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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

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Dans la banlieue de Tokyo, sous le plancher d’une vieille maison perdue au cœur d’un immense jardin, la minuscule Arrietty vit en secret avec sa famille. Ce sont des Chapardeurs. Arrietty connaît les règles : on n’emprunte que ce dont on a besoin, en tellement petite quantité que les habitants de la maison ne s’en aperçoivent pas. Plus important encore, on se méfie du chat, des rats, et interdiction absolue d’être vus par les humains sous peine d’être obligés de déménager et de perdre cet univers miniature fascinant fait d’objets détournés. Arrietty sait tout cela. Pourtant, lorsqu’un jeune garçon, Sho, arrive à la maison pour se reposer avant une grave opération, elle sent que tout sera différent. Entre la jeune fille et celui qu’elle voit comme un géant, commence une aventure et une amitié que personne ne pourra oublier…

 

 

Je pense que j'aurai du mal à oublier ce film. Je le dis d'entrée, c'est un petit bijou de poésie, d'ambiance et de visuel. Quitte à recevoir des tomates pourries dans les dents, je l'affirme, c'est la dernière production des studios Ghibli à être sortie chez nous, et l'une des toutes meilleures.

 

Sur le plan de l'esthétique, c'est une réussite totale ; les décors réduits du monde d'Arrietty, la maison et le jardin, taille géante pour la petite chapardeuse, et même la rivière de la fin, tout est simplement magnifique. Pour accompagner en termes d'ambiance, ce n'est pas Joe Hisaishi, habituel complice des films de Hayao Mizazaki, quis 'y colle, mais la harpiste bretonne Cécile Corbel. Complètement inconnue du grand public jusqu'alors, cette jeune femme a envoyé son second album aux studios Ghibli en 2009, et c'est e producteur Toshio Suzuki qui lui a confié la musique d'une production en cours, Arrietty donc. S'inspirant du scénario, de designs de personnages et de quelques poèmes du réalisateur pour son score, Cécile Corbel a livré une composition minérale, aérienne, totalement en phase avec l'ambiance du film. La chanson de fin, qui s'intitule "la chanson d'Arrietty", est d'ailleurs chantée en trois langues, français, anglais et japonais, par la compositrice elle-même. Ce morceau est terriblement envoûtant, et m'a suivi plusieurs jours après le visionnage du film.

 

Côté réalisation, c'est donc Hiromasa Yonebayashi, 36 ans, le plus jeune réalisateur du studio, qui s'en est chargé, et le résultat est vraiment beau. le scénario avait été développé par les fondateurs du studio, Miyazaki et isao takahata ; mais trop âgés pour s'y coller, ils se sont tournés vers le meilleur animateur du studio. Très vite le Un rythme qui ne baisse jamais, un film visible par tous les publics (à partir de 3 ans). Le film est librement inspiré du livre Les Chapardeurs (The Borrowers en VO), livre fantastique pour la jeunesse écrit en 1952 par Mary Norton. n'ayant pas lu le bouquin, je ne peux juger de sa fidélité à l'oeuvre originale. Deux seuls petits bémols en termes de scénario et de narration pour le film, la façon dont Sho trouve la maison des Chapardeurs, sans la chercher, et la fin, qui n'en est pas une, et appelle forcément une suite car laissant le spectateur frustré après une telle merveille.

 

Le fim parle entre autres du rapport des personens avec la nature. Les humains ont la fâcheuse tendance à la détruire, à ne pas y faire attention, alors que les Chapardeurs s'accommodent de ce qu'elle peut leur offrir ou leur opposer, dans une dévotion proche de l'animisme, tout en profitant des petits avantages procurés par la présence d'humains dans le voisinage. Mais hélas les Chapardeurs disparaissent peu à peu, comme beaucoup d'espèces animales, du fait de notre action.

 

L'amitié entre Arrietty et Sho est un véritable élément narratif dans le film, et traité de façon très poétique et sensible. Le producteur Toshio Suzuki dit d'ailleurs de la Chapardeuse  que comme les autres héroïnes nées chez Ghibli, Arrietty possède une vraie conscience écologique et sait surmonter ses faiblesses pour défendre ses valeurs et s’élever.

