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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

On continue à rattraper le retard dans le visionnage de films Marvel.

 

Privé de son puissant marteau, Thor est retenu prisonnier sur une lointaine planète aux confins de l’univers. Pour sauver Asgard, il va devoir lutter contre le temps afin d’empêcher l’impitoyable Hela d’accomplir le Ragnarök – la destruction de son monde et la fin de la civilisation asgardienne. Mais pour y parvenir, il va d’abord devoir mener un combat titanesque de gladiateurs contre celui qui était autrefois son allié au sein des Avengers : l’incroyable Hulk…

 

Ce segment de la franchise Avengers se place un peu comme un élément à part, car il ne fait pas vraiment avancer l'ensemble de la trame de fond. Cela fait surtout avancer le récit de Thor (normal, me direz-vous), car le royaume d'Asgard ne sera plus le même, fortement menacé par Hela, demi-soeur de Thor, qui prend le pouvoir après la disparition d'Odin. Fortement marqué par l'humour, ce film de plus de deux heures se veut très spectaculaire, nettement plus que le précédent, réalisé par Alan Taylor. Ici c'est Taika Waititi, acteur (dans Green Lantern, tiens tiens) et réalisateur néo-zélandais qui se montre assez à l'aise avec ce panachage entre comédie et action survitaminée. Alors bien sûr, on a droit à la relation toute particulière entre Thor et son frère Loki, le triangle viril qu'ils forment avec Hulk (même s'ils ont des comportements de préadolescents). On saluera la présence de deux personnages féminins forts, d'une part l'impitoyable et troublante Hela (incarnée par une Cate Blanchett presque méconnaissable) et la walkyrie jouée par Tessa Thompson, dernière de son genre. Ah, et la présence de Jeff Goldblum, vieillissant et donc moins "joueur" que par le passé, et l'habituel caméo de Stan Lee. Un casting de nouvelles têtes de qualité, pour un film qui ne m'a pas fait rire, ni transporté outre-mesure, malgré un cliffhanger énorme à la toute fin, qui va certainement être résolu dans le segment suivant, Avengers: Infinity War. J'ai un peu eu l'impression qu'en attendant les chapitres finaux ou du moins cruciaux de la franchise, on soldait de façon plus ou moins expéditive certains personnages... Gare à vos yeux cependant, ça pète et les couleurs sont très très vives...

 

Bref, pas inoubliable, même s'il s'agit probablement du meilleur Thor, série qui est peut-être la plus faible du MCU.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Parfois, le mal prend le visage du bien.
 
Le corps martyrisé d’un garçon de onze ans est retrouvé dans le parc de Flint City. Témoins et empreintes digitales désignent aussitôt le coupable : Terry Maitland, l’un des habitants les plus respectés de la ville, entraîneur de l’équipe locale de baseball, professeur d’anglais, marié et père de deux fillettes. Et les résultats des analyses ADN ne laissent aucune place au doute.
Pourtant, malgré l’évidence, Terry Maitland affirme qu’il est innocent.
Et si c’était vrai ?
 
Après la trilogie policière (avec des bouts de fantastique dedans) consacrée à l'Inspecteur Hodges, Stephen King semble prendre goût au genre, et nous revient avec cet Outsider, qui bénéficie d'une couverture marketing tout à fait soutenue. La dernière fois que les Editions Albin Michel avaient mis le paquet sur un de ses bouquins, c'était pour Dr Sleep. Pas super bon signe.

Mais c'est toutefois sans appréhension particulière que je me suis plongé dans cet Outsider. Et très vite, comme souvent, j'ai été happé. Happé par cette enquête menée à la fois par la police de Flint City, et par l'avocat de Terry Maitland. Il faut dire que la scène d'ouverture a de quoi interpeller. Imaginez que vous êtes l'entraîneur d'une équipe de base-ball de gamins, que vous êtes sur le point de gagner une demie-finale qui vous ouvrirait les portes d'une compétition au niveau de l'Etat (l'Oklahoma, en l'occurrence). Et là, au moment le plus critique, les flics débarquent et vous passent les menottes, disant vous arrêter pour le meurtre dégueulasse d'un enfant, connu de toute la ville. Devant 2 500 personnes. Imaginez le traumatisme pour tous. C'est ce que fait King ; il nous met à la place de Terry Maitland, de sa femme, de ses filles, des flics... Place à l'enquête, aux découvertes, aux doutes, aux soupçons, comme ces faisceaux de preuves qui accusent Terry de façon indubitable, ou presque. Et cet autre faisceau de preuves qui prouvent absolument le contraire.
 
Et puis, page 151, un nouveau drame, votre coeur se serre. Page 190, un coup de théâtre qui met fin, ou presque, à l'enquête. Mais rien n'est résolu, en fait, le doute subsiste, d'autant plus que d'autres affaires, dans d'autres lieux, présentent des similitudes troublantes.
 
