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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

"Un pur concentré d'adrénaline... A ne surtout pas manquer", prête la quatrième de couverture à Lisa Gardner, écrivain dont j'ai bien apprécié les deux derniers bouquins. Et franchement, ce n'est pas usurpé. De la troisième à la dernière pages, comme le titre le laisse entendre, c'est une course-poursuite effrénée, avec deux personnes très différentes, mais spéciales chacune à sa façon, en ligne de mire.

 

Les rebondissements sont multiples, le suspense d'une incroyable densité, et les personnages plutôt fouillés. Bien sûr, le pitch n'est pas très original, entre le Fugitif, Ennemi d'Etat et d'autres films ou romans d'espionnage à haute tension. On pense aussi au Charlie (Firestarter en VO) de Stephen King, avec son héroïne enfantine dotée de pouvoirs hors du commun... Bien sûr, l'ancrage dans les années 2010 ajoute un vernis technologique qui sert de moteur au récit à bien des moments.Le personnage de Sam Dryden, l'un des deux héros, va revenir dans un autre roman, Signal, qui vient de sortir aux Etats-Unis. Avec Runner, Patrick Lee se montre plutôt efficace.

 

Un roman vite lu, mais plutôt diverstissant malgré son côté déjà lu.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Enfant, Ali Neuman a fui le bantoustan du KwaZulu pour échapper aux milices de l'Inkatha, en guerre contre l'ANC, alors clandestin. Même sa mère, seule rescapée de la famille, ne sait pas ce qu'elles lui ont fait... Aujourd'hui chef de la police criminelle de Cape Town, vitrine de l'Afrique du Sud, Neuman doit composer avec deux fléaux majeurs : la violence et le sida, dont le pays, première démocratie d'Afrique, bat tous les records.
Les choses s'enveniment lorsqu'on retrouve la fille d'un ancien champion du monde de rugby cruellement assassinée dans le jardin botanique de Kirstenbosch. Une drogue à la composition inconnue semble être la cause du massacre. Neuman qui, suite à l'agression de sa mère, enquête en parallèle dans les townships, envoie son bras droit, Brian Epkeen, et le jeune Fletcher sur la piste du tueur, sans savoir où ils mettent les pieds... Si l'Apartheid a disparu de la scène politique, de vieux ennemis agissent toujours dans l'ombre de la réconciliation nationale...

 

Jolie découverte avec ce roman d'un auteur français qui insuffle de l'exotisme dans certains de ses romans policiers. Nous sommes ainsi dans l'AfSud de pré-Coupe du Monde de football 2010 (oui, vous savez, le car de Knysna, tout ça...). Un pays en proie à une criminalité galopante, qui traîne les restes de l'Apartheid, et essaie de préparer au mieux son premeir rendez-vous médiatico-sportif de portée planétaire... C'est dans ce cadre qu'a lieu cette course-poursuite tiouffue, crépusculaire, désespérée, avec des personnages d'une grande richesse et une intrigue d'une incroyable densité pour un polar d'une taille normal (450 pages en format poche).

 

J'ai hâte de lire d'autres titres de l'auteur.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

 

Dans la foultitude de films "classiques" (ou pas, d'ailleurs) que je regarde depuis quelques mois, il y en a un, qui m'a marqué, et va sans doute me marquer quelques temps, c'est ce Conjuring - les Dossiers Warren.

 

Avant Amityville, il y eut Harrisville, dans l'Etat de Rhode Island… Le film raconte l'histoire horrible, mais vraie, d'Ed et Lorraine Warren, enquêteurs paranormaux réputés dans le monde entier, venus en aide à une famille terrorisée par une présence inquiétante dans leur ferme isolée… Contraints d'affronter une créature démoniaque d'une force redoutable, les Warren se retrouvent face à l'affaire la plus terrifiante de leur carrière…

 