 

Je ne peux donc que vous recommander ce superbe film, qui en tant que premier long-métrage, supporte largement la comparaison avec celui de l'autre jeune pousse de la maison Ghibli, Les Contes de Terremer.

 

Spooky.

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

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Le Cycle de Terremer est une suite romanesque écrite par l'américaine Ursula K. Le Guin, entre 1940 et 2001. Relevant du médiéval fantastique, c'est une somme qui fait partie des grands classiques su genre. L'univers décrit est cohérent, poétique et original, pour reprendre els termes de Wikipedia. La grande disparité du temps s'explique par le fait que l’auteure a peu à peu comblé les trous de son cycle, et que la date de publication de chaque roman ou recueil de nouvelle ne correspond pas à la chronologie de l'œuvre. Pour en savoir plus, rendez-vous là.

 

Pour ma part je n’ai lu que le septième tome, peut-être le plus connu, qui s'intitule Les Tombeaux d'Atuan. Cela ne m’a pas laissé de grands souvenirs, sans doute à cause d'un rythme très lent...

 

Le film de Goro Miyazaki, fils d'Hayao, conte les aventures du jeune Arren, prince du royaume d'Enlad, qui va s'allier aux forces du grand magicien Epervier, pour rétablir l'équilibre du monde rompu par une sorcière maléfique. Dans le combat qui s'annonce, Arren et Epervier croiseront la route de Therru, une mystérieuse jeune fille. Ensemble, ils dépasseront leurs peurs et uniront leurs destins pour mener le plus fascinant des voyages.  

 

Officiellement Les Contes de Terremer sont inspirés par Tehanu. Mais lorsque vous comparez les synopsis, vous verrez que les ressemblances sont ténues. 

Et ce n'est pas qu'un avis de fan du genre ou de blogueur qui crache sur les films, puisque Ursula Le Guin a elle-même déclaré ne pas reconnaître son œuvre dans le film ; alors que c'est elle qui avait demandé à Hayao Miyazaki de l'adapter... Sans vouloir dénigrer le travail du jeune réalisateur, elle lui a donc laissé la seule paternité du long-métrage d’animation.

 

Mais qu’en est-il du film lui-même ? Eh bien c’est un peu compliqué. Première constatation, le travail artistique est souvent impeccable, par moments un peu approximatif, mais l’ensemble est visuellement très agréable. Normal, me direz-vous, lorsque je vous dirai que le fiston a travaillé avec l’équipe de son père. Mais hélas, c’est peut-être le seul bon point du film. Sur le plan de l’histoire, même si l’ensemble est assez linéaire, il n’est pas évident pour le spectateur lambda de rentrer dans l’univers proposé. Ainsi n’apprend-on presque rien sur tout le background de Terremer, sauf qu’un mage doit, pour pouvoir influer sur un élément, un animal ou une personne, connaître son véritable nom. C’est presque le seul ressort du film, celui qui permettra à Arren et Therru de vivre heureux, libérés du joug d’un terrible sorcier. Au visionnage du film, on se dit qu’on a loupé des trucs, mais au final on se rend compte que le réalisateur a fait des coupes dans l’œuvre originale, pour l’arranger à sa sauce, sans forcément penser à son accessibilité au grand public. On ne comprend pas l’importance de la magie, ce qu’il se passe entre Epervier et Arren, qui est en fait un passage de relais entre deux personnes investies de grands pouvoirs… On ne comprend pas non plus pourquoi Arren tue son père –qui est roi- dès le début du film, alors que cela est expliqué dans le roman (et expédié dans le film)…

 

Pourtant, Goro Miyazaki, comme son père, est un fan de longue date de l’œuvre de Le Guin ; on sent bien qu’il aime cet univers. Mais son interprétation tombe à plat, par manque de prise en compte du grand public. Dommage. Peut-être qu’un jour un réalisateur « live » s’y attaquera, mais la comparaison avec Le Seigneur des Anneaux (un sorcier très puissant et bon, un autre très méchant, un jeune homme qui poursuit son apprentissage, un décor très médiéval fantastique…) sera inévitable.  

