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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

Tiens, ça faisait un moment que je n'avais lu un texte de Stephen King en VO. Le dernier ce devait être Guns.

On est dans un tout registre ici, puisqu'il s'agit d'une nouvelle, qui plus est récente et disponible gratuitement en ligne, qui nous raconte la mésaventure de Lloyd, un "jeune" retraité floridien à qui sa soeur offre un chien après le décès de sa femme, pour lui tenir compagnie, et pour qu'il ait quelqu'un à s'occuper. Or il s'avère que c'est Laurie, ce chien, puisqu'il va ainsi prénommer ce croisement de Colley et de Mudi, qui va, en quelque sorte, s'occuper de lui, et lui sauver la vie, quelque part.

Car c'est au cours d'une de ses promenades quoridiennes avec Laurie que Lloyd apprend la disparition toute récente d'un de ses voisins, et qu'il va le retrouver... Dans une situation pour le moins inattendue...

Je n'en dirai pas plus, mais sachez que comme souvent avec King, qui plus est avec le King nouvelliste, je n'ai pas pu décrocher de ma lecture, malgré ses 32 pages, avant d'aller jusqu'au bout. L'auteur, on le sait, décrit admirablement l'adolescence ; désormais, alors qu'il a fêté ses 70 ans en fin d'année dernière, il se met à parler du grand âge de façon sereine, décomplexée, mais aussi sans fard. Et encore une fois, c'est super efficace.

 

Et King m'a fait, cette fois, prendre le métro dans le mauvais sens...

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Lydia Danse croit avoir enfin trