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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Reportages

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L'Epouvantable vendredi est une initiative issue d'un partenariat entre l'association AOA Production (les créateurs de la Zombie Walk en France) et l'Institut Lumière. Depuis maintenant plusieurs saisons, l'objectif est de proposer des soirées thématiques sur le cinéma horrifique, alternant soirées dédiées à un thème et à un réalisateur. La Hammer, les zombies, James Wan, Dario Argento, Sam Raimi, le diable, les vacances sanglantes, les maisons hantées… ont eu les honneurs de leur soirée. Vu l'attachement de l'ami Spooky pour cet auteur incontournable (même si je ne suis pas aussi amateur que lui) qu'est Stephen King, je ne pouvais pas passer à côté d'une review pour la soirée qui lui était dédiée. D'autant que je n'avais vu aucun des films au programme.

Arrivés une petit demi-heure avant le lancement des hostilités, nous pénétrons dans le hangar qui jouxte la salle de projection, hangar dans lequel quelques aménagements ont été faits pour l'occasion. Décoration "salle de bal", petite table hommage à Stephen King et à son oeuvre (pas mal de ses bouquins trônaient là, avec quelques accessoires de circonstance, comme une machine à écrire). La salle étant à ce moment-là ouverte au public, nous décidons d'aller nous installer. Quelques minutes passent, le temps de bouquiner dans notre coin (Madame et moi avons toujours un ou deux bouquins de prêts dans nos besaces respectives), avant que les deux organisateurs ne s'avancent devant l'écran.

Depuis la naissance de ces soirées, Fabrice Calzettoni (Institut Lumière) et Julien Pouget (AOA Production) sont les deux cerveaux de ces soirées horrifiques. Après avoir rappelé que le DVD du court métrage zombie-esque Stripes serait disponible en vente à la pause, et parlé du déroulement de la soirée, se dévoile la bande-annonce du prochain Epouvantable Vendredi. Une soirée qui sera un peu différente, dans le sens où il s'agira d'une soirée Robocop, pas forcément d'emblée reliée à l'horreur, mais les organisateurs ayant débusqué des copies VOSTFR, ils ont sauté sur l'occasion. Dans la foulée, une bande-annonce de l'Epouvantable bis, qui proposera deux films un peu différents liés à Stephen King et à son oeuvre : le nanard réalisé par l'auteur lui-même, Maximum Overdrive, et Un élève doué, avec un Ian McKellen bluffant (du moins c'est l'impression laissée par la bande annonce). On embraye ensuite avec un montage de scènes incontournables du Shining de Kubrick, et la composition exceptionnelle de Nicholson.

 

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Carrie est donc le premier film de la soirée. J'avoue avoir été totalement bluffé par ce film, qui a superbement vieilli (le fait d'avoir pu le voir sur grand écran, dans une version restaurée, n'y étant sans doute pas pour rien). Un scénario pesant au possible, dont le climax monte petit à petit, une réalisation parfaite, des jeux de caméras très bien sentis (notamment dans les face à face entre Carrie et sa mère, et l'impression de domination de la mère sur la fille qui en résulte), bref une très bonne surprise me concernant, même si cela faisait des années qu'on me disait du bien du film.

Carrie terminé, on sort donc de la salle (qui est vidée entre chaque film), pour aller boire une bière et se restaurer. Histoire de rester dans l'ambiance du film, des figurants dansent au centre du hangar, au milieu des fumigènes qui remplissent peu à peu les lieux. Comme d'habitude, la soirée est en partenariat avec le magasin de bière Les fleurs du malt, qui proposent des bières de circonstance. On opte donc pour deux Lucifer, deux sandwiches et des muffins au chocolat maison. Au détour de la file d'attente, on croisera Julien Pouget, avec qui j'échange quelques mots sur Carrie et la déco, une fois de plus très réussie, de la soirée. Pendant qu'on s'assoit à une table, les écrans présents dans la salle diffusent des images d'autres films de King. Rassasiés, on retourne dans la salle pour le second film.

En prélude à The Mist, les organisateurs ont prévu quelques extraits de films adaptés de l'oeuvre de King. S'enchaînent donc des extraits de Christine, Cujo, Misery, les monteurs ayant eu le bon goût de n'afficher le titre du film qu'à la fin de chaque extrait, pour faire travailler un peu nos cerveaux. The Mist prend donc la suite. Un film signé Frank Darabont (qui a également signé la Ligne verte, autre adaptation de King), qui narre l'histoire des habitants d'une ville coincés dans le supermarché local, alors qu'une brume à couper au couteau envahit la région. Une brume dans laquelle il ne fait pas bon se promener, si on en croit les cris de ceux qui s'y sont essayés. Jusqu'à ce qu'un petit groupe comprenne que des créatures inconnues se cachent dans celle-ci. Entre la bigote locale, qui remporte peu à peu l'adhésion de la foule, devant l'incompréhension de la situation, et un petit groupe qui compte bien réchapper au massacre, la situation va être de plus en plus explosive. Un bon cru, même s'il souffre de quelques faiblesses de scénario, a priori déjà présentes dans la nouvelle de départ. Il aurait peut-être été judicieux de davantage malmener le matériau d'origine. Reste que la fin est totalement désespérée, comme King sait le faire.

 

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Deuxième pause, durant laquelle on se pose devant un écran pour visualiser quelques extraits des films de King, avant de retourner dans la salle. Cette fois-ci, ce sont des extraits des nanards qui vont avoir les honneurs, à l'image du bien connu It, ou encore Dead Zone. Dernière partie de la soirée, avec Creepshow, écrit par King pour Romero, à ce moment-là en pleine traversée du désert. Différents sketches à l'humour noir prononcé constituent la trame du film, qui a par la suite inspiré la célèbre série Les contes de la crypte. Des scénarios amusants, quoique courts, des apparitions incongrues (Stephen King lui-même, Leslie Nielsen), mais on ne terminera pas le film, Madame ayant commencé à s'endormir au deuxième arc.

Au final, une très bonne soirée, qui démontre une fois de plus le souci de qualité qui est celui de ce rendez-vous pluri-annuel. Une fois de plus, la salle était pleine durant une bonne partie de la soirée, preuve que les Epouvantables vendredis suscitent l'adhésion du public. Les amateurs lyonnais de films d'horreurs ne peuvent qu'apprécier.



 

Vladkergan

 

Note : les deux premières photos sont des photos officielles, on peut en trouver d'autres à l'adresse suivante : http://www.lepouvantablevendredi.com/?p=50

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