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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Fictions

Voici un texte, destiné au concours trimestriel de nouvelles de la communauté de blogs Autres-Mondes. le texte est arrivé 4ème au concours (mon meilleur résultat depuis le début, d'ailleurs). Merci à pierig, mon premier relecteur et conseiller.

 



22h40 – Ecole vétérinaire de Maisons-Alfort…

Tout était calme dans les couloirs…

Mais dans l’un des laboratoires où se trouvent quelques animaux, dormant dans des cages, le silence venait d’être rompu. Au fond de l’une d’elles, Pepito, Labrador chocolat de deux ans. Il avait été emmené dans l’Ecole car son cas échappait à tout diagnostic. Pepito est chien d’aveugle depuis deux mois, mais après une courte fugue, il avait été retrouvé sur le pas de la porte de son maître, en catatonie. N’ayant pu le réanimer, son vétérinaire attitré l’avait emmené à l’Ecole.

Le corps sombre de l’animal était secoué par des soubresauts et des bruits étranges, comme s’il était en train de tousser violemment. Son corps fut soudain pris de convulsions pendant plusieurs minutes, puis s’affaissa, les membres en désordre. L’animal était cliniquement mort. Puis soudain ses narines frémirent, ses yeux morts s’ouvrirent. Il releva la tête, la tourna vers la porte en grillage qui fermait l’accès à la cage. Un faible grognement partit du fond de sa gorge, et s’amplifia jusqu’à réveiller tous les autres animaux présents dans la même pièce. La plupart poussèrent des gémissements, même les gros chiens, car ils sentaient que Pepito ne devrait pas être vivant. L’animal s’arc-bouta, figé dans la position du bond imminent, et sauta sur la grille, tous crocs dehors. Bien sûr, celle-ci résista, et Pepito en fut quitte pour quelques meurtrissures. Mû par une rage surgie des plus bas instincts, il recommença. Cette fois quelques croisements plièrent. Les animaux voisins étaient tous effrayés, et la plupart tentaient de se fondre dans l’obscurité de leurs cages pour échapper au spectacle effrayant qui s’offrait à eux ; pleurs, cris et aboiements commençaient à enfler. La bête recommença, encore et encore. Bientôt l’animal réussit à creuser une brèche dans le grillage, et elle fut vite agrandie. A ce moment la cacophonie dans le chenil était assourdissante.

C’est le moment que choisit le veilleur de nuit de l’établissement pour entrer dans la pièce, alerté par le bruit. Sans réfléchir, il se servit d’abord de sa lampe-torche pour éclairer les lieux ; il lui fallut quelques secondes pour trouver la cage dévastée, et constater l’absence de l’animal qui devait s’y trouver. Ce temps suffit à Pepito pour contourner l’allée et le nouveau venu, tout en évaluant sa masse et sa taille. Un grognement sourd prit naissance dans sa gorge. Lorsque le gardien décida d’appuyer sur l’interrupteur pour mieux inspecter la pièce, il était trop tard. Une masse énorme et meurtrière lui sauta à la gorge, le faisant tomber à la renverse contre la cage d’un épagneul qui se mit à aboyer comme un fou. Sous le choc, sa cage s’éventra et l’animal se tassa dans un coin, de peur de recevoir des pans de grillage. Pepito, qui avait déjà dévoré la moitié du visage du gardien et une partie de sa poitrine, se tourna soudain vers l’autre animal. Sans prendre le temps de recracher les lambeaux de chair sanguinolente qui pendaient de sa gueule, il s’avança et vint lui mordiller l’échine.