Ahah, l'enfoiré.
 
Et puis là, paf ! La Trilogie Hodges ressurgit, avec l'arrivée d'un personnage survivant, qui va devenir le moteur du récit, et apporter de la fantaisie, mais aussi son expérience du surnaturel. Car la suite va le confirmer : Ralph Anderson et ses amis sont bel et bien en présence d'une créature meurtrière non humaine. La deuxième moitié du roman comporte quelques passages de flottement. Ca ronronne un peu, ça n'avance pas beaucoup. Et la fin, ou plutôt la scène de confrontation des enquêteurs avec la créature, m'a déçu : si sa durée est satisfaisante, sa résolution m'a semblé quelque peu ratée, d'autant plus qu'au final le modus operandi est laissé complètement de côté, même si l'on est en présence d'une sorte de vampire, à la fois physique et psychique. J'ai un peu eu l'impression d'un soufflé, alors que le début du roman était vraiment prenant, bien que pas très représentatif du style kingien. Il y a en effet des similitudes entre cet Outsider et la créature surnaturelle de son chef-d'oeuvre Ça. De là à en faire un congénère, dans l'idée kingienne de lier l'ensemble de son oeuvre, il n'y a qu'un pas que je franchis allègrement.
 
Un petit mot sur le titre, qui me semble assez mal choisi. Si the Outsider est le titre original de King et son éditeur, Albin Michel a choisi de le garder tel quel, sans tenir compte de son sens réel, primaire, différent en français de l'anglais... Car en français, outsider est plutôt un terme utilisé dans le sport, ou plus rarement en politique, lorsqu'un concurrent, que l'on n'attendait pas, se révèle un client sérieux pour la victoire finale. En anglais cela désigne plutôt... quelqu'un(e) qui vient d'ailleurs, d'autre part, et c'est une bonne désignation, bien que floue, de la créature après laquelle court Ralph Anderson. L'homme qui vient d'ailleurs aurait fait une bonne traduction ; hélas Jean Esch, le traducteur, utilise ce terme d'outsider tout du long... Mauvais choix à mon avis.
 
Bref, un King mineur. Chronique à lire en miroir avec celle réalisée pour vampirisme.com, qui s'intéresse à l'aspect vampirique du personnage-titre.
 
Spooky
 
 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

J'ai carrément plus d'un an et demi dans mes visionnages des films Marvel. Oui je sais, c'est honteux, et en même temps je le vis relativement bien, sachant qu'hormis Black Panther, les derniers épisodes ne m'ont pas vraiment emballé. Et puis les films se sont enchaînés, et une sensation de manque s'est installée ; j'ai donc décidé de rattraper un peu ce manque, mais dans l'ordre. On commence donc cette session avec le premier Spider-Man produit par la Maison des Idées, dans le giron de laquelle il est retourné après un long passage (et 5 films) chez Sony. A noter toutefois que Sony a bien géré l'affaire, puisqu'il continue à être crédité, et touchera le box-office...

 

Après ses spectaculaires débuts dans Captain America : Civil War, le jeune Peter Parker développe peu à peu sa nouvelle identité, celle de Spider-Man, le super-héros lanceur de toile. Galvanisé par son expérience avec les Avengers, Peter rentre chez lui auprès de sa tante May, sous l’œil attentif de son nouveau mentor, Tony Stark. Il s’efforce de reprendre sa vie d’avant, mais au fond de lui, Peter rêve de se prouver qu’il est plus que le sympathique super héros du quartier. L’apparition d’un nouvel ennemi, le Vautour, va mettre en danger tout ce qui compte pour lui...

C'est donc l'un des ennemis les plus emblématiques de Spidey qui va lui être confronté, dans une aventure spectaculaire, avec quelques morceaux de bravoure (dont un ferry qui est coupé en deux) pour illustrer la légendaire force de l'homme-araignée, aux prises également avec un amour impossible, mais aussi sa réussite en tant que lycéen. J'ai trouvé cet épisode sympathique, à défaut d'être véritablement marquant. La faute, probablement, à un script plutôt sage, sans véritable surprise, où l'on voit le justicier de quartier changer -un peu- de dimension, sous la houlette lointaine de Tony Stark. L'ensemble est bien réalisé, ça marche bien au niveau des effets spéciaux numériques. La surprise est plutôt à trouver dans le casting, puisque le Vautour est incarné par Michael Keaton, qui incarne donc un nouveau volatile, après Batman et Birdman... Il s'en sort pas trop mal dans cet univers Marvel, même si là encore son rôle est assez lisse. mention spéciale pour la tante May, incarnée par Marisa Tomei et pas une actrice de plus de 80 ans, plutôt en phase avec le monde dans lequel elle vit, même si s'occuper d'un ado un peu perdu n'est pas simple.

