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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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Parfois, entre mes pérégrinations en Terre du Milieu ou des lectures qui explorent les recoins les plus sombres de l'âme humaine, il m'arrive de lire un bouquin plus "réel", plus réaliste, diront certains. Et pour le coup, j'essaie d'aller vers des auteurs que je connais, ou d'autres qui m'ont été chaudement recommandés (un jour je lirai Millenium, promis !).

 

Dean R. Koontz est un auteur que j'ai découvert presque en même temps que Stephen King, lorsque, ado, je parcourais le rayon "SF" de ma bibliothèque municipale. Ces deux auteurs étant classés côté à côte, il me fut facile de lire quelques-uns de leurs romans. Si Stephen King, virtuose du verbe et poseur d'ambiance hors pair, a remporté le match, je garde une certaine nostalgie de Koontz, qui avait pour lui une réelle efficacité et des intrigues prenantes, la plupart émargeant dans le sous-genre de la terreur. C'est totalement par hasard que j'ai acheté ce livre de poche, au détour d'un passage en bouquinerie. Et l'envie de souffler dans mes lectures sus-évoquées m'a amené à lire -et dévorer- Prison de glace.

 

La sécheresse touche plusieurs des pays les plus industrialisés, sans compter ceux qui le sont moins. Une équipe a été mise sur pied afin de faire un test visant à vérifier s'il est possible de transporter des glaciers depuis le pôle Nord pour ensuite traiter cette glace. Malheureusement, dès le premier test, tout tourne à la catastrophe ; un tremblement de terre casse l'iceberg sur lequel se trouve l'équipe, l'emprisonnant ainsi sur ce morceau de glace avec une soixantaine de bombes posées dans le but de casser l'iceberg qui n'était pas censé, originellement, porter sur son dos l'équipe d'experts au moment de l'explosion... Ils n'ont que quelques heures pour s'en sortir !

 

Ce roman a été publié à l'origine en 1976, sous le pseudonyme de David Axton (Koontz en a utilisé plusieurs au cours de sa carrière). Le contexte géopolitique ayant changé, avec la fin de la Guerre froide, Koontz a un peu retouché son roman pour une ressortie en 1995 (traduction en 1996 chez Pocket).

 

Nous voilà donc plongés dans le "quotidien" extraordinaire d'une mission dans le Cercle polaire arctique. Une dizaine de personnes, aux personnalités différentes, mais dont les compétences et les capacités exceptionnelles les ont désignées pour ce type de boulot. Seul hic, pendant cette "crise", l'un d'eux révèle le monstre qui est en lui et tente de tuer l'un de ses camarades, membre d'une famille  célèbre aux Etats-Unis (l'allusion aux Kennedy est évidente). Mais sur la banquise balayée par les vents neigeux à 150 km/h, personne ne vous voit. Ce point rajoute un peu de sel à la "bête" mission de sauvetage. Un troisième élément vient compléter (et compliquer ?) le tableau : la présence d'un sous-marin russe, en mission d'espionnage, dont le commandant est tourmenté depuis des années par la perte de son enfant unique, et surtout un sentiment de culpabilité qui va peut-être trouver sa résilience dans l'occasion qui lui est donnée de sauver ces scientifiques en perdition. (oui, j'utilise des termes psychologiques si je veux)

 

Le compte à rebours est intense, la tension grandissante, le bouquin fort réussi.

 

Koontz réussit le tour de force de livrer un bouquin riche en action, scientifiquement crédible (ou en tout cas faisant bien illusion), et avec des personnages bien dépeints, du moins 4 ou 5 d'entre eux.

 

Spooky.

 


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