L’épagneul se raidit soudain, le poison se diffusant rapidement dans son sang. Puis il se mit à tousser violemment, comme pour expulser quelque chose, mais cela n’arriva pas, et pris de tremblements irrépressibles, il se mit à gémir, avant de s’effondrer, mort. Pepito, que le spectacle n’intéressait pas vraiment, avait entre temps entrepris de démolir une autre cage à proximité, qui protégeait un berger allemand des agressions extérieures. Lorsque l’épagneul revint à la vie, le labrador avait déjà mordu le berger allemand. L’épagneul alla à son tour transmettre son virus à l’occupant de la cage voisine. Bientôt tous les chiens présents dans la pièce furent libérés de leurs cages, tués puis ressuscités. Tous étrangement silencieux, après leur « mort ».

Ils se répandirent bientôt dans tout l’établissement, répandant la dévastation et la non-mort sur tous les êtres vivants qu’ils pouvaient croiser. Deux autres gardiens de nuit firent les frais de cette rage sans nom, mais contrairement aux animaux, ils ne se relevaient pas. Vers 6h30 du matin, le concierge entra dans l’école, et n’eut même pas le temps d’allumer les lumières avant d’être déchiqueté par plusieurs chiens, chats, perroquets, souris… un lapin-zombie rongea joyeusement les orteils boudinés. Ses restes connurent le même destin que ceux des gardiens de nuit. Quelques enseignants et chercheurs, arrivés en avance, ne furent pas plus heureux.

8h30

Les premiers étudiants arrivent…

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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J'avoue, j'ai une tendresse toute particulière pour Michael Crichton, l'un des meilleurs écrivains américains de ces trente dernières années, passé à la postérité pour Jurassic Park. Mais il s'est attaqué à bien d'autres genres, comme le thriller médical, la SF sous-marine, le récit légendaire... et bien sûr le technothriller. Mais ici il nous propose un pur récit d'aventure, comme le laisse présager le titre, sobre et ouvrant tant de possibilités.

 

1665. L'Angeterre et l'Espagne ont signé une paix fragile. Dans les Antilles, que se partagent les deux puissances maritimes, une guerre larvée oppose les comptoirs et les colonies. A Port-Royal, capitale de la Jamaïque, occupé par les Anglais, le gouverneur a vent d'un galion rempli d'or qui est à l'arrêt dans un port espagnol proche. Il confie donc, sous couvert d'une mission de récolte de bois, à un corsaire le soin de s'emparer du galion. Charles Hunter, intrépide coursier, rassemble donc son équipage et part pour Matanceros avec son frêle sloop et son esprit malin, et ce malgré la terrible réputation du gouverneur espagnol. Mais le voyage va s'avérer beaucoup plus ardu...

 

Pirates se place dans une tradition de romans d'aventure comme on n'en fait plus, ou presque : batailles en mer, trahisons, belles femmes, trésors, monstres marins, tempêtes et j'en passe... A un moment c'en était même un peu trop. On pourrait croire que Crichton est revenu sur une partie du récit pour rajouter des péripéties. La fin me semble également précipitée, et quelque peu ratée. C'est dommage, car l'histoire est prenante, les personnages vraiment intéressants... C'est rigolo, ce côté Mission impossible où Hunter recrute sa garde rapprochée : un barreur hors pair, un géant noir mutique, un ingénieur juif, un lieutenant français de confiance ou encore une vigie dont les charmes féminins sont connus mais respectés.

 

Quel que soit le sujet sur lequel il écrit, Crichton parvient à faire quelque chose d'intéressant, c'est une vertu rare chez les romanciers.

 

un bon roman sur ses trois quarts.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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Lilas, une naine flamboyante, a choisi, depuis la disparition de Frêne, son époux, de prendre sa retraite de Chef de la garde du palais de la Haute Fée pour ouvrir une auberge au bord de la mer, à l'endroit même ou Frêne s'est "ancré" pour l'éternité. Entourée de quelques amis et d'Errence, un elfe qui est aussi son amant, elle mène une existence un peu trop paisible à son goût.

Alors qu'elle s'interroge avec angoisse sur son devenir, son fils Saule, pourchassé par un groupe de miliciens au service de la Haute Fée, fait irruption dans l'auberge. Il serre dans ses bras une fillette de 10 ans, Brune, qui est à l'agonie.