Contrairement à la plupart des films du genre, ce long métrage ne s'attache pas qu'à la famille de victimes, les Perron, mais aussi au couple d'enquêteurs, les Warren, venus les aider. Les Warren sont des démonologues connus, toujours en activité aujourd'hui (excepté pour le mari, décédé en 2006), qui ont été confronté à plus de 4 000 phénomènes surnaturels, dont la célèbre affaire d'Amityville, qui a donné lieu au film au titre éponyme et à son remake en 2005. Si vous souhaitez en savoir plus sur celle qui nous occupe, je vous invite à aller faire un tour par là. Les Warren ont tenté d'avoir une vie de famille aussi normale que possible, en marge de leurs activités toutes particulières... Le film montre une part de cette vie de famille, notamment avec leur fille, qui va se retrouver impliquée dans l'affaire. Plusieurs séquences ont aussi lieu chez les Warren, notamment dans leurs caves, où ils conservent des centaines d'objets hantés ou maudits. Parmi ceux-ci, une vieille poupée qui depuis a fait l'objet d'un autre long-métrage. Une pièce bénie chaque année par un prêtre. A noter que la famille Perron, à l'exception de la mère, est venue rendre visite aux acteurs sur le tournage.

 



Il se place dans cette mode des films sur le surnaturel, avec une économie de moyens, mode initiée par le Projet Blair Witch, continuée par Paranormal Activity et bien d'autres. Mais loin de faire de ce côté cheap un argument pour "vendre" le film au public, James Wan, réalisateur malais auteur du premier Saw et des deux premiers Insidious a pris comme parti de filmer son histoire comme une sorte de faux documentaire, avec un style caméra à l'épaule sans esbroufe, réaliste et efficace, demandant à ses acteurs de ne pas en faire des tonnes. Le casting est donc constitué d'acteurs de série B, avec Patrick Wilson et Vera Farmiga dans le rôle des chasseurs de fantômes, avec des partenaires au nombre réduit (je pense qu'il n'y a pas plus de 12 rôles parlants dans le film).

 

Le décor est donc essentiellement constitué d'une vieille maison des années 1850, entourée d'un vaste espace vert, d'un embarcadère sur une rivière avec un arbre biscornu au bord. L'intérieur de la maison, quant à lui, a été entièrement recréé en studio, permettant une parfaite installation des caméras, même dans les espaces contigus, comme les cloisons entre les grandes pièces. Le film a été tourné caméra à l'épaule, avec des mouvements circulaires, des plans-séquences, avec des zooms très lents, une sobriété qui permet de s'approprier de manière réaliste l'ambiance de la maison.

 

 

Le film comporte son lot de "passages obligés" des horror movies : portes qui claquent, personnages fantômatiques, mais là encore, sans esbroufe, sans effets superfétatoires. Un film d'horreur plutôt maîtrisé, et plaisant, d'autant plus que les acteurs sont assez convaincants.

 

Je recommande.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Au sommet de la tour Eiffel, un policier massacre 193 personnes. À Bordeaux, un enseignant fait feu sur ses propres élèves. Plus au sud, une championne de tir à l’arc prend sa famille pour cible…


Virus, secte, terrorisme, maladie contagieuse ? Les tueries se multiplient sans que le commissaire Mallock et son équipe ne parviennent à établir le moindre lien entre les différents forcenés. À chaque instant, un voisin, un passant peut devenir un monstre en puissance…
Dans une atmosphère de fin des temps, Mallock enquête, désespérant de parvenir à mettre un terme au massacre des innocents.

 

Ce roman est le deuxième de la séries de Mallock (pseudo de l'auteur, mais aussi nom de famille de son personnage principal), mais il peut se lire indépendamment du premier tome des Chroniques barbares. Il l'a personnellement revu pour une nouvelle édition, et je l'ai acheté sur l'insistance d'un ami blogueur (coucou Benoît), dans le but d'élargir mes connaissances en thriller contemporain.

