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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Ansible
Publié dans : #Livres


2084. Orwell est loin désormais. Le totalitarisme a pris les traits bonhommes de la social-démocratie. Laquelle ? La nôtre. Souriez, vous êtes gérés ! Le citoyen ne s'opprime plus : il se fabrique. À la pâte à norme, au confort, au consensus. Copie qu'on forme, tout simplement.

Au cœur de cette glu, un mouvement, une force de frappe, des fous : la Volte. Le Dehors est leur pays, subvertir leur seule arme. Emmenés par Capt, philosophe et stratège, le peintre Kamio et le fulgurant Slift que rien ne bloque ni ne borne, ils iront au bout de leur volution - et même au-delà, jusqu'à construire cette vie de partage, rouge, que personne ne pourra plus leur délaver.

La Zone du Dehors a reçu le "Prix européen Utopiales 2007 des Pays de la Loire".

Avant de connaître la gloire avec La Horde du Contrevent, Alain Damasio avait déjà écrit un roman plutôt novateur en 2000. Celui-ci était né d'une révolte, d'une envie de tout casser. Et comme Damasio écrit extrêmement bien, il le fit par le biais de sa plume (cela lui prendra cinq ans tout de même pour réaliser ce récit). Son roman est un cri, anarchiste jusqu'au bout, qui nous mène sur les traces d'un petit groupe de révoltés dont l'action les amènera au bout. Au bout de quoi ? A vous de le découvrir. Sur le plan du propos, le livre est un véritable pamphlet, qui nous met face à une criante actualité, que Damasio lui-même relève lors de la réédition en 2007 de son premier roman.

La nouvelle version est accompagnée d'un DVD contenant un court métrage, des animations en 3D et d'autres "bonus" censés prolonger l'expérience de lecture. Je vais vous parler du contenu du DVD, mais j'ai un gros regret cependant face à cette nouvelle édition : que Damasio n'en ait pas profité pour relire sa première oeuvre d'envergure pour en gommer certains passages chaotiques, et qu'aucun relecteur ne se soit penché dessus non plus, car il comporte un certain nombre de fautes d'accord ou de grammaire qui passent moyennement bien dans un produit aussi marketé.

La Zone du Dehors, dans son déroulement et son sujet, n'est pas un roman si exceptionnel. Il s'agit d'un roman d’anticipation qui s’intéresse aux sociétés de contrôle sous le modèle démocratique, et ce genre d'histoire a déjà été racontée sous diverses formes depuis que la science-fiction existe. Après tout, le genre est le meilleur moyen de parler de notre société actuelle par des moyens détournés. Cela se vérifie encore une fois avec ce roman, qui s'attaque aux démocraties qui ne sont en fait que des modèles détournés d'esclavagisme, selon l'écrit de l'auteur, qui s'est tout de même inspiré (et ce sont des influences revendiquées) des pensées de Deleuze et Foucault. Seulement ces pensées sont présentées de façon un peu brouillée, trop touffue pour être véritablement assimilable. Bon, je vous avoue aussi que la philosophie politique a le don de me taper sur le système, et que peut-être je ne suis pas le plus réceptif à ce genre de revendications. Cependant l'auteur explore à fond le sujet de la lutte armée, de sa récupération politique et des utopies qui en découlent.

C'est un roman confus, mais qui à l'époque (en 1999 donc, chez Cylibris) permettait de découvrir un véritable écrivain, adepte des mots-vvalises, des néologismes révolutionnaires (cette appétence atteindra un niveau bien supérieur dans La Horde du Contrevent). D'autres idées ou concepts valent aussi le détour. La Zone du Dehors, c'est la zone irradiée, soumise aux rayonnements cosmiques (nous sommes sur un planétoïde, ou un satellite, proche de Saturne), par opposition à Cerclon, la cité circulaire où vivent les personnages du roman. Cette zone est peuplée par les Radieux, qui sont heureux de leur sort, de leur liberté. Cette zone du Dehors qui est une sorte d'endroit utopique pour les Voltés. Revenons à Cerclon, dont la société est régie par le Clastre, ce classement où chacun est placé suivant son nom, composé de 1 à 5 lettres. Le Président s'appelle A, le Premier ministre P (ou C s'il change) ; un haut fonctionnaire peut s'appler Fq, et ainsi de suite jusqu'à Qzaac, le citoyen le moins bien placé dans cette société.  Des idées intéressantes donc, mises en scène avec une narration multiple, Damasio se mettant dans la peau de Capt, de Kamio, de Slift, etc.  Là encore cette idée sera reprise et amplifiée dans La Horde du Contrevent.