 

Bref, un moment pas désagréable, mais guère plus. En outre, la séquence post-générique est l'une des moins intéressantes de toute la franchise...

 

Spooky

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Publié le par Spooky

 

À quinze ans, Nothing, adolescent rebelle et mal dans sa peau, s'enfuit de chez ses parents. Sa route croise celle des Lost Souls?, créatures étranges, vêtues de noir, qui boivent une liqueur au goût de sang. Insatiables, sensuels, sauvages, ce sont des prédateurs sans loi qui n'obéissent qu'à leurs instincts. Avec Molochai, Twig et Zillah, Nothing part en quête d'amour, de sexe et de violence au son de longs riffs lancinants dans les boîtes punk de La Nouvelle-Orléans, et découvre la vérité sur ses origines...

 

Sorti en 1992, traduit deux ans plus tard en français (et de façon remarquable par Jean-Daniel Brèque), ce roman avait eu son cortège de soufre à son époque. Il est d'ailleurs sorti à un époque creuse pour le genre vampirique en littérature, bien après les romans d'Anne Rice, et nettement avant ceux de Stephenie Meyer, pour ne prendre que les "cycles" marquants (je ne parle pas de qualité). Une voix isolée dans le désert, qui a détonné en raison des moeurs très particulières de ses protagonistes : beaucoup d'homosexe, y compris chez des adolescents, mais aussi entre personnes de la même famille. Tout n'est pas explicite, il ne s'agit pas d'un roman pornographique, mais la sensualité est souvent plaisante, concourant à un climat très particulier, et renforçant l'aura sexuelle de la figure vampirique. La plume de Poppy Z. Brite est très élégante, envoûtante même par moments. A cause d'elle j'ai failli louper ma station de métro. Elle nous entraîne de la Nouvelle-Orléans et son ambiance si particulière à la petite ville de Missing Mile, ses protagonistes semblant prisonniers de ces deux lieux aux antipodes l'un de l'autre. Tout cela dans une sorte de buddy-movie où l'on suit une dizaine de protagonistes principaux et secondaires, où les amours se font et de défont, où les révélations le disputent à des scènes intimes, des bagarres, ou des discussions, qui fort heureusement ne durent pas, laissant la part belle à l'intrusion dans l'esprit des acteurs de ce sabbat dont il est impossible de connaître le dévouement, sauf si on se doute qu'il sera dramatique.

 

Curieusement le héros de cette histoire, de mon point de vue, n'est pas le jeune Nothing, mais plutôt Ghost, un musicien aux dons paranormaux qui lui feront sentir de façon exacerbée bon nombre de choses. Ghost qui est un peu la synthèse des âmes perdues du titre, c'est aussi le nom de son groupe. J'ai une tendresse particulière pour ce personnage, quelque chose d'intime, de difficilement saisissable.

 

Au final ce fut une lecture plutôt prenante, ces âmes perdues le sont de bout en bout, et on ne peut que suivre, désolés, leur cheminement vers leur destin unique et pour certaines, dramatique. A noter que lors de son voyage, Nothing rencontre un certain Spooky...

 

Spooky (l'autre)

 

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Fictions

 

Si vous êtes un(e) habitué(e) du présent blog, vous connaissez toutes et tous l'affection, pour ne pas dire la vénération que je porte au Seigneur des Anneaux. Comme toute oeuvre culte ou d'importance, celui-ci a généré des études, des parodies et toutes sortes d'adaptations. Et comme d'autres, j'ai écrit des fanfics, c'est à dire des histoires se situant dans le même univers. 



Aujourd'hui je vais vous parler de l'une d'elles, non de ma plume, mais de celle de Kirill Eskov, un savant russe spécialiste des araignées polaires (oui, ça existe, visiblement). Figurez-vous qu'en grand amateur de l'oeuvre de Tolkien, il a trouvé dommageable que celle-ci ne traite que d'un côté de l'histoire, celle des "vainqueurs" de la Guerre de l'Anneau. Au départ pour s'amuser, il a écrit une sorte d'histoire en miroir, dont les héros sont des Orcs et des Trolls. Et puis grâce à ses qualités d'écriture, le bouche à oreille a fonctionné, son roman a été publié en Russie, puis traduit en plusieurs langues. Mais pas en France. La cause est sans doute l'action des ayant-droits du Professeur, en colère que le roman d'Eskov écorne certains personnages symboliques de l'oeuvre originale.

 

Mais ayant entendu parler de ce roman, une association de passionnés a décidé de rassembler des fonds afin de financer cette traduction en français, pour une diffusion confidentielle. Mais le projet est plus ambitieux : à cela s'ajoutent un jeu de rôle, une cartographie originale (Eskov situe l'essentiel de l'action dans des régions peu explorées par Tolkien), le tout étayé par une Encyclopédie. Un projet relativement ambitieux, qui veut rendre justice à la qualité du roman tout en ajoutant une nouvelle pierre à l'univers tolkienien étendu, fût-il non officiel.

