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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Hier soir j'ai vu le film The Machinist. C'est le genre de série B que j'aime bien (cf. Memento...), et j'en avais lu beaucoup de bien. Mais pour une fois, j'ai été assez déçu. Mais parlons d'abord de l'histoire. Trevor Reznik est ouvrier dans une usine de pièces détachées. Lentement, on a l'impression qu'il sombre dans la dépression. Il ne dort plus depuis un mois, maigrit à vue d'oeil (il descend à 54 kilos, ce qui pour un gars d'1m80, est quand même rude). Sa seule confidente est la prostituée avec laquelle il couche régulièrement, Stevie (Jennifer Jason Leigh). Chez lui, c'est un peu le chaos. Il passe son temps à noter ce qu'il doit faire sur des post-it, qu'il colle sur son frigo. Et puis un jour, il rencontre Ivan, un de ses collègues, qui a une allure bizarre. Peu à peu, Ivan va fasciner Trevor, à tel point qu'il va causer un accident de travail qui coûtera un bras à un de ses collègues (le trop rare -dans des productions de qualité- Michael Ironside). Trevor bascule alors dans la folie, la paranoïa, et malgré les attentions de Marie, la serveuse du bar où il passe prendre son café tous les jours avant d'aller bosser, il va s'enfoncer dans la spirale infernale...

Le film met un peu trop de temps à démarrer. Le réalisateur s'attarde trop sur la maigreur famélique de Trevor (incarné par l'excellent Christian Bale, l'actuel Batman), et néglige un peu l'atmosphère d'inquiétude qui devrait régner sur l'histoire. Malgré une photographie soignée (une ambiance grisée du plus bel effet), on n'arrive pas à rentrer dans l'intrigue. Tout, ou presque, semble téléphoné, et le dénouement, même si l'on ne le voit pas venir (personnellement, je n'essaie pas de me projeter sur les événements à suivre), n'est pas, hélas, des plus originaux. Dommage, car le pitch, légèrement inspiré (ou proche, c'est selon) du roman de Stephen King, Insomnia, aurait pu donner un film au charme crépusculaire si la réalisation avait été plus inventive, moins statique et plus fouillée.

Christian Bale, lui, est hallucinant. Il a une vraie gueule de cinéma, une présence qui irradie l'écran, et il faut espérer qu'il ne fera pas la carrière chaotique d'Ethan Hawke, auquel il ressemble un peu. Jennifer Jason Leigh est... toujours belle, malgré ses 43 ans. Et c'est à peu près tout.


Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films
 

Julia, une étudiante en psychologie, est contactée par un ancien camarade de classe qui lui confie être traqué par une chose étrange. Aussitôt après lui avoir fait cette déclaration, il se suicide sous ses yeux.
Quelque temps plus tard, Julia constate que les peurs de son enfance ont refait surface. Une seule solution s'impose à elle : rester éveillée à tout prix pour survivre et faire face aux créatures de ses propres cauchemars.


Voilà l'accroche -somme toute très classique- de ce thriller horrifique réalisé en 2001 par Robert Harmon. Je me souviens qu'à l'époque les critiques n'avaient pas été très tendres avec ce film produit (ou juste présenté) par Wes Craven. Avec raison probablement. Car très vite, on se rend compte qu'il s'agit là d'une série "Y". C'est à dire, pour moi, que ce n'est pas une daube intégrale, mais presque. La seule chose à sauver ? L'actrice principale, Laura Regan, au physique inhabituel dans ce type de film. Certes, elle est blonde, elle crie tout le temps, mais elle est filiforme, elle a de petits seins, et un profil un peu étrange.


Pour le reste ? Le film suit les pas de Julia (et de deux de ses amis), en proie à des peurs irréelles. Ils se retrouvent souvent seuls, ils entendent des bruits un peu bizarroïdes, puis se font courser par des grosses bébêtes pas gentilles du tout. Des bébêtes ressemblant fortement à la créature d'Alien, en version bébé prématuré. La plupart du temps, les bestioles se baladent dans le noir (pratique, me direz-vous). Quand, enfin, on les aperçoit, c'est dans un flou aggravé par des cadrages et un montage absolument affreux. On n'a droit à aucune explication sur le pourquoi du comment de ces créatures, de leur présence parmi nous.

