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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Je suis tombé par hasard sur ce petit album dans la rayon jeunesse de ma bibliothèque préférée... Voici ce que dit le quatrième de couverture:


Même les amateurs les plus fervents du Seigneur des Anneaux ne connaissent pas tous tous les chants de Bilbo le Hobbit. Voici un poème inédit de Tolkien, qui permet à Bilbo d'exprimer son regret de quitter la Terre du Milieu et son désir de répondre à l'appel du grand large et des Terres Immortelles.
L'illustratrice Pauline Baynes, grande spécialiste de Tolkien, tisse pour la circonstance une succession de tableaux merveilleusement détaillés. Aussi riches que des enluminures médiévales, les illustrations de ces vers jusqu'alors inconnus recèlent, pour les amateurs comme pour les novices, mille et une évocations de l'univers et de l'épopée du Seigneur des Anneaux.

 

Pauline Baynes, illustratrice anglaise née en 1922 et décédée en 2008, est connue pour avoir illustré des oeuvres de CS Lewis (Narnia) et surtout JRR Tolkien. C'est ce dernier qui la découvrit en allant un jour se plaindre à ses éditeurs de la piètre qualité des illustrations pour sa nouvelle le Fermier Gilles de Ham ; il vit alors sur un bureau certaines des esquisses de la jeune femme (nous étions alors en 1948) et demanda à ce qu'elle illustre désormais certaines de ses oeuvres. C'est le début d'une longue collaboration, et d'une belle amitié. Pauline Baynes a également peint la couverture des éditions britanniques en un et trois volumes du Seigneur des Anneaux de 1973 et 1981, sans parler des cartes grand format de ce roman et de Bilbo le Hobbit. La première édition de ce Bilbo's last song date de 1974, et les illustrations associées de Baynes de 1990.

 

Chaque double page est disposée comme suit : sur la gauche un fragment de ce poème inédit de Tolkien, et en-dessous un Bilbo qui se remémore ses aventures, lesquelles sont illustrées dans des petits dessins en bas de page (ici ...COMPLETER) ; et sur la page de droite, dans l'ordre chronologique, les dernières scènes du Retour du Roi, volet conclusif du Seigneur des Anneaux, lorsque [SPOILER] Frodo et Sam quittent leurs amis pour se rendre avec une partie des Elfes vers l'ouest, à bord de beaux navires...[SPOILER]. Une belle résonance donc, puisque le poème fait parler Bilbon qui, las de sa vie, souhaite lui aussi coingler vers le large, vers les vallons verdoyants du Valinor.


Le style de Pauline Baynes est élégant, très clair, et il rappelle un peu celui de Florence Magnin, l'une de nos illustratrices les plus douées et vénérables. La colorisation est basique, très classique, mais plutôt efficace. Sur certaines illustrations les personnages semblent bizarrement "penchés" vers la droite, ce qui est sans doute un "tic" d'illustrateur. L'ensemble donne un ouvrage élégant (j'ai lu la première édition française, datant de 1991), et même si elle comporte 32 pages, cela se lit très vite (le poème en lui-même ne comportant que 24 vers). A conseiller aux complétistes, car les "simples amateurs" de contes illustrés ne comprendront pas forcément les références.

 

 

Spooky.

 

PS : pour le plaisir, voici le poème en VO...

 

 

Day is ended, dim my eyes,



but journey long before me lies.



Farewell, friends! I hear the call.



The ship’s beside the stony wall.



Foam is white and waves are grey;



beyond the sunset leads my way.



Foam is salt, the wind is free;



I hear the rising of the Sea.





Farewell, friends! The sails are set,



the wind is east, the moorings fret.



Shadows long before me lie,



beneath the ever-bending sky,



but islands lie behind the Sun



that I shall raise ere all is done;



lands there are to west of West,



where night is quiet and sleep is rest.





Guided by the Lonely Star,



beyond the utmost harbour-bar,



I’ll find the heavens fair and free,



and beaches of the Starlit Sea.



Ship, my ship! I seek the West,



and fields and mountains ever blest.



Farewell to Middle-earth at last.



I see the Star above my mast!

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