Après quelques heures d'hésitation, et bien que pressentant l'immense danger qui émane de façon indiscible de la personnalité de Brune, Lilas décide de les protéger envers et contre tous.

 

Ce qui frappe d'emblée dans ce roman, c'est sa couverture.Elle nous montre un être ailé, manifestement féminin, en fermé dans une cage métallique suspendue dans le vide et de laquelle partent des filaments tressés par la fée. Oui, car il s'agit bel et bien d'une fée. Pas au sens où on l'entend habituellement dans les contes, puisque dans l'univers construir par Mathieu Gaborit, les fées sont en fait un mélange -pas super clair- de conscience, d'âme et de souffle de vie contenus dans le coeur et le corps de chaque personnage. Le souffle est un élément important, puisqu'il contient en fait l'essence de la magie de ce monde de fantasy. Des éléments a priori intéressants, plus ou moins novateurs, mais qui hélas sont mis en scène dans un récit qui se prend les pieds dans le tapis très vite. La narration est confuse, embrouillée, les scènes s'enchaînent sans véritable cohérence, d'autant plus que l'on change plusieurs fois de points de vue, même si Lilas et son fils restent au coeur de l'intrigue.

 

Pourtant Mathieu Gaborit a une belle plume, il fait partie des valeurs sûres du genre francophone, mais son histoire est vraiment difficile à suivre. A tel point que j'ai failli arrêter en route. Ne restent que ces éléments novateurs, et -malgré tout- une certaine poésie, les relations filiales et amoureuses étant décrits d'assez belle façon.

 

Une déception globale, donc.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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Au cours d'une discussion avec le jeune Superjé, qui dès qu'il veut des infos sur la culture geek, se tourne vers moi (allez comprendre pourquoi !), nous avons parlé de cette série de romans très particuliers. Et ça m'a donné envie d'en parler ici, après avoir fait quelques recherches, bien entendu...

 

Commençons par un peu d'histoire. En France, visiblement c'est Raymond Queneau qui aurait eu l'idée de proposer au lecteur de "choisir" le sens de sa lecture avec Un conte avec votre façon, qui date de 1967. Aux Etats-Unis, c'est Edward Packard, diplômé de Princeton, qui écrivit un premier roman, Sugarcane Island, inspiré par les contes qu'il racontait à ses enfants pour les endormir. Lequel roman sera publié en 1976. Son éditeur, RA. Montgomery, écrit une suite et l'inscrit dans la série Choose your own adventure. La collection connaîtra plus de 180 titres et ne s'arrêtera qu'en 1998.

 

D'autres éditeurs reprennent le principe (dont on parlera plus loin) à leur compte, mais la surprise vient du Royaume-Uni : Le Sorcier de la Montagne de feu (The Warlock of Firetop Mountain), de Steve Jackson et Ian Livingstone, paraît chez Puffin Books en août 1982 et marque une véritable évolution. Ecrit à deux mains, il compte plus de 400 paragraphes. Il introduit en outre, chose entièrement nouvelle, un système de règles de jeu, avec trois caractéristiques à déterminer grâce à des dés par le joueur : son habileté, son endurance et sa chance. Cependant, son scénario reste conventionnel, puisqu'il s'agit d'un simple porte-monstre-trésor, visiblement inspiré de Donjons et dragons, dans lequel le héros cherche à s'emparer du trésor d'un magicien caché au fin fond d'un labyrinthe souterrain. Il n'empêche que ce titre rappellera de bons souvenirs à nombre de trentenaires et quadras d'aujourd'hui.

 

Le principe ? L'interactivité, puisque la lecture dépend des choix du lecteur. En général les livres se présentent comme suit. Après une introduction sur le décor, les circonstances, vous vous retrouvez avec une quête à effectuer. Chaque paragraphe est désigné par un numéro, et à la fin de chacun vous avez le choix entre plusieurs possibilités, identifiées par ces numéros. Cependant, contrairement aux jeux de rôle classiques (c'est à dire avec un plateau, un maître de jeu, etc.), l'aspect "déjà écrit" de l'histoire, quel que soit le chemin qu'elle prenne, réduit les possibilités. En général il n'y a qu'une seule "bonne" fin, les autres alternatives se soldant par l'échec, voire la mort de votre personnage.

