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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Ressources et amis

 

Dans le prolongement du billet sur différentes librairies que j'aime bien, petit focus aujourd'hui sur un autre espace que j'ai découvert récemment. A l'occasion de la dédicace de Stéphane Soutoul, jeune écrivain "gothique" dont je vous parlais récemment.

 

Il s'agit donc de l'Antre-Monde, une librairie-galerie spécialisée dans l'imaginaire, située à proximité du cimetière du Père-Lachaise, haut lieu ésotérique parisien. L'espace n'est pas très grand, mais au fil de ses rayons SF, Bit-lit, fantastique, ésotérique (avec plein de tarots, apr exemple) et... érotique, on peut changer de monde. Les ouvrages sont rangés avec soin et le choix de ceux-ci témoigne du bon goût de la maîtresse des lieux, Taly, qui est par ailleurs très compétente et très accueillante.


Il y a également un petit coin lithothérapie (avec des pierres) et quelques créations de bijoux réalisés par des artistes made in France qui font tout à la main. Dans le fond de la librairie se trouve la partie galerie, avec des expositions d'illustrateurs talentueux (j'ai bien aimé ce que fait Jim Colorex, actuellement exposé), et un rocking-chair, qui renforce la chaleur du lieu. On y trouve aussi toutes sortes de goodies : des peluches, des canards (!), des mugs, des boîtes, des badges... Il y a même deux ou trois jeux de société.

 

Un lieu de perdition hautement recommandé donc.

 

Pour en savoir plus, visitez le site officiel de l'Antre-Monde.

 

Spooky.

 

http://a5.sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash4/269446_236501303037502_176436635710636_801202_3885805_n.jpg


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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://www.editionsdupetitcaveau.com/images/soutoul2petit.jpg

 

Je vous avais déjà parlé de Stéphane Soutoul, jeune écrivain tealentueux qui évolue dans la sphère du fantastique français, et plus précisément le vampirisme. J'avais bien aimé son premier roman, qui parlait d'une famille, les Lacarme, dont le destin allait être irrémédiablement lié à ceux qu'elle combat, les vampires. Son second roman se situe dans le même cycle, contant la suite des aventures de la famille.

 

Fin du XIXe siècle. Paul de Lacarme, l’héritier d’un clan dévoué à la chasse aux vampires, regagne la demeure familiale après une longue errance. Sur place, il ne découvre que mort et désolation. Les résidents du domaine mis à sac ont été assassinés, mais surtout sa sœur est portée disparue.


Léonore de Lacarme couve en son sein un terrible enfant convoité par un groupe de fanatiques. La jeune femme enceinte pourra-t-elle échapper à ces individus prêts à tout pour accomplir leurs sombres dessins ? Et son fiancé, cet amant à présent devenu un prédateur aux mœurs sanglantes et à la séduction irréelle… peut-elle encore lui accorder sa confiance ?


Paul de Lacarme va tenter l’impossible pour retrouver l’unique famille qui lui reste et la soustraire à un funeste destin. À moins que la trahison d’un ancien amour ne le précipite lui aussi au cœur d’un piège sans retour…

 

Stéphane Soutoul écrit bien, il a de l'imagination, et l'on sent que les Lacarme lui tiennent à coeur car ils sont la véritable chair de son oeuvre. Mais si le vampirisme est présenté comme l'argument, c'est en creux un autre élément que nous présente l'auteur. C'est véritablement cette dynastie frappée par le malheur qui l'intéresse... et nous aussi, parce que les vampires, c'est gentil, mais ça pue du bec. :)

 

Pour en revenir à nos moutons saignés à blanc, l'auteur a de l'imagination, il nous propose un récit qui laisse peu de répit au lecteur, même s'il a une fâcheuse tendance, encore, à l'emphase. Stéphane a du vocabulaire, et du bon, et abuse parfois des redites, lorsqu'il nous emmène dans les pensées de ses personnages, surtout féminins. C'est l'une des caractéristiques de ce genre de récit, un peu daté, désuet. Un style parfois repris dans la bit-lit actuelle. Personnellement j'aurais aimé un style plus direct, un peu plus "sec" ; mais que voulez-vous, c'est le genre qui veut ça. Ceci dit, j'aime bien, le garçon a de la ressource, il a réussi à m'étonner à plusieurs occasions. Je suis curieux de lire la suite des aventures des Lacarme, d'autant plus qu'une chouette longue nouvelle vient faire le lien avec le prochain opus, procédé qu'il a déjà utilisé (avec bonheur) dans le précédent.

 

 

J'avais relevé dans le premier tome un travail d'éditeur insuffisant dans le sens où subsistaient de nombreuses fautes d'accord, d'orthographes ou des tournures malheureuses. Il y a du mieux ici, quelques fautes éparses subsistent, mais c'est moins gênant, même si le prologue était mal parti sur ce plan. Espérons qu'un effort supplémentaire sera fait pour la suite.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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Cet ouvage est une sorte de relique. Il est en effet l'une des premières exégèses de l'oeuvre du Professeur... de son vivant. Il est sorti pour la première fois en 1969, soit quatre ans avant la disparition de JRR Tolkien. Auteur de nombreux romans de fantasy, Lin Carter a donc proposé un pan important, sinon fondateur, de l'appareil critique sur Le Seigneur des Anneaux.

 

La construction de son essai est somme toute classique. La biographie de l'écrivain est passée en revue, de sa naissance en Afrique du Sud à ses années de retraite studieuse, en passant par ses années d'enseignement à Oxford. Il survole ce qui a amené l'écriture du Seigneur des Anneaux, et l'oeuvre de fiction de Tolkien en ces derniers temps des années 1960 (en gros, Bilbo le Hobbit, le SdA, Feuille, de Niggle et Smith of Wootton Major (non encore traduit à l'époque). Il évoque la rédaction en cours du Silmarillion, tout en spéculant sur le contenu de ce dernier (et se trompant modérément), car n'ayant pas de rapports directs avec Tolkien.

 

Lin Carter entre ensuite dans le vif du sujet, en présentant la Terre du Milieu telle qu'elle apparaît dans Bilbo le Hobbit, puis livre un large résumé de ce roman et du suivant, Livre par Livre, avec quelques commentaires liminaires, qui couvrent presque la moitié de l'ouvrage avec les chapitres initiaux et "factuels". 

 

Qu'est-ce que le Seigneur des Anneaux ? S'agit-il d'une allégorie ? Non, Tolkien avait ce genre en horreur, et a toujours réfuté le rapprochement fait par des commentateurs, avec la montée du nazisme ou encore la Guerre Froide. S'agit-il d'une satire ? Pas plus. S'agit-il d'un conte de fées ? Bien que la plupart des récits que l'on classe ainsi ne parlent pas de fées, on pourrait dire qu'en effet, le roman entre dans cette catégorie ; car Tolkien, qui a consacré une célèbre conférence à la question, reprise en essai, indique que le conte de fées est un récit qui parle de faërie, terme très vague qu'il serait vain et fastidieux d'expliciter ici. Je note toutefois que Lin Carter affirme que "La science-fiction est une branche de la fantasy, de même que la littérature d'horreur gothique"... Une affirmation qui me laisse pantois, tandis que Carter enchaîne en expliquant que Le SdA relève plus certainement de l'épopée. Et là nous avons droit à une large page historique de ce genre, inventé si j'ose l'écrire, dans le long poème antique sur Gilgamesh, largement développé et popularisé par les poètes grecs. Il est à noter d'ailleurs que l'épopée s'exprimera dans des poèmes pendant très longtemps, jusqu'à l'aube du Moyen-Âge, où les gestes de chevaliers sont contées dans des Chansons, puis, par appauvrissement stylistique, dans des romans. L'Illiade, l'Odyssée, l'Enéide, la Chanson de Roland, pour les oeuvres les plus connues, sont ainsi évoquées. Beowulf est très brièvement effleuré, alors que l'on sait depuis longtemps maintenant que ce fut une inspiration majeure de Tolkien.

 

L'un des chapitres consacrés à ce genre qu'est l'épopée commence par une précision intéressante : le roman est, à l'origine, un récit écrit dans l'une des langues romanes - l'espagnol, l'italien ou le français- issues du latin, qui était la langue des Romains. Sans utiliser cette origine Carter enchaîne sur les différents romans racontant des épopées. Un chapitre vraiment érudit, mais qui à mon avis sort du sujet car vraiment trop long. L'une des oeuvres largement commentées est ainsi Amadis de Gaule, longue somme romanesque de dix ou douze livres. Un titre dont je n'avais jamais entendu parler, malgré mon passé d'études littéraires. Le but de ce chapitre ? Montrer que Le Seigneur des Anneaux s'inscrit complètement dans ces histoires d'exploits guerriers, de rencontres avec des monstres fantastiques, avec parfois une teinte de romance. Le poème épique est peu à peu devenu, avec l'arrivée du Moyen-Âge, chanson de geste, puis roman. La fantasy à l'époque médiévale est donc représentée par plusieurs oeuvres, au premier rang desquelles Amadis de Gaule, à nouveau cité, qui a connu de nombreux continuateurs.

