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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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John Grisham, ancien avocat, s'est fait connaître dans les années 90 par ses romans à succès se déroulant dans le milieu qu'il connaît le mieux, dont certains (L'Affaire Pélican, la Firme, l'Idéaliste, le Client..) ont été portés à l'écran avec pas mal de bonheur. L'auteur est prolifique, puisqu'il produit un bouquin par an. Celui-ci est relativement ancien, puisqu'il date de 1998.

 

Il nous raconte l'histoire de Michael Brock, avocat spécialiste de l'antitrust dans l'un des plus gros cabinets de Washington. Il est en pleine ascension : à 32 ans il s'apprête à devenir associé de son cabinet ; mais sa vie bascule le jour où un SDF vient le prendre en otage, ainsi que plusieurs de ses collègues, dans une salle de réunion. Aucune revendication n'est faite, les motivations ne sont pas claires. Le preneur d'otages est abattu, mais Brock décide d'en savoir plus sur l'histoire de celui qui s'est fait appeler "Monsieur" par ses otages. Et il va bientôt découvrir que son cabinet a trempé dans une sale histoire de transaction immobilière... Sous le coup d'une sorte de prise de conscience, et horrifié par ses découvertes mettant en cause son cabinet, Brock décide de démissionner. Passé de l'autre côté du miroir, il va tout mettre en oeuvre pour faire payer à son ex-employeur le mal qu'il a fait.

 

Grisham insiste sur le "Brock d'avant", personnage superficiel, uniquement préoccupé par son ascension sociale et l'argent qu'elle va lui rapporter, sa vie de couple qui se délite et son bel appartement. On ne comprend pas trop comment il change de posture intérieure, malgré la prise d'otages qui sert de déclencheur. Une prise de conscience assez peu crédible en vérité. Cela a mis le roman sur des rails faussés, Grisham insistant ensuite sur le fossé existant entre la société ultra-riche (souvent blanche) de Washington et l'ultra-pauvre (souvent noire) que Brock décide -du jour au lendemain, littéralement- d'aider, au détriment de tous ses privilèges. Attention, je ne dis pas que c'est mal décrit, mais les descriptions n'échappent pas à certaines caricatures, décrédibilisant quelque peu son propos.

 

Il y a finalement assez peu d'action dans cette Loi du plus faible, l'essentiel de l'histoire se déroulant dans des bureaux d'avocats (d'affaires ou consacrés aux plus démunis) ou dans un tribunal. Comme la plupart des romans de Grisham me direz-vous, mais à ce point-là c'est un peu trop. Je me suis assez fermement ennuyé dans ma lecture. Certes, l'auteur a toujours un savoir-faire certain pour proposer des personnages attachants (ici, une famille de SDF, une junkie...), on ne peut lui reprocher un côté technique traité n'importe comment en ce qui concerne le droit, mais à la fin du roman, je me suis demandé ce que je pouvais en retirer... Pas grand-chose finalement. Un Grisham mineur.

 

Spooky

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