 

Mais de quoi Le Dernier Anneau parle-t-il ? Dans cette version alternative, le Mordor est une contrée accueillante, florissante, éclairée. L'Anneau unique n'est qu'un artefact sans pouvoir. Aragorn n'est qu'un pantin aux ordres des Elfes, qui essaient d'étendre leur influence sur la Terre du Milieu. Le récit commence avec deux soldats orcs, Khaladdin et Tserleg, qui fuient les combats et sauvent Tangorn, un noble, sur le chemin du Mordor. Khaladdin est bientôt visité par un Nazgûl, Charia-Rana, qui lui révèle la connexion d'Arda, le monde physique, avec un monde magique, par le biais du Miroir de Galadriel et des palantiri. Il lui donne la tâche de détruire ce lien, afin de briser l'influence néfaste des Elfes. Commence alors une course contre la montre, impliquant des chercheurs mordoriens, une noble elfe, des sorciers...

 

Tout au long du roman Eskov fait preuve d'une remarquable inventivité, mais aussi d'un goût indéniable pour les histoires d'espions. On se croirait parfois dans un James Bond ou dans Mission Impossible au Mordor. Les trous laissés par Tolkien, surtout au niveau géographique, lui ont permis de développer toute une géopolitique. Par contre certains personnages, tels que Gandalf, Aragorn, Galadriel... sont également présents chez Eskov, et deviennent de dangereux manipulateurs qui prennent cher.

 

Mais comment, me direz-vous, es-tu en mesure de nous en parler ? Eh bien figurez-vous que l'association 500 nuances de geeks m'a embarqué sur le projet, non pour assurer la traduction, mais bien pour réaliser l'Encyclopédie, clé de voûte du projet, au même titre que ladite traduction. J'y ai travaillé pendant près de 6 mois l'an dernier, afin de proposer aux souscripteurs un dossier aussi complet que possible, dont la base était donc le roman d'Eskov, avec comme toile de fond l'univers créé par Tolkien, et complété par... votre serviteur, qui a donc pu réaliser un brin de sur-fiction. Ce fut un travail à la fois de fourmi (lecture, relecture en diagonale de la traduction d'Anne-Marie Tatsis-Botton, avec laquelle j'ai échangé sur les noms transformés), recherches complémentaires, corrections, recorrections, allers-retours divers et variés... L'occasion de me replonger une fois de plus dans l'univers de Tolkien, mais avec une écriture moderne... Au final, cette Encyclopédie fait environ 60 pages, et comporte environ 200 entrées. Beaucoup plus que ce que je pensais... Très formateur.

 

Pour en savoir un peu plus... Vous noterez que pour accéder aux productions complètes, il faut adhérer à l'association, et que le développement du projet dans son ensemble est loin d'être terminé...

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

Avant de participer en 2016 au Salon du Vampire, 4ème édition, je ne savais pas du tout qui était Vincent Tassy. Et puis sur place, en discutant avec lui, j'ai été charmé, au sens où il s'agissait d'un jeune homme dont la gentillesse et l'érudition contrastaient avec son apparence gothique. J'ai donc acquis son premier roman, Apostasie, et j'ai mis -bien malgré moi- plus de deux ans à débuter sa lecture.

Anthelme croit en la magie des livres qu’il dévore. Étudiant désabusé et sans attaches, il décide de vivre en ermite et de s’offrir un destin à la mesure de ses rêves. Sur son chemin, il découvre une étrange forêt d’arbres écarlates, qu’il ne quitte plus que pour se ravitailler en romans dans la bibliothèque la plus proche.

Un jour, au hasard des étagères, il tombe sur un ouvrage qui semble décrire les particularités du lieu où il s’est installé. Il comprend alors que le moment est venu pour lui de percer les secrets de son refuge. Mais lorsque le maître de la Sylve Rouge, beau comme la mort et avide de sang, l’invite dans son donjon pour lui conter l’ensorcelante légende de la princesse Apostasie, comment différencier le rêve du cauchemar ?

 

D'entré de jeu j'ai été subjugué par la délicatesse, l'érudition et la noblesse de la langue de Vincent Tassy. Son style, loin d'être empesé, est très élégant, riche, longuement élaboré. Il s'est attaqué, pour son premier roman, à un exercice difficile, à savoir le récit enchâssé dans un autre. Le conte mettant en scène -entre autres- Apostasie, occupe la moitié du roman, avant que la narration ne revienne sur Anthelme, jusqu'à la conclusion de son cheminement en compagnie de ces étranges personnages.

