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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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Jake Epping, professeur d’anglais à Lisbon Falls, n’a pu refuser d’accéder à la requête d’un ami mourant : empêcher l’assassinat de Kennedy. Une fissure dans le temps va l’entraîner dans un fascinant voyage dans le passé, en 1958, l’époque d’Elvis et de JFK, des Plymouth Fury et des Everly Brothers, d’un taré solitaire nommé Lee Harvey Oswald et d’une jolie bibliothécaire qui deviendra le grand amour de Jake, un amour qui transgresse toutes les lois du temps.

 

Ce 22/11/63 était précédé d'une réputation très flatteuse. 

 

En effet, ce roman énorme (plus de 900 pages pour l'édition française, écrit plus petit que d'habitude, sur un papier également plus fin pour rendre moins épais le bouquin) ramène l'auteur sur certaines de ses terres préférées. Pas celles de l'enfance, qu'il a largement explorées (mais j'y reviendrai dans un autre post), mais bel et bien celles de l'Amérique profonde, celle qui trouve les racines de sa culture actuelle dans les années 1950-1960, lorsque plusieurs évènements tragiques ont marqué leur histoire. Car dans la foulée de l'assassinat de JFK, c'est celui de Martin Luther King qui survient, puis l'engagement au Vietnam, dans lequel s'embourbent les Américains, etc.

 

Encore une fois l'élément fantastique n'est qu'un prétexte. Celui qui lui permet de nous montrer ces Etats-Unis des années 50, de son Maine natal au Texas semi-rural, en passant par la Floride. L'occasion de raccrocher ce nouveau roman à sa mythologie personnelle, puisque la ville de Derry, dévorée de l'intérieur par le Mal, y est une nouvelle fois montrée (après Ça, Simetierre, Sac d'os et Insomnie), est le théâtre d'une partie du roman, et que le personnage principal y croise des protagonistes de Ça en particulier. Il va donc par la suite à Dallas, théâtre de l'attentat sur la président, vite comparée à Derry : une ville moche, sans attrait, où il décide de ne pas rester. Très vite il s'installe à Jodie, petite ville à taille humaine, comme les apprécie King. Là, il va faire son trou, se construire une nouvelle vie, au point de ne plus avoir envie de rentrer dans sa "véritable" époque... Et King sait s'y prendre pour nous faire aimer une époque, un lieu : la confiance des gens, leur simplicité... Mais loin de se comporter comme un nostalgique un brin réac (pour info Stephen King avait entre 12 et 18 ans à l'époque), il sait remettre les choses à leur place. Juste après un passage "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil", il vous balance comme ça, sans prévenir, un petit rappel de la condition des personnes de couleur, en prenant comme exemple les "toilettes" qui leur sont réservées sur une aire d'autoroute...

 

Autre clin d'oeil en passant, Jake voit à plusieurs reprises une plymouth Fury 1958, une voiture chargée d'histoire puisqu'elle est l'héroïne-titre de Christine, l'un de premiers succès de l'auteur dans les années 1958. King l'intègre même de façon plus forte dans le récit, puisqu'à chaque fois que le héros en croise une, il ressent une sorte de tintement de cloche dans son esprit, peut-être une manifestation du passé, du destin, lui signifiant qu'ils sont à l'oeuvre pour l'empêcher de les changer.

 

22/11/63 c'est aussi une petite mise en abyme de la vie de Stephen King ; comme lui, Jake Epping est enseignant en anglais ; comme lui, il se met à écrire pour raconter la société dans laquelle il vit ; et bien sûr, le bouquin qu'il écrit (enfin, l'un des deux, puisque 22/11/63 est son oeuvre principale, le roman étant à la première personne) raconte une ville possédée par le Mal (ce qui est raconté dans Ça, si vous avez suivi...). Tout est lié, chez King.

 

Le rythme de ce roman est branché sur courant alternatif. Le roman a un peu de mal à décoller avant la page 200, mais après il est suivi par plusieurs moments d'anthologie : les rencontres des adolescents de Derry ; la station-service dont j'ai déjà parlé ; la scène de représentation théâtrale des lycéens de Jodie, la disparition de plusieurs personnages secondaires attachants... Jake, alias George, avait réussi à s'installer dans une certaine routine à Jodie, et le récit a connu, entre les lignes, quelques petites longueurs.