C'est véritablement un manifeste littéraire de toute première force, lequel manifeste mènera entre autre à la création de la maison d'édition La Volte, du nom du groupement anarchiste dont font partie Capt et les autres. Laquelle maison d'édition a donc réédité le roman de Damasio avec ces bonus dont nous allons parler. En premier lieu, Dieu n'a pas d'yeux (remarquez le jeu de mots), un court-métrage expérimental où des acteurs en prises de vues réelles se baladent dans des décors en 3D créés après coup. Le court raconte la rencontre de 3 des personnages principaux du bouquin.

Vient ensuite un diaporama des décors créés pour ce court-métrage, ainsi que quelques animations en 3D reprenant certaines scènes du roman. Comme pour La Horde du contrevent, les editions La Volte ont développé l'univers de Damasio au travers d'un site internet (voir lien ci-après), qui comporte lui aussi des bonus : des extraits du livre, les textes de philosophie politique qui ont inspiré l'auteur, un argumentaire sur les enjeux du roman par le poète Vincent Wahl, des morceaux musicaux inspirés par le roman, des images extraites du court-métrage et bien d'autres ressources, dont certaines ne sont pas encore en ligne... Je vous invite à aller y faire un tour afin de vous imprégner de l'esprit qui baigne dans ce livre-univers.

En résumé, La Zone du Dehors n'est pas un chef d'oeuvre dans son sujet ou son déroulement, mais plutôt dans sa conception, sa réalisation qui connaît de nombreuses ramifications et reste d'une actualité tétanisante.

A lire !

A visiter : le site construit autour du roman.

Spooky

PS : Merci à PAco pour ses conseils de lecture et son inspiration.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #BD



2465.
Contrainte de trouver de nouveaux horizons pour assurer sa survie, l'humanité a envoyé une colonie dans le lointain Système de Ruivivar. Installés depuis près d'un demi-siècle sur la planète Acriboréa, les colons s'apprêtent à accueillir la Seconde Vague de ses douze millions de migrants. Une arrivée historique qui mobilise l'attention de tous y compris celle des natifs de Ruivivar.
Ce récit retrace les destins de Jasper Niemeyer et Nathan Polliger, deux hommes au centre de terribles événements dont l'enjeu ultime est la préservation du genre humain.

Une série de SF courte et de bonne facture, ça manquait ces dernières années...

"Acriboréa" est de cette trempe, sans toutefois faire partie du haut du panier. J'ai tout de même accroché assez vite à l'histoire, grâce à un univers assez cohérent et à un dessin plutôt bon de Stéphane Créty. Un univers qui brasse cependant pas mal de thèmes : une guerre interstellaire, des manipulations de l'opinion, des "Elus". J'y ai trouvé pas mal de références avec des romans connus ou pas relevant de la science-fiction. Ce n'est pas forcément un reproche, mais il faut que la mayonnaise prenne avec tous ces ingrédients. Je l'ai dit, l'univers est cohérent, il y a relativement peu d'incohérences. Cependant j'ai eu du mal avec le scénario. Lors des deux premiers tomes, il est assez logique, limpide. Mais par la suite le récit se complexifie, les personnages sont plus nombreux et le scénariste semble avoir du mal à tous les caser, à leur trouver une trame cohérente. Cela a un peu plombé ma lecture, d'autant plus que j'étais bien rentrée dans ma lecture jusque-là.

Par la suite, j'ai donc arrêté de me prendre la tête avec le scénario quelque peu hasardeux, m'attachant au simple plaisir des yeux, suivant l'histoire sans me poser trop de questions. Le dessin de Créty est donc très bon, on voit qu'il s'amuse comme un fou à crobarder les designs d'engins interstellaires. Cependant la présence de chasseurs des années 2000 au milieu des astronefs à hyper-réaction m'a fait tiquer, j'ai trouvé ça un peu trop anachronique pour passer dans un récit qui se prend par ailleurs au sérieux. Les couleurs de Sandrine Cordurié sont très agréables, commençant par un dégradé entre le bleu et le brun dans le premier tome pour élargir sa palette par la suite. Du travail sérieux.

