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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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Mes contacts avec les éditeurs de l'imaginaire m'amènent parfois sur des sentiers non battus, vers des ouvrages auxquels je ne jetterais peut-être même pas un seul coup d'oeil, mais qui s'avèrent intéressants, pour telle ou telle raison.

 

C'est le cas de ces Nouveaux nouveaux mystères de Paris. Pourquoi ce titre ? C'est presque une provocation de l'auteure, Cécile Vargaftig, qui cherchait un titre classique, référentiel, et comme Les Nouveaux mystères de Paris étaient déjà pris par Léo Malet pour une série de romans policiers, elle en a simplement mis une couche.

 

Mais de quoi cela parle-t-il ? De frédérique, alter ego de l'auteure, qui se retrouve dans une drôle d'histoire de voyages dans le temps et de passe-murailles dans son Paris chéri.

 

Mais ce roman, c'est bien plus que ça. D'abord nous avons Frédérique, scénariste pour la télévision et accessoirement lesbienne, qui essaie d'influer sur son destin, qui rencontre Manuelle, jeune fille un peu paumée, d'une chatte, Paquita Valdès, qui dialogue avec ces personnages, mais aussi -tenez-vous bien !- avec l'auteure elle-même. Bien plus que l'alibi d'une intrigue qui finalement tient sur une feuille de papier à cigarette, le roman nous présente une mise en abyme du métier d'écrivain, puisque Cécile Vargaftig nous fait régulièrement part de ses doutes, de ses trous d'inspiration, elle-même s'en ouvre à ses personnage, à la chatte entre autres, qui explique entre deux secouages ou griffures d'auteure que les chats ont beaucoup oeuvré pour la littérature, littéralement. L'exercice pourrait tourner jusqu'au vertige, mais Cécile Vargaftig parvient à maintenir un équilibre précaire pour que le lecteur ne se perde pas, elle a conscience du caractère bancal de sa narration, de la façon dont son humeur et même sa vie privée influent sur son écriture, et nous livre ses pensées dans un exercice qui fait fortement penser à de l'écriture automatique. Elle met aussi dans son récit des bouts des bouquins qu'elle lit pendant ce temps, ce qui rajoute un niveau de lecture supérieur. Si je vous parle un peu en détail de tout cela, c'est que l'écriture, et ses affres, sont le véritalbe sujet du bouquin.

 

L'élément fantastique est un buffet Henri II, tranquillement placé dans un appartement de l'est de Paris, qui permet, lorsqu'on se couche à l'intérieur, de voyager dans le temps. L'auteure ne s'embarrasse pas d'explications techniques, visiblement pas à l'aise avec le genre, mais s'attache à entremêler ces différents niveaux de narration.

 

Roman semi-autobiographique, roman sentimental avec des morceaux de fantastique dedans, essai informel sur l'art d'écrire, il est difficile de classer cet ouvrage, et Cécile Vargaftig en est bien consciente. ce côté fourre-tout est d'ailleurs l'identité la plus prégnante du bouquin, plutôt intéressant. une véritable curiosité.

 

Spooky.

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