 

Le chapitre suivant est un peu plus intéressant, puisqu'il s'attache à recenser les auteurs qui ont "fait" la fantasy, d'un point de vue plus moderne. Celui qui aurait réformé le genre est William Morris, qui naquit en 1834, et dont le roman The Well at the World's End a fait forte impression sur Carter. Celui qui prit en quelque sorte le relais s'est fait appeler Lord Dunsany ; son roman La Fille du Roi des Elfes, écrit en 1924, fait partie d'une oeuvre qui a inspiré beaucoup de successeurs. Personnellement j'ai lu ce roman, et je l'ai trouvé verbeux, pompeux et peu dynamique, bien que connaissant déjà le contexte historique et littéraire qui l'entourait. A peu près à la même époque, E. R. Eddison sortit son roman The Worm Ouroboros, qui raconte la grande guerre entre les seigneurs du Demonland et un roi. Le roman souffre d'un gros défaut, le décor est longuement planté avant que l'action commence réellement. Chacune des oeuvres est largement commentée, avec l'éclairage de l'oeuvre plus globale de chaque auteur. Carter évoqué également Fletcher Pratt, Mervyn Peake.

 

N'ayant que peu d'informations sur les sources de Tolkien, Carter affirme être tombé par hasard sur certains éléments, comme l'Ancienne Edda, où se trouvent de nombreux noms de personnages tolkienniens (en particulier la plupart des Nains de Bilbo le Hobbit). D'autres éléments de la saga finlandaise sont également intéressants. Siegfried est aussi une influence évidente, avec la place centrale d'un Anneau, l'épée brisée et ressoudée, la querelle de deux Nains ou géants pour la possession de l'Anneau, etc. La Gesta danorum, par l'historien danois Saxo Grammaticus, est citée, tout comme le fameux Beowulf. Il cite d'autres sources de légendes nordiques, et l'inspiration donnée par le vieil anglais.

 

Dans une courte postface, Lin Carter cite quelques auteurs que l'on pourrait qualifier d'héritiers de Tolkien : Carol Kendall, dont The Gammage Cup semble très inspiré de Bilbo le Hobbit ; The Weirdstone of Brisingamen, d'Alan Garner, semble devoir beaucoup au SdA ; Lloyd Alexander, auteur américain, avait écrit (jusqu'alors) 5 romans très proches également de la trilogie, et Lin carter ne tarit pas d'éloges sur lui. Il est à noter que ces auteurs écrivent essentiellement pour la jeunesse, et que Carter ne note pas d'auteur "adulte" parmi ces continuateurs, si ce n'est... lui-même, au travers Khymyrium, une oeuvre homérique qu'il était en train d'écrire mais qui n'a jamais été achevée ; le début a été publié dans des fanzines.

 

L'ouvrage de Lin Carter ne constitute pas l'essai le plus complet ni le plus informé sur Tolkien. La faute en premier lieu à l'éloignement (Lin Carter est américain, tandis que Tolkien vit retiré en Angleterre), mais aussi à l'époque (l'appareil critique sur l'auteur et son oeuvre était alors balbutiant). Cependant il constitute une approche basique très accessible pour qui veut découvrir le Seigneur des Anneaux, mais aussi un ouvrage érudit sur certains courants littéraires.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Vie du blog

Hop, comme tous les 3 mois, mais avec un peu de retard cette fois-ci, voici venu le webzine de notre joyeuse communauté de blogueurs. Un de mes billets a été sélectionné, comme d'habitude. Merci encore à Alice pour son boulot de dingue et de qualité :)

 

Pour le lire, il vous suffit de cliquer sur l'image ci-dessous.

 

http://idata.over-blog.com/2/17/07/30/1er-de-couverture-2/Autres-Mondes-n-8-ete-2011.jpg

 

Bonne lecture !

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/7/2/0/9782362310027.jpg

 

Dans un monde où la magie est une rareté, la maîtriser a un prix...

Hahp en fait le difficile apprentissage à l'académie. Dans sa classe, rares sont les élèves à passer toutes les épreuves. Les autres ne seront plus de ce monde pour les féliciter.
Autrefois, la magie était interdite. Jusqu'à ce que la jolie Sadima la ressucite, grâce à ses aptitudes exceptionnelles. Mais saura-t-elle en faire bon usage ? Ses deux acolytes sont-ils dignes de confiance ou jouent-ils les apprentis sorciers ?
Et pourquoi, au nom de la magie, des enfants sont-ils affamés et enfermés dans le noir ?

 

Le prix de la magie, ou en tout cas son volet initial, est très étonnant. Nous sommes dans un environnement de fantasy, ou plutôt de médiéval fantastique. Souvent dans ces univers, la magie tient une large place, et le monde est parcouru par des sorciers et autres magiciens qui l'utilisent sans compter, à toutes les pages et dans toutes les positions. Ici, même si la magie est au coeur de l'intrigue, elle n'est que brièvement exposée, car interdite, ou du moins en partie oubliée. Sadima semble avoir des dons d'empathie, mais ceux-ci ne lui serviront pas à grand chose lorsqu'elle partira de sa campagne pour rejoindre un apprenti socier à la capitale. Elle va passer son temps à jouer les bonniches et les copistes pour celui qu'elle rejoint et son ami d'enfance, qui ont pour ambition, en rassemblant les chants et contes des bohémiens, de ressusciter les arts anciens et fonder une école où l'on enseignera la magie pour changer le monde. De son côté Hahp va se retrouver dans une étrange école, soumis aux brimades de sorciers sybillins et au dédain de ses camarades. Le récit est donc scindé en deux intrigues, ayant pour points communs les personnages de Franklin et Somiss, semble-t-il à des époques différentes de leurs vies.