Bref, une série qui m'a distrait, mais que je ne mettrais pas au même niveau que d'autres dans le même genre.

Spooky.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Livres
J’ai rencontré Pierre Brulhet, autour du présent bouquin, lors d’un festival des littératures fantastique sur Dijon (festival qui j’espère, aura droit à d’autres éditions : http://www.lecritdelafee.onlc.fr). Alors que je parcourais la 4e de couverture, je n’ai pu m’empêcher d’éprouver une certaine impression de déjà-vu. En effet, le résumé du livre fait étrangement penser au dernier roman de Neil Gaiman, L’étrange vie de Nobody Owens. Après avoir abordé le sujet avec l’auteur, celui-ci m’a confié que cette ressemblance lui avait déjà été signalée, mais que lui-même n’avait pas lu le Gaiman (L’Enfant du cimetière ayant quelques années de plus que le Gaiman).
 
Qu’à cela ne tienne, titillé par cette étrange ressemblance (plagiat ?), je me suis procuré (et fait dédicacé au passage) le roman de Pierre Brulhet. Quelques jours plus tard j’en entamais donc la lecture.
 
L’ouverture du roman comporte en effet de nombreux détails qui ne peuvent que rappeler le livre de Gaiman. Un enfant est confié aux soins du hasard par une mystérieuse femme, qui le dépose sur la tombe d'un cimetière. L’enfant va être recueilli par les esprits qui hantent les lieux, qui vont, après décision unanime, décider de le garder parmi eux. Jusque-là, c’est plus que de la ressemblance, l’idée du vote de l’assemblée des fantômes étant également une scène très forte dans le livre de Gaiman.
 
Mais la suite n’a plus rien à voir. Le roman de Brulhet prend la direction d’un conte attachant, qui mélange amour et aventure. À la différence de Gaiman, qui fait du passé du héros un des axes fort de la trame, Brulhet se concentre essentiellement sur la place du héros dans le cimetière. Très vite s’impose l’idée que dans cet univers, les vivants sont bien plus dangereux que les morts. En effet, c’est surtout un élément extérieur au cimetière qui va constituer le principal de l’intrigue, élément qui va conduire le héros à prendre position pour ceux qui l’ont élevé, et à tenter le tout pour le tout pour sauver le lieu où il vit.
 
L’auteur a un style simple mais efficace, et brille surtout par une imagination fertile, qui donne une grande richesse à son univers. Les personnages sont très attachants, tous ayant un petit côté décalé très bien pensé (notamment les fantômes qui conservent pour beaucoup certaines lubies venues de leur vie terrestre).
 
Au final il s’agit d’un livre qui se lit vraiment bien (je l’ai dévoré en quelques heures), l’auteur réussissant à captiver de bout en bout son lecteur, jusqu’à une très jolie fin qui clôt avec beaucoup de tendresse le récit. Chaudement recommandé.

Vladkergan

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

Christine Brown est une employée de banque, une gentille fille qui aimerait bien obtenir le poste de Directeur adjoint d'agence qui est vacant. Mais un jeune loup nommé Stu est aussi sur les rangs. Un jour une vieille femme vient la supplier de prolonger son prêt, pour lui éviter de se retrouver à la rue. Mais la jeune femme refuse, espérant ainsi accélérer sa promotion. La vieille femme, en vérité une sorte de sorcière gitane, s'emporte alors et lui jette des imprécations violentes avant d'être évacuée par la sécurité. Le soir même, dans le parking de la banque, Christine se fait agresser par la vieille femme, qui lui arrache un bouton avant de le lui rendre après avoir jeté un sort dessus. Dès lors, une étrange créature semble rôder et harceler la jeune femme, que son petit ami, prof d'université, essaie d'aider désespérément. Christine va alors voir un medium pour se défaire du sort qui la lie à un Lamia, un démon à forme caprine.

Sam Raimi, après être devenu un entertainer de toute première force avec les trois Spider-Man, revient à ses premières amours, les films de peur à petit budget. C'est tout à son honneur, lui à qui Hollywood a ouvert les portes des blockbusters, des marches de la gloire. Seulement voilà, Raimi a changé. Il n'est plus cet étudiant rigolard qui tartinait d'hémoglobine ses acteurs découpés par des sécateurs. Et ça se sent dans son dernier film. Co-écrit avec son frère, celui-ci manque singulièrement d'âme, à mon sens.