J'avoue que je me suis ennuyé sur la plus grande longueur du film. Une seule scène est peut-être, là encore, à sauver : lorsque Julia se retrouve "de l'autre côté", dans une dimension parallèle, à gesticuler devant un médecin qui est à un mètre d'elle et qui, pourtant, ne peut pas la voir. Pourtant, des accessoires bougent entre eux... La seule bonne idée du film.

Pour le reste, passez votre chemin.

 

 

Spooky.


 

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 


J'avais loupé dans les salles l'autre film d'horreur qui a pas mal fait parler en cette défunte année 2005. Oubli réparé, avec un visionnage hier soir.

The Descent raconte l'aventure de 6 filles, passionnées de sports extrêmes, qui descendent dans une grotte inconnue des Monts Appalaches, et qui se retrouvent coincées. Il y a une autre sortie, mais elles ne sont pas seules... Vous l'aurez compris, c'est du basique de chez basique de film d'angoisse, et l'intrigue aurait pu tenir sur une seule ligne, le lieu et le nombre de personnages important, finalement, assez peu.

Le film est réalisé par Neil Marshall, un récidiviste, puisqu'il avait réalisé en 2001 le film fantastique Dog Soldiers, où un commando d'élite se retrouve aux prises avec des loups-garous. Déjà, à l'époque, ce premier film avait divisé les spectateurs. Très bon suivant certains, à chier selon d'autres commentateurs, les films du Britannique ne laissent pas indifférent. C'est encore le cas avec ce film d'angoisse claustrophobique. Les filles pourront sembler cruches : "- bon alors c'est par là ? - Non, c'est par là. - Cours !". Les monstres peuvent prêter le flanc aux pires railleries, la façon de filmer -à la fois saccadée et dynamique- peut faire rire. Un peu comme un autre film réputé, Le Projet Blair Witch, que personnellement je déteste. Tout ça à cause -essentiellement- d'un côté "cheap" qui transparaît par moment. Le film de Marshall compte en tout et pour tout 8 rôles parlants, et autant de grognants.

Personnellement j'ai bien aimé ce film, même si la fin me laisse un peu dubitatif. C'est un vrai film de trouille, qui vous fait sursauter assez souvent. L'ambiance un peu claustro est assez bien rendue, et les éclairages ne sont pas exagérés. Les monstres sont assez réussis, même si leur côté répugnant peut, encore une fois, prêter à de multiples interprétations et appréciations. Le film verse parfois dans le gore (mention spéciale à la mare de sang, ceux qui l'ont vu me comprendront), ce qui dénote une certaine liberté dans l'écriture et la réalisation, assez rares dans le cinéma "mainstream" actuel pour être notée. Les actrices jouent bien leur rôle de scream queens, et le réalisateur n'insiste pas -là encore, c'est exceptionnel- sur leurs arguments mammaires. Les filles sont tout simplement jolies, mais ce n'est pas l'intérêt du film.
Un petit bémol cependant, le début du film, c'est à dire avant l'apparition des monstres, est un tantinet longuet. On comprend que Marshall ait voulu "endormir" le spectateur en l'emmenant sur la piste d'un simple thriller claustro (une galerie s'effondre : comment vont-elles s'en sortir ?). Par contre, on a peu d'explication quant à l'origine des monstres... Peut-être est-ce une porte ouverte vers une suite ?

Pour conclure, The Descent est un vrai film de trouille, pas trop mal fichu, qui nous propose quelques jolis moments de bravoure. La bande-son et la musique d'ambiance participent bien à l'atmosphère d'angoisse qui s'installe assez vite.


Spooky.
 


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Publié le par Spooky
Publié dans : #Vie du blog

 

Bonjour à tous, en cette période printanière, j'ai essayé de faire un peu le ménage parmi d'anciennes chroniques de mon ancien blog, et j'ai récupéré quelques billets potentiellement intéressants à rééditer. Il va donc y avoir des rééditions dans les prochaines mises à jour. Merci d'être indulgents par rapport au style, parfois très simpliste (ça remonte à 2005 pour certains papiers), mais soyez sûrs que le tout sera relu, corrigé et actualisé si besoin est avant d'être remis en ligne.


A bientôt et bonne lecture.


Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

 Bon, vous l'avez compris, je vais vous parler de ce qu'on annonçait comme l'un des blogbusters pré-estivaux.de l'année 2005. Je vais faire un bref rappel pour les Ryle et ceux du fond qui débarquent. Les X-Men sont un groupe de mutants qui se sont regroupés au sein de l'Ecole du Pr Xavier, lui-même medium, pour apprendre à contrôler leurs pouvoirs et ainsi mieux s'insérer dans la société. Créée dans les années 1960 par Stan Lee, cette série est parmi les plus populaires de l'univers Marvel, qui continue à publier leurs aventures.

A l'aube des années 2000, Avi Arad, président de Marvel, a relancé les licences susceptibles d'être adaptées avec succès au cinéma. X-Men fait partie du lot. Le bébé est confié à Bryan Singer, cinéaste brillant mais jusqu'ici peu récompensé (mis à part avec Usual Suspects). La crainte des fans, voyant que le réalisateur ne connaissait pas du tout l'univers de la série, était qu'il en fasse une  suite de films de combat. Crainte infondée, puisque contre toute attente, Singer propose un excellent divertissement, qui pose les bases d'un univers passionnant, avec des personnages riches, au passé tumultueux. En effet Singer s'attache plus à la psychologie des personnages qu'à leurs pouvoirs. Le succès critique et public est là, et l'équipe remet joyeusement le couvert en 2002, pour un second épisode aussi bon.  La licence est rentable, la pré-production du troisième épisode est lancée. Sauf que Singer, qui n'a jamais caché son amour pour un autre super-héros, Superman, se voit proposer l'adaptation d'un nouvel épisode des aventures du Kryptonien. Singer lâche donc tout. A la Fox, on décide de confier le film à Brett Ratner, qui était pressenti pour faire le premier épisode, et qui est un ami personnel de Singer. Ironie du sort, Ratner devait réaliser Superman Returns, avant d'être débarqué au profit de... Bryan Singer. Là encore, les fans craignent le pire. Ratner est soi-disant un fan de la série, mais comme réalisateur, ce n'est pas la joie (Rush Hour 1 et 2, Dragon Rouge...)...

Côté acteurs, ça s'agite un peu aussi. Halle Berry menace de quitter la licence si son rôle de Tornade n'est pas plus étoffé ; les pré-productions de Wolverine et Magneto se mettent en marche, puis restent au point mort. De plus, Singer est parti avec toute son équipe technique : le compositeur, les scénaristes, le chef décorateur. Pas facile dans ces conditions de travailler dans la continuité.  

La production a quand même eu lieu, et ce troisième volet est sorti en avant-première mondiale le 24 mai en France, comme les deux premiers.  

X-Men l'affrontement final voit le maintien à l'écran des principaux mutants : Wolverine (Hugh Jackman), Tornade (Halle Berry), Jean Grey (Famke Janssen), Cyclope (James Marsden), Malicia (Anna Paquin), le Professeur X (Patrick Stewart), Magnéto (Ian McKellen), Mystique (Rebecca Romijn), et Iceberg (Shawn Ashmore). Certains mutants prennent encore plus d'ampleur : c'est le cas de Shadowcat (Katie Stuart), et Pyro (Aaron Stanford).

De nouveaux mutants font leur apparition dans ce troisième opus, pour le plus grand plaisir des fans. Parmi eux, on retiendra Daniel Cudmore alias Colossus, un mutant dôté d'une force surhumaine et d'une grande résistance aux blessures qui apparaît brièvement dans X-Men 2, et Kelsey Grammer alias Le Fauve, le nouveau mutant à la peau bleue et le premier à occuper un poste dominant au gouvernement, sans oublier Le Fléau (Vinnie Jones), Angel (Ben Foster) et autre Callisto (Dania Ramirez) qui viennent renforcer les rangs des X-Men ou de la Confrérie d'en face dirigée par Magnéto. Les passionnés de comic-books ne pourront toutefois toujours pas y découvrir Gambit ou encore Marrow, annoncés lors des premières rumeurs autour du deuxième volet...