 

Les deux récits ne vont pas se croiser dans ce premier tome, mais l'enchaînement, ou plutôt l'alternement entre eux est rapide (à chaque fois un chapitre de 5 pages précède un autre chapitre de 4 ou 6). Une technique qui permet de ne pas perdre de vue ni un fil narratif ni l'autre, et de garder le lecteur en éveil. Car oui, on se demande bien où Kathleen Duey va les emmener, cette jeune femme à l'éducation modeste et cet apprenti sorcier issu de l'aristocratie, dont la santé, les nerfs, mais aussi les talents mediumniques sont mis à rude épreuve. Et, entre eux deux, ces deux hommes qui gardent leur part de mystère, et ont grandement changé entre les deux "époques"... l'écriture est vive, dynamique. il ne se passe pas grand-chose dans ces deux huis-clos, mais le potentiel semble énorme.

 

Le roman a été finaliste du World Fantasy Award, l'une des plus grandes récompenses su genre, et j'imagine que la suite va délier un peu le noeud gordien proposé par ce premier épisode. j'espère pouvoir vous en parler prochainement.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

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L'occasion m'a été donnée de voir ce petit film d'animation, qui est passé inaperçu lors de sa sortie en 2008.

 

Kôichi, jeune écolier en quatrième année de primaire, découvre une pierre bien étrange dans le lit asséché d'une rivière et la rapporte à la maison. Alors qu'il décide de laver ce précieux trophée, un étrange animal en sort. Surprise, c'est un kappa, un esprit de l'eau.
La famille de Kôichi appelle ce kappa Coo et décide d'en prendre soin. Toutefois, la rumeur de la présence de Coo ne tarde pas à se propager et toute la ville ne parle plus que de lui. Coo, inquiet d'ennuyer la famille de Kôichi, décide de partir. L'aventure de Coo à la recherche d'autres kappa commence.

 

Un kappa ressemble à un enfant chétif, la peau verdâtre et qui porte une carapace de tortue. Ils ont au sommet du crâne un creux, qui doit être rempli de liquide (de l'eau de préférence) pour avoir de l'énergie. Ces êtres légendaires ont fait l'objet de nombreuses histoires, dont la plupart prennent pied dans la période médiévale (pour faire court) nipponne. Ici Coo traverse les siècles car il est pris dans une gangue de boue ou de pierre, et c'est totalement par hasard qu'il est découvert par Koichi. Le kappa découvre donc le Japon des automobiles, des ordinateurs, des appareils photo, alors qu'il ne connaissait que son marais et les samouraï. Tiens d'ailleurs, c'est à la suite d'une dispute mortelle entre le samouraï qui possédait son marais et son père que le petit Coo s'est retrouvé coincé dans la boue. Le petit personnage se sent totalement étranger dans le monde qu'il découvre, d 'autant plus que le marais qu'il a habité a disparu, remplacé par un immeuble.

 

Le film, dont je n'avais jamais entendu parler, est vraiment sympa ; le personnage du kappa impulse une ambiance humoristique et un peu poétique à ce récit moderne. Son interaction avec Koîchi est bien réalisée, sans tomber sans le sentimentalisme ou le cucul la praline. le personnage d'Hitomi, la petite soeur, est assez énervant par contre, on a envie de la baffer presque à chaque coup. Le film comporte des moments d'émotion, comme lorsque cette même Hitomi accepte enfin Coo, à sa façon maladroite de petite fille, la mort du chien d ela famille, allié inattendu (et plutôt bien vu) du kappa, ou encore la scène du meurtre du père de Coo, en prologue. Ces deux dernières scènes empêchent le film d'être vu complètement par les plus jeunes, d'autant plus que cette dernière scène, avec décapitation et démembrement, est assez explicite.

 

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Sur le plan de la réalisation, j'ai trouvé l'animation un peu sommaire et hachée au début du film, défaut qui s'est un peu estompée par la suite. De même, si Coo est vraiment mignon et bien travaillé, les humains sont quant à eux souvent "dessinés" très sommairement, au milieu du film, quand ils apparaissent le plus souvent, en fait.

 

A noter que cet anime a été adapté d'une trilogie de romans écrits par Masao Kogure, relativement confidentiels et non traduits à ce jour.