En fait le film semble hésiter tout du long entre le premier degré, avec sa façon de filmer très sérieuse, très appliquée, et le 128ème, et des scènes surjouées, des poses ou des situations absolument ridicules. C'est l'esprit de la série Z, me direz-vous. D'accord, sauf que dans les séries Z, c'est soit l'un, soit l'autre. Soit vous vous pissez dessus de rire, soit vous avez le trouillomètre à zéro parce que le mec derrière la caméra est un putain de réalisateur et qu'il a un putain de scénariste pour verrouiller son récit. Là ce n'est ni l'un ni l'autre. Les scènes de peur sont diablement (ahahahah) efficaces, on a vraiment des frissons dans le dos, Raimi n'est plus le rpemier venu dans le genre ; et puis juste après, du grand guignol. C'est dommage, car je me plaçais sur un cheminement "sérieux" au vu de la première partie du film. Au niveau du casting, Raimi a fait appel a des acteurs relativement peu connus, hormis Alison Lohman (vue pour ma part le même jour dans "La Légende de Beowulf"), actrice assez jolie mais pas à tomber, qui joue relativement bien, mais sans être exceptionnelle non plus.

Bref, un film mi-figue mi-raisin, qui a pour principal tort d'avoir le cul entre deux chaises. Et pour une histoire aussi banale au final, c'est assez décevant.



Spooky.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films
Le Beowulf est un poème épique écrit -probablement- entre le 7ème siècle et l'an Mil. Son héros éponyme est un Guète qui arrive à la Cour du roi Hrothgar pour combattre le monstre Grendel qui terrifie toute la région. Retraduite par JRR Tolkien, cette oeuvre majeure du folklore anglo-saxon a influencé tout un pan de la littérature fantastique, jusqu'à l'oeuvre majeure de l'auteur précité, Le Seigneur des Anneaux. Plusieurs adaptations ont été faites ces dernières années, mais c'est sur la dernière en date, réalisée par Robert Zemeckis, que je me suis penché. Pour en savoir plus, je vous conseille la page dédiée sur Wikipedia. On citera également Le 13ème Guerrier, film que je pense être le seul au monde à apprécier.

Le film de Robert Zemeckis est un drôle de challenge. Premièrement il change sensiblement plusieurs pans de l'histoire, modifiant les rôles de Hrothgar, de Wiglaf (le lieutenant de Beowulf) et de la mère de Grendel. Des changements importants, mais qui permettent peut-être une plus grande modernité au récit. Par exemple, plutôt que de lutter à mort avec cette dernière, Beowulf est séduit par sa beauté intemporelle (la démone bénéficie de la plastique parfaite d'Angelina Jolie). Celà rajoute une dimension dramatique à l'histoire. D'ailleurs un soupçon de romance apparaît très tôt dans le film, mais Zemeckis n'appuie pas dessus, préférant en faire des moments de respiration.
Second pari, risqué, le choix de faire un film d'animation. Il est vrai que ces dernières années la technique a explosé, permettant de faire absolument tout sans prise de vues réelles. C'est ainsi que Ray Winstone, acteur anglais bedonnant de 50 ans, se retrouve dans la peau sculptée d'un guerrier danois de 25 ou 30 ans, en pleine possession de ses moyens physiques. Et qu'à l'écran nous voyons Grendel, monstre difforme de 20 pieds de haut.

Lors de la première scène, j'ai craint de me retrouver devant un film d'animation certes de bonne facture, mais avec des "mimiques" du niveau des Shrek. C'est à dire des visages lisses, des déplacements "glissants" lorsque les personnages marchent, etc. Loin de moi l'idée de critiquer les Shrek, je les aime d'ailleurs beaucoup, mais La légende de Beowulf étant un récit beaucoup plus noir, il fallait un réalisme plus poussé. Zemeckis a plutôt rempli mes attentes. Très vite on est immergé dans l'histoire, on oublie presque qu'il s'agit d'un film presque entièrement réalisé par ordinateur (seuls quelques capteurs sur le visage des acteurs "collent" à la réalité). Il y a même certaines scènes que j'ai prises pour des prises de vues réelles. Alors bien sûr, les visages des humains manquent encore d'expression (quoique Wiglaf, pourtant un eprsonnage secondaire, ait été particulièrement réussi sur ce plan), et Beowulf ne cligne jamais les yeux. certes, les scènes à cheval sont encore trop stéréotypées pour être réalistes, mais pour le reste, c'est époustouflant.