 

Alors qu'en est-il ? j'ai découvert l'histoire d'un commissaire de la PJ de Paris, qui aime aussi le Bassin d'Arcachon, qui possède un petit don mediumnique, et essaie de gérer au mieux une petite équipe d'experts hétéroclites. Nous sommes aussi, bien sûr, dans la tête du ou des tueurs, ou plus exactement du ou des commanditaire(s) de cette série de massacre à grande échelle. Le sujet est intéressant, vraiment informé, on sent que l'auteur s'est beaucoup documenté pour construire son fléau. L'atmosphère de fin du monde sur Paris est lourde, très lourde, assez réussie, même si j'ai trouvé certains passages un peu brouillons. Les dons spéciaux du commissaire ne sont pas encore parfaitement employés à mon sens, j'imagine que cela évolue dans la suite de la série.

 

Suite que je découvrirai avec plaisir.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Qui est Pierre ? Et d'ailleurs, se nomme-t-il vraiment Pierre ?
Un rêveur ? Un affabulateur ? Un assassin ?
Une chose est certaine, on meurt beaucoup autour de lui.
Et rarement de mort naturelle.

 

J'ai lu la plupart des derniers romans de Maxime Chattam, chef de file du thriller français. J'y ai senti une nette progression dans l'écriture, mais aussi une tendance en filigrane (l'Autre Monde exclu), à savoir sonder les profondeurs de l'âme humaine, en particulier dans ce qu'elle a de plus noir. Ce nouveau roman, qui se pose comme un "one-shot" ou le début d'une nouvelle série, émarge dans ce mouvement. Nous sommes donc dans l'esprit de Pierre, qui du jour au lendemain décide de changer de vie, du tout au tout. Il ne semble rien avoir d'exceptionnel, sauf que la mort semble s'acharner autour de lui, l'empêcher de trouver le bonheur dans sa nouvelle vie. Le gars est quand même inquiétant, lorsqu'il ne ramasse pas les déjections des pensionnaires du zoo de Vincennes, il passe son temps libre à appeler des numéros au hasard, engageant la conversation avec celui ou celle qui acceptera de la lui faire.

 

Contrairement à ses romans précédents, j'ai trouvé celui-ci déroutant, pour ne pas dire franchement raté. Son personnage principal est dérangé, certes, mais je n'y ai pas vu l'espèce de monstre psychopathologique que l'auteur semble vouloir y mettre. Le récit ressemble à une sorte d'essai sociologique sur la solitude, qui peut mener à l'asociabilité, voire à la psychopathie... Le trait le plus mis en avant est la psychologie, un trait que Chattam soigne dans chacun de ses livres, mais qui ici semble un peu vain. J'avoue que tout au long de ma lecture ou presque, je me suis senti... consterné. J'espère que cela n'annonce pas un virage dans ses romans futurs, plus orientés "thrillers", car je pense que je décrocherai vite.

 

Assez bof, donc.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Oui oui je sais, je suis super à la bourre concernant ce film, je l'ai vu après tout le monde, du coup ce que je vais en dire n'influera sans doute même pas ceux qui ne l'ont pas encore vu.

 

Mais je tenais quand même à en parler, parce que depuis ses débuts il y a 16 ans, la saga super-héroïque des X-Men est quand même celle qui m'a apporté le plus de plaisir au cinéma, si l'on excepte le troisième film (qui se fait tacler au passage ici) et les spin-offs consacrés à Wolverine (surtout le premier). Ceci étant évacué, que nous réserve ce nouvel opus ?

 

Il s'ouvre sur une séquence se déroulant dans l'Egypte antique, avec la conduite d'un homme appremment très important dans une pyramide dans un état de quasi-mort. Il semblerait qu'un rituel de transfert de son âme dans un autre corps soit programmée... Mais des soldats semblent ne pas l'entendre de cette oreille, et interrompent le processus avant de sceller le tombeau... à jamais ? Dans les années 1980 l'agent de la CIA Moira Mc Taggart assiste, au Caire, à une étrange cérémonie dans une salle souterraine. Et parallèlement Erik Lhensherr, plus connu sous le sobriquet de Magneto, coule des jours paisibles dans une cité industrielle de Pologne. Jusqu'au jour où il se dévoile en sauvant la vie d'un de ses collègues. Tout cela alors que Xavier continue à accueillir de nouveaux jeunes "surdoués" dans son institution...