Comme le dit le titre, cet opus est l'affrontement final entre les bons et les mauvais mutants, et chacun des camps y laissera des plumes. Cet affrontement débute sur un coup de tonnerre : les laboratoires Worthington annoncent avoir découvert un sérum permettant de guérir de façon permanente les mutants de leurs pouvoirs. Ceci grâce à un adolescent qui annihile ceux-ci dès qu'un mutant l'approche. En première mondiale, le PDG des laboratoires souhaite l'essayer sur son fils, Warren, qui a des grandes ailes qui lui poussent dans le dos... Cette nouvelle intervient dans une société qui accepte mieux les mutants, avec un président "ami" et un misnistre lui-même mutant chargé de ces questions (un peu comme il y avait une personne chargée des affaires indiennes au XIXème siècle aux Etats-Unis), en la personne de Hank Mc Coy, plus connu sous le surnom du Fauve. Bien sûr, cette nouvelle divise les mutants. Il y a ceux qui, comme Malicia, vivent mal leur condition, et sont séduits par l'opportunité de redevenir "normaux". Mais aussi ceux qui souhaitent rester avec leurs pouvoirs, et mieux, éviter d'être "exterminés". C'est là qu'intervient Magnéto, convaincu qu'il pourra fédérer ces réfractaires. [SPOILER]Parallèlement, le film débute sur la scène de résurrection de Jean Grey, qui s'était sacrifiée à la fin du second film. Cette perte/résurrection entraîne pas mal de bouleversements dans l'équipe des X-Men, mais aussi l'équilibre des forces en présence.[/FIN SPOILER]


On l'a vu, de nouveaux personnages apparaissent à l'écran. D'autres en disparaissent en cours de route, ou même entre deux films (quid de l'excellent Diablo ?). On mélange toujours les générations : Angel fait partie de la première génération des X-Men sur papier, ainsi que le Fauve. Kitty Pryde tombe amoureuse d'Iceberg, alors que dans la série, c'est Colossus qui fait battre son coeur. Le Fléau est, si je me souviens bien, le demi-frère de Xavier ; alors que là, c'est juste un repris de justice mutant. Certains apparaissent donc, mais la plupart sont mal exploités (à quoi sert Angel ? ses scènes ne sont même pas réussies). Contrairement à Singer, Ratner laisse quand même peu de place à la psychologie des personnages (peut-être Cyclope a-t-il plus de chance que d'autres sur ce coup-là, tant son personnage est inconsistant), laissant la part belle à un festival de pyrotechnie. Les fans pleurent.

Pour l'interprétation, pas de souci, Hugh Jackman, Halle Berry, Famke Janssen et Ian Mc Kellen assurent. Dans le peu de temps qui leur est imparti. Les scènes sont filmées de façon assez plate, sans réelle consistance. Les fans réclamaient à cors et à cris l'évocation de la Salle des Dangers, la salle où s'entraînent les X-Men ; celle-ci apparaît bien, au début du métrage, mais est, là encore, mal exploitée. De plus, une énorme erreur de production ou de script fait passer l'histoire du jour à la nuit sans transition pendant une scène-clé du film. Ratner n'a décidément pas l'étoffe pour tenir une production de cette ambition.


Le film est titré "L'Affrontement final" ; de plus, l'accroche nous dit qu'il s'agit du "Chapitre final de la trilogie". Alors, est-ce la fin des protégés de Charles Xavier au cinéma ? L'intrigue ne laisse en rien penser cela. De plus, une scène (située tout à fait à la fin du générique final) augure de nouveaux développements.

Bref, ce troisième opus est sans conteste le plus faible de la "trilogie" (quelle hérésie de parler de trilogie pour une licence non encore bouclée...). Ratner est un tâcheron qui, espérons-le, restera dans les productions pourries. Je pense qu'il y aura un X-Men 4, un 5... A condition qu'un réalisateur du talent de Singer prenne la relève...

 

Spooky.

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

[Réédition d'un article du 30 mars 2006]

 

Voici donc le dernier ouvrage de Stephen King, qui porte sur un phénomène de société très actuel, le téléphone portable. Précisons, comme le fait l’éditeur en toute fin d’ouvrage, que l’auteur ne possède pas de téléphone portable. Il est donc fort probable, comme tous les réfractaires le pensent, que c’est un fléau. Ce terme est à prendre à la lettre, puisque c’est (presque) le rôle tenu par le portable dans ce roman.