 

Un été avec Coo est donc un film assez sympa, qui raconte une histoire toute simple mais bien racontée, visuellement pas exempt de défauts mais pas franchement désagréable. Le réalisateur Keiichi Hara a fait tout de même un chouette boulot, comme en confirment les scènes de repas en famille très sympathiques (voir une image ci-dessus). A voir si vous tombez dessus.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Ressources et amis

Un petit billet coup de pouce aujourd'hui, pour vous parler de quelques boutiques que j'affectionne particulièrement. Vous retrouverez des liens vers leurs sites internet en fin d'article.

 

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En premier lieu Aaapoum Bapoum, une petite librairie situé dans la rue Dante, à proximité de St Michel à Paris. Vous le savez, je suis un bdvore, et mon appartement devient un peu exigu pour pouvoir conserver tous les albums qui me passent entre les mains. il y a quelques années j'ai donc décidé de dégraisser un peu. A la recherche d'une librairie d'occase qui me propose des tarifs de reprise corrects, je suis tombé sur cette petite adresse, où l'accueil de Stéphane et Vladimir m'a mis à l'aise. Compétents, sympathiques et honnêtes, très vite une relation de confiance s'est installée entre nous. Lorsque le duo a ouvert un second espace, nettement plus grand, dans la rue Serpente (toujours dans le même quartier), je suis resté un bon client, content de trouver encore plus d'albums potentiellement intéressants, à des prix raisonnables. L'équipe s'est largement renforcée depuis, je pense à Pierre et Alex notamment, et le profil des deux librairies s'est un peu affiné. la librairie originelle s'adresse aux collectionneurs d'objets un peu rares (mais on y trouve aussi des bacs d'albums à bas prix), tantdis que l'espace rue Serpente a un petit côté solderie dans une partie de sa superficie, même si on y trouve aussi des éditions originales, des intégrales, des coffrets... Et l'équipe organise régulièrement des vernissages d'exposition, qui permettent parfois de découvrir et de rencontrer des auteurs inconnus mais fort intéressants. Bref, une, ou plutôt deux adresses intéressantes pour les amateurs de BD à Paris.

 

http://www.vaunage.net/soleilvertcalv1.jpeg

 

Parlons ensuite de la librairie Soleil Vert. Nichée sur les hauteurs d'une petite ville à proximité de Nîmes. Herveline et Dominique sont deux passionnées, l'une de science-fiction, l'autre de polar. Un beau jour elles en ont eu marre de perdre leur temps avec les chefs incompétents et les clients irrespectueux des grandes surfaces culturelles, et ont lancé leur propre structure, plus proche des gens et de leurs envies, dans le Midi. Soleil vert est donc une Librairie spécialisée en littératures de l'imaginaire (Fantasy, fantastique, science-fiction), en romans policiers et en jeunesse et bandes-dessinées. elle propose aussi de la vente de livres neufs. Achat et vente de livres d'occasion, ainsi que par correspondance via sa boutique en ligne. Le blog propose des critiques et résumés de livres (uniquement ce que les libraires ont aimé). En plus d'être charmantes, elles sont très compétentes sur ce slittératures de genre. Si vous passez par le sud, n'hésitez pas à faire le détour...

 

http://www.laportedesmondes.com/upload/P1030156.JPG

 

Et enfin, la Porte des Mondes. Cindy est depuis toujours une passionnée de SF, fantasy, d'horreur, de bandes dessinées et de films de genre. Et un jour elle s'est lancée, et a ouvert sa boutique à Roubaix. La Porte des Mondes est une librairie où se trouvent de nombreux mangas, des BDs, des livres, des DVD/blu-ray et aussi des tonnes de goodies, des romans... L'hôtesse est une authentique passionnée, et elle est toujours prête à échanger avec le public sur ses domaines de prédilection.

 

Et vous, quelles sont vos "bonnes adresses" ?

 

Spooky.

 

Aaapoum Bapoum

 

Soleil vert

 

La Porte des Mondes

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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Lorsque son mentor se fait enlever, l’agent du Mossad Eytan Morgenstern doit faire équipe avec sa rivale. Enrôlé de force dans un combat qui n’est pas le sien, il devra tout tenter pour mettre fin aux agissements d’un mystérieux groupuscule entré en possession d’armes de destruction massive. Quand vos ennemis d’hier deviennent vos meilleurs alliés, quand l’humanité semble prête à répéter les erreurs du passé, que peut bien faire un homme contre la folie qui ne va pas manquer de suivre…

 

Chroniquer le roman d’un auteur devenu un ami est toujours quelque chose de difficile. Doublement quand le roman en question est la suite d’un polar qui avait su me scotcher à mon siège d’un bout à l’autre (même si je n’étais pas le seul à avoir éprouvé cette sensation à la lecture du Projet Bleiberg). Après avoir acheté Le Projet Shiro à l’occasion d’un trajet professionnel sur Paris, j’ai enfin eu l’occasion de me plonger dedans. Et passées les premières pages, le constat s’impose d’emblée : le succès du Projet Bleiberg n’était pas un hasard. Parce que ce Projet Shiro soutient sans hésitation la comparaison avec son prédécesseur.