 

 

Vous vous en doutez, En-Sabah-Nur, le demi-dieu égyptien, va se réveiller dans ces années 80, et comme il découvre, par le biais d'une télé, le coca-cola, la bombe atomique et les Teletubbies, il a envie de tout péter, et d'instaurer un ordre nouveau, avec un cercle restreint de fidèles, des mutants qui ne sont pas sans rappeler les Cavaliers de l'Apocalypse de la Bible. Mais d'après vous, qui de Magneto, Storm, Psylocke ou Angel incarne Pestilence ? Car Magneto voit ses démons intérieurs investir une nouvelle fois le terrain de ses réflexions, et il va se retrouver opposé à son vieil ami Charles Xavier.

 

Comme Wolverine est exclu de cette génération (enfin... presque), la franchise doit se trouver une nouvelle figure de proue... Serait-ce Magneto, sans cesse taraudé par ses doutes et aiguillonné par sa colère ? Xavier, qui passe son temps à pénétrer les esprits des autres ? Il semblerait que ce soit Mystique, désignée d'ailleurs à la fin du film comme leader des X-Men. L'aura de Jennifer Lawrence, désormais seule superstar du casting, y est sans doute pour beaucoup. Et dans le rôle du personnage "fun", je pointe Quicksilver, qui après avoir eu la scène la plus marquante de Days of Future Past, récidive dans cet épisode. Espérons que ça va durer, parce que le traitement du personnage est bien sympa.

 

Comme son boulot sur DoFP était pas mal, Bryan Singer est à nouveau aux manettes (scénario -avec Simon Kinberg surtout- et réalisation), et on sent toujours cette patte, cette envie de soigner la psychologie de ses personnages en passant le spectaculaire au second plan, même si encore une fois il doit gérer une quinzaine de caractères différents. Comme le souligne Kinberg, il y a quand même beaucoup de scènes apocalyptiques (super-méchant excessivement puissant oblige), à l'instar de ce qu'ont pu faire Roland Emmerich et Michael Bay.

 

 

Le personnage d'En Sabah Nur est incarné par Oscar Isaac, qui entre donc dans sa deuxième franchise ultra-bankable après Star Wars Episode VII. Engoncé dans un costume et un maquillage lourd, il parvient tout de même à faire passer son jeu -tout en retenue- par le biais de gros plans sur son visage.

 

Le film est assez bon, le récit relativement fluide même si l'on passe sur plusieurs fils narratifs pendant un moment. Il y a des longueurs, mais d'une durée totale négligeable.

 

Le script convoque donc les survivants du dernier opus, mais aussi des "nouveaux", qui sont des X-Men historiques, comme Cyclope, Diablo, Angel, Jean Grey, Storm... censés être plus jeunes, ce sont donc des nouveaux acteurs qui les incarnent. Mention spéciale à Cyclope et Storm, en attendant mieux des autres.

 

Bon, et sinon, quand vous allez au cinéma avec Dyane Hertogs et Sébestien Célimon, grands amateurs de bande dessinée et de héros avec des super-slips, vous vous exposez à des rafales de vannes. Et vas-y que je te parle de la relance de l'industrie touristique en Egypte avec la nouvelle pyramide plantée par En-Sabah-Nur : alimentation par énergie solaire, chantiers BTP au top, hôtels rénovés... Et bien sûr, ça y va sur Jean Grey version érotique (50 nuances de Jean Grey, jamais fatiguée) ou pas (son album préféré ? Entre Grey clair et Grey foncé, par JJ Goldman - encore un super-héros, celui-là)... Il faudra songer à faire construire un village schtroumpf avec tous ces eprsonnages à la peau bleue à l'écran (En Sabah Nur, Diablo, Mystique, Fauve...). J'en passe, et des meilleures.

 

Bref, un moment de détente, techniquement assez réussie, mais qui n'effacera cependant pas la réussite de Captain America - Civil War cette année. Mais bon, un film avec Rose Byrne ne peut pas être totalement raté.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Tout commence par un coup de fil. Une voix métallique qui menace tour à tour le père Gildas, cloîtré dans son abbaye de Kerascouët, le maire d’une petite ville de Bretagne, effrayé au point de renoncer à un mandat de député, et un médecin du Perche, qui prend la fuite.
Trois notables aux vies transparentes, qui avaient fait leurs études de médecine ensemble. Avec le chirurgien Alain Vénoret, revenu à Brest après de nombreuses années d’absence, ils formaient un joyeux quatuor : « la petite bande ». Pourquoi se sont-ils séparés brusquement ? Que leur a chuchoté cette mystérieuse voix pour les troubler à ce point ? Et pourquoi Alain a-t-il été épargné ?

 

Considéré comme un auteur classique du suspense à l'accent breton, Jean-François Coatmeur, après 50 ans de carrière et près de 30 romans, livre donc ce roman aux allures de vengeance à travers le temps et les générations. Jouissant d'une écriture élégante et nerveuse (alors que le Monsieur compte 90 ans au compteur), il se lit à la vitesse de l'éclair, surtout si vous êtes coincé dans les transports en commun un jour de grève et de crue de la Seine. Cependant ses Noces macabres manquent singulièrement de jus, Coatmeur alignant les scènes sans véritable génie, avec des personnages auxquels on a du mal à s'attacher. On a un peu l'impression de voir un polar (en film) des années 1980, avec une idée certes intéressante au départ, mais avec un traitement qui ne passe pas les années. Dommage.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

2202
Né des cendres d’une conflagration planétaire, l’Empire Chrétien Moderne règne sur une Terre ravagée et irradiée. Urbain IX, pape tout puissant et restaurateur du Dominium Mundi, y gouverne d'une main de fer ses peuples revenus à un mode de vie médiéval.
Sous son impulsion, un vaisseau colonisateur est envoyé vers une planète d'Alpha du Centaure, dans l’espoir d’y trouver de nouveaux territoires pour l’humanité. Lorsque les passagers l'abordent, ils ont la surprise d'y découvrir un peuple, les Atamides. Le choc est grand. Mais ce n’est rien en comparaison d’une découverte encore plus bouleversante : le véritable tombeau du Christ ! Guidés par leur foi inébranlable, les missionnaires tentent de s’en emparer, en vain. Les indigènes les massacrent.
Sur Terre, la nouvelle se répand comme une traînée de poudre. Deux ans plus tard Urbain IX achève d’armer un gigantesque vaisseau, le St-Michel, capable d’abriter un million d’hommes. Pour Tancrède de Tarente, le Méta-guerrier héros des champs de bataille, et Albéric Villejust, le génie de l’Infocosme enrôlé de force,débutera une croisade sanglante vers une nouvelle Jérusalem…
Les événements feront-ils bégayer l’Histoire ?

 

Le roman de François Baranger, scindé en deux parties, est très ambitieux. De par sa taille déjà, puisque ce premier Livre comporte 600 pages. 600 pages d'une écriture dense, qui s'attache à l'histoire de deux personnages que tout oppose, mais que les circonstances et leur esprit libre vont faire se rapprocher inexorablement. Malgré cette longueur, on ne s'ennuie jamais dans la lecture, ou presque. Je vous avoue que j'ai allègrement sauté certains passages un peu prêchi-prêcha, indispensables puisque la religion -catholique- est la raison même de cette croisade. Mis à part ça, je me suis vraiment pris d'affection pour Tancrède, ce soldat qui réfléchit, et Albéric, ce technicien qui lutte contre l'ordre établi.

 

Le récit comporte plusieurs morceaux de bravoure, comme le départ du Saint-Michel ou son arrivée sur Akya, ou encore des scènes de combat entre Tancrède et un ennemi mystérieux, ou bien l'examen de passage de Clorinde, cette soldate aussi fière que sensible.

 

Curieux de lire la suite. mais je vais changer d'univers avant, 600 pages, c'est quand même gros.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

Vous connaissez Emma Bovary ? Voici sa cousine américaine, une adorable petite vache au destin tout aussi romanesque. Pour Elsie Bovary, le bonheur a toujours été dans le pré, jusqu’au jour où elle comprend qu’elle est vouée à finir en steak haché. Flanquée de deux complices, Shlomo le cochon converti au judaïsme et Tom le dindon qui voulait voir Istanbul, Elsie, déterminée à éviter l’abattoir, se lance dans un rocambolesque projet de Grande Évasion.

