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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

 

Iron Man, premier du nom, m’avait beaucoup enthousiasmé. Je découvrais pour la première fois un héros qui, grâce à son intelligence et sa fortune colossale, s’était construit une armure surpuissante. Au-delà d’un scénario bien élaboré, j’avais apprécié la personnalité atypique de Tony Stark. Mes attentes à l’annonce de la sortie du second opus étaient donc fortes, et nonobstant les critiques négatives qui m’avaient été prodiguées (mais surtout parce que ce film faisait consensus), j’ai été voir Iron Man 2. Au sortir de la salle – bon je n’ai pas attendu jusque-là -force est de constater que les mauvaises n’en étaient pas.


En effet, le film s’ouvre sur une scène bien longue de Tony Stark faisant une entrée fracassante dans son gala de charité (ou assimilé), qui en profite alors pour nous faire un joli speech sur l’avenir de l’homme grâce à la technologie, et sur la philanthropie légendaire des grands patrons qui œuvrent désormais pour le bien-être des hommes. Américain à l’extrême, ce commencement glorifiant le capitalisme est d’une hypocrisie détestable. Mais bref passons. Iron Man a tombé le masque et le monde est en paix – et c’est une des raisons pour laquelle Wall Street se permet d’embellir notre quotidien. Ainsi, les conflits mondiaux ne sont plus qu’un vestige du passé grâce à l’armure d’Iron Man. Soit dit en passant, cela rappelle fortement le Dr Manhattan de Watchmen. Mais comme la technologie de l’armure intéresse la patrie, Tony Stark sera invité à livrer son armure surpuissante au gouvernement américain. C’est l’occasion d’amener une piste de réflexion sur l’utilisation d’une arme, qui doit en être le garant : l’inventeur d’une arme peut-il être le seul utilisateur de sa trouvaille, ou faut-il au contraire confier cet avantage au gouvernement ? Hélas, si la question est pertinente, les arguments ne le sont point. Pire, les scénaristes ont eu l’ingénieuse idée de transformer ce débat entre l’armée et Stark en une simple chamaillerie d’écolier, remportée par le plus impertinent et le plus con des deux.


Et nous atteignons là le fond du problème : d’un côté comme de l’autre, nous sommes confrontés à des personnages totalement caricaturaux, vidés entièrement de leur substance. Si l’on avait aimé le Tony Stark du premier opus, on retrouve ici le milliardaire entièrement transformé. L’homme cynique s’est transformé en vieux con prétentieux et narcissique. Et ce n’est pas sa mort imminente (ouh on y croit…) qui le rendra plus attachant. J’ai eu la nette impression que le public ciblé était les jeunes ados boutonneux, qui se balancent des vannes insipides tout en s’esclaffant de leur trait d’esprit indomptable. Et en face de Stark, nous avons des larves vivantes, sans contenance ni mesure de soi. Mièvres et naïfs la plupart, au comble du grotesque pour le vil traître à sa patrie, à peine la secrétaire (interprétée par Gwyneth Paltrow) tire-t-elle son épingle du jeu. En effet, c’est bien la seule à avoir conservé son jeu d’acteur au niveau du premier volet. Et même si ce n’était déjà pas fameux, force est de reconnaître que son rôle pathétique est le mieux interprété. Quant à la palme du rôle du rôle inutile, il revient sans conteste à Scarlett Johansson, dans le rôle de l’agent sexy qui ne sert qu’à attirer les mâles en rut.


Bon, les personnages sont totalement loupés, mais on se dit que l’histoire va rattraper tout ça. Après tout, c’est un film de super héros, il y a de l’action. Effectivement, on a droit à quelques scènes d’action. Mais comme tout le reste, on s’aperçoit que ça aussi c’est minable. Les scènes d’action sont totalement loupées, elles sont d’un irréel rarement atteint. Attention je ne vais pas hésiter à spoiler, donc si vous comptez malgré mes mises en garde dépenser inutilement vos deniers, zappez directement à la conclusion. Par exemple, la scène du Grand Prix est, à l’instar de toutes les autres scènes du film, un foutage de gueule complet. A l’aide de sa haute tension portable, le méchant russe (oui, on n’évite pas les poncifs du genre) tranche en deux une voiture de course style formule 1, qui fonce droit sur lui à environ deux cents à l’heure. Non content de cet exploit, il le répète avec succès sur la voiture du héros milliardaire, qui, comme par hasard, a éjecté le pilote de son équipe pour lui piquer la place. Une fois échoué sur le bas-côté, sans grand dommage malgré le rude choc, Stark se hisse hors de l’épave et se retrouve démuni face au grand méchant russe. Discours de vengeance de rigueur et phase d’intimidation, c’est à la surprise générale qu’Iron Man se tire d’embarras en échappant aux lacérations meurtrière de son adversaire, qui décidément a bien plus de mal avec un humain pataud qu’avec une formule 1 en plein élan.

 

Mais si ce n’était que ça ! Non, les scénaristes ont vu grand, et ils osent sans vergogne surenchérir dans le n’importe nawak en organisant le sauvetage de Stark par sa secrétaire et son chauffeur. Accrochez-vous ça va chauffer, parce que la Rolls d’Iron Man défonce les barricades et fonce à contresens sur le circuit pour se dépêcher d’éviter le pire. A ce sujet, je ne résiste pas à la tentation de vous livrer une phrase culte dans cette situation, émise par la secrétaire : « Attention une voiture ! ». Un autre exemple du foutage de gueule manifeste se trouve un peu plus loin, quand Stark construit seul et avec quelques bouts de tuyaux, un accélérateur de particules pour fabriquer un nouvel élément. Affligeant.