 

Dopée par le succès, la collection s'est enrichie au fil des années de sous-collections, chacune correspondant à des univers différents ou à des caractéristiques ludiques bien précises parfois. Certains livres nécessitaient par exemple l'utilisation d'un dé à six faces, permettant dans un premier temps de déterminer les caractéristiques du héros (et par-là même de la façon dont il agit lors de moments-clés), mais aussi de choisir telle ou telle voie dans le récit. Pour en savoir plus sur les différentes collections, je vous invite à visiter la page Wikipedia dédiée.

 

Le genre est né dans les années 1960-1970, plus ou moins parallèlement avec le jeu de rôle, et a explosé dans les années 1980 et 90, avant de s'éteindre par la suite. Cependant certains titres sont encore réédités. La plupart des récits se déroulaient dans un univers plutôt médiéval-fantastique, mais il y avait quelques incursions dans d'autres genres : la science-fiction, ou simplement l'orientalisme avec la série La Voie du tigre, où le héros est un ninja. Il y eut aussi les légendes et mythologies grecques, l'univers de Sherlock Holmes... L'essentiel des tomes parus chez Folio Junior (Gallimard) sont des traductions anglo-saxonnes, même si plusieurs auteurs français, comme Gildas Sagot et Doug Headline, ont réalisé quelques tomes.

 

Pour terminer, voici quelques titres que je me souviens avoir lus... A noter qu'au cours de mes recherches, j'ai retrouvé dans quelques-uns des exemplaires en ma possession des notes, feuilles de personnages, des cartes et des plans pour ne pas me perdre en cours de route... Séquence nostalgie...

 

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Liens à lire : ici, ici ou encore

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

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2012 s'annonce comme une belle année pour les fans de l'imaginaire sur grand écran. Pour ma part plusieurs films déjà annoncés me mettent l'eau à la bouche.

 

En premier lieu, bien sûr, Hobbit, an unexpected journey, l'adaptation de Bilbo le Hobbit par Peter Jackson. Un an avant la sortie de la première partie, le réalisateur néo-zélandais a lâché sa première bande-annonce.

 

Il y aura aussi, auparavant, le prochain Batman, intitulé The Dark Knight Rises, et il devrait s'agir là du dernier volet réalisé par Christopher Nolan. Avant une remise à plat de la franchise ?

 

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Depuis plusieurs années Ridley Scott s'était éloigné du genre qui avait fait sa gloire, la science-fiction, en explorant à peu près tous les autres genres. Mais il nous revient avec un prequel d'Alien, Prometheus, dont les premières images sont affriolantes...

 

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Et puis n'oublions pas Avengers par Joss Whedon, qui va nous permettre de voir ensemble iron-Man, Hulk, Captain America, Thor, la Veuve noire et Oeil de Faucon, ainsi que Nick Fury...

 

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Et vous ? Quels sont vos paris ? Bonne année 2012 !

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

Qu'elle va être longue cette année 2012, jusqu'à la sortie de la première partie du film Bilbo le Hobbit, réalisée par Peter Jackson. L'un des films -avec Batman Dark Knight rises- les plus attendus de l'année prochaine, tout simplement.

 

La première bande-annonce met l'eau à la bouche, non ? On reparlera de tout celà l'année prochaine.

 

Joyeux noël et bonnes Fêtes à toutes et à tous :)

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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Parfois, entre mes pérégrinations en Terre du Milieu ou des lectures qui explorent les recoins les plus sombres de l'âme humaine, il m'arrive de lire un bouquin plus "réel", plus réaliste, diront certains. Et pour le coup, j'essaie d'aller vers des auteurs que je connais, ou d'autres qui m'ont été chaudement recommandés (un jour je lirai Millenium, promis !).