 

Tassy s'en sort relativement bien, on est parfois perdu dans les méandres de l'imagination tassienne, et la transition entre les deux récits n'est pas toujours fluide. De même, certains passages, notamment ceux à connotation sexuelle, ne sont pas toujours très lisibles, dans leur construction mais aussi dans leur utilité au sein du récit. C'est dommage, on sent que Tassy en a sous la pédale, et on se dit qu'il va sans doute faire mieux la fois suivante.

 

Le bilan, s'il n'est pas totalement positif, est quand même bon, eu égard à la beauté du texte, et au potentiel de l'acteur, qui fait donc un premier roman remarquable.

 

Spooky

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Personne ne sait exactement quand et où tout a commencé. Sur le corps des individus contaminés apparaissent des tatouages mordorés qui s’embrasent, causant la mort par combustion. Boston, Detroit, Seattle ont déjà basculé dans le chaos. Il n’existe aucun antidote. Lorsque Harper, infirmière dévouée et bienveillante, découvre les premières marques sombres sur sa peau, elle vient d’apprendre qu’elle est enceinte. Paniqué, son mari fuit.
Dans un monde en ruine, où de petites communautés se forment et des milices traquent les malades pour les exterminer, Harper est secourue par un homme capable de contrôler ce feu intérieur. Mais l’infirmière ne dispose que de peu de temps pour percer le secret de l’homme-feu, avant qu’elle et son enfant ne soient réduits en cendres...

 

Je suis un grand fan de Stephen King, et je suis également la carrière de son fils aîné, lui aussi auteur de romans fantastiques. Après Le Costume du Mort et Cornes, l'Homme-feu est son troisième roman en solo, un roman déjà remarquable par sa pagination : près de 1 000 pages en édition de poche...

 

Si l'on regarde le roman dans son ensemble, l'argument fantastique est assez ténu : dans un monde en pleine déliquescence, pour ne pas dire apocalypse, Harper croit trouver un refuge au sein d'une micro-société aux règles bienveillantes. Mais de la bienveillance à la dictature, la distance est courte, et elle sera vite franchie lorsque le patriarche de la communauté se retrouve dans l'impossibilité d'assumer ses prérogatives. Et l'infirmière va se retrouver au coeur des dissensions au sein du camp Wyndham. Seul John, un pompier un peu bravache, peut peut-être la sortir de là, lui qui semble être le seul -ou l'un des rares- à pouvoir maîtriser l'Ecaille, cette étrange maladie qui ronge puis consume -littéralement- celles et ceux qui en sont atteint(e)s...

 

Comme je l'ai déjà constaté dans ses romans précédents, Hill a un style d'écriture beaucoup plus conventionnel que son père, moins aguicheur. Mais il sait cependant faire preuve de pas mal d'imagination, lui permettant de mener à bien des pitchs intrigants. Par contre il semble avoir hérité de la fibre paternelle en ce qui concerne les longueurs, des longueurs qui au final me semblent ici justifiées. Il n'y a au final pas trop de scories, de bla-bla ou de passages inutiles. Le récit s'étire sur 9 à 10 mois, et il se passe beaucoup de choses. Hill m'a surpris : certains passages sont très bien écrits, plutôt émouvants. Ce fut une oeuvre de longue haleine ; 4 années pour réaliser ces 1000 pages. Il y fait preuve également d'une belle érudition : j'ai relevé, parmi beaucoup de références, Sur la route, de Cormac Mc Carthy, Le Seigneur des Anneaux, Harper Lee, Les Garennes de Watership Down ou encore La Servante écarlate.

 

Avec l'Homme-Feu, Joe Hill est devenu un grand écrivain.

 

Spooky

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Publié le par Spooky

 

Mélanie Fazi est, à un peu plus de 40 ans, une figure de la littérature de l'imaginaire française. Traductrice, essayiste et à ses moments perdus photographe, elle a aussi une belle carrière d'autrice (auteure ?) émargeant dans le domaine du fantastique, avec trois romans et deux recueils de nouvelles. Je n'ai pas tout lu, mais je dois dire que j'apprécie sa prose. Elle fait même partie du club très fermé des créateurs m'ayant fait rater ma station de métro.

 

Au-delà des ses qualités d'écriture, Mélanie est une personne réelle, que j'ai eu le plaisir de croiser à plusieurs reprises, et d'apprécier. J'ai fini par suivre son activité sur les réseaux sociaux, et par voir évoluer sa personne et suivre son actualité littéraire. Et en juin 2017, sans prévenir ou presque, Mélanie poste sur son blog, relayé sur son compte facebook, un billet introspectif où elle se livre comme jamais sur son intimité : elle n'a pas contrairement à l'immense majorité de ses semblables, eu envie de vivre en couple, n'a jamais ressenti ce besoin d'être avec quelqu'un. Un coming-out un peu particulier, qui lui coûta beaucoup à l'époque, mais qui est le fruit d'un long cheminement personnel émaillé par des séances de psychanalyse qui ont duré des années.