 

En plus d'être un acteur connu pour avoir incarné un agent du FBI passionné par les extra-terrestres et les écrivains jouisseurs (entre autres), David Duchovny écrit. Et ce, depuis longtemps, si l'on en croit les quelques mots qu'il a distillés lors de son passage à Paris il y a quelques jours. Ce premier roman est pour le moins... surprenant, puisqu'il s'agit d'une variation moderne de la fable animalière, comme a pu le faire George Orwell en son temps avec la Ferme des animaux. C'est un roman court, à peine 200 pages au format poche (avec un prix qui ne l'est pas, lui : 16,90€), qui nous permet donc de suivre les aventures de ce trio insolite.

 

L'occasion pour Duchovny d'écorcher -gentiment- au passage la société de consommation, les pollueurs, les religieux intégristes de tout poil. Sans toutefois aller trop loin dans la satire, le but de l'auteur n'est pas de s'attirer les foudres des lobbies en tout genre, mais seulement d'écorcher un peu. Il joue régulièrement sur ce registre, expliquant que son éditrice le rappelle régulièrement à l'ordre.

 

C'est bourré d'humour, de jeux de mots souvent bien vus, parfois complètement ratés (pas toujours facile en traduction). Pas désagréable à lire... mais on est loin du bouquin du siècle, hein.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

 

Cloverfield est un film de 2008, produit par JJ Abrams, que j'avais beaucoup aimé, entre autres parce qu'il relançait -avec brio selon moi- la mode des longs-métrages filmés caméra à l'épaule, mais aussi pour son atmosphère oppressante. Ce 10, Cloverfield Lane se positionne non pas comme une suite directe, mais plutôt comme un nouvel élément dans l'univers de Cloverfield, de l'aveu même d'Abrams

 

Une jeune femme, Michelle, est victime d'un accident de la route. Elle se réveille dans le bunker souterrain d'un certain Howard, lequel prétend l'avoir sauvée d'une attaque imminente dont la nature reste à définir. Michelle fait aussi la connaissance d'Emmett, un jeune homme voisin d'Howard, qui avait pu se réfugier à temps dans le bunker lui aussi. Le patriarche, qui a hermétiquement fermé l'abri, fait régner un climat de terreur et de paranoïa sur ses deux compagnons, qui croient à ses paroles, faute de preuves du contraire. Jusqu'au jour où...

 

A la fin du film, je me suis posé des questions sur sa validité. Est-ce une brillante figure de style sur le thème de la paranoïa, en même temps qu'un survival malin ? Ou bien une immonde bouse qui repose sur des effets minimalistes et la frénésie des acteurs ? J'avoue que la présence de John Goodman dans le rôle d'Howard, ainsi que le parrainage de JJ Abrams (qui a réalisé en parallèle Star Wars Episode VII) m'ont fait pencher pour la première solution. Le film est un huis clos, puisque sur 90% de sa longueur nous n'avons que trois personnages, qui se regardent en chiens de faïence et s'interrogent du regard ou en toute franchise. Tout le long de cette séquence, je me suis demandé si tout cela n'était pas une vaste supercherie, autant pour le spectateur que pour les personnages. Et avec une fin survitaminée, le doute est levé, mais je ne vous dirai pas dans quelle direction. d'autant plus que la toute dernière séquence laisse penser qu'une suite vera le jour assez vite.

 

 

Dan Trachtenberg, le réalisateur, propose ici son premier long-métrage, et se montre assez à l'aise, même si par moments l'action est filmée d'un peu trop près, ce qui a pour résultat de réduire la lisibilité de la séquence, mais aussi (et surtout ?) d'accroître l'atmosphère étouffante du film. Bien vu.

 

J'ai donc bien apprécié ce film, qui appelle bien sûr d'autres segments dans le Clover-verse.

 

Spooky

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