Boston, une belle journée de fin d’été. Clayton Riddell, auteur de comics, sort de chez un éditeur, avec lequel il vient de signer un juteux premier contrat. Il s’arrête pour prendre une glace, quand soudain le monde devient littéralement fou autour de lui. Une adolescente, qui vient de décrocher son portable, se jette soudain sur sa copine, l’égorgeant à pleines dents. Dans la rue, d’autres personnes semblent prises de démence, se sautent dessus, s’étripent… Avec un regard mort, et une attitude de zombie. Clayton, avec quelques autres, réussit à échapper momentanément à cette folie meurtrière. Rapidement, il s'aperçoit que la cause de tout ça est le réseau de téléphonie portable. Tout portable décroché semble délivrer un signal qui transforme toute personne normale en « siphonné » totalement hors de contrôle. Une sorte de virus informatique, qui efface les cerveaux comme des disques durs d’ordinateur, ne laissant qu’une couche originelle de données, celle de l’homme totalement sauvage. Mais comme dans un ordinateur, les données ne sont pas totalement irrécupérables, et les cerveaux se reprogramment lentement, pour devenir… autre chose

 

Je vous vois venir. King nous refait le coup de Dreamcatcher, où l’histoire tient sur deux idées, le reste n’étant qu’une bouse monumentale. Cellulaire n’est certes pas le meilleur bouquin de King, mais quand même pas le pire non plus. Malgré ses grosses ficelles, ses choix de vocabulaire douteux (deux hommes appellent une adolescente « ma chérie », « ma puce », alors qu’il n’y a pourtant aucune ambiguïté sexuelle entre eux), King retrouve quand même un peu de sa fibre de raconteur d’histoires, qui a fait des merveilles dans des bouquins comme La Ligne verte ou Misery. Mais juste un peu. Parce que ses personnages sont un peu sans âme, et que la fin est plutôt mauvaise. C’est dommage, car le sujet valait le coup d’être bien traité par le maître du suspense. Rien que le titre originel, Cell, proposait déjà de belles pistes : Cell signifie à la fois « cellulaire » (= téléphone portable), mais également « cellule » (de prison). Cette dichotomie méritait mieux que cette resucée du Fléau (errance de survivants, visions fondamentales dans les rêves, chef charismatique des « méchants », mâtinée de films de zombies à la Romero. Romero qui est d’ailleurs un grand ami de King (ils ont travaillé ensemble sur plusieurs films).

 

Comme pas mal d’auteurs en mal d’inspiration, King fait donc dans le référentiel, voire l’auto-référentiel. Son histoire, si elle commence à Boston, se termine dans le Maine, au lac Kashwakamak, une région déjà explorée dans un de ses romans. Mais même la description de la région manque d’épaisseur. Vieillissant, Stephen King ? Probablement. Il faudrait peut-être qu'il prenne sa retraite...

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Le Maître est-il de retour ?

La réponse est oui, du moins en partie. Après l’accident qui avait failli lui coûter la vie en 1999, Stephen King s’est remis à l’écriture de nouvelles, un exercice dans lequel il a excellé (relisez le recueil Brume pour vous en convaincre).

Il faut dire qu’au niveau des romans ce n’était pas vraiment la joie ces dernières années, entre le verbeux et mineur Duma Key, le fond de tiroir Blaze, le raté Cœurs perdus en Atlantide, le verbeux (encore) Histoire de Lisey... Cellulaire manque aussi d’épaisseur. Ca me fait penser que je devrais rééditer un articlé écrit il y a 4 ans sur l’auteur et son œuvre…

 

Seul Roadmaster fait figure d’exception, c’est un roman très prenant et terrifiant comme je les aime.

 

Just after Sunset renoue donc avec les plus grandes heures de King, celles que le grand public ne connaît pas, sinon au travers de films souvent réussis, tels The Mist, Chambre 1408 (même si ce dernier est assez moyen au final) ou encore Stand by me. Ici nous avons 13 nouvelles, presque toutes écrites depuis 10 ans, à l’exception d’une, publiée il y a une trentaine d’années dans Cavalier mais curieusement jamais reparue en recueil. C’est d’ailleurs celle qui fait le plus « old school », l’histoire d’un chat démoniaque capable de provoquer un accident de voiture pour assouvir sa haine. Pas la plus faible du recueil, mais pas du tout la meilleure non plus. Les nouvelles sont de longueur variable, d’une dizaine à une soixantaine de pages, le tout comptabilisant 400 pages. On peut constater des motifs récurrents dans ces écrits. Plusieurs se passent en Floride, comme le roman Duma Key, l’auteur y passant visiblement une partie de l’année depuis la fin des années 1990. Alors que dans sa grande époque presque tout se passait dans le Maine. On ne décrit bien que les lieux que l’on connaît par cœur, semble-t-il.

