relecture serait le prochain Superman. C'est beau la créativité et l'originalité quand même. Vivement "Batman, mais avec un costume rouge et bleu", "Batman, mais tout vert avec une bague magique" ou "Batman, mais en rouge et qui court très vite".

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