Je pense qu’il est inutile d’épiloguer, Iron Man 2 est un désastre sur tous les points. Tous les ingrédients nécessaires au nanar sont présents : rôles artificiels, histoire totalement bidon, qui enchaîne sans sourciller moults incohérences, pseudo-réflexion qui va dans le sens d’une Amérique capitaliste. Bref, un pétard sacrément mouillé et qui fait mal à voir, autant que la déchéance de Stark, réduit ici à un simple super-héros couvert de strass et paillettes.

 

 

GiZeus.

 

 



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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Y’a pas à dire, Kick Ass nous botte bien le cul. Et pas seulement à nous, simple spectateurs itinérants, mais également aux autres comics de super-héros. Pas tous bien entendu. Certaines adaptations, comme celle du Dark Knight, n’ont pas à rougir face à cette parodie du genre. Et dieu que c’est jouissif.


Le héros, ou antihéros selon les positions de chacun, est un adolescent banal, et suit les cours au lycée comme les autres jeunes de son âge. Aucune identité secrète ou même pouvoir spécial, aucun passé trouble ou idéologie divergente, ce Dave Lizewski est bel et bien un être entièrement normal. Pourtant, Dave a un rêve, un fantasme caché, mais que bien d’entre nous ont certainement eu un jour : devenir un super-héros. Mais voilà, Dave est un loser, un ringard pur jus. Et c’est d’ailleurs ce qui fait le sel de toute cette histoire. Voir un gringalet sans aucune maîtrise du combat, armé simplement de son courage et de son costume vert fuchsia débarquer face à deux voyous en crânant, voilà qui ne manque pas de piquant. Cependant, Dave apprendra à ses dépends que les comics sont loin de refléter la réalité. On ne s’improvise pas super-héros en un jour, et encore moins lorsqu’on est un geek gringalet sans aucune capacité spécifique. Malgré un revers prévisible, Dave, alias Kick Ass, reprend du service. Après un concours de circonstances très bien amené, Kick Ass attise le buzz et déchaîne les passions, l’occasion de présenter un super-héros rompu aux nouvelles technologies, comme le fut Batman en son temps.


Jusqu’ici, Kick Ass est un film très drôle, mais l’on se demande bien si le film sera uniquement une comédie déjantée qui délaisse l’histoire. Vous l’aurez certainement deviné, ce n’est absolument pas le cas. Sous ses dehors parodiques, le titre – car n’oublions pas que le film est tiré du comics éponyme– n’oublie pas de proposer une histoire réellement bien ficelée. En parallèle des déboires de Kick Ass, nous suivons les aventures d’un père et de sa fille, qui forment résolument un duo très singulier. Sans trop en dévoiler, nous avons en face de nous deux être humains qui approchent le plus de la définition d’un super-héros. Deux justiciers masqués et dotés d’aptitudes exceptionnelles écument le monde de la pègre. Dans quel but ? Vous le saurez bien assez tôt. Sachez simplement que ces deux-là sont très attachants. Nicolas Cage interprète à merveille le rôle du père poupon et sécuritaire ; quant à sa fille, nom de code Bad Girl, le décalage entre son jeune âge et son comportement est une source de réjouissance à plusieurs reprises. Loin d’être la petite fille sage modèle, elle se révèle être une soldate prête à tuer sans aucun état d’âme. Ajoutez à cela des répliques cyniques foudroyantes, et Bad Girl est clairement mon personnage favori.


Il serait pourtant injuste de négliger les seconds couteaux, de ne parler que des trois gentils de l’histoire. Car s’il faut bien reconnaître une qualité de taille à Kick Ass, c’est son panel de personnages très fourni, et surtout très abouti. Du parrain de la pègre à la fille objet de désir, tous les acteurs interprètent brillamment leur rôle. Les acteurs semblent être en résonance avec leur rôle ; à l’unisson ils se sont mis au diapason. Cependant, on ne pourra s’empêcher de noter que l’histoire part sur des bases très classiques. Mais qu’importe puisque les clichés sont superbement détournés. La love story, élément notablement mièvre dans nombre de longs métrages, est également une réussite. Moi qui suis d’humeur cynique à ces moments précis, je me suis surpris à trembler pour Dave, à partager ses sentiments dans ce moment crucial. Clairement, je me suis senti solidaire de ce puceau perdu dans les choses de l’amour, lui qui, avec ses deux meilleurs amis, ne connaît de l’amour que ce qu’il en a lu dans ses comics.


Mais si l’histoire est magnifiquement ficelée, je crois que la mise en scène m’a encore plus bluffé. L’immersion est totale. Je ne suis pas un expert ès cinéma, loin de là, mais clairement je me suis senti vivre l’action, à chaque moment du film. Et ça c’est un atout de taille. C’est ce qui fait la différence entre une scène de tabassage peu choquante et un passage à tabac révoltant, cruel, tant la violence brute y est capturée et restituée par le biais de l’écran. Aucun filtre ne s’immisce entre ce déchaînement sauvage inexpliqué, chaque agression heurte et écœure.


Au final, c’est un film exceptionnel qui nous est offert. Ce pastiche de super-héros ne fait pas seulement rire, il émeut et choque également, notamment grâce à une mise en scène époustouflante. Les scènes de violence sont très crues, et en ce sens peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes (moi-même j’ai été choqué, bien que je ne sois point cœur d’artichaut). L’histoire, malgré son côté ramassis de clichés subtilement réagencés, tient la dragée haute à n’importe quel autre film dit sérieux. On pestera légèrement à un ou deux moments, quand une scène d’action est peut-être trop irréaliste, mais en-dehors de ces très rares passages je considère que c’est un sans-faute sur toute la ligne. Je terminerai avec un mot sur ma scène favorite du film. Le sourire aux lèvres, j’étais presque en transe quand la musique d’Ennio Morricone est venue siffloter à mes oreilles radieuses, pendant que mon regard captait avec avidité la vision délictueuse qui m’était offerte. Décidément, un film culte.


GiZeus.


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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

Creep au sucre

 

 

Aujourd'hui nous allons parler de l'un des films de peur qui ont (un peu) fait parler d'eux en 2005. Ce coup-ci, c'est Creep qui s'y colle (au plafond).  

Creep raconte la mésaventure de Kate, une jeune femme qui quitte une fête londonienne pour prendre le dernier métro. Elle s'assoupit dans la station, et rate la dernière rame. Et se retrouve enfermée dans la station. Mais pas toute seule...

 

Bon, autant révéler le fin mot de l'histoire, puisque je vais descendre le film, et que du coup, vous n'aurez pas envie de le voir. Dans les galeries sombres du métro londonien traîne un croquemitaine qui est né dans une salle du poste de secours vingt ou trente années auparavant. De temps en temps, il traque les SDF, les voyageurs imprudents qui s'aventurent dans les galeries sombres. Elevé par le chirurgien local qu'il a peut-être bouffé entretemps, il s'amuse à entreposer ses proies dans des cages immergées jusqu'à ce qu'elles meurent de faim ou de peur. Rien de révolutionnaire là-dedans, me direz-vous, mais si c'est bien fait, ça peut faire un bon film de pure terreur, de la trempe de The Descent.


Las ! En plus d'avoir un synopsis qui tient sur un timbre-poste, le réalisateur Christopher Smith n'a probablement aucun talent particulier. Parce que le film est réalisé platement, mal monté (les moments où l'on est censé sursauter sont simplement des raccords de prises, donc aucune surprise), et assez mal interprété. Oui oui, mal interprété. car Franka Potente, qui courait déjà pas mal dans Cours, Lola Cours et dans La mémoire dans la peau, essaie de s'égosiller à qui mieux mieux dans cette daube, mais ça ne tient pas une seconde. Aucune surprise dans les péripéties, disais-je, aucune inventivité dans l'intrigue. Pas même un regard d'entomologiste, comme pourraient l'emprunter certains cinéastes. D'accord, c'est un survival, donc il répond à de nombreuses contraintes du genre, mais je l'ai trouvé vraiment pauvre sur le plan artistique. Et la présence de quelques rats par-ci par-là ne soulève aucun intérêt, fût-il poli. Bref, heureusement que le film ne dure qu'une heure et vingt minutes, parce qu'on a presque envie de se le passer en accéléré. 

 

Spooky.


 

 


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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

En 1992 a été célébré le centenaire de JRR Tolkien. A cette occasion les Editions Glénat (spécialisées en BD, mais pas que) ont décidé de proposer un échantillon de ce que les illsutrateurs ont produit de mieux pour mettre en images l'univers de l'oeuvre fictionnelle du Professeur. S'attachant principalement à ses trois oeuvres majeures, à savoir Le Silmarillion, Bilbo le Hobbit et Le Seigneur des Anneaux, le recueil propose donc des illustrations en regard des passages romanesques auxquels ils correspondent. Neuf illustrateurs de talent, parmi lesquels les plus connus John Howe, Alan Lee et Ted Nasmith (les deux premiers ayant participé à l'élaboration des décors de l'adaptation au cinéma), figurent donc au sommaire, leurs dessins étant classés de façon "chronologique" en suivant l'ordre narratif des ouvrages précités.


Des puissantes représentations du côté sombre des terres du Milieu de John Howe, aux mystères évocateurs d'Alan Lee ; des délicieuses peintures de Michael Hague aux visions étranges et intrigantes de Roger Garland ; de la simplicité engageante du travail d'Inger Edelfeldt à la complexité et au réalisme dramatique de Ted Nasmith, Le Monde de Tolkien parcourt toutes les Terres du milieu. (texte de l'éditeur)


Les styles étant disparates, il est évident que certains ont la préférence du lecteur ; personnellement, outre les trois cités, mais j'ai également découvert à cette occasion le travail d'Inger Edelfeldt, illustrateur suédois. En illustration ci-dessous, je vous mets une reproduction de la vision de Fondcombe, la cité elfique (Rivendell en VO), un chef d'oeuvre de détails et d'ambiance au sein d'un paysage de totue beauté. Vous pouvez retrouver ces illustrations dans les différentes éditions des ouvrages de Tolkien, certains recueils comme celui que je viens de citer, ou bien dans les Calendriers Tolkien qui étaient édités dans les années 1970 à 1990. A ma connaissance cela n'existe plus. Si je remets la main sur les miens, je vous en toucherai deux mots...


Spooky.



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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Mister Bliss est l'une des oeuvres les moins connues de John Ronald Reuel Tolkien ; à côté de son cycle d'Arda, déjà largement évoqué sur le présent blog, et les Lettres du Père Noël, se situe donc ce Monsieur Merveille (Mister Bliss en VO). Il s'agit d'un conte que le Professeur a écrit pour ses enfants dans les années 1930, et qui est resté inédit jusqu'en 1982 où il a été publié aux Etats-Unis. Il a fallu attendre 2009 pour voir une édition française à La Mercurie. Cette édition se veut aussi fidèle que possible à l'oeuvre originale, puisque se trouvent en regard un fac-similé des pages d'origine (avec l'écriture de Tolkien et les illustrations qui les accompagnent) et la traduction française. Laquelle est vraiment fidèle, puisque souvent la fin d'une page intervient au milieu d'une phrase et que l'éditeur français respecte ces césures.


C'est l'histoire d'un drôle de bonhomme, Monsieur Merveille, qui porte des hauts de formes vraiment très hauts, et qui un jour décide d'aller acheter une voiture ; ce n'est que le début d'une longue aventure qui va l'amener à croiser une bande d'ours, des frères un peu couillons, un âne sympathique et plus encore...

 

Ce fut pour moi une nouvelle découverte, un nouvel ouvrage de Tolkien oscillant entre qualités narratives indéniables et jolies aquarelles au style un peu naïf. Cependant le conte, qui tient sur 50 pages, m'a paru un peu longuet, et les péripéties parfois un peu téléphonées. Mais souvenons-nous que c'était un conte pour enfants comme on en faisait des tonnes entre les deux guerres, et que souvent les mondes réels et contemporains (ici, la voiture, par exemple) étaient mêlés sans vergogne à des éléments plus spécifiques aux contes (les trois ours, etc.). La lecture ne fut pas désagréable, mais moins intéressante que Roverandom par exemple, qui se situe un peu dans la même veine. A noter la présence dans ce livre d'une créature inventée, le lapirafe, un lapin avec un cou de girafe, qui causera bien des soucis à Monsieur Merveille. Une jolie création, qui aurait peut-être mérité d'avoir ses propres aventures...


Je vous mets ici le commentaire de l'éditeur sur son site, curieusement absent du bouquin, alors qu'il éclaire un peu l'écriture du conte :

 

« Mr. Bliss » est la dernière grande histoire, hormis « Bilbo le Hobbit », que Tolkien ait écrit pour ses enfants. Il semble que « Mr. Bliss » lui ait été inspiré par ses mésaventures au volant de son automobile achetée en 1932. Tolkien a en effet eu une voiture avant la guerre, puis l'a abandonnée.

Par ailleurs, un récit différent a été rapporté par Mme Michael Tolkien (l’épouse du fils de J.R.R. Tolkien) dans une lettre au Sunday Times : « Ce livre a été écrit en 1928 pour les trois garçons du professeur. (…) Mon mari (…) avait alors 8 ans, et les trois ours incarnent les peluches qu'ils possédaient tous trois. Archie, celui de mon mari, a duré jusqu'en 1933. Il n'est pas non plus sans intérêt de savoir que la voiture conduite par « Mr. Bliss » s'inspire d'un jouet - avec chauffeur - qui était alors le préféré de Christopher. Mon mari se rappelle clairement l'histoire qui lui a été contée et qui se trouve dans un cahier de devoir de vacances, au titre de Dragon School (Oxford) à l'été 1928 ». La lecture merveilleuse de ce livre nous invite dans un monde où Tolkien a en effet donné la vie aux jouets : la voiture, les oursons, le lapirafe.

Il est difficile de dater de façon exacte la rédaction de ce texte. La seule certitude est que le livre a été achevé avant la fin 1936. « Mr. Bliss » est si évidemment conçu et réalisé comme une unité qu'il a dû être exécuté sur une courte période, les vacances estivales probablement, quand Tolkien était libéré d'une grande partie de ses contraintes universitaires.

La complexité du coloris de « Mr. Bliss » a retardé sa publication ! En 1936-37, Allen et Unwin étaient fort désireux de publier l'ouvrage. Seulement le coût requis pour la séparation des couleurs, pour la photographie, fixait le livre à un prix de revient que le marché ne pouvait pas supporter. Tolkien fut donc prié de redessiner les illustrations, en plus large et en trois couleurs seulement - sans compter le noir. L'éditeur se débrouillerait pour une séparation à la main. L'auteur répliqua : « Trois couleurs ? Quel fléau ! Le vert est essentiel et les ours exigent du brun ! » Placé face à cette éventualité, il ne trouva pas le temps d'effectuer le travail. Finalement une édition en fac-similé fut éditée en 1982, neuf ans après la mort de l'auteur qui en était venu, sur le tard, à n'aimer plus « Mr. Bliss » que comme une plaisanterie, et refusait toute publication...


Spooky.

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

 

C’est en lisant la chronique plutôt enthousiaste de mes amies de la librairie Soleil vert que j’avais rajouté ce titre sur l’une de mes innombrables et légendaires listes de bouquins à lire. Et comme je suis toujours à la recherche de « vieux » ouvrages qui valent le coup de la lecture, celui-ci m’intéressait doublement.

Bien sûr, Le Scarabée ça ne vous dit rien comme titre. Son premier défaut est d’être sorti à peu près à la même époque qu’n monument de la littérature fantastique, le Dracula de Bram Stoker. Si le chef-d’œuvre vampirique n’avait pas été publié en même temps, nul doute que Le Scarabée aurait connu un vif succès. A l’instar de son illustre confrère il mêle une sorte d’enquête policière à des éléments fantastiques.

 

Ce roman prend pied dans la Londres de son époque, une ville pas tout à ,fait débarrassée des effets du fameux smog, et au carrefour de nombreuses croyances et cultures en cette période victorienne qui n’en finit d’ailleurs pas d’inspirer les auteurs plus d’un siècle plus tard. Ce roman fait preuve de beaucoup d’originalité ; en premier lieu le choix de changer de narrateur à chaque grande partie (le roman en compte quatre), ce qui permet d’avoir un récit avec une sensibilité mouvante au fil des pages. Seconde originalité, ou plutôt première vraie surprise, il y a pas mal d’humour distillé dans le récit ; entre la fille qui rabroue son père à une époque où les femmes commençaient à prendre leur indépendance, et de multiples scènes volontairement cocasses, il y a de quoi sourire au fil des pages. L’auteur propose ainsi une histoire profondément moderne, avec une écriture sans affectation, jouant habilement entre action échevelée et introspections parfois surprenantes. C’est en cela également qu’il aurait pu avoir plus de succès. Car un siècle plus tard ce roman n’a pas pris une ride, ou presque, et pourrait se passer de nos jours en ajustant simplement certains éléments. Le dernier quart du bouquin est une poursuite effrénée, sous la houlette d’un détective, l’humour est encore plus présent, à tel point qu’on a même quelques regrets à quitter certains des personnages du roman quand survient la fin, qui elle est un peu précipitée. En sus se trouve un épilogue que j’ai trouvé étrangement étranger à l’histoire, comme s’il avait écrit par quelqu’un d’autre…

 

Mais au fait, de quoi ça parle ? Eh bien tout simplement d’une sorte de complot qui semble prendre Paul Lessingham, brillant député de la Chambre des Communes, basé sur des éléments égyptologiques. Le Scarabée du titre, sans trop en dévoiler, semble être une créature métamorphique aux intentions peu louables, mais encore nébuleuses sur une bonne partie du roman. Sachez seulement que la mythologie égyptienne antique est présente sans tenir une place trop importante, et que l’auteur compense sa probable méconnaissance du sujet par des artifices intelligents.

 

Un classique inconnu à recommander à tous les amateurs de littérature fantastique victorienne.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films


Vous avez certainement vu cette affiche un peu partout. Eh oui, Christophe Gans, le surdoué malheureux du cinéma français s'est attellé à l'adaptation  live de l'un des plus célèbres jeux video d'horreur, Silent Hill.

Le jeu a connu plusieurs opus (4, me semble-t-il), et vu que les adaptations de ce genre se multiplient, celle-ce était à prévoir. C'est donc à Christophe Gans, réalisateur frustré du Pacte des Loups et de Crying Freeman que Samuel Hadida a décidé de confier le film, à partir du script de Roger Avary (Reservoir Dogs, Pulp Fiction et Killing Zoe).


Epaulé par Nicolas Boukhrief (Le Convoyeur), Gans réalise un film dont l'histoire de fond vient des numéros 1 et 3 du jeu. Il emprunte toutefois son esthétique au numéro 2 et les mouvements de caméra au numéro 3.  Le film est ambitieux, puisque 106 décors ont été réalisés uniquement dans ce but. Le tournage a eu lieu au Canada.  C'est le character designer Patrick Tatopoulos (Stargate, Independance day, Godzilla, Pitch Black, les Chroniques de Riddick, I, Robot et Underworld) qui s'est chargé des effets spéciaux des créatures du film. 


Silent Hill raconte le calvaire d'une mère, Rose, qui perd sa fille aux abords d'une ville abandonnée, Silent Hill. Sa fille adoptive Sharon rêvait depuis longtemps de revenir dans cette ville, qu'elle dit être "chez elle".  Au fil de ses recherches, Rose va découvrir que la ville n'est pas si morte que ça, et qu'elle recèle d'étranges créatures...

Pendant des années le jeu a hanté des millions de joueurs, qui en ont parfois perdu le sommeil. Gans a tenté de créer cette atmosphère inquiétante au moyen d'images étranges, comme "fracturées" parfois. L'ambiance, poisseuse, graisseuse, teintée de brouillard, est complètement réussie.  Silent Hill vous prend et ne vous lâche pas.  La mise en scène est efficace, aboutie. Gans a l'étoffe d'un bon réalisateur. Simplement, il lui faudrait des bonnes histoires. Non que celle-ci soit franchement mauvaise, mais le scenario laisse quand même pas mal de blancs, et l'on a l'impression que certaines scènes ont été coupées. Roger Avary a visiblement eu un peu de mal à lier les différents éléments de l'univers du jeu.


Autre point noir, l'interprétation. L'héroïne ne semble pas vraiment atteinte par ce qui lui arrive : la perte de sa fille, l'horreur inhérente à la ville, les implications de pas mal de scènes... Radha Mitchell (Pitch Black, Neverland), bimbo mais pas trop, traverse le long métrage avec deux expressions sur le visage : j'ai faim et j'ai peur. Point.  Sean Bean, qui est pourtant un bon acteur, se retrouve au rang de faire-valoir sans grand intérêt. Il faut dire que son rôle a été rajouté tardivement dans le scénario.  Heureusement que la petite fille, Jodelle Ferland, sauve un peu la mise par des regards et des poses inquiétantes.


Bref, Silent Hill n'est pas encore le grand film de Gans, mais on s'en approche petit à petit.  Un film à voir pour l'ambiance capiteuse et démoniaque, mais à fuir pour l'écriture et l'interprétation.


Spooky.

 


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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

[Réédition et révision d'un article du 30 mars 2006]

 

Personnellement, j'ai découvert Stephen King à l'âge de 16 ans, sur les conseils d'un camarade de classe. Très vite, il est devenu l'un de mes auteurs préférés, même si je reconnais que sa plume n'est pas toujours aussi altière que je le souhaiterais. Je vous invite donc à le découvrir...


A l'heure où j'avais écrit la première version de ces lignes (mai 2003), Stephen King a annoncé qu'il allait mettre un point final à sa carrière d'écrivain. Cela signifiait alors qu'il faudra probablement attendre 2006 ou 2007 pour voir apparaître son ultime oeuvre littéraire sur les étals des librairies. Il est vrai que l'"Horrorus Rex" a inondé le marché mondial de ses romans éléphantesques, la plupart du temps caractérisés par des sujets horrifiques (sur une large palette), un langage très argotique parfois et une présence active du sexe. Des éléments qui ont amené les critiques "grand public" à considérer son oeuvre comme de la sous-littérature clinquante, à tel point que les gens se cachent lorsqu'ils lisent du King, même dans le métro !

