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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Ansible
Publié dans : #Livres


Le Sud des Etats-Unis recèle bien des surprises...
Une jeune femme brutalement taillée en pièces dans sa maison de Virginie... avec une arme vieille de plus de cent ans. Un officier à la retraite éviscéré... par un assaillant invisible. Un jeune homme, les yeux crevés dans sa baignoire... puis bouilli vif. Qu'ont ces victimes en commun ? Quel être de cauchemar les a massacrées ? Le mystère s'épaissit lorsque la police, jusque-là impuissante, reçoit l'aide d'une petite fille qui semble être la seule capable de voir l'assassin. Mais pourront-ils capturer un tueur qui n'a peut-être jamais été humain ?
L'inspecteur Decker Mc Kenna mène l'enquête, et celle-ci va le mener dans les méandres du temps, et peut-être lui permettre d'exorciser une blessure intime...

Depuis son premier roman Manitou, écrit en une semaine en 1975, l'Ecossais Graham masterton fait partie des auteurs les plus populaires de la littéraure d'épouvante. Très prolifique, ses romans sont traduits dans de nombreuses langues. La plupart de ses écrits sont réalisés suivant un même schéma : des meurtres atroces sont commis, un enquêteur découvre qu'une tradition ancienne est à leur origine, et ça se termine en général non sans dommages... Masterton va toujours chercher des légendes, des mythologies très exotiques ; cela ne manque pas d'intérêt, mais à mes yeux ses récits (ou du moins tous ceux que j'ai pu lire émanant de lui) se cassaient immanquablement la gueule en cours de route, jusqu'à des fins confinant parfois au grand guignol.

Le Diable en gris ne déroge pas à ces règles. Ici on nous présente la santeria, religion primitive originaire d'Afrique, et importée dans le Nouveau-Monde par les esclaves, qui mènera au vaudou. Une religion peuplée de tout un tas de dieux, certains bienveillants, d'autres plus vindicatifs, que les esclaves noirs ont continué à prier dans les champs de coton du Sud, en leur donnant les noms de saints chrétiens, afin de ne pas se faire repérer par les autorités locales et leurs maîtres. En même temps nous faisons un retour en arrière dans le temps, vers la bataille du Wilderness en 1864, où les forces de l'Union subirent une défaite aussi cuisante que mystérieuse. Si vous voulez en savoir plus, rendez-vous sur cette page de Wikipedia.
Comme d'habitude Masterton distille une ambiance assez inquiétante avec ces meurtres étranges, puis des éléments ma foi pas inintéressants (cette petite fille autiste qui est presque la seule à pouvoir voir le tueur, le récit très oppressant de la bataille du Wilderness que Decker revit en rêve...). Mais ça tourne ensuite en eau de boudin avec un raccrochage à la religion chrétienne ainsi qu'un traitement qui vire presque au bal costumé dans la dernière partie. Mis à part pendant les meurtres du début, on n'a pas vraiment peur... Dommage de gâcher de la matière de cette façon...


Spooky.

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Spooky 12/11/2008 10:06

pierig > Ouais, si tu veux essayer Masterton, commence par "Manitou"...

Pierig 12/11/2008 10:01

Si j'ai bien compris, on passe son chemin? :)

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