 

Dean R. Koontz est un auteur que j'ai découvert presque en même temps que Stephen King, lorsque, ado, je parcourais le rayon "SF" de ma bibliothèque municipale. Ces deux auteurs étant classés côté à côte, il me fut facile de lire quelques-uns de leurs romans. Si Stephen King, virtuose du verbe et poseur d'ambiance hors pair, a remporté le match, je garde une certaine nostalgie de Koontz, qui avait pour lui une réelle efficacité et des intrigues prenantes, la plupart émargeant dans le sous-genre de la terreur. C'est totalement par hasard que j'ai acheté ce livre de poche, au détour d'un passage en bouquinerie. Et l'envie de souffler dans mes lectures sus-évoquées m'a amené à lire -et dévorer- Prison de glace.

 

La sécheresse touche plusieurs des pays les plus industrialisés, sans compter ceux qui le sont moins. Une équipe a été mise sur pied afin de faire un test visant à vérifier s'il est possible de transporter des glaciers depuis le pôle Nord pour ensuite traiter cette glace. Malheureusement, dès le premier test, tout tourne à la catastrophe ; un tremblement de terre casse l'iceberg sur lequel se trouve l'équipe, l'emprisonnant ainsi sur ce morceau de glace avec une soixantaine de bombes posées dans le but de casser l'iceberg qui n'était pas censé, originellement, porter sur son dos l'équipe d'experts au moment de l'explosion... Ils n'ont que quelques heures pour s'en sortir !

 

Ce roman a été publié à l'origine en 1976, sous le pseudonyme de David Axton (Koontz en a utilisé plusieurs au cours de sa carrière). Le contexte géopolitique ayant changé, avec la fin de la Guerre froide, Koontz a un peu retouché son roman pour une ressortie en 1995 (traduction en 1996 chez Pocket).

 

Nous voilà donc plongés dans le "quotidien" extraordinaire d'une mission dans le Cercle polaire arctique. Une dizaine de personnes, aux personnalités différentes, mais dont les compétences et les capacités exceptionnelles les ont désignées pour ce type de boulot. Seul hic, pendant cette "crise", l'un d'eux révèle le monstre qui est en lui et tente de tuer l'un de ses camarades, membre d'une famille  célèbre aux Etats-Unis (l'allusion aux Kennedy est évidente). Mais sur la banquise balayée par les vents neigeux à 150 km/h, personne ne vous voit. Ce point rajoute un peu de sel à la "bête" mission de sauvetage. Un troisième élément vient compléter (et compliquer ?) le tableau : la présence d'un sous-marin russe, en mission d'espionnage, dont le commandant est tourmenté depuis des années par la perte de son enfant unique, et surtout un sentiment de culpabilité qui va peut-être trouver sa résilience dans l'occasion qui lui est donnée de sauver ces scientifiques en perdition. (oui, j'utilise des termes psychologiques si je veux)

 

Le compte à rebours est intense, la tension grandissante, le bouquin fort réussi.

 

Koontz réussit le tour de force de livrer un bouquin riche en action, scientifiquement crédible (ou en tout cas faisant bien illusion), et avec des personnages bien dépeints, du moins 4 ou 5 d'entre eux.

 

Spooky.

 


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Publié le par Spooky
Publié dans : #Ressources et amis

 

Dans le prolongement du billet sur différentes librairies que j'aime bien, petit focus aujourd'hui sur un autre espace que j'ai découvert récemment. A l'occasion de la dédicace de Stéphane Soutoul, jeune écrivain "gothique" dont je vous parlais récemment.

 

Il s'agit donc de l'Antre-Monde, une librairie-galerie spécialisée dans l'imaginaire, située à proximité du cimetière du Père-Lachaise, haut lieu ésotérique parisien. L'espace n'est pas très grand, mais au fil de ses rayons SF, Bit-lit, fantastique, ésotérique (avec plein de tarots, apr exemple) et... érotique, on peut changer de monde. Les ouvrages sont rangés avec soin et le choix de ceux-ci témoigne du bon goût de la maîtresse des lieux, Taly, qui est par ailleurs très compétente et très accueillante.


Il y a également un petit coin lithothérapie (avec des pierres) et quelques créations de bijoux réalisés par des artistes made in France qui font tout à la main. Dans le fond de la librairie se trouve la partie galerie, avec des expositions d'illustrateurs talentueux (j'ai bien aimé ce que fait Jim Colorex, actuellement exposé), et un rocking-chair, qui renforce la chaleur du lieu. On y trouve aussi toutes sortes de goodies : des peluches, des canards (!), des mugs, des boîtes, des badges... Il y a même deux ou trois jeux de société.

 

Un lieu de perdition hautement recommandé donc.

 

Pour en savoir plus, visitez le site officiel de l'Antre-Monde.

 

Spooky.

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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Je vous avais déjà parlé de Stéphane Soutoul, jeune écrivain tealentueux qui évolue dans la sphère du fantastique français, et plus précisément le vampirisme. J'avais bien aimé son premier roman, qui parlait d'une famille, les Lacarme, dont le destin allait être irrémédiablement lié à ceux qu'elle combat, les vampires. Son second roman se situe dans le même cycle, contant la suite des aventures de la famille.

 

Fin du XIXe siècle. Paul de Lacarme, l’héritier d’un clan dévoué à la chasse aux vampires, regagne la demeure familiale après une longue errance. Sur place, il ne découvre que mort et désolation. Les résidents du domaine mis à sac ont été assassinés, mais surtout sa sœur est portée disparue.


Léonore de Lacarme couve en son sein un terrible enfant convoité par un groupe de fanatiques. La jeune femme enceinte pourra-t-elle échapper à ces individus prêts à tout pour accomplir leurs sombres dessins ? Et son fiancé, cet amant à présent devenu un prédateur aux mœurs sanglantes et à la séduction irréelle… peut-elle encore lui accorder sa confiance ?


Paul de Lacarme va tenter l’impossible pour retrouver l’unique famille qui lui reste et la soustraire à un funeste destin. À moins que la trahison d’un ancien amour ne le précipite lui aussi au cœur d’un piège sans retour…

 

Stéphane Soutoul écrit bien, il a de l'imagination, et l'on sent que les Lacarme lui tiennent à coeur car ils sont la véritable chair de son oeuvre. Mais si le vampirisme est présenté comme l'argument, c'est en creux un autre élément que nous présente l'auteur. C'est véritablement cette dynastie frappée par le malheur qui l'intéresse... et nous aussi, parce que les vampires, c'est gentil, mais ça pue du bec. :)

 

Pour en revenir à nos moutons saignés à blanc, l'auteur a de l'imagination, il nous propose un récit qui laisse peu de répit au lecteur, même s'il a une fâcheuse tendance, encore, à l'emphase. Stéphane a du vocabulaire, et du bon, et abuse parfois des redites, lorsqu'il nous emmène dans les pensées de ses personnages, surtout féminins. C'est l'une des caractéristiques de ce genre de récit, un peu daté, désuet. Un style parfois repris dans la bit-lit actuelle. Personnellement j'aurais aimé un style plus direct, un peu plus "sec" ; mais que voulez-vous, c'est le genre qui veut ça. Ceci dit, j'aime bien, le garçon a de la ressource, il a réussi à m'étonner à plusieurs occasions. Je suis curieux de lire la suite des aventures des Lacarme, d'autant plus qu'une chouette longue nouvelle vient faire le lien avec le prochain opus, procédé qu'il a déjà utilisé (avec bonheur) dans le précédent.