 

On retrouve avec plaisir le style de Davis S. Khara, son sens de la mise en scène et sa scénarisation ultra-dynamique. Car il faut bien avouer une chose, on ne s’ennuie pas un instant dans cette suite. Une suite que j’ai lue d’une traite, 2h30 sans pauses, happé par le récit, la maitrise du flashback de son auteur, qui arrive à s’appuyer sur des références historiques sans jamais sombrer dans le rébarbatif. Délaissant cette fois-ci l'Allemagne nazie, c'est davantage dans le Japon de la deuxième guerre mondiale que l'auteur va planter les racines de son récit, s'immisçant dans l'échiquier politique post-Hiroshima. Alors que dans le premier opus, la place d’Eytan Morg prennait de l’importance au fil des chapitres, ici c’est d’emblée le personnage central. Un changement qui va permettre de davantage rentrer dans la tête du kidon, et découvrir quelques nouveaux pans de son passé (notamment sa rencontre avec son mentor, dans les mois qui suivirent la fin de la seconde guerre mondiale).

 

J’avais apprécié le Eytan des débuts de Bleiberg et sa puissance de destruction, j’apprécie tout autant le personnage contrasté qui se dessine de plus en plus au fil des tomes. Un personnage certes dangereux, rompu à tuer, mais qui n’éprouve cependant pas de plaisir à ôter la vie. Un être totalement à part, sans réelles attaches, mais pour autant prêt à tout pour défendre celles qu'il a pu nouer durant sa vie. Ce qu’il y a de bien avec le style de David S. Khara, c’est que la progression est constante depuis Les Vestiges de l’Aube. Une sympathique entrée sur la scène littéraire, nettement dépassée avec Bleiberg, et sur la lancée duquel poursuit ce Projet Shiro.

 

Les amateurs de polar intelligent, dont l’histoire joue avec l’Histoire (sans tomber dans les théories absconses d’un Dan Brown) ne pourront qu’apprécier cette suite à sa juste valeur. Et les autres (dont je suis, n’étant pas vraiment un lecteur compulsif de polar), pourraient fort bien se prendre (à nouveau) une belle claque.

 

Vladkergan.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

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Ca me fait bien plaisir de publier ce premier article sur Ansible, fanzine que j’aime bien, au moins autant que certains des rédacteurs.

Pour fêter cette première chronique, je vais donc écrire un article sur une œuvre vraiment culte, un grand classique assez connu qui est très cher à mes yeux. Pour ce film très particulier je vais donc faire un article –j’espère- un peu particulier.

 

Les 5 éléments qui font d’Orange Mécanique le meilleur film que j’ai vu  (évidemment avec mon peu de recul du haut de mes 16 ans ET ma culture plutôt faible en cinéma) 

 

 

- La meilleur B.O. :

 

La musique est vraiment quelque chose d’important pour moi, si elle est bonne elle donnera forcément un bonus dans mon appréciation d’un film.

Et celle d’Orange Mécanique est la meilleure que j’ai pu entendre. Encore aujourd’hui, le CD tiré de la bande originale du film fait partie des cds que j’écoute le plus souvent.

 

Rendez-vous compte, les plus grands compositeurs (avec en premier lieu bien sûr, Beethoven), joués avec des espèces de synthés, très électro mais en plus cheap ; c’est magistral, psychédélique mais néanmoins moderne.

De plus, grâce à ce CD, j’ai enfin pu mettre un nom derrière certains morceaux (le final de l’ouverture de l’opéra sur Guillaume Tell, The thieving magpie) : Rossini qui est mon compositeur de musique classique préféré.

(Et encore, là je ne parle pas ni de Sunforest, ni de ces ballades que sont « I Want to Marry a Lighthouse Keeper » et autres…)

Enfin, il faut savoir que Stanley Kubrick voulait pour ouvrir son film la chanson des Pink Floyd que je trouve la plus réussie (Atom heart mother) et ils ont refusé, ces nuls.

 

 

- La meilleure bande annonce :

 

…Et par extension, les scènes les plus accrocheuses.

Déjà quelques mois avant de voir le film, j’ai regardé plusieurs fois cette B.A dont je ne comprenais rien mais que je trouvais formidablement accrocheuse.

 

http://www.youtube.com/watch?v=5n2NXuQ5ako

 

Et pourtant, dans le film, ces images qui marquent mais n’ayant aucun lien visible ensemble prennent une cohérence incroyable, et certaines scènes cultes resteront à jamais gravées dans ma mémoire (bien sûr celle du traitement « au cinéma », mais aussi celle de la tentative de  suicide, au encore celle ou Alex fait l’amour avec deux jeunes filles, le tout filmé en accéléré, avec en musique de fond Rossini, eh oui, encore lui).