 

Et comme souvent dans le cas d'un coming-out, celui-ci a été le début d"'une nouvelle phase de sa vie, caractérisée par une libération mentale et langagière ; ce qui était souvent tu, ou bien avoué à demi-mots accompagnés d'excuses bredouillées, est à présent affirmé sans honte, assumé sans être claironné. Mélanie est à présent mieux dans ses baskets, et la période qu'elle avait qualifiée pudiquement -et surtout pour éviter d'aborder franchement le sujet- de burn-out, mais qui était une sorte de dépression semble bel et bien derrière elle. La jeune femme retrace dans ce petit ouvrage l'historique de ce cheminement, l'analyse très lucide qu'elle est en mesure d'en faire à présent. Il contient ce billet dont je parlais, qui marque un point de passage essentiel dans son parcours personnel.

 

Grâce à son écriture fluide, sensible, Mélanie Fazi nous fait entrer dans son intimité, sans fard, à l'image, en quelque sorte, de ses récits de fiction, où se trouve d'ailleurs en filigrane son rapport tout particulier au romantisme. Encore une fois je me suis laissé emporter par sa plume, non sans être touché par le sujet. Quel calvaire a-t-elle pu vivre pendant ces décennies, où elle essayait de combattre ce sentiment tout particulier, où elle n'arrivait pas à mettre des mots sur celui-ci. Elle n'a d'ailleurs pas, à l'heure où elle a écrit son livre, trouvé de nom pour résumer, qualifier ou décrire cette situation. Qui n'est d'ailleurs pas si rare, Mélanie ayant reçu, suite à son blog, de nombreux témoignages d'affection, d'amitié, d'admiration, mais aussi de reconnaissance, pour avoir osé sortir de son silence et parler d'un sujet tabou. Elle n'est pas seule dans son cas. Et sa parole va peut-être permettre à d'autres de sortir de leur silence, de leur malaise et affirmer haut et fort leur condition. En leur nom, merci, Mélanie.

 

Spooky

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Publié le par Spooky

 

Stephen King est un grand auteur d'aujourd'hui, ne serait-ce que par le nombre de livres qu'il vend. Mais après plus de 40 ans de carrière, et au fil des discussions que votre serviteur a pu avoir avec des amis à son sujet, il en ressort que l'Horrorus Rex (il semblerait que j'aie inventé l'expression, mais je n'en revendique pas la paternité) a toujours une "sale" réputation : ses bouquins raconteraient des horreurs, parlent de sexe sans vergogne et inspireraient même des tueurs en série... Pourtant, et je ne prétends pas être le spécialiste ultime de King, je peux vous assurer qu'il est beaucoup plus que cela. Je vais donc tâcher de mettre à mal ces préjugés. Mais attention, à l'instar de la plupart des écrits du King, ça risque de durer. Vous êtes prêt(e)s ? On y va.

 

Ok, King écrit souvent dans le registre du fantastique

Depuis la parution de Carrie en 1974, Stephen King a publié près de 60 romans. Je vous laisse faire le calcul... Oui, cela fait un roman tous les 9 mois. Et pas un machin de 150 pages, hein. Certains de ses opus, comme le Fléau, obligent les éditeurs à le couper en deux ou trois volumes. Trois GROS volumes (en édition poche). Laissons de côté les nouvelles, vous seriez encore plus frappé(e)s de vertige. L'immense majorité de ces romans nous propose des personnages effrayants : des poltergeists, des fantômes, des vampires, des croque-mitaines, des zombies, des chiens enragés... Et parfois, King est VRAIMENT flippant. Je mets au défi quiconque de lire Simetierre et de ne pas en ressortir avec une trouille bleue. Ça, au-delà de son gigantisme et de son intrigue qui se déroule sur deux époques séparées de 26 ans, est aussi un sacré morceau, avec des passages flippants. Et a fortement contribué à renforcer la peur des clowns dans l'imaginaire collectif. Le cycle de La Tour sombre, segment nodal de son univers, a aussi ses fans inconditionnels, dont je ne suis pas. Mais malgré ces personnages terrifiants, on ne peut pas s'empêcher de tourner les pages, de continuer à lire, quitte parfois à totalement oblitérer une nuit qui serait beaucoup plus réparatrice si elle était remplie de sommeil. Mais si on s'endort au milieu d'un bouquin de King, on fait des cauchemars. Parce que ce mec écrit super bien. Que ses personnages sont -souvent- bien décrits, terriblement crédibles. Si en plus c'est un adolescent ou un écrivain, c'est criant de vérité. y'a pas à dire, il s'y connaît en psychologie.