 

 

J'avais relevé dans le premier tome un travail d'éditeur insuffisant dans le sens où subsistaient de nombreuses fautes d'accord, d'orthographes ou des tournures malheureuses. Il y a du mieux ici, quelques fautes éparses subsistent, mais c'est moins gênant, même si le prologue était mal parti sur ce plan. Espérons qu'un effort supplémentaire sera fait pour la suite.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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Cet ouvage est une sorte de relique. Il est en effet l'une des premières exégèses de l'oeuvre du Professeur... de son vivant. Il est sorti pour la première fois en 1969, soit quatre ans avant la disparition de JRR Tolkien. Auteur de nombreux romans de fantasy, Lin Carter a donc proposé un pan important, sinon fondateur, de l'appareil critique sur Le Seigneur des Anneaux.

 

La construction de son essai est somme toute classique. La biographie de l'écrivain est passée en revue, de sa naissance en Afrique du Sud à ses années de retraite studieuse, en passant par ses années d'enseignement à Oxford. Il survole ce qui a amené l'écriture du Seigneur des Anneaux, et l'oeuvre de fiction de Tolkien en ces derniers temps des années 1960 (en gros, Bilbo le Hobbit, le SdA, Feuille, de Niggle et Smith of Wootton Major (non encore traduit à l'époque). Il évoque la rédaction en cours du Silmarillion, tout en spéculant sur le contenu de ce dernier (et se trompant modérément), car n'ayant pas de rapports directs avec Tolkien.

 

Lin Carter entre ensuite dans le vif du sujet, en présentant la Terre du Milieu telle qu'elle apparaît dans Bilbo le Hobbit, puis livre un large résumé de ce roman et du suivant, Livre par Livre, avec quelques commentaires liminaires, qui couvrent presque la moitié de l'ouvrage avec les chapitres initiaux et "factuels". 

 

Qu'est-ce que le Seigneur des Anneaux ? S'agit-il d'une allégorie ? Non, Tolkien avait ce genre en horreur, et a toujours réfuté le rapprochement fait par des commentateurs, avec la montée du nazisme ou encore la Guerre Froide. S'agit-il d'une satire ? Pas plus. S'agit-il d'un conte de fées ? Bien que la plupart des récits que l'on classe ainsi ne parlent pas de fées, on pourrait dire qu'en effet, le roman entre dans cette catégorie ; car Tolkien, qui a consacré une célèbre conférence à la question, reprise en essai, indique que le conte de fées est un récit qui parle de faërie, terme très vague qu'il serait vain et fastidieux d'expliciter ici. Je note toutefois que Lin Carter affirme que "La science-fiction est une branche de la fantasy, de même que la littérature d'horreur gothique"... Une affirmation qui me laisse pantois, tandis que Carter enchaîne en expliquant que Le SdA relève plus certainement de l'épopée. Et là nous avons droit à une large page historique de ce genre, inventé si j'ose l'écrire, dans le long poème antique sur Gilgamesh, largement développé et popularisé par les poètes grecs. Il est à noter d'ailleurs que l'épopée s'exprimera dans des poèmes pendant très longtemps, jusqu'à l'aube du Moyen-Âge, où les gestes de chevaliers sont contées dans des Chansons, puis, par appauvrissement stylistique, dans des romans. L'Illiade, l'Odyssée, l'Enéide, la Chanson de Roland, pour les oeuvres les plus connues, sont ainsi évoquées. Beowulf est très brièvement effleuré, alors que l'on sait depuis longtemps maintenant que ce fut une inspiration majeure de Tolkien.