 

- Un personnage principal, à la « Kudrick » :

 

Je n’ai pas vu tout les films de Stanley Kubrick, n’empêche, grâce aux trois que j’ai vu (Barry Lyndon et Lolita), je trouve quand même que le protagoniste est toujours un personnage assez ambigu, plutôt méchant d’ailleurs, et même s'il devrait nous sembler antipathique, voire plus, on s’attache à lui.

Sauf qu’ici Alex Delarge est quand même un adepte de l’ultra-violence, de passage à tabac de S.D.F, et autres viols, et pourtant, le film nous oblige à ressentir de la compassion pour ce monstre… C’est très fort.

 

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- Une morale « géniale » :

 

Car s'il n'y en a pas, il y a bien une réflexion sur l’être humain, que je ne spoilerai pas ici.

 

Et la cinquième raison qui fait de A clockwork orange le meilleur film que j’ai vu, c’est qu’il m’a fait aimer le cinéma, alors que c’était un media auquel je me désintéressais depuis de nombreuses années, et il m’a permis  de découvrir plein d’autres chef d’œuvres (qui bien sûr ne l’égalent pas, mais même si je vois un jour un film qui l’égale, je crois que j’aurai toujours autant de passion pour celui-ci).

 

J’espère que ces quelques lignes vous auront donné envie de le (re)voir, quant à moi, j’aimerais bien un jour dégoter le roman originel.

 

Superjé

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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Nous voici donc dans la lecture d'une exégèse, ou plutôt du "parcours" d'une oeuvre majeure. Comme il est dit en préambule, ce guide de lecture s'adresse à tous types de public : pour le lecteur novice, qui vient d'entamer le roman et se sent perdu ; pour l'expert, qui a déjà relu celui-ci et a envie d'en savoir plus sur l'univers de Tolkien avec quelques clés de compréhension ; pour ceux qui ont vu le(s) film(s) (un seul était sorti à l'époque) de Peter Jackson et souhaiteraient aborder l'oeuvre originale avec quelques explications. Bref, une façon idéale, si je puis dire, d'en savoir plus.

 

L'auteure, Catherine Bouttier-Couqueberg, est professeur de lettres supérieures au lycée Carnot de Dijon. Elle propose dans un premier temps de replacer Le Seigneur des Anneaux dans le contexte historique de la Terre du Milieu, ou plutôt d'Arda, puisque l'histoire de ce monde débute bien avant la formation de la région que fouleront Frodo et compagnie. Ainsi sont passés en revue les Premier, Deuxième et Troisième Âges, dans une description très rapide mais infiniment plus compréhensible que dans Le Silmarillion. A noter que nombre d'épisodes émaillant ces périodes sont publiés petit à petit dans la série Histoire de la Terre du Milieu. Puis on en arrive à la période où se déroule l'action du Seigneur des Anneaux (3001-3021 T.A.*). Alors bien sûr, si vous n'avez pas lu le roman et comptez le faire, il vaut mieux sauter cette partie (2 pages) qui contient quelques révélations quant à l'histoire...

 

Le livre est divisé en plusieurs sections ; d'abord les "Balises", qui permettent de poser tout ce qui est factuel, en termes de temporalité, d'espace, de créatures et de créations. Chaque sous-section est étayée par des cartes et des tableaux, indispensables à la bonne compréhension. Je citerai par exemple un tableau synthétique montrant quel personnage "principal" (huit sont pris en compte) intervient dans quel chapitre, quels lieux sont parcourus dans quel chapitre, le lieu d'apparition des personnages par ordre d'entrée en scène... A ce titre il y a d'ailleurs plusieurs cartes que je n'avais encore jamais vues, retraçant l'évolution géologique d'Arda et l'aspect de la Terre du Milieu à la fin du 3ème Âge en particulier.

 

Un petit chapitre est consacré à l'analyse -rapide- du premier film de Peter Jackson ; non pour en parler des défauts et des qualités, mais pour le replacer sur le plan de l'adaptation, c'est à dire des différences principales avec l'oeuvre originale. Comme la plupart des fans de Tolkien, CBC (oui c'est plus facile) regrette la suppression pure et simple de tout l'épisode concernant Tom Bombadil, si symbolique du message sous-jacent et de la philosophie du Professeur. Sans lui, c'est toute une partie de l'arrière-plan métaphorique qui passe à la trappe. Elle relève ensuite d'autres changements, pas forcément aussi malheureux, mais qui modifient un peu l'histoire. Certtains personnages secondaires (Gros Bolger, Glorfindel, Gloin, Elendil, Radagast...) ont ainsi disparu, sans que cela affecte vraiment l'histoire. Elle note donc les intentions de Jackson de rendre l'action plus "photogénique" (comme au Gué de Bruinen), plus palpitante (plus de combats, plus de gore, moins de temps passé dans les havres de paix), mais aussi de respecter au mieux l'univers de Tolkien, avec quelques clins d'oeil que ma foi je n'avais pas remarqués au (re)visionnage des films.