Et, contre toute attente, le film est plutôt prenant. Angle de vues variés, montage assez réussi, mais aussi des dialogues et des situations loin d'être ridicules. Je le reconnais, j'ai été très agréablement surpris par le film.

Par conséquent, si le sujet vous intéresse, je vous conseille de visionner dès que possible ce film d'animation, et de revenir m'en parler ;)

Spooky.


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Publié le par Ansible
Publié dans : #Livres
En marge de sa série à grand succès Harry Potter, Joanne K. Rowling a produit quelques petits ouvrages dans le même univers. Les Contes de Beedle le Barde est un peu l'équivalent des Contes de ma mère l'Oye dans le monde des sorciers. Il contient 5 récits mettant en scène des sorciers et des sorcières, commentés par Albus Dumbledore, le Directeur de l'Ecole des Sorciers à Poudlard. Cet ouvrage apparaît dans l'ultime tome de la série harry Potter, et l'un des contes, le dernier met en relief quelques éléments présent dans la série, puisqu'il nous parle des fameuses Reliques de la Mort. Il s'agit d'une lecteure agréable, les contes sont bien écrits, contiennent parfois une morale acceptable, et les plus jeunes d'entre nous pourront la comprendre grâce aux annotations de Dumbledore. Lecture sympathique pour le grand public, pas obligatoire pour les fanatiques d'Harry Potter, mais que je recommande si vous avez un enfant de 8 à 10 ans.

Spooky.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Livres



Duma Key : un trait de crayon sur une page blanche. Une ligne d’horizon, peut-être.

Mais aussi une ouverture dans laquelle s’infiltrent les ténèbres…

Mutilé par un terrible accident, abandonné par sa femme, Edgar Freemantle, un businessman du Minnesota, décide de tout quitter pour la Floride.

Une nouvelle vie l’attend sur l’îlot de Duma Key, langue de terre presqu’inhabitée, dévastée régulièrement par des ouragans imprévisibles, et qui appartient à une mécène excentrique dont les sœurs jumelles ont disparu dans les années 20. Edgar va s’y découvrir un incroyable don pour la peinture. Les incroyables couchers de soleil lui inspirent des tableaux qui vont vite se révéler dangereusement prémonitoires. Freemantle comprend alors qu’il doit découvrir ce qui est arrivé aux jumelles et l’étrange secret de la propriétaire des lieux, avant que les ténèbres n’engloutissent Duma Key et ses habitants.

Un roman sur l’amitié, les liens qui unissent père et fille, sur la mémoire, la vérité et l’art. Une métaphore de la vie et des sources d’inspiration de l’écrivain, une exploration de la nature, du pouvoir et des influences de la fiction. Mais aussi un King subtilement terrifiant !


Ainsi son éditeur, Albin Michel, présente-t-il le dernier roman du Best-Sellasaurus Rex, Stephen King. Pour ma part, admirateur de longue date des oeuvres de l'auteur, j'ai été assez déçu, et ce, encore plus rapidement que d'habitude. Le roman fait 650 pages. Pendant presque les trois quarts de ceux-ci, il ne se passe pas grand-chose. Nous suivons la convalescence de cet entrepreneur qui se retrouve avec un étrange pouvoir d'évocation par le biais de la peinture. Mais là où il aurait pu y avoir une intéressante évocation du pouvoir de l'Art, de la création, ne se trouve en fait qu'une succession de situations assez grotesques, le point culminant se trouvant dans la nature de l'entité qui prend possession d'Edgar freemantle, pour en fait le détruire. En cours de route King se rend compte de son erreur, et décide d'injecter une autre entité, bienveillante, qui lui permettrait de contrecarrer Perse, cette entité maléfique. seulement il l'oublie tout aussi vite, réduisant Freemantle à une sorte de medium qui arrive à résoudre les problèmes, doté de science infuse, sans justification. Bien sûr, cela ne se fera pas sans morts sanglantes, mais celles-ci n'ont aucun relief.
Bref, un King mineur, comme la plupart de ses dernières productions...


Spooky.