 

Parti de rien (King père abandonnera sa femme, aide ménagère, et ses deux fils lorsque Stephen a 2 ans), l'écrivain de Bangor, dans le Maine, est devenu, par la force des mots, l'écrivain le plus lu dans le monde. Son style très visuel lui a permis d'être également l'un des auteurs les plus adaptés au cinéma et à la télévision (une trentaine de films, téléfilms et mini-séries à ce jour). Parmi ces adaptations, je citerai Carrie (Brian de Palma, 1977), Shining (Stanley Kubrick, 1980), Misery (1992), Les Evadés (Frank Darabont, 1995), Stand By Me (Rob Reiner, 1987)... King en a profité pour jouer dans certaines de ces adaptations des petits rôles, et même de passer à la réalisation avec le catastrophique Maximum overdrive (1986).


Je l'ai dit, King a annoncé sa retraite artistique.


Pourtant, chaque année au mois de février, l’éditeur Albin Michel sort invariablement un Stephen King. En 2006, c’est Cellulaire qui est sorti. En 2007, Histoire de Lisey. En 2009, Duma Key. Et cette année un recueil de nouvelles a vu le jour. Force est de constater que l'auteur n'a aps encore réussi à s'arrêter... A cette occasion, voici une bibliographie commentée puis quelques ressources. Les dates données sont celles de la première édition en France, qui diffère parfois de beaucoup de l'édition originale aux USA.

 

1976 : Carrie : roman. Adapté au cinéma dans un film très impressionnant par Brian de Palma (1977) ; avec Sissy Spacek dans le rôle-titre. l'histoire d'une jeune fille rudoyée par ses camarades de classe qui prend sa revanche de façon sanglante...

 

1979 : Shining : roman. Intéressante variation sur les maisons hantées et la plongée dans la folie, le film de Stanley Kubrick (1980, avec Jack Nicholson), a complètement dénaturé le propos de King.

 

1977 : Salem : roman. Sympathique roman sur le vampirisme.


1980 : Danse Macabre : recueil de nouvelles. Très bon recueil, peut-être le meilleur de King.

 

1981 : Le Fléau (édition complète et augmentée en 1991) : long roman.  Adapté pour la télévision en 1997 par Mick Garris, avec Gary Sinise en vedette. A également connu une adaptation en comics, actuellement en cours de publication en France. Dans un monde ravagé par une pandémie, les survivants se regroupent autour de deux personnages emblématiques et charismatiques.

 

1982 : Cujo : roman. Une terrifiante histoire d'un chien rendu fou par la rage inoculée par une chauve-souris. A été adapté (assez moyennement) au cinéma en 1983 par Lewis Teague.


1983 : Creepshow : recueil de nouvelles et de bandes dessinées. Adapté au cinéma en 1982 par Georges A Romero.

 

1983 : Dead Zone : roman. Excellent roman d'ambiance, portant sur la montée de l'extrême-droite aux USA. Adapté avec bonheur la même année au cinéma par David Cronenberg, avec Christopher Walken en vedette.


 1984 : Christine : roman. Adapté en 1983 au cinéma par John Carpenter. L'histoire d'une Plymouth Fury 1958 hantée. Le roman est nettement plus efficace que le film. Les belles voitures hantées ou dotées de pouvoirs particuliers sont un motif récurrent dans les oeuvres de King. L'une des facettes du rêve américain révélée dans toute son horreur, en quelque sorte.

 

1983 : Simetierre : roman. Adapté dans un style assez réaliste par Mary Lambert pour le cinéma en 1989. Cette histoire de morts qui reviennent à la vie est proprement terrifiante, car faisant appel aux peurs les plus anciennes...

 

1984 : Charlie : roman. Oeuvre intéressante sur la psychokinésie et la pyrokinésie. Adapté au cinéma la même année par Mark L. Lester.

 

1986 : Différentes saisons : recueil de nouvelles. Regroupe quelques oeuvres de jeunesse de King.

 

1986 : Peur Bleue / La Nuit du Loup-Garou : roman/scénario. Une histoire de lycanthropie peu réussie.

 

1986 : Le Talisman des Territoires : roman. Une vaste saga sans queue ni tête...

 

1987 : Chantier (sous le nom de Richard Bachman) : roman. Descente vers la folie meurtrière d'un homme seul qu'une expropriation menace de mettre à la rue...

 

1987 : Brume : recueil de nouvelles. On y retrouve certaines des meilleures productions de l'auteur, plus régulier dans cet exercice que dans celui du roman. A noter que la novella qui donne son titre au recueil a fait l'objet d'une bonne adaptation au cinéma 20 ans plus tard.

 

1987 : La Peau sur les Os : roman. Ecrit sous le pseudonyme de Richard Bachman, cette histoire de malédiction indienne ne suscite que peu d'intérêt, tout comme son adaptation cinéma, réalisée en 1996 par Tom Holland.

 

1988 : Ca : roman Adapté en mini-série par Tommy Lee Wallace en 1990, avec Tim Curry. L'histoire d'un groupe de gamins confrontés à des peurs anciennes... Je vous renvoie vers l'excellent article de Shanaa sur ce bouquin qui représente peut-être le sommet de l'oeuvre de King. 

 


1988 : Running Man (sous le nom de Richard Bachman) : roman. Adapté au cinéma par Paul Michael Glaser en 1987, avec Arnold Schwarzenegger. Une oeuvre de science-fiction mineure, très mineure.

 

1989 : Marche ou crève : roman. L'une des oeuvres méconnues du King, qui se cachait alors derrière le pseudo de Richard Bachman. Pourtant une histoire très efficace, assez prenante.

 

1989 : Les Tommyknockers : roman. Oeuvre moyenne sur les extraterrestres, qui donna lieu à un assez bon téléfilm en deux parties (1995, réalisé par John Power).