 

L'un des chapitres consacrés à ce genre qu'est l'épopée commence par une précision intéressante : le roman est, à l'origine, un récit écrit dans l'une des langues romanes - l'espagnol, l'italien ou le français- issues du latin, qui était la langue des Romains. Sans utiliser cette origine Carter enchaîne sur les différents romans racontant des épopées. Un chapitre vraiment érudit, mais qui à mon avis sort du sujet car vraiment trop long. L'une des oeuvres largement commentées est ainsi Amadis de Gaule, longue somme romanesque de dix ou douze livres. Un titre dont je n'avais jamais entendu parler, malgré mon passé d'études littéraires. Le but de ce chapitre ? Montrer que Le Seigneur des Anneaux s'inscrit complètement dans ces histoires d'exploits guerriers, de rencontres avec des monstres fantastiques, avec parfois une teinte de romance. Le poème épique est peu à peu devenu, avec l'arrivée du Moyen-Âge, chanson de geste, puis roman. La fantasy à l'époque médiévale est donc représentée par plusieurs oeuvres, au premier rang desquelles Amadis de Gaule, à nouveau cité, qui a connu de nombreux continuateurs.

 

Le chapitre suivant est un peu plus intéressant, puisqu'il s'attache à recenser les auteurs qui ont "fait" la fantasy, d'un point de vue plus moderne. Celui qui aurait réformé le genre est William Morris, qui naquit en 1834, et dont le roman The Well at the World's End a fait forte impression sur Carter. Celui qui prit en quelque sorte le relais s'est fait appeler Lord Dunsany ; son roman La Fille du Roi des Elfes, écrit en 1924, fait partie d'une oeuvre qui a inspiré beaucoup de successeurs. Personnellement j'ai lu ce roman, et je l'ai trouvé verbeux, pompeux et peu dynamique, bien que connaissant déjà le contexte historique et littéraire qui l'entourait. A peu près à la même époque, E. R. Eddison sortit son roman The Worm Ouroboros, qui raconte la grande guerre entre les seigneurs du Demonland et un roi. Le roman souffre d'un gros défaut, le décor est longuement planté avant que l'action commence réellement. Chacune des oeuvres est largement commentée, avec l'éclairage de l'oeuvre plus globale de chaque auteur. Carter évoqué également Fletcher Pratt, Mervyn Peake.

 

N'ayant que peu d'informations sur les sources de Tolkien, Carter affirme être tombé par hasard sur certains éléments, comme l'Ancienne Edda, où se trouvent de nombreux noms de personnages tolkienniens (en particulier la plupart des Nains de Bilbo le Hobbit). D'autres éléments de la saga finlandaise sont également intéressants. Siegfried est aussi une influence évidente, avec la place centrale d'un Anneau, l'épée brisée et ressoudée, la querelle de deux Nains ou géants pour la possession de l'Anneau, etc. La Gesta danorum, par l'historien danois Saxo Grammaticus, est citée, tout comme le fameux Beowulf. Il cite d'autres sources de légendes nordiques, et l'inspiration donnée par le vieil anglais.

 

Dans une courte postface, Lin Carter cite quelques auteurs que l'on pourrait qualifier d'héritiers de Tolkien : Carol Kendall, dont The Gammage Cup semble très inspiré de Bilbo le Hobbit ; The Weirdstone of Brisingamen, d'Alan Garner, semble devoir beaucoup au SdA ; Lloyd Alexander, auteur américain, avait écrit (jusqu'alors) 5 romans très proches également de la trilogie, et Lin carter ne tarit pas d'éloges sur lui. Il est à noter que ces auteurs écrivent essentiellement pour la jeunesse, et que Carter ne note pas d'auteur "adulte" parmi ces continuateurs, si ce n'est... lui-même, au travers Khymyrium, une oeuvre homérique qu'il était en train d'écrire mais qui n'a jamais été achevée ; le début a été publié dans des fanzines.

 

L'ouvrage de Lin Carter ne constitute pas l'essai le plus complet ni le plus informé sur Tolkien. La faute en premier lieu à l'éloignement (Lin Carter est américain, tandis que Tolkien vit retiré en Angleterre), mais aussi à l'époque (l'appareil critique sur l'auteur et son oeuvre était alors balbutiant). Cependant il constitute une approche basique très accessible pour qui veut découvrir le Seigneur des Anneaux, mais aussi un ouvrage érudit sur certains courants littéraires.

 

Spooky.

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