 

Vous l'aurez compris, cette lecture fut assez frustrante. Pour les raisons déjà évoquées, mais aussi du fait que King reste, malgré les évolutions récentes dans son oeuvre, un page-turner de compétition, une qualité qui devient un défaut dans un roman où on a l'impression que chaque détail compte, puisque tout ce que Jake fait, les gens dont il influence la vie, tout peut avoir une résonance plus ou moins forte dans le futur, qu'il soit de quelques jours ou de cinquante ans... Il prend soin de ne pas influer sur l'affaire qui l'a mené en cette époque, à savoir l'assassinat de JFK, mais sa présence va bien sûr changer quelques destinées, d'autant plus en tant qu'enseignant...

 

Le voyage dans le temps, a fortiori dans le passé, sous-entend bien sûr des paradoxes temporels, un élément du tapis narratif dans lequel plusieurs générations d'écrivains se sont pris les pieds au cours de leurs tentatives. King évacue la difficulté en plaçant le temps, ou plutôt le passé, comme un acteur à part entière, qui "corrige" en temps réel les éventuelles perturbations sur l'histoire "déjà écrite"... Ainsi plus Jake approche de son objectif, plus les obstacles augmentent, jusqu'à frôler le ridicule parfois. Curieusement, lors de cette séquence, j'ai pensé aux films Destination finale, où une bande d'adolescents échappe de peu à la mort en refusant au dernier moment de monter dans un avion qui va se crasher, et où la mort s'ingénie à vouloir réparer cette erreur. Je digresse mais cette idée que le temps (dont la mort n'est, finalement, qu'une division ou un agent) m'a séduit. Et le Mal est permanent, mais le Bien aussi, puisqu'il est à l'oeuvre, surout dans les dernières pages du roman, très émouvantes. 

 

Au final mon avis sur ce nouvel opus, que King a mis près de deux ans à réaliser (après y avoir songé une première fois en... 1972) est largement positif. L'écriture y est -comme souvent chez l'auteur- maîtrisée, sur le plan technique et sur le plan narratif : truffé de petits détails fort importants, utilisant la boucle à la fois comme motif et comme sujet, proposant des portraits brillants d'une Amérique révolue, c'est un roman qui restera dans les mémoires, non seulement grâce à ces qualités, mais aussi grâce au sujet, l'assassinat de Kennedy, qui marqua un tournant dans l'histoire des Etats-Unis. Cinquante ans après, l'Oncle Sam est encore marqué...

 

A noter deux petites choses dans cette édition française (et certainement déjà présentes dans l'édition en VO) : au début de certains chapitres se trouvent des clichés, datant de l'époque de l'histoire, comme le bâtiment d'où Oswald a tiré sur le Président, d'autres lieux -réels- où se déroule l'action, une scène de danse, puisque la danse est au coeur de plusieurs scènes-clés, ou encore les portraits d'Oswald, du général Walker... Une première dans les romans de King, il me semble ; mais il est vrai qu'il s'agit de son premier roman aussi ancré dans l'Histoire véritable...


L'autre point est la postface, réalisée par King lui-même (comme c'est toujours le cas il me semble), dans laquelle il signale un petit évènement, ou plutôt deux, qui ont changé la direction de cette Histoire véritable. Toujours ce souci des petites choses qui changent tout... Il évoque aussi, rapidement, sa position concernant les armes à feu, une position qu'il développera plus tard dans Guns, sorti aux USA au début de cette année. Il s'agit plus d'un essai que d'un roman. Je suis curieux de le lire, si Albin Michel a acheté les droits.