 

Exit les récits parlant de l’enfance, la plupart du temps les héros sont des hommes d’âge mûr, voire à la retraite. Là encore, l’auteur fait une transposition de sa propre situation, lui qui a 63 ou 64 ans. Comme il le rappelle dans des notes en fin de recueil, il continue d’écrire, mais en ayant en tête ce qui le terrifie le plus : se trouver coincé dans des toilettes de chantier (sur un chantier abandonné), la vie après la mort (ce qui donne une nouvelle que j’aime bien, au contraire de l’auteur), la dégradation de la santé au travers de maladies telles Alzheimer, les TOC… "Le Rêve d’Harvey", par exemple, est une courte histoire mêlant Alzheimer et prémonitions, assez bien menée même si la toute fin me semble un peu faiblarde. Aire de repos pose cette question fondamentale : si, lorsque vous vous arrêtez sur une aire d’autoroute déserte, vous êtes le témoin sonore d’une dispute conjugale qui risque de tourner très mal, que faites-vous ? Parfois une décision peut entraîner des conséquences très surprenantes… Une autre histoire nous emmène dans l’imaginaire d’un peintre (comme dans Duma Key) qui décide un beau jour de perdre beaucoup de poids et qui pour cela s’astreint à des séances de vélo d’appartement tous les jours. Son imaginaire est cristallisé dans les tableaux qu’il peint, qui racontent une histoire et qu’il conçoit tout en pédalant. En fait c’est plus subtil que cela, mais difficile à retranscrire.

 

La nouvelle Laissés-pour-compte comble un manque dans l’œuvre de King en tant qu’auteur populaire américain. En effet il n’avait jamais évoqué la tragédie du 11 septembre 2001. Tous les grands auteurs l’ont, d’une façon ou d’une autre, évoquée dans leurs œuvres. Lui choisit le petit bout de la lorgnette, en nous parlant d’objets appartenant aux personnes disparues, et qui semblent animés d’une vie propre… Je ne vais pas détailler toutes les histoires, mais sachez que certaines, relevant plus de la dictée que de l’écriture, selon les termes de King lui-même, ne sont pas forcément meilleures que celles qui sont plus élaborées. J’ai tout de même adoré la dernière, qui renoue avec une certaine forme de paranoïa horrifique. En résumé, si vous êtes amateur du genre, jetez-vous sur Juste avant le crépuscule, plus des deux tiers des récits vaut le coup !

 

 

Spooky.


 

NB : l'image proposée en illustration est la jaquette complète du livre.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

 

Les affaires ne vont pas fort. En fait, elles sont carrément en arrêt maladie, et même pas à cause d'une malédiction ancestrale ! Chicago devrait regorger d'affaires intéressantes pour le seul magicien officiel du pays ; pourtant, l'agenda d'Harry est aussi vide que le crâne d'un zombie. Aucun boulot en vue, magique ou non. Heureusement, la police a besoin d'Harry pour élucider un meurtre. Très particulier. Si je vous dis : un corps en charpie ; d'étranges empreintes griffues ; la pleine lune ? Ah, on est loin de Questions pour un champion.

 

J’avais pour le moins accroché à ma première lecture des Dossiers Dresden qui proposait un univers plus proche de l’Urban Fantasy pure souche que de la romance Bitlit qui pullule en ce moment (la série ayant déjà quelques années outre-atlantique). On y découvrait donc Harry Dresden, véritable magicien de son état, et privé à ses heures perdues, qui enquête sur des histoires ayant trait au surnaturel. Dresden est également payé pour donner un coup de main à la police de Chicago, lorsqu’un cas étrange se présente. Le premier tome nous avait ainsi permis de suivre les pas d’Harry Dresden alors que celui-ci enquêtait à la fois sur un meurtre ne pouvant avoir été commis qu’à l’aide de la magie, et sur la mystérieuse disparition d’un père de famille attiré par les arts sombres. Le tout étant assez bien écrit, pas mal scénarisé, mais ne proposait pas une fin des plus surprenantes, ce que j’avais mis sur le dos du statut de tome introductif de ce premier opus.