 

1989 : Misery : roman. Une histoire d'amour qui conduira à la mort, avec dans l'adaptation de Rob Reiner (1992), une incroyable Kathy Bates.

 

1990 : Rage : roman. Une oeuvre crépusculaire, pleine de désespoire t d'enfance en colère... Paradoxalement, bien qu'écrit sous son pseudo de Richard Bachman, peut-être l'une de ses meilleures productions...

 

1990 : La part des Ténèbres : roman. Un roman très fort sur le romancier et sa part d'ombre... A fait l'objet d'une adaptation en 1992 par Georges A. Romero.

 

1991 : Minuit 2 / Minuit 4 : recueils de nouvelles.

 

1991 : Le Pistolero (La Tour Sombre 1) : recueil de nouvelles formant un roman. Le début d'une longue, très longue saga de fantasy, sorte de fil rouge de l'oeuvre de King. a été adapté en comics, dont la publication est en cours en France.

 

 


1991 : Les Trois cartes (la Tour Sombre 2) : roman. Suite de la saga...

 

1992 : Terres perdues (La Tour Sombre 3) : roman.

 

1992 : Bazaar : roman. Adapté au cinéma sous le titre Le Bazaar de l'Epouvante en 1993 par Fraser C. Heston, avec Ed Harris. l'histoire d'une petite ville livrée à la zizanie meurtrière sous l'égide d'un étrange boutiquier... Ce roman a une place assez centrale dans l'oeuvre de King.


1993 : Dolores Claiborne : roman. Adapté au cinéma en 1995 par Taylor Hackford, avec une incroyable Kathy Bates dans le rôle-titre. L'un des rares récits non-fantastiques de King. A lire en résonance avec Jessie.

 

1993 : Jessie : roman. Un roman mineur, inadaptable à l'écran (l'héroïne passe les 9 dixièmes du livre en petite culotte, enchaînée à son lit...). A lire en résonance avec Dolores Claiborne.

 

1994 : Rêves et cauchemars : recueil de nouvelles. Recueil assez bon de quelques oeuvres de jeunesse mêlées de nouvelles plus fraîches...

 

1994 : Insomnie : roman. Une étonnante histoire portant sur les trouble s du sommeil. Un roman méconnu.

 

1996 : Les Yeux du Dragon : roman Un incroyable conte, que King a é c rit au départ pour sa fille, Naomi.


 1995 : Rose Madder : roman. Une oeuvre mineure.

 

1995 : Anatomie de l'horreur / pages Noires : essai. Très intéressant essai sur la littérature fantastique.

 

1996 : Désolation : roman. Western contemporain écrit en résonance avec Les Régulateurs.

 

1996 : Les Régulateurs (sous le nom de Richard Bachman) : roman. Western contemporain écrit en résonance avec Désolation.

 

1996 : La Ligne Verte : roman-feuilleton. Une histoire sur le milieu carcéral (un des motifs récurrents chez King), très bien écrite et haletante. King maîtrise très bien l'exercice difficile du feuilleton. A été adapté avec succès et talent au cinéma (en 1999) par Frank Darabont, avec l'oscarisé Tom Hanks.

 

1997 : Magie et Cristal (La Tour Sombre 4) : roman.

 

1999 : La Tempête du Siècle : scénario. A été adapté en 1999 par Craig R. Baxley.

 

1999 : Sac d'Os : roman. Oeuvre difficile d'approche sur l'esclavagisme au 19ème siècle...

 

2000 : La Petite fille qui aimait Tom Gordon : roman. King traite là l'un de ses sujets favoris, l'enfance. Une curiosité.

 

2001 : Coeurs perdus en Atlantide : recueil de nouvelles et novellas réunies en ensemble romanesque. La guerre du Vietnam a profondément traumatisé les Américains. Le King de l'horreur donne ici sa vision de ce phénomène (de mode ?). Oeuvre touffue, brouillonne, qui trouve des échos dans La Tour Sombre et Le Talisman. A été adapté en 2001 au cinéma par Scott Hicks, avec Anthony Hopkins.

 

2001 : Ecriture : essai. A la suite d'un accident de voiture dont il est victime, l'Horrorus Rex écrit sur sa condition d'écrivain et d'homme. Une oeuvre forte, assez éloignée de sa production habituelle. Incontestablement un tournant dans sa carrière d'homme et d'auteur.

 

2002 : Dreamcatcher : roman (adapté au cinéma en 2002 par Lawrence Kasdan, avec Morgan Freeman en vedette). Une histoire d'extraterrestres très pessimiste reprenant certains des thèmes privilégiés de King : traumatisme enfantin, communauté d'amis, horreur viscérale (à tous points de vue). Un roman mineur cependant.

 

2002 : Territoires (avec Peter Straub) : roman.

 

2003 : Tout est Fatal : recueil de nouvelles. Un ensemble assez plaisant regroupant des nouvelles écrites par King depuis 10 à 15 ans.

 

2004 : Roadmaster : roman. Des Buick, il y en a partout... Celle-ci sera votre pire cauchemar.

 

2004 : Les Loups de la Calla (La Tour Sombre t.5) : roman.

 

2005 : Le Chant de Susannah (La Tour Sombre t.6) : roman.

 

2005 : La Tour Sombre (La Tour Sombre t.7) : roman. Son cycle de La Tour Sombre achevé, King aborde la dernière partie de sa carrière. Il a annoncé travailler sur une adaptation de son cycle (en fait, un prequel) en bandes dessinées pour les Editions Marvel.

 

2006 : Cellulaire : Roman. Si votre portable sonne, surtout ne répondez plus. L'enfer est au bout de la ligne.