 

Il ne s'agit peut-être pas du meilleur roman de King (Dôme, sorti il y a deux ans, m'a un peu plus marqué), mais ce roman contient en creux beaucoup d'éléments inhérents à l'oeuvre de King, il s'inscrit dans sa "mythologie" grâce à des personnages ou des décors, et ose affronter frontalement l'un des évènements majeurs du XXème siècle pour son pays, un évènement qui a déjà fait couler énormément d'encre, et va certainement en refaire couler... Il a également traité le 11 septembre dans une novella très intéressante. Comme l'indique King, il ne faut pas prendre pour argent comptant ce qu'il a écrit sur Oswald, il a "arrangé" ce qu'on en sait pour servir son histoire. Et c'est bien normal. C'est un très grand roman.

 

Spooky

 

NB : en complément, la page dédiée sur le site du Club Stephen King

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

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Oui, vous avez bien lu, les super-héros ont subi la censure... en France. Ce documentaire, acheté en librairie BD, retrace l'une de ces actions de censure. Après la seconde guerre mondiale, l'emprise politique et culturelle des Etats-Unis sur l'Hexagone était très forte. A tel point que les bandes dessinées américaines ont déferlé sur le pays. Afin de protéger nos chères têtes blondes (ok, ce sont nos parents maintenant), une loi fut votée en juillet 1949, assujetissant les publications destinées à la jeunesse à un certain nombre d'exigences. Une commission fut mise sur pied quelques mois plus tard. Ces deux instances sont toujours actives à l'heure actuelle, même si leur action est plus symbolique que dans les années 1950 et 1960.

 

Il faut savoir qu'à l'époque les associations d'obédience catholique, au premier rang desquelles l'UNAF (Union nationale des associations familiales) étaient plus influentes sur la vie politique. Et qu'elles en ont abusé, essayant de limiter l'arrivée de titres transatlantiques pour des motifs parfois farfelus. Ainsi Mandrake a-t-il été censuré car imprimé en Italie, et non pas en France. Ainsi Zorro et Flash Gordon se sont-ils vus retirer leurs masques dans les éditions françaises, car le masque, c'est le mensonge, et le mensonge, c'est pas bien. Ainsi certains épisodes de Tarzan n'ont pu être publiés à l'époque dans notre beau pays car on y montrait -par exemple- des gorilles trop proches de l'homme sauvage... Les robots, également, avaient mauvaise presse...

 

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Ainsi les Editions Lug, qui dans les années 1960 ont commencé à publier certaines histoires réalisées par les Editions Marvel, en ont fortement pâti. La revue Fantask a ainsi été menacée d'interdiction de publication en 1969, pour, je cite, "ses couleurs violentes, ses monstres impressionnants...". Lug a pris note de ces restrictions, a arrêté la revue qui s'est scindée en deux nouveaux titres, Strange et Marvel, pour lesquelles tout un atelier a été monté à l'époque. Traductrices, lettreurs, dessinateurs ont ainsi travaillé à rendre les comics de super-héros plus acceptables aux yeux de messieurs les censeurs. Jean-Yves Mitton et Reed Man, deux anciens de la maison Lug, témoignent en expliquant qu'il leur arrivait fréquemment de "gommer" des détails des planches (des armes, des perforations, du sang, les onomatopées, les expressions grimaçantes de certains personnages...). Les règles de publication pour la jeunesse obligeaient également les éditeurs à encarter des "reportages" n'ayant rien à voir avec le magazine (sur les trains, comment changer une roue...) ; bref, ça devenait un peu n'importe quoi, même si le talent des retoucheurs était réel et que leur travail n'empêchera pas plusieurs générations de jeunes lecteurs -dont votre serviteur- à parcourir émerveillé ces pages. Les équipes de Lug en étaient même arrivées à s'auto-censurer, à devancer les demandes de la commission de censure... Le documentaire montre d'ailleurs plusieurs exemples "avant/après" assez révélateurs...

 

Mais que voulez-vous, quand on reçoit un courrier avec en-tête du Ministère de la Justice menaçant d'une action en justice contre soi, ça fait peur, même si comme le souligne Bernard Joubert, qui a écrit un livre sur la censure envers les livres en France, il y avait peu de chances pour que cette menace aboutisse. A cette époque une seule maison d'édition, Artima, a été réellement interdite de publier.

 

Mais la commission de censure tenait à faire des soucis à Lug, car en février 1971, la revue Marvel se voit obligée de publier, dans son numéro 13, la lettre dont elle fait l'objet, toujours par rapport à son contenu, trop violent. Elle est ainsi interdite de publication aux mineurs... Essentiellement lue par les adolescents, elle va donc disparaître à terme. Les responsables éditoriaux, la mort dans l'âme, se résolvent à arrêter la publication, rendant le numéro 14 de la revue, pourtant annoncé, impossible à imprimer. Mais d'après Claude Vistel, responsable éditoriale (oui, c'est une femme) de Lug, il existait des épreuves de ce numéro 14, et peut-être même des deux suivants, car son équipe travaillait sur trois mois à l'avance. Lors de la vente du catalogue Lug à Semic, en 1998, les équipes et le matériel sont transférés de Lyon à Paris ; cela ne s'est pas fait sans remous, les anciens de Lug s'étant quelque peu révoltés contre leur nouvel employeur, et dans la confusion, il se pourrait que des documents aient été perdus ou même détruits. Ce qui explique que ce Marvel 14 ait acquis un statut de Graal pour les initiés... Des petits malins se sont d'ailleurs amusés à réaliser des faux Marvel 14...

 

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Anecdote amusante, dans ce n°13 de Marvel, la rubrique du courrier des lecteurs accueille un intervenant inattendu, Stan Lee lui-même. Le créateur de Spider-Man, des 4 Fantastiques, du Surfer d'Argent et des X-Men (entre autres) y exprime sa peine de voir la publication des comics US ainsi contrariée. Car les publications françaises étaient de grande qualité -malgré les caviardages dont je parlais précédemment- par rapport aux américaines, en termes de technique : aux petits points se substituaient alors des aplats de couleur. Là encore l'exemple d'un "avant/après" dans le docu est édifiant.

 

Un petit mot tout de même des deux co-réalisateurs, puisqu'ils font l'objet d'une interview filmée par Sci-fi Universe disponible en bonus du DVD du documentaire. Philippe Roure tomba un jour sur un article qui évoquait cette légende urbaine du Marvel 14, et eut l'idée d'en faire un court-métrage mêlant documentaire et fiction, à la manière d'une enquête. Il alla voir Metaluna Productions, dirigées par Jean-Pierre Putters (fondateur de Mad Movies, pour les amateurs de films de genre) et Fabrice Lambot, qui le mit en relation avec un scénariste, Jean Depelley, passionné par les comics et fan en particulier de Jack Kirby (créateur graphique des 4 fantastiques, de Hulk, des X-Men...). Tous deux partirent donc sur un documentaire de 52 minutes, avec une version raccourcie à 26. Leur témoignage me permit d'ailleurs d'apprendre comment Stan Lee fonctionnait avec ses collaborateurs : il donnait un pitch général au dessinateur, qui faisait seul le découpage, le scénario, avec des phylactères blancs, que Lee remplissait après coup, le résultat final étant souvent d'une troublante efficacité. Et voilà comment, un peu par hasard, votre serviteur comprend un élément essentiel qui lui avait échappé à la lecture d'un ouvrage sur les comics.

 

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Parmi les intervenants du documentaire, on trouve également Jean-Pierre Dionnet, fondateur de la revue Métal Hurlant, lui aussi dans le collimateur des censeurs pendant longtemps, et Alain Carrazé, journaliste et fan des comics de super-héros. Le résultat de tout ça est un documentaire franchement intéressant, mais trop court, j'imagine qu'une bonne heure et demie aurait peut-être permis de parler plus précisément de ce phénomène de censure en France dans les années 50 et 60, alors que ce n'était pas du tout le cas chez nos voisins européens...

 

Si vous voulez en savoir plus sur le sujet, vous pouvez voir la version courte du documentaire (26') sur Youtube.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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Son nom est Corvus. Il deviendra un grand roi. Vingt-trois ans ont passé depuis que les Macht ont retrouvé le chemin de leur foyer après la lutte contre l’Empire Asurian. L’homme qui dirigeait cette armée, Rictus, est maintenant un capitaine mercenaire âgé et fatigué. Il ne souhaite rien d’autre que poser sa lance et devenir le fermier que son père était. Mais le destin ne voit pas les choses de cette façon. Un jeune chef de guerre, stratège de génie, prend la tête des mercenaires et défie les nations. Son nom est Corvus. Les rumeurs prétendent qu’il n’est pas seulement humain. Il deviendra un grand roi.

 

Corvus est le second tome d'un cycle de fantasy épique écrit par Paul Kearney, entamé par 10 000 - au coeur de l'Empire. L'une des caractéristiques de l'oeuvre de Kearney est que ces tomes peuvent se lire indépendamment, bien qu'il y ait des personnages récurrents. Ici c'est Rictus, qui après une longue campagne n'aspire qu'à retrouver la paix auprès des siens. Le vent du destin va l'emener sur une autre guerre, aux dimensions presque cosmiques, dont il ne sortira bien sûr pas indemne. 

 

Corvus est construit d'étrange façon. Une première partie, presque la moitié du bouquin, est faite de discussions autour de Rictus, avant de basculer, presque subitement, dans l'action pure et dure, jusqu'à la fin ou presque. Il s'agit bien de fantasy épique, puisque les stratégies militaires y sont largement décrites, rendant les batailles extrêmement vivantes. Mais à côté de cette dimension se trouve un côté tragique, au sens classique du terme, puisque Rictus va être touché dans sa chair (et même la chair de sa chair) au cours de cette guerre. Les personnages revetus d'une aura légendaire vont d'ailleurs descendre de leur piédestal. Cette ambiance très particulière est renforcée par le background très inspiré du decorum de l'Antiquité romaine : nombre d'éléments (noms propres, termes techniques, organisations politiques) s'y réfèrent. 

 

Un autre élément intéressant est la multiplicité des points de vue ; nous sommes du côté de Rictus et Corvus, mais aussi de celui de leurs ennemis, de la famille de Rictus qui l'attend, etc. Pas mal pour bien comprendre la mécanisme de la narration.

 

Personnellement je ne suis pas trop preneur de récits guerriers, où l'adrénaline et le sang remplacent tout autre moteur narratif. Je dois cependant reconnaître que Paul Kearney a une belle écriture, très évocatrice et d'une puissance rare. A lire si vous aimez le genre. A noter que le roman possède en annexe une carte du monde de Kuf (beaucoup plus grand que ne le laisse entendre le cadre de ce roman) ainsi qu'un glossaire des termes militaires spécifiques et des divinités (inventés par Paul Kearney).

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Vie du blog

Je viens de m'en rendre compte, ce blog, sous sa version actuelle, a déjà 5 ans révolus, puisque le premier billet a été publié le 1er février 2008. L'occasion de faire non pas un bilan (je l'ai déjà fait il y a quelques mois pour parler des 1000 commentaires...).

 

Non, j'en profite pour essayer de donner une seconde chance à certains billets, qui sont visiblement passés inaperçus (en clair, ils n'ont pas eu un seul commentaire, alors qu'ils auraient pu, à mon humble avis)... Allez on y va, il y en a pour tous les goûts :

 

Films :

- 28 semaines plus tard

- A scanner darkly

- Babylon A.D.

- Cloverfield

- Hancock

- Harry Potter et la Coupe de feu

- Harry Potter et l'Ordre du Phénix

- Harry Potter et le Prince de sang-mêlé

- King Kong

- Serenity

 

Divers :

- 2ème salon du vampire

- 200 pour sang
- Festival de Gerardmer 2008

- In Memoriam Arthur C. Clarke

- Interview de Vincent Ferré

 

 

Bandes dessinées :

- Sur la Terre comme au ciel

 

Livres :

- Arlis des Forains

- Evolution

- Les Haut-Conteurs

- L'Homme-Rune

- Hunger Games : l'embrasement

- Hunger Games : la révolte

- Juste avant le crépuscule

- Maeve Regan tome 2

- Miséricorde

- Le Premier sang

- Prison de glace

- Projet Shiro

- Prophétie

- Le Requiem des Abysses

- Titan

- Tolkien, trente ans après

- Vivants

- La Zone du dehors

 

A vot' bon coeur, m'sieurs-dames :)

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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Sur le bureau de Mørck, le dossier d’un double meurtre impliquant une bande de fils de famille, innocentée par les aveux « spontanés » de l’assassin. Mais très vite l’inspecteur s’aperçoit que l’affaire, hâtivement bouclée, comportait des zones d’ombre. Quel rôle ont vraiment joué, il y a vingt ans, trois des hommes les plus puissants du Danemark ?
Cercles très fermés des milieux d’affaires, corruption au plus haut niveau, secrets nauséabonds de la grande bourgeoisie…

 

Troisième plongée dans l'oeuvre de Jussi Adler Olsen avec ce second roman (oui, je les lis dans le désordre) qui nous emmène donc dans les hautes sphères de la bourgeoisie danoise, forcément décadente, et même pire que ça... On n'est plus dans le huis-clos clinique de Miséricorde, ou pas encore dans la traque de Délivrance (qui vient donc plus tard). L'enquête sur des meurtres sordides commis une quinzaine d'années plus tôt mettent Mørck, son assistant syrien Assad et sa nouvelle secrétaire Rose sur la piste d'un groupe de personnages hauts en couleurs, dont une femme qui vit dans la rue mais demeure insaisissable. D'une bonne longueur (540 pages), le roman a du mal à décoller, on a un peu de mal à relier les différentes affaires entre elles, mais l'écheveau se dénoue en cours de route, avec en parallèle quelques scènes d'action bien senties.

 

En outre, et c'est ce qui m'a fait aimer ce roman avant tout, la conclusion est l'une des plus belles que j'aie pu lire. Très émouvante, d'une cohérence parfaite, elle fait partie de mes coups de coeur. Le duo Mørck/Assad est quand même l'un des plus réussis de la littérature... Et Rose promet beaucoup.

 

Spooky

 

pour lire ma chroniques sur l'épisode précédent :

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Vie du blog

En cette période de disette (ou de lectures qui durent longtemps), je fais suite à une chaîne (qui m'a été proposée par Caliope). Le but est de répondre à un certain nombre de questions pré-définies, puis de taguer à son tour d'autres blogueurs (littéraires en l'occurrence).

 

1° Un livre que j'ai particulièrement aimé.

Pour sortir de mes tolkienneries habituelles, je citerai le tome 1 de la saga Fedeylins, de Nadia Coste. Il s'agit de mon dernier véritable coup de coeur pour un univers différent, avec des personnages riches et une narration qui garde sa cohérence tout du long.


2° Un livre qui ne m'a pas plu.

L'Héritage de glace, de Romain Garnier. Un roman de bric et de broc, très maladroit.


3° Un livre qui est dans ma PAL (pile à lire).

Le Dictionnaire Tolkien. Eh, what did you expect?


4° Un livre qui est dans ma WishList.

Le prochain Stephen King, 22/11/63.


5° Un livre auquel je tiens.

A peu près toutes mes versions du Seigneur des Anneaux, en traduction ou en VO, en poche ou en édition luxe illustrée par Alan Lee.


6° Un livre que je voudrais vendre ou troquer.

Froid mortel, de Johan Theorin. Un peu déçu par ce polar scandinave...


7° Un livre que je n'ai pas réussi à terminer.

Le Silmarillion, de JRR Tolkien. J'ai honte mais c'est très difficile à lire. J'essaierai, un de ces quatre, d'attaquer ma troisième tentative.


8° Un livre dont je n'ai pas encore parlé sur le blog.

Il y en aurait plein... Des livres de SF ou fantastiques lus dans ma jeunesse...


9°Un livre que j'ai à lire en lecture commune.

C'est une pratique de blogueur à laquelle je n'adhère pas. Je suis plutôt un individualiste...


Je vais donc tagger Steph', AcrO, Alice et Sedenta...

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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Une école. Un centre de détention psychiatrique. Entre les deux, un couloir souterrain… que les enfants franchissent régulièrement pour rendre visite à leur parent interné. Jan Hauger, qui a réussi à se faire embaucher au sein de ce dispositif expérimental étroitement surveillé, ne rate pas une occasion d’être leur accompagnateur. Mais que cherche-t-il ? Et que se passe-t-il réellement dans les sous-sols obscurs et labyrinthiques de la clinique ? Irrésistiblement attiré par des criminels dangereux et des malades incurables, ne risque-t-il pas de passer définitivement de l’autre côté ?