 

Spooky.

 

Note : c'est Ursula Le Guin qui a inventé le terme et le principe de l'ansible, dont le présent blog tire son nom. Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page consacrée de Wikipedia, où ce blog est cité.

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Reportages

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La chaîne de magasins Virgin Mégastore a entamé une réorganisation des rayons de ses magasins, pour tenir compte des nouvelles tendances de lectures actuelles. Dans ce cadre, le magasin des Champs-Elysées, à Paris, a organisé une soirée d'inauguration en deux temps.

 

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D'abord une séance de dédicace avec plusieurs auteurs-phares de l'imaginaire français, comme Ange (Anne et Gérard Guéro), Pierre Pevel, Laurent Genefort, Erik Wietzel et l'illustrateur Didier Graffet.

 

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L'ambiance est sympathique, et permet aux curieux de découvrir le nouveau rayon, ou plutôt espace, qui propose de beaux rayonnages consacrés à la fantasy, au fantastique, à la bit-lit (devenue presque un genre à part entière, du coup...).

 

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Puis, dans un second temps, une soirée privée permettait à quelques happy few, auteurs, éditeurs et... blogueurs) d'accéder à un salon agrémenté d'un buffet et de coupes de champagne. Là, la responsable de la librairie du magasin, après avoir présenté en quelques mots ce nouvel espace, a proposé aux personnes présentes de se mélanger, d'échanger, de faire connaissance. Il y eut quelques interviews réalisées concomittamment... Parmi les personnes présentes, citons Mélanie Fazi, romancière et traductrice...

 

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Barbara Bessat-Lelarge et Claire Deslandes, charmantes éditrices chez Bragelonne...

 

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Gérard Guéro, visiblement suivi par quelques snipers...

 

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A gauche, Charlotte Volper, heureuse éditrice entre autres de D'Or et d'émeraude, et à droite Thibaud Eliroff, directeur éditorial chez Folio SF.

 

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Parallèlement, deux charmantes maquilleuses...

 

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...proposaient aux participants de se voir relookés de façon assez spectaculaire... (non, je n'y suis pas passé)

 

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En point d'orgue, un tirage au sort a permis à quelques blogueurs de remporter des cadeaux... intéressants, comme un drap de douche ensanglanté...

 

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Et tout cela avec comme musique d'ambiance la BO du Seigneur des Anneaux !

 

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A noter que les blogueurs ont pu repartir avec un sac rempli de nouveautés et avant-premières offertes par plusieurs éditeurs partenaires de l'évènement... On va en reparler...

 

Vraiment, une soirée réussie !

 

Spooky

 

(note : si vous voyez un crâne chauve sur mes photos, c'est Gérard Guéro, qui a l'art de surgir de nulle part pour être dans le champ...)

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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Le premier tome de cette série avait ouvert des espaces narratifs très intéressants, et je l'avoue, j'étais curieux de lire la suite des aventures du petit Cahyll et de son ami batracien Glark. La fin de ce premeir tome avait laissé les deux amis en fuite, loin des foyers qui les avaient vus naître, en quête d'un ailleurs, d'un lieu et d'un temps meilleurs, d'une paix que l'animosité larvée entre leurs deux peuples ne pouvait laisser entrevoir. Mais au fil de leur errance, il vont tomber, contre toute attente, sur la bonne grande mare, lieu sacré du peuple des gorderives (dont est issu Glark), où l'empathie de Cahyll va leur permettre de mettre à jour un complot visant à renverser la monarchie chez l'un et,à semer la mort chez l'autre. Doivent-ils continuer et ignorer cette menace, ou au contraire revenir sur leurs pas pour la contrer ?