Et puis parfois, sans prévenir, l'auteur sort de sa zone de confort et nous propose quelque chose d'autre. Il écrit un roman avec un dragon pour sa fille Naomi (Les Yeux du dragon). Il nous met dans la peau d'un flic en bout de course (la trilogie Bill Hodges, avec un chouïa de fantastique). Il nous fait voyager dans le temps pour assister à un évènement majeur de l'histoire des Etats-Unis (22/11/63). Il nous raconte l'histoire d'un gardien de prison, en contact avec des condamnés à mort (La Ligne verte). Nous met à la place d'un écrivain qui à la suite d'un accident de voiture, se retrouve à la merci de sa plus grande fan (Misery). Je pourrais en citer d'autres, mais ces titres sont d'authentiques tueries, sans mauvais jeux de mots. Quoique. Ils nous décrivent, pour certains, avec une acuité diabolique, la société américaine des années 1960 à 2010. Dans toutes ses strates, ou presque. On se marre, aussi, parce que le gars sait glisser des petites piques et dédramatiser certaines situations. Il sait aussi vous faire chialer lorsqu'un enfant meurt. Parce que ça peut arriver dans la vraie vie. Faites gaffe si vous lisez du King dans les transports en commun. A cause de lui, j'ai raté plusieurs fois ma station de métro. Récemment cela m'est arrivé DEUX FOIS dans le même trajet.

Alors bien sûr, les sujets de ces romans "non-horrifiques" sont difficiles. Si vous avez une âme sensible, il vaut mieux les éviter. Mais si vous n'avez ne serait-ce qu'une once de curiosité, jetez un coup d'oeil à 22/11/63.

 

Si vous avez besoin d'un autre argument pour vous convaincre, sachez que ses romans et nouvelles ont reçu de nombreuses récompenses littéraires : le British fantasy award pour Cujo, Ça, Sac d'Os ; le prix Bram Stoker pour Misery, Minuit 2 et Minuit 4, la Ligne verte, Ecriture, Nuit noire, étoiles mortes, le prix Edgar Allan Poe pour Mr Mercedes... Et j'en passe des dizaines.

 

King devant et derrière la caméra

King est l'un des auteurs les plus adaptés sur petit et grand écran. Un simple coup d'oeil sur la page dédiée du Club Stephen King vous en donne une idée. Mais le bonhomme ne se contente pas de vendre ses droits (via son agent ou ses éditeurs), il est devenu lui-même acteur, au sens cinématographique du terme : il fait des caméos dans ses adaptations (qu'il a parfois lui-même scénarisées), apparaît dans des films, des séries (Sons of Anarchy, Frasier...) ou des publicités qui n'ont rien à voir avec son oeuvre. On passera rapidement sur sa seule incursion dans la réalisation, Maximum overdrive, qui s'avéra catastrophique. Parmi les adaptations les plus réussies du King, on notera Misery, Carrie (la version de 1976, par Brian de Palma), Les Evadés, Stand by me...

 

C'est aussi un fin observateur de son genre de prédilection, mais aussi de sa condition d'écrivain

Beaucoup des romans et recueils de nouvelles de King sont introduits par une préface de son cru, de longueurs variables. C'est souvent l'occasion pour lui de livrer des anecdotes sur sa méthode de travail, ses collaborations, sa vie quotidienne parfois. Il ne rechigne pas à écrire des avis ou autres avant-propos fort éclairés, comme pour une nouvelle édition de Sa Majesté des Mouches, le magnifique roman de William Golding. Ou d'en faire le sujet entier d'un ouvrage de non-fiction. J'en citerai ici trois :

- Anatomie de l'Horreur, qui constitue un panorama dantesque de la littérature et du cinéma d'horreur des années 1950-1980 (je vous renvoie ci-dessus vers ma chronique de la réédition française de 2018 sur vampirisme.com), une véritable bible pour qui veut étoffer sa culture du genre malgré un aspect un peu touffu.
- Ecriture, où King se livre de façon passionnante sur son métier, mais aussi les addictions qui ont émaillé sa carrière et sa vie.

- Guns, un court essai -une fois n'est pas coutume- en faveur d'un contrôle raisonné de la vente et de la circulation des armes aux Etats-Unis, un véritable fléau qui fait régulièrement -trop, bien sûr- les titres des faits divers. Ce qui m'amène à notre avant-dernière partie.

 

Il a aussi des idées politiques, et il le fait savoir.

Car oui, King n'est pas seulement un écrivain, c'est aussi un citoyen actif, activiste. Au-delà de ses tweets fustigeant -pour rester poli- la politique et l'attitude de Donald Trump, il milite depuis les années 1968-70 pour la paix après avoir été déçu par l'attitude de Nixon sur la guerre du Vietnam. L'auteur se bat depuis le milieu des années 1980 contre la censure, et pas seulement à l'encontre de son oeuvre, notamment dans l'Etat où il vit, le Maine. Il a affirmé publiquement être heureux de payer -beaucoup- d'impôts, et appelle à ce que la tranche de revenus à laquelle il appartient, la plus haute, soit taxée à hauteur de 50%, au lieu des 28 en vigueur.