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Publié le par Ansible
Je relaie sur mon blog une initiative qui n'y a pas grand-chose à voir, mais elle me tient à coeur, en plus d'être le fait d'un site auquel je collabore et que j'apprécie.

"Babelio lance une nouvelle opération, qui vise pour une fois non pas à distribuer des livres, mais à en collecter.

Nous nous sommes associés à l’ONG Bibliothèques Sans Frontières pour les aider à récupérer des livres pour les bibliothèques publiques d’Haïti, dans le cadre de leur nouveau programme  « 200 bibliothèques pour tous en Haïti. »

Vous trouverez tous les détails de l’opération ici : http://www.babelio.com/deslivrespourhaiti "



Personnellement je vais préparer un carton à faire partir. Merci d'au moins aller voir la page dédiée.


Spooky.



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Publié le par Ansible
Publié dans : #Jeux


Aujourd’hui je vais vous parler d’un jeu vidéo, World of Warcraft (WoW), devenu un vrai phénomène de société. oui je sais, je suis en retard, mais j'ai retrouvé ce vieil article (de deux ans) dans mes archives, et je souhaitais en faire profiter ma horde de fans déchaînés. ;)


WoW est un MMORPG (Massively multiplayer online role playing game), c'est-à-dire un jeu de rôle massivement multijoueur en ligne. Qu’est-ce que ça signifie ? Eh bien que des milliers, et même des millions de joueurs peuvent se connecter simultanément pour jouer dans un univers partagé. Il n’est donc pas rare de croiser des dizaines d’autres avatars. Chaque région du monde possède un ou plusieurs serveurs, ce qui vous évite quand même de croiser des joueurs chinois ou australiens.

World of Warcraft a été lancé en novembre 2004, et depuis le succès est prodigieux. On compterait plus de 8 millions de joueurs abonnés de par le monde. Je dis bien « abonnés », car il faut acheter le jeu (à moins de 20 euros) et payer un abonnement mensuel (12,99 euros). Il existe aussi une version d’essai à 2 euros, qui vous permet de découvrir le monde de WoW pendant 14 jours. C’est à cette version qu’a joué votre serviteur, pour son plus grand plaisir.

Petit rappel, pour les 999 personnes sur 1000 qui n’y jouent pas encore : World of Warcraft est un univers à tendance médiéval fantastique (voire fantasy), dans lequel évoluent plusieurs races, regroupés en deux camps ennemis : l’Alliance et la Horde.

L’Alliance est composée d’humains, d’elfes de la nuit, de nains, de gnomes, de draeneis et de quelques Hauts-Elfes. La Horde, quant à elle, regroupe des Orcs, des Morts-vivants appelés Réprouvés, des Taurens, des Trolls, des gobelins, des Ogres et de quelques Elfes de Sang. Tous ces peuples ont des histoires riches, à la fois héritées des traditions anciennes, des écrits d’auteurs comme Tolkien et ses héritiers, et de l’imagination des développeurs et producteurs de chez Blizzard, la boîte ayant réalisé le jeu. Pour connaître en détail cette histoire, je vous invite à consulter <a href=http://fr.wikipedia.org/wiki/Warcraft>l’excellent article de Wikipedia consacré à cet univers, riche de plusieurs jeux (video, plateaux, jeu de rôles) et de romans. Le décor dans lequel évolue le joueur, qui peut incarner un membre de la race de son choix, peut être très diversifié : forêts marmoréennes, architectures ultra-modernes, jungle, environnement aquatique… On peut même se déplacer à dos d’oiseaux étranges !

Votre avatar débute l’aventure avec le minimum d’expérience et d’armement. Au fil de vos pérégrinations, vous ferez des rencontres, on vous confiera des quêtes, de missions, qui vous permettront de gagner des niveaux d’expérience, des objets magiques, des équipements, et même d’apprivoiser des animaux sauvages (comme des araignées géantes, beurk !) pour en faire votre familier. Vous pouvez vous intégrer à des guildes particulières, apprendre de nouvelles techniques dans bien des domaines, mais aussi accomplir des missions en groupe, avec d’autres joueurs. Des animaux étranges peuvent barrer votre route : des harpies, des tortues géantes, des dragons amphibiens à trois têtes, des centaures, des sasquatch (créatures légendaires américaines ressemblant à des yétis), des arbres vivants, des golems…

Pour peu que vous ayez un ordinateur assez puissant et l’ADSL, vous évoluez dans un univers absolument remarquable, pas exempt de défauts cependant : certains designs sont un peu « raides », et il arrive que le serveur plante…

L’avantage que possède ce jeu, c’est que si vous mourez, vous pouvez vite ressusciter en perdant un peu de l’efficacité de votre équipement. Efficacité que vous pouvez récupérer assez rapidement auprès des nombreux commerces qui jalonnent le monde dans lequel vous évoluez. Un monde virtuellement immense, dans lequel il vous faudra évoluer pendant de nombreux mois pour en faire le tour.