 

Et force est d’avouer, une fois finie la lecture de ce second tome, que mon impression était la bonne et que la série des Dossiers Dresden prend un intérêt plus grand avec ce second opus, dont la trame est excellente du début à la fin, et ne ménage aucun temps mort au lecteur. Butcher est décidément très fort pour s’approprier les mythes et les replacer dans l’univers qu’il a bâti. Ce second opus va ainsi nous permettre de découvrir qui sont réellement les loups-garous, notamment qu’il en existe de différents types, et que tous ne se transforment pas visuellement en loup. Le loup garou peut en effet relever ici d’une pathologie (des humains normaux se prenant pour de vrai loups-garous, ce qui les rapproche des berserkers des légendes nordiques), d’une véritable malédiction (ceux qu’on appelle les Dévorateurs), et enfin ceux qui font appel à la magie pour se transformer (les Hexenwulf). Dresden va donc plonger au cœur de l’enquête, de manière à identifier au plus vite quel type de garou est ici en cause et pourquoi il semble s’acharner sur des fréquentations de Marcone, le ponte de la mafia local.

 

Butcher est véritablement bon pour faire durer le suspense et le relancer régulièrement, mettant constamment à mal les théories qu’échafaude le lecteur au fil de sa lecture. C’est véritablement agréable de tomber sur une série de cette trempe, qui ne met pas à outrance en scène les relations amoureuses entre ses personnages, un défaut dans lequel la Bitlit a de plus en plus tendance à tomber. L’univers de Dresden est assez noir, le magicien n’étant lui non plus pas tout rose, et n’hésitant pas à faire appel à des démons pour progresser dans ses recherches, quitte à passer des pactes avec eux. Et il en devient attachant ce héros, car plus humain, moins lisse et manichéen que ce qu’on a l’habitude de croiser dans le genre. Sa psychologie est fouillée, son passé semble receler assez de mystères pour nous tenir en haleine pour encore de nombreux tomes.

 

On pourra certes reprocher à l’auteur de faire de son héros une sorte de Bruce Willis de la magie, Harry Dresden étant régulièrement tabassé, blessé, épuisé, au fil des pages, mais la magie opère et on se laisse facilement happer par l’intrigue. Le premier tome m’avait déjà convaincu de poursuivre, ce second opus vient direct de faire de la série une de celles que je vais dorénavant suivre avec la plus grande attention qui soit.

 

Vladkergan.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Fictions

Il y a longtemps, dans une galaxie fort éloignée, j'écrivais régulièrement des nouvelles. Certaines allaient jusqu'au bout, d'autres pas. A une époque aussi je faisais des cauchemars, des trucs parfois incroyables, où je tombais sans fin, où je me retrouvais dans des endroits étranges... La nouvelle Absence est née de ces rêves et de ces envies d'écrire, combinant plusieurs épisodes oniriques un peu traumatisants pour moi. L'ami pierig, en 2006, a eu envie d'illustrer cette nouvelle, d'abord à l'occasion d'un concours de BD. Bien sûr, il s'agit d'une adaptation, et tous les éléments ne sont pas présents, mais pierig a su saisir et donner corps avec talent à mes pensées intangibles, à mes mots évanescents. Finalement cette petite BD n'a pas été présentée au concours, mais la BD existe bien, et j'ai toujours eu envie de la présenter sur ce blog, qui a atteint son petit rythme de croisière. Et puis qui sait, si nous avons des envies de prolonger cette collaboration, peut-être qu'un jour cette Absence sera-t-elle prolongée...

 

Bonne lecture.

 

Spooky.

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Vie du blog

 

Comme vous l'avez peut-être remarqué, Ansible appartient à une communauté de blogs sur la plate-forme over-blog. Votre serviteur n'étant qu'une grosse feignasse, il ne participe pas vraiment à la vie de la communauté, mais essaie de proposer sa participation au webzine trimestriel piloté par Alice, qui s'occupe du blog "Questions SFFF". Le dernier numéro en date vient de sortir, il s'y trouve un extrait du présent blog mais aussi de jolies choses piochées et fournies par mes camarades blogueurs, et pour rendre à Alice tout son mérite, je vous propose d'aller le lire sur son blog.

 

Spooky.

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