 

Vous vous en doutez, le cas de conscience est encore une fois au coeur de ce deuxième tome de Fedeylins. L'introspection aussi, puisque grâce à l'empathie du jeune fedeylin, nous sommmes dans son esprit et aussi -belle idée de la part de Nadia Coste- dans celui de ceux qui le côtoient. Une bonne moitié du récit se passe d'ailleurs essentiellement dans les pas, les bonds et les vols du duo contre nature. On s'ennuie un peu, même si des rencontres originales (notamment une créature arachnéenne et une autre, proche du moustique) viennent faire évoluer un peu le récit et les réflexions de Cahyll. Heureusement, la bonne grande mare va opérer un changement dans ce récit, un virage majeur. Mais, une fois le retour des deux amis acté, que peut-il se passer ? Là encore, Nadia Coste a su éviter l'embourbement, et proposer non pas un, mais trois éléments permettant une suite, avec d'ailleurs un joli cliffhanger dans la toute dernière séquence.

 

C'est donc avec plaisir que je lirai la suite des aventures du jeune fedeylin et de son ami gorderive, ou des compagnons que l'auteure voudra bien leur adjoindre.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

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Oubliez tout ce que vous savez. Il y a bien eu un crash en 1947 d'un vaisseau extraterrestre. Mais ce n'était pas à Roswell, au Nouveau-Mexique, mais à Moorcroft, dans le Wyoming. Aux commandes, un petit être gris, avec une grosse tête, qui va se retrouver "invité" par le gouvernement américain, et va influer sur tout la culture populaire de l'après-guerre. Seulement voilà, il en a un peu marre, et les moguls de l'administration aimeraient bien le découper en tranches afin d'exploiter ses incroyables donc de clairvoyance, d'invisibilité, de guérison. Du coup Paul (du nom du chien de la femière propriétaire du champ de laquelle il a fait son terrain d'atterrissage forcé) décide, après avoir lancé un SOS à ses congénères de la Constellation d'Andromède, de tailler la route vers le point de récupération prévu, pas loin de son atterrissage initial.

 

Mais comme il est un conducteur assez catatrophique, il fait plusieurs tonneaux avec la voiture qu'il a subtilisée... Juste devant un camping-car tranquillement conduit par Clive et Graeme, deux nerds anglais qui sont venus participer au Comic Con* de San Diego et se faire la tournée des sites ufologiques des Etats-Unis. Ceux-ci le recueillent, et acceptent bientôt de l'accompagner à son rendez-vous, malgré la poursuite par trois agents du FBI (dont deux pieds nickelés) et la présence d'une bigote borgne...

 

Si ce résumé vous semble un peu foutraque, il donne un aperçu assez juste de ce qu'est le film. Les producteurs ont mis en avant le fait qu'il était scénarisé par Nick Frost et Simon Pegg, déjà présents sur Shaun of the Dead et Hot Fuzz, grosses pochades made in England. Ici ils tiennent également le haut de l'affiche, en compagnie d'un être virtuel (avec la voix en Vo de Seth Rogen, et en VF de... Philippe Manoeuvre). Je n'ai pas vu Hot Fuzz, mais Shaun of the Dead m'avait un peu déçu par son humour auquel je n'adhérais pas vraiment (au contraire de l'ami Toxic). J'avais un peu peur de retrouver cet humour pince-sans-rire et absurde sur Paul. Cela n'a pas trop été le cas, les deux coscénaristes jouant sur un registre un peu moins "raffiné" mais en restant dans un style assez classique. Pour attirer un peu le public américain, sans doute. Pour le coup, il y a des séquences qui m'ont bien fait rire, mais à l'inverse, certaines allusions m'ont laissé froid, voire circonspect. Une partie du film est d'ailleurs truffée de références pour les geeks, puisque les deux couillons qui se retrouvent embarqués par l'alien en sont. J'imagine d'ailleurs que je n'ai pas tout saisi, ma culture en la matière étant relativement pauvre.

 

Le scénario offre sa part de rebondissements, avec des coups de feu, des éventrations, et même une ou deux morts violentes (hors champ). Cela m'a semblé un peu déplacé dans cette comédie. [SPOILER]Un peu comme si les co-scénaristes n'avaient pas su, par exemple comment se débarrasser d'un personnage secondaire qui pète les plombs. Ce personnage est très caricatural, mais pas outré (allez comprendre) au début, et se comporte de manière très différente d'un coup ou presque.[/FIN SPOILER] D'autres éléments un peu étranges viennent se greffer, comme le comportement du "Grand Manitou", celui du père de la nana coincée de partout qui prend le camping-car en cours de route... Il y a de bonnes choses, et elles sont majoritaires par rapport à ces éléments gênants, ce qui rend le film largement regardable. Les acteurs s'en sortent plutôt pas mal, mention spéciale à Nick Frost en écrivain geek et légèrement frustré, et le Paul du titre est vraiment bien foutu en termes de réalisation technique, il est assez expressif.

 

Un film sympathique donc, à recommander pour une soirée sans prise de tête.

 

Spooky.

 

* Le Comic Con est le rendez-vous incontournable des geeks américains chaque année, puisqu'on y retrouve des conférences, des animations, des stands consacrés aux comics, aux séries TV, au cinéma, aux jouets (goodies), aux jeux videos, aux romans de fantasy... (liste non exhaustive) ; pour les amateurs, c'est une sorte de rencontre grand format de la Japan Expo, du Comic Con français, du festival d'Avoriaz, des Utopiales...

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Ressources et amis

Récemment je vous avais parlé du tome 1 des Belles Histoires de l'Oncle Alix, cet album-hommage réalisé avec quelques camarades. Je ne reviendrai pas dessus, sauf si vous le demandez, mais je voudrais faire un petit focus sur l'un d'entre nous. Celui qui se fait surnommer Superjé, un jeune homme de 16 ans, qui a porté le projet à bout de bras, et a su le mener à son terme malgré des fortunes diverses.

 

Pour nous remercier, ce jeune homme bien sous tous rapports nous a envoyé à chacun un dessin personnalisé. Après que l'ami pierig ait publié le sien sur son blog, j'ai décidé d'en faire de même.

 

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Merci à toi, Jérémie :)

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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J'avais croisé Mélanie Fazi lors de plusieurs rassemblements (les mauvaises langues diront "cocktails") rassemblant la fine fleur de la SFFF française ("Science-fiction, fantastique et fantasy), et j'avais appris qu'outre son activité de traductrice (vous trouverez l'ensemble de ses travaux ici, rubrique "biblio"), elle avait aussi écrit elle-même quelques ouvrages assez remarqués. Arlis des forains, son deuxième roman, a ainsi obtenu le prix Masterton en 2005.

 

Arlis est orphelin. Il a été recueilli par Emmett et Lindy, des forains. Entouré, entre autres, de Jared, le cul-de-jatte, et de Katrina, la fille aux serpents, il vit une enfance singulière, mais heureuse, sur les routes qui le mènent de ville en ville. L'arrivée des forains à Bailey Creek ne passe pas inaperçue et, comme souvent, Arlis est le centre d'intérêt de tous les enfants de la ville. Et plus particulièrement de Faith, la fille du pasteur. Elle fera découvrir à Arlis d'étranges rituels et lui ouvrira les portes d'un monde plein de mystères... et de dangers.

 

Il est difficile de classer ce roman dans une catégorie ; le fantastique y tient une part ténue, même s'il sert de moteur à l'histoire. Mais il se décline en une sorte de magie couplée à la force des rêves. Une idée assez originale, qui permet à Arlis de tenir une place toute particulière au sein du fantastique français. Très vite la qualité d'écriture de Mélanie Fazi se fait jour, ce qui permet une lecture aisée de cet OVNI. On peut bien parler d'OVNI, car malgré les promesses du sujet et cette quaité d'écriture, le roman nous laisse sur notre faim. L'auteure ne va pas au bout de ses idées, la relation entre l'adolescent et sa mère adoptive, par exemple, est sous-exploitée...

 

Malgré ces réserves, la lecture de ce petit roman est loin d'être désagréable. A découvrir donc.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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A l'instar du Livre des Zombies, dont je vous entretenais récemment, les Editions Elcy proposent également un guide sur les sorciers et les magiciens.

 

La recette, toujours concoctée par le Dr Robert Curran (j'aimerais bien savoir en quoi il est Docteur, d'ailleurs) est toujours la même : dresser un panorama historique de la notion, de la figure du sorcier. Ici on revient aux sources même de l'humanité, avec les guerriers primitifs qui reviennent bredouilles de leurs chasses, et en appellent donc à la bonté des esprits, par l'intermédiaire d'initiés, de chamans. Avec le temps, les appellations changent, mais le principe reste globalement le même : druides, kâhins, (dans la tradition arabe), génies, alchimistes, nécromanciens, tous cherchent à percer les mystères de la nature, de la matière, pour devenir plus puissants. Une partie bien construite, et assez complète.

 

La seconde partie est consacrée aux grands magiciens de l'Histoire, ou supposés comme tels. On y retrouve des figures comme Merlin, Hermès Trismégiste, Nostradamus, Faust, mais aussi des personnalités moins connues comme Cathbad le druide, le Dr John Dee, le pape Formose... Il serait fastidieux de tous les citer, mais sachez que bien des époques sont représentées. C'est assez instructif, et chaque entrée fait le point sur l'état des connaissances au sujet de chaque personnage, mais se termine presque invariablement sur une formule du type "mais le mystère reste épais".

 

Instructif mais frustrant donc. N'attendez pas de révélations d'un tel ouvrage, ce n'est pas sa vocation, mais de faire un tour complet d'une figure du fantastique, en se fondant sur des faits historiques avérés ou supposés. Et c'est plutôt bien fait, avec de nombreuses illustrations en prime. La maquette est un chouia tapageuse et confuse, mais l'ouvrage est loin d'être désagréable.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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Il semblerait que les zombies, à l'instar des vampires, aient le vent en poupe en ce moment. Cet engouement est peut-être dû au succès de The Walking Dead (le comic puis la série TV). Bien sûr, de nombreux continuateurs et imitateurs, plus ou moins talentueux, ont suivi le mouvement. Mais rarement on n'a pensé à répondre à cette simple question : qu'est-ce qu'un zombie, et d'où vient-il ? Tellement la figure a été galvaudée au travers de films, de romans, de bandes dessinées...

 

Les éditions Elcy proposent donc d'y remédier (comme pour d'autres figures de l'imaginaire), avec une série de "guides" permettant de se faire une idée précise de l'histoire de la figure, et des principaux personnages historiques qui l'ont incarnée. Ici ce sont donc les zombies, c'est à dire des défunts dont le corps est ramené à la vie, ou plutôt réanimé, afin d'appliquer la volonté d'un sorcier. Ces croyances sont issues de religions anciennes d'Afrique de l'Ouest, importées, avec le trafic du bois d'ébène, vers les Caraïbes, et le continent nord-américain, où ils se développent, en particulier en Haïti et dans les Etats du sud des Etats-Unis. Ces différentes croyances et pratiques ont été regroupées sous le vocable de "vaudou". Voilà pour les fondements historiques de la figure du zombie, en schématisant bien sûr.

 

Le Dr Robert Curran, auteur du livre, étudie les différentes typologies du mort-vivant, le rapprochant d'autres figures, telles les momies et les golems. Le début du livre est découpé en articles sur des questions "pratiques" : qu'est-ce qu'un zombie ? A quoi ressemblent-ils ? D'où viennent-ils ? A quoi ressemblent-ils ? Comment les éviter ? etc. Il présente ensuite les différentes "sortes" de zombies, et donc les figures proches déjà évoquées. La partie finale propose des portraits de figures historiques, la plupart habitant à la Nouvelle-orléans ou dans les environs.

 

Malgré sa maquette un rien tape-à-l'oeil, cet ouvrage renferme des articles de qualité, s'appuyant très probablement sur des recherches très sérieuses. Un regret : qu'il ne passe pas en revue les oeuvres les plus emblématiques du genre. Mais étant donné que c'est un sous-genre en plein boom, il est probable qu'une telle liste serait vite caduque. Alors qu'un ouvrage "encyclopédique" a une durée de vie plus longue. Bien vu. Celui-ci est abondamment illustré par des images de films, quelques photos des personnages présentés... Sans doute pour compenser la brièveté de la partie écrite (80 pages au final en format poche).

 

Intéressant, bien fichu, voire inspirant.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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Et si l'état de zombie n'était pas... définitif ? Et si un zombie pouvait... réfléchir ? Parler. Aimer. C'est le point de départ du roman d'Isaac Marion. Il nous fait entrer dans l'esprit (si j'ose écrire) de R. (lui-même ne se souvenant plus de son prénom), un mort-vivant qui un jour, lors d'une attaque "banale" sur un groupe de Vivants, décide, après avoir croqué un bout de cerveau d'un jeune homme, d'épargner la vie d'une jeune femme. Par quelques subterfuges, il parvient à l'emmener, vivante, dans son repaire, un 747 cloué au sol (car le lieu de regroupent des zombies est un aéroport). Bientôt une étrange relation s'établit entre eux deux, elle, Julie, curieuse de comprendre pourquoi elle a été épargnée, et lui, sentant peu à peu se rallumer des choses dans son corps et son esprit.

 

L'une des "cautions morales" du roman est Stephenie Meyer, l'auteur de Twilight. Je ne suis pas sûr que ce soit une très bonne idée, malgré la relation sentimentale qui sous-tend la métamorphose de R. Mais il faut bien attirer la midinette avide de sensations fortes tout en évitant l'étiquette bit-lit. Le principal atout du roman d'Isaac Marion, outre son pitch original, est justement d'éviter un certain nombre d'écueils d'écriture cucul, comme on en trouve parfois dans cette fameuse bt-lit. Isaac Marion fait preuve d'une certaine puissance dans son écriture, son personnage principal redécouvrant l'introspection au fil de sa transformation mentale et physique. Une transformation qui commence donc lorsqu'il ronge le cerveau de Perry, l'ex petit ami de Julie, celle par qui tout va arriver. Peu à peu Perry, ou plutôt son esprit, va intervenir dans la conscience de R., et lui montrer, par petites touches, comment évoluer. Ce qui est étonnant c'est que cette intrusion mentale ne va pas se faire systématiquement, R. gardant, ou plutôt acquérant de plus en plus de sensations de son propre chef.

 

J'évoquais la qualité d'écriture d'Isaac Marion, qui permet de ne pas lâcher la lecture d'une semelle, malgré, parfois, des petits soucis narratifs. Il y a des sous-entendus, ou plutôt des non-dits, qui auraient mérité un peu plus d'éclaircissement.

 

La description du "camp" de Morts est intéressante ; contrairement à la plupart des canons zombies, il n'est pas caractérisé par le chaos, mais par un ensemble de règles, ou plutôt de rituels, avec deux castes définies par l'apparence physique, les Charnus et les Osseux, les seconds étant une sorte d'autorité spirituelle (mais oui !). Du côté des Vivants, ce sont les militaires qui ont pris les choses en main. Dans le stade qui leur sert de refuge, une véritable ville, avec ses rues, ses autorités et ses règles, se sont développés. Et puis la venue de Julie, d'abord incognito, en leur sein, va changer les choses. Va LES changer.

 

Alors bien sûr, si vous avez lu entre les lignes, vous avez compris ce qu'il va se passer. On s'achemine vers une conclusion un peu romantique. Mais encore une fois Isaac Marion évite le fleur-bleue pour nous livrer une histoire qui, si elle ne manque pas de menus défauts, se lit sans problème, c'est une parenthèse vraiment intéressante.

 

Spooky.


 

NB : Vivants sortira le 21 octobre.

NBbis : le roman est déjà en production pour une adaptation au cinéma.

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