 

On continue la découverte des polars scandinaves... Cette fois-ci, un one-shot écrit par un auteur suédois, remarqué pour ses atmosphères glaçantes. Ici il nous propose un récit qui est quasiment un huis clos, car 90% de l'intrigue "actuelle" se déroule dans l'école maternelle et l'hôpital psychiatrique attenant. Une atmosphère étouffante, claustrophobique, dans laquelle se débattent quelques personnages (au final une dizaine).  Je parlais d'intrigue "actuelle", car pour bien comprendre les tenants et les aboutissants, l'ensemble du récit s'étale sur trois époques, ayant pour personnage Jan, lequel a vécu une expérience traumatisante dans l'adolescence, suivie d'une rencontre qui va bouleverser sa vie et la placer sous le signe de la vengeance.

 

Je suis moins enthousiaste pour ce roman que pour le travail de Jussi Adler-Olsen ; le caractère suédois est ici absent, le roman pourrait se passer, à peu de détails près, dans n'importe quel pays de l'Europe. Le titre, plutôt frappant, ne reflète pas le contenu du roman. L'auteur propose plutôt une sorte de huis clos un peu étouffant, où l'action est finalement assez peu présente, sauf en denier lieu.

 

Pas désagréable à la lecture, mais moins prenant que d'autres romans... A l'occasion j'essaierai de lire d'autres récits du même auteur.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Reportages

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Pour la deuxième année consécutive, Cindy Queval, gérante de la librairie La Porte des Mondes, à Roubaix, a proposé à de nombreux amateurs de fantastique de se retrouver pour parler des saigneurs de la nuit, les prédateurs les plus séduisants de la littérature, c'est à dire les vampires...

 

  fleurine adrien vincent

 

Le programme était simple : le samedi après-midi, plusieurs auteurs dédicaçaient leurs ouvrages, avec une petite pause au cours de laquelle Adrien Party, mogul de vampirisme.com, présentait un exposé sur la littérature du genre. Tout s'annonçait donc pour le meilleur, dans une ambiance chaleureuse et passionnée. La neige, abondante, est venue contrecarrer un peu ce projet, puisqu'un certain nombre de participants ont dû déclarer forfait, et rebrousser chemin. Mais fi de ce contretemps, ce fut très sympathique, les discussions furent très intéressantes entre les participants, le talent et la fraîcheur de Sophie Jomain et Cassandre F. Amaranthe ont ravi les visiteurs. L'érudition et l'enthousiasme perpétuel d'Adrien ont captivé son auditoire, tandis que Fleurine Rétoré, illustratrice, échangeait sur ses méthodes de travail avec les curieux. Les mêmes avaient rendez-vous le dimanche, mais cette fois-ci les chutes de neige, renouvelées, ont eu raison des vélléités des uns et des autres.

 

cass miguel fleurine

De gauche à droite : Cassandre F. Amaranthe, écrivain ;

Miguel, blogueur, et Fleurine Rétoré, illustratrice.

 

Et au centre de tout cela, Cindy, la libraire à l'énergie inépuisable, qui veillait au bien-être des participants.

Vraiment un très bon moment. Hélas, il n'y aura pas de 300 pour sang. En proie à de grandes difficultés économiques, Cindy ne pourra plus continuer son activité. L'agglomération Lille-Roubaix-Tourcoing va perdre un lieu culturel de très grande valeur. J'espère de tout coeur que Cindy pourra rebondir. Si toutefois vous êtes dans le coin ce week-end, je vous invite à participer à un dernier goûter, une dernière rencontre à La Porte des Mondes avant sa fermeture prochaine... Ce samedi, de 14h30 à 19h, au 21 rue de Lille - Métro Charles de Gaulle, 59100 Roubaix.