Côté ergonomie, la prise en main est limpide et l'interface pratique. L'ambiance sonore parvient à nous séduire grâce à de très bons bruitages et à des musiques absolument superbes.

Bien sûr, comme pour tout jeu video, le risque d’addiction est élevé. Lorsque j’ai commencé à y jouer, deux remarques ont fusé : « tu peux dire adieu à ta vie sociale ! »  et « ça rend autiste ». C’est vrai qu’au bout de 30 ou 40 heures de jeu en 15 jours à peine, je n’avais pas beaucoup vu mes amis. Mais il ne tient qu’à chacun de lutter contre ça. Et puis, comme tout jeu en réseau, il permet tout de même de rencontrer des gens. D’abord virtuellement, mais il y a quand même des cas où les gens se sont retrouvés en-dehors de la vie sur un serveur, et il y a même eu des mariages…

Il y a bien sûr des abus dans l’autre sens. En Chine, 5000 000 personnes sont employées pour jouer à WoW. Ce sont des Gold Farmers (collecteurs d’or) ; leur job : scotchés 12 heures par jour derrière l’écran, ils amassent le plus de pièces d’or virtuelles possible. Des brokers les revendent ensuite aux joueurs sur le Net contre des dollars sonnants et trébuchants. En novembre 2006 Blizzard, l’éditeur du jeu, a réagi. Plus de 105 000 comptes ont été fermés et 12 millions de pièces d’or ont également été retirées de la circulation.

Le succès du jeu  et de ses devanciers a généré de nombreux produits dérivés : romans, comics, cartes de jeu… A noter qu’un film adapté de cet univers doit voir le jour, et qu’il devrait être réalisé par Peter Jackson (Le Seigneur des Anneaux, King Kong). Qui d’autre ?

World of Warcraft parvient de fort belle manière à tenir son pari et plaira aussi bien aux novices en matière de jeu de rôle massivement multijoueur qu'aux vieux briscards du genre qui recherchent un titre sans prise de tête. Un classique est né !

En tout état de cause, je vous invite à visiter <a href="http://wow-europe.com/fr/index.xml"> le site officiel français</a>, extrêmement bien fourni.

Et ce très bon site, Judge Hype, dédié aux jeux Blizzard Entertainment : http://worldofwarcraft.judgehype.com/

Je vous cite d’autres MMORPG populaires : Lineage II, Anarchy Online, Everquest, Second Life, City of Heroes/City of Villains, et le très attendu Le seigneur des Anneaux Online : les Ombres d’Angmar.

Pour plus de précisions sur ces jeux en ligne, je vous recommande http://www.mondespersistants.com

Pour les amateurs de pure beauté ludique, voici :

- la video d’intro du jeu : http://www.youtube.com/watch?v=llaxpq04pDw

- la video d’intro de l’extension sorti il y a quelques temps déjà, Burning Crusade : http://www.youtube.com/watch?v=lpR2XlwLXds

Rayon insolite, je vous recommande cette version « WoW » du clip du chanteur Kamini, intitulée Marly-Gomont :



Spooky.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #BD


1751. Quelques décennies avant la Révolution française, un vent d'idées nouvelles souffle à travers l'Europpe. Un vent de progrès et de liberté... Mais au coeur de ce Siècle des lumières, la découverte d'une étrange météorite à l'autre bout du monde ravive de vieux antagonismes. Au service du cardinal d'Orcières, Cylinia et Abeau de Roquebrune se lancent alors aux trousses du baron d'Holbach, philosophe et encyclopédiste éclairé, qu'ils soupçonnent d'être l'insaisissable Sandor G. Weltman. Cette traque se double d'une lutte acharnée pour la possession de cette pierre aux mystérieux pouvoirs...