King et son épouse Tabitha -également écrivain- reversent une partie non négligeable de leurs revenus, via une fondation, aux personnes déshéritées et malades du Maine.

 

Cette réussite cela ne serait pas possible sans le talent des traducteurs de King en français (j'avoue, j'ai lu 95% de ses bouquins en traduction), qui ont réussi à retranscrire tout son talent de conteur. Qu'il soit donc ici rendu hommage à elles toutes et eux tous, même si certain(e)s sont plus méritant(e)s que d'autres. Je ne les listerai pas, ils sont trop nombreux, près d'une quarantaine au total, pour les oeuvres en français...

 

Et en plus, il est drôle

Non content de brocarder régulièrement Trump pour l'ensemble de son oeuvre, King se moque régulièrement des Républicains, et des églises diverses et variées dans ses bouquins. Il est même capable de réaliser une série de tweets hilarants au sujet de Molly, sa petite Corgi (ok, les Corgis sont rigolos d'origine, mais quand même). Je ne saurais vous dire s'il sent bon, même si je l'ai rencontré.

 

Alors ?

Stephen King est-il toujours, pour vous, ce mec de deux mètres aux dents proéminentes, au regard d'acier, qui prend un malin plaisir à vous foutre les chocottes ? Oui, c'est lui. Mais il est tellement plus que tout, ça, j'espère vous en avoir convaincus...

 

Rayon auto-promo : si vous voulez en savoir plus, je vous renvoie vers ma page récapitulant toutes mes notes de blog au sujet de Tonton Steve. Et vous trouverez ici un récap de son oeuvre. Le Club Stephen King propose également de nombreuses ressources sur l'auteur.

 

Spooky

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

Et hop, lecture d'une nouvelle jusque-là inédite en français du King.

 

Trois chemins permettent de gagner Castle View depuis la ville de Castle Rock : la Route 117, Pleasant Road et les Marches des suicidés. Comme tous les jours de cet été 1974, la jeune Gwendy Peterson a choisi les marches maintenues par des barres de fer solides qui font en zigzag l’ascension du flanc de la falaise. Lorsqu’elle arrive au sommet, un inconnu affublé d’un petit chapeau noir l’interpelle puis lui offre un drôle de cadeau : une boîte munie de deux manettes et sur laquelle sont disposés huit boutons de différentes couleurs.

La vie de Gwendy va changer. Mais le veut-elle vraiment ? Et, surtout, sera-t-elle prête, le moment venu, à en payer le prix ? Tout cadeau n'a-t-il pas sa contrepartie ?

 

Bon, je savais que King appréciait beaucoup Chizmar, qu'il citait de temps en temps dans ses préfaces, et qu'il avait sauté le pas il y a peu pour écrire un texte avec lui. Sa (mini) notice sur le site du Livre de Poche (qui publie la présente nouvelle) le présente comme l'un des éditeurs de... King, mais aussi comme un auteur de fantastique traduit dans le monde entier. En France, c'est une première, et il a fallu que King y soit associé pour que cela arrive. Pour l'anecdote c'est d'ailleurs l'écrivain de SF Michel Pagel qui s'y est collé.

 

Bref, pour en revenir à cette nouvelle, elle s'inscrit bien dans la veine de l'oeuvre de King, une fraction qui prend pied dans sa ville fictive de Castle Rock (qu'on a toujours plaisir à retrouver), et qui a surtout comme sujet le temps qui passe (oui bon, comme 80% des oeuvres de fictions), ou plutôt de la possibilité d'influer sur les conséquences de celui-ci. En effet Gwendy, jusqu'au moment où elle reçoit la boîte à boutons, est une préadolescente boulotte, à la peau ingrate, et un peu mal dans sa peau. De ce jour, tout s'améliore : elle devient jolie, très jolie, connaît une cursus puis une carrière accomplis... Elle a même la possibilité de s'enrichir grâce à cet objet si particulier. Mais elle a toujours cette crainte que, comme il le lui a dit, l'homme au petit chapeau noir ressurgisse et réclame la boîte. Celle-ci est donc devenue, au fil du temps, autant un trésor qu'un fardeau. Et la vie de Gwendy, du fait de cette dualité mortifère, va un jour basculer dans le pire des cauchemars, de la manière la plus cruelle possible...

 

Il ne s'agit pas, et de très loin, de la meilleure nouvelle de King. Elle n'est pas désagréable à lire, loin de là même, mais constitue, visiblement une sorte de cadeau fait à l'un de ses vrais amis, une collaboration un peu "fond de tiroir" (quand on pense que certains de ses "fonds de tiroir" sont devenus des bouquins énormes...) qui constitue une variation sympathique sur un de ses thèmes favoris.

 

Sympathique, donc, mais pas inoubliable.

 

Spooky.

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