 

 

cindy

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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Vous le savez peut-être, je suis un grand fan de la saga en bande dessinée Thorgal. Créée dans les années 1970 par le scénariste Jean Van Hamme et le dessinateur Grzegorz Rosinski, elle raconte les aventures de Thorgal Aegirsson, un homme vivant à l'époque des Vikings, et qui n'a pour seul but que de vivre tranquille avec sa famille. Mais les dieux nordiques ne l'entendent pas de cette oreille, et n'ont de cesse de le mettre à l'épreuve.

 

Ce roman revient sur la genèse de l'histoire, les vingt premières années de l'Enfant des Etoiles, de la découverte de son berceau céleste par Leif Haraldsson, chef viking, jusqu'à la révélation de ses origines... Amélie Sarn, dont j'ai déjà parlé dans le coin, avait à l'époqué été contactée par son éditrice pour adapter trois albums : l'Enfant des Etoiles, La Magicienne trahie et l'Île des mers gelées (respectivement albums n°7, 1 et 2 de la série). Très fan, la romancière s'est attachée à coller au plus près de la trame imaginée par van Hamme, y ajoutant sa patte, remplissant les vides du scénario, nous faisant entrer dans la tête des personnages, en particulier Thorgal.

 

C'est très agréable à lire, et même si vous ne connaissez pas l'univers Thorgal, l'immersion dans les légendes nordiques vaut le coup.

 

Ce roman a une place de choix dans ma bibliothèque, avec les 33 tomes de la série originale, et les 7 des séries dérivées, lancées depuis plus de deux ans. A noter qu'Amélie a également adapté un autre album de la série, Au-delà des Ombres.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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Rome, automne 1193.

 

Humbles ou puissants, les gens meurent par milliers, foudroyés par la Mort Noire. De sinistres semeurs de peste y veillent, hantant les rues et les collines de la ville. Les Haut-Conteurs semblent être les seuls à pouvoir arrêter ces créatures. Mais, accusés de sorcellerie, pourchassés par la foule qui les adulait hier encore, ils deviennent les jouets d'un ennemi fait d'ombres et de secrets. Alors que le temps joue contre eux et le monde entier, Roland, Mathilde, Salim et Corwyn voient se réaliser les pires prophéties du Livre des Peurs. Ainsi, l'heure est venue de tout comprendre, comme Roland le pressentait, lui, l'enfant maudit piégé dans un combat inégal contre son destin. Pourtant, il n'abandonne pas et se battra jusqu'au bout de son ultime aventure. Car nul mieux qu'un Haut-Conteur ne sait quand une histoire doit trouver sa fin...

 

La mort noire est le cinquième est dernier  tome de cette fabuleuse série : Les Haut Conteurs. Pour rappel, dans le tome précédent, Roland et Mathilde ont été fait prisonniers par les treize damnés pendant 2 ans. Leur libération grâce aux forces conjointes des membres des Haut-Conteurs et noirs marcheurs permet à Roland de revenir en Angleterre voir sa famille. Il ne peut malheureusement pas profiter d’eux bien longtemps. De graves incidents ont lieu en Italie, la peste noire sévie déjà dans plusieurs villes et s’étend rapidement. Chose grave, tous les témoignages désignent un Haut-Conteur comme vecteur de la maladie. Une délégation de Haut-Conteur part rapidement vers l’Italie. Corwyn, Mathilde, Salim et Roland partent à Rome pour mener l’enquête.

 

Un cinquième tome très sombre dont le ton est donné dès le début. Un livre plein de rebondissements, tous très bouleversants. Le séjour des Haut-Conteurs à Rome n’est pas très réjouissant. L’humeur est grave et marquée par beaucoup de pertes. Comme pour les autres romans de la série, plusieurs dessins accompagnent la lecture. Les illustrations sont à la hauteur de l’histoire, tout aussi inquiétants et emprunts de tristesse. Une fin qui s’annonce sombre et terrible. On a du mal à quitter cette série fascinante, aux personnages attachants. Tourner la dernière page nous rend nostalgique, on aimait entendre les surnoms de Roland donnés par Mathilde, entendre les histoires de ces Haut-conteurs… Roland, Mathilde et les autres Haut-Conteurs vont nous manquer.

 

Ewelf

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