Je m’attendais à une bonne BD avec cette nouvelle série du duo du Clan des Chimères, mais j’ai été surpris.
Surpris tout d’abord par les qualités graphiques de l’album. On a pu le voir tout au long de la série précédente, Michel Suro n’a cessé de progresser. Avec cette nouvelle époque (mais dans le même univers), il a encore fait un petit bond, et il a visiblement pris du plaisir à illustrer cette histoire. Le premier témoignage, évident, est la couverture, en rupture avec la construction précédente série, toutes construites selon un schéma presque immuable : un personnage au premier plan, et derrière lui des créatures ailées. Ici la couverture est de facture plus classique, assez proche de ce que pourrait la couverture d’une bande dessinée sur la piraterie, par exemple. Elle est proprement superbe, et nous indique d’emblée certains cadres où se situera l’histoire : ambiance maritime, donc peut-être voyage, exotisme… Ca donne envie. Le dessin de Suro est accompagné d’un traitement des couleurs très réussi, avec une gamme chromatique très large. Luca Malisan, par ailleurs dessinateur de La Croisade des enfants (Edition Soleil), a su magnifiquement s’adapter au style de facture classique de Michel Suro. Il a su créer des ambiances très diversifiées, même si parfois ses Européens du XVIIIème siècle ont un teint un peu bronzé. Par ailleurs Suro, quia fait évoluer physiquement Abeau et Cylinia de façon assez crédible (même si Abeau me semble un peu moins réussi), nous propose un Weltman très proche physiquement de celui de Guérineau dans la série-mère.



Le Siècle des Ombres prend pied au XVIIIème siècle, celui des… Lumières. Le contre-pied pris par Corbeyran dans le choix du titre de la série est clair : alors que de nombreuses connaissances et découvertes se font jour un peu partout en Europe, il y a pourtant des choses qui restent obscures, des créatures qui œuvrent à l’abri des regards. Et une fois de plus, les Stryges n’y sont pas étrangères… Cette nouvelle série, la cinquième de l’univers, met en vedette non seulement Abeau et Cylinia, mais aussi Sandor Weltman. Trois être quoi, si vous suivez la trame de l’univers des stryges, ont des pouvoirs très particuliers. Trois êtres très particuliers dont la première apparition avait laissé de fausses impressions sur leurs motivations exactes. Mais avec la fin du Clan des Chimères et celle du second cycle du Chant des Stryges, les enjeux et les positionnements ont changé. Weltman est-il un dangereux manipulateur ? Pas sûr. Abeau et Cylinia œuvrent-ils pour le bien du monde ? Les cartes sont brouillées en 1751. Nous nous retrouvons avec deux factions rivales, qui courent cette fois après un météorite qui pourrait être lié aux créatures ailées que l’on nomme stryges… Et qui n’apparaissent pas de façon réelle dans ce premier épisode. Weltman devrait en être le personnage central, et il apparaît déjà avec une forte présence, sous les traits de Paul Henry Thiry, Baron d’Holbach. Si je ne m’abuse, c’est la première fois qu’un personnage historique réel apparaît et joue un rôle prépondérant dans cet univers. En 1751, celui-ci, né Allemand, vient d’obtenir la nationalité française, et s’apprête à participer à l’Encyclopédie, dirigée par Diderot et d’Alembert. C’est un personnage haut en couleurs, ouvertement anticlérical, athée, matérialiste et fataliste. Il dût parfois écrire sous des pseudonymes pour voir ses idées publiées. Il tenait une place centrale dans le microcosme des philosophes et des savants de cette époque bouillonnante. C’est donc un personnage symbolique, sans doute inspirateur de la Révolution (et à mon avis ce fait va être traité par la suite dans la série), qui prend les traits de Weltman, un homme qui se veut libre, libre penseur, qui est avide de connaissances et de bien d’autres choses. Weltman, qui, je l’ai dit, nous présente un visage très différent de ce qu’on savait de lui jusqu’à présent (enfin, sauf dans la fin du second cycle du Chant des Stryges).

Bref, une entame qui présage bien des belles choses, avec une intrigue riche, des personnages surprenants et un dessin fort réussi.

Spooky.
 
A noter que le logo d'Ansible, ci-dessus, a été "piqué" sur le quatrième de couverture de ce premier tome du Siècle des ombres.


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