 

L'auteure rappelle l'attachement tout particulier de Tolkien pour les cartes représentant son monde, pour les nombreux lieux nommés (parfois avec plusieurs noms différents), mais aussi l'importance de décrire ces lieux : montagnes, forêts, vallées, landes... Chaque lieu particulier est passé en revue : la Comté, les domaines restant aux Elfes (Fondcombe, la Lorien), les forêts archaïques, la Moria et les royaumes des Hommes (Gondor, Rohan) font l'objet de fiches contenant l'origine du nom, une description sommaire du site, son historique (avec une frise matérialisant les périodes d'occupation), son rôle dans l'histoire et la références des passages concernés (dans l'édition Pocket). Les lieux "maléfiques" (l'Isengard, le Mordor) bénéficient du même traitement.C'est ensuite au tour des créatures, peuplades : nom, histoire, portrait, société et mode de vie, langage, rôle dramatique, figures, ancêtres mythiques... C'est ensuite au tour des personnages, principaux, secondaires et tertiaires (19 au total, à l'exception notable et un peu incompréhensible de Merry et Pippin). Le chapitre se clot sur les génalogies sommaires de quelques-uns des personnages.

 

Le chapitre suivant concerne les créations de Tolkien : d'abord la figure de l'Anneau, les palantiri (ou Pierres de vision), les objets "quotidiens", comme les manteaux elfiques ou l'épée d'Aragorn, héritée de son ancêtre Isildur. Les langages, élément très important de la création tolkienienne, sont également (un peu vite) évoqués.

 

Après les "balises", l'auteur propose en seconde partie les "boussoles", c'est à dire tout ce qui se trouve en arrière-plan de l'oeuvre, et qui permet d'en donner un éclairage supplémentaire. Tout d'abord la vie de l'auteur, son amour de la nature, sa francophobie (le grand succès de son oeuvre dans l'Hexagone rendant cet élément doucement ironique), l'émulation intellectuelle dans les différents clubs artistiques, son ambition de créer une mythologie pour l'Angleterre, son goût pour les langues... Mais curieusement, assez peu sur sa carrière d'enseignant. Il y a aussi quelques évocations de ses sources et inspirations. Par la suite Catherine Bouttier-Couqueberg essaie d'analyser les raison du succès du Seigneur des Anneaux. Ce n'est pas évident, c'est un ensemble de petites choses, comme un art de la mise en scène, un art consommé du feuilleton et du cliffhanger, un humour qui émaille l'épopée, ou encore un ensemble de valeurs fortes (peut-être un peu surannées, comme la figure du père) plutôt qu'un gros travail sur la psychologie des personnages, même si Gollum révèle, par sa dualité d'esprit, une sorte de synthèse de nombre de figures du roman.L'exposé se continue sur une sorte de fourret-out sans véritable structure, explorant toutes sortes de figures ou d'éléments sans beaucoup de lien entre eux, même si on trouve d'un côté le Mal, de l'autre le Bien. Le roman a plu aux Anglais parce qu'il racontait les aventures de gens qui leur resemblaient, les Hobbits : un peu pantouflars, assez conservateurs, plutôt chauvins et un tantinet xénophobes. Des individus ordinaires qui vont connaître un destin extraordinaire. La question de la religion est abordée, puisque Tolkien était pratiquant, mais il n'a pas placé beaucoup d'allusions religieuses dans son roman, sauf pour placer quelques maximes qui tiennent plus de l'art de vivre, de la philosophie que de la religion.

 

Le manichéisme apaprent de certaines relations, une certaine complaisance pour la société médiévale ont fait de Tolkien la cible de nombre de critiques, mais aussi sa récupération par certains media d'extrême droite. Les caractères des races de la Terre du Milieu sont clairement liés à leur origine ethnique et géographique, thèse "basique" de certains groupuscules. Plutôt que de s'inspirer de l'Histoire contemporaine, l'oeuvre de Tolkien prend ses racines dans les mythes existants.

 

L'ouvrage se termine par une intéressante bibliographie commentée, listant ouvrages de et sur Tolkien, sur la fantasy, sites internet, musique, ouvrages d'illustrations, jeux de rôles, jeux en ligne, produits dérivés... avant de revenir un peu plus longuement sur le film de Peter Jackson.

 

En définitive j'ai trouvé cet ouvrage synthétique fort bien fait, bien sûr pas exhaustif (je pense qu'aucun ne le sera), mais permettant d'aborder de façon aussi érudite qu'accessible l'oeuvre de Tolkien.

 

Spooky.

 

*Troisième Âge.

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