 

2007 : Histoire de Lisey : roman. Curieuse évocation de la création littéraire et des peurs de l'enfance, souvent intimement liées. Un peu verbeux cependant.

 

2008 : Blaze : roman. un fond de tiroir nerveux, mais à l'intrigue assez pauvre, contant l'histoire d'un simple d'esprit décicant de faire un dernier "coup" avec le fantôme de son complice...


2009 : Duma Key  : roman. Très verbeux, ce roman reprend cependant des motifs qui caractérisent l'oeuvre actuelle de King : l'art pictural, la Floride et le pouvoir des rêves.


2010 :  Juste avant le crépuscule  : recueil de nouvelles. Ce recueil marque le retour de King à l'un des exercices qu'il préfère, le format court.

 

2011 : Dôme : Un énorme roman en deux parties. Très très prenant, du grand King.

 

2012 : Nuit noire, étoiles mortes  : un recueil de longues nouvelles assez réussies.



Spooky.

 

EDIT du 26 juillet 2011 : Un blog qu'il est très bien sur le King.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Hier soir j'ai vu le film The Machinist. C'est le genre de série B que j'aime bien (cf. Memento...), et j'en avais lu beaucoup de bien. Mais pour une fois, j'ai été assez déçu. Mais parlons d'abord de l'histoire. Trevor Reznik est ouvrier dans une usine de pièces détachées. Lentement, on a l'impression qu'il sombre dans la dépression. Il ne dort plus depuis un mois, maigrit à vue d'oeil (il descend à 54 kilos, ce qui pour un gars d'1m80, est quand même rude). Sa seule confidente est la prostituée avec laquelle il couche régulièrement, Stevie (Jennifer Jason Leigh). Chez lui, c'est un peu le chaos. Il passe son temps à noter ce qu'il doit faire sur des post-it, qu'il colle sur son frigo. Et puis un jour, il rencontre Ivan, un de ses collègues, qui a une allure bizarre. Peu à peu, Ivan va fasciner Trevor, à tel point qu'il va causer un accident de travail qui coûtera un bras à un de ses collègues (le trop rare -dans des productions de qualité- Michael Ironside). Trevor bascule alors dans la folie, la paranoïa, et malgré les attentions de Marie, la serveuse du bar où il passe prendre son café tous les jours avant d'aller bosser, il va s'enfoncer dans la spirale infernale...

Le film met un peu trop de temps à démarrer. Le réalisateur s'attarde trop sur la maigreur famélique de Trevor (incarné par l'excellent Christian Bale, l'actuel Batman), et néglige un peu l'atmosphère d'inquiétude qui devrait régner sur l'histoire. Malgré une photographie soignée (une ambiance grisée du plus bel effet), on n'arrive pas à rentrer dans l'intrigue. Tout, ou presque, semble téléphoné, et le dénouement, même si l'on ne le voit pas venir (personnellement, je n'essaie pas de me projeter sur les événements à suivre), n'est pas, hélas, des plus originaux. Dommage, car le pitch, légèrement inspiré (ou proche, c'est selon) du roman de Stephen King, Insomnia, aurait pu donner un film au charme crépusculaire si la réalisation avait été plus inventive, moins statique et plus fouillée.

Christian Bale, lui, est hallucinant. Il a une vraie gueule de cinéma, une présence qui irradie l'écran, et il faut espérer qu'il ne fera pas la carrière chaotique d'Ethan Hawke, auquel il ressemble un peu. Jennifer Jason Leigh est... toujours belle, malgré ses 43 ans. Et c'est à peu près tout.


Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films
 

Julia, une étudiante en psychologie, est contactée par un ancien camarade de classe qui lui confie être traqué par une chose étrange. Aussitôt après lui avoir fait cette déclaration, il se suicide sous ses yeux.
Quelque temps plus tard, Julia constate que les peurs de son enfance ont refait surface. Une seule solution s'impose à elle : rester éveillée à tout prix pour survivre et faire face aux créatures de ses propres cauchemars.


Voilà l'accroche -somme toute très classique- de ce thriller horrifique réalisé en 2001 par Robert Harmon. Je me souviens qu'à l'époque les critiques n'avaient pas été très tendres avec ce film produit (ou juste présenté) par Wes Craven. Avec raison probablement. Car très vite, on se rend compte qu'il s'agit là d'une série "Y". C'est à dire, pour moi, que ce n'est pas une daube intégrale, mais presque. La seule chose à sauver ? L'actrice principale, Laura Regan, au physique inhabituel dans ce type de film. Certes, elle est blonde, elle crie tout le temps, mais elle est filiforme, elle a de petits seins, et un profil un peu étrange.


Pour le reste ? Le film suit les pas de Julia (et de deux de ses amis), en proie à des peurs irréelles. Ils se retrouvent souvent seuls, ils entendent des bruits un peu bizarroïdes, puis se font courser par des grosses bébêtes pas gentilles du tout. Des bébêtes ressemblant fortement à la créature d'Alien, en version bébé prématuré. La plupart du temps, les bestioles se baladent dans le noir (pratique, me direz-vous). Quand, enfin, on les aperçoit, c'est dans un flou aggravé par des cadrages et un montage absolument affreux. On n'a droit à aucune explication sur le pourquoi du comment de ces créatures, de leur présence parmi nous.

J'avoue que je me suis ennuyé sur la plus grande longueur du film. Une seule scène est peut-être, là encore, à sauver : lorsque Julia se retrouve "de l'autre côté", dans une dimension parallèle, à gesticuler devant un médecin qui est à un mètre d'elle et qui, pourtant, ne peut pas la voir. Pourtant, des accessoires bougent entre eux... La seule bonne idée du film.

Pour le reste, passez votre chemin.

 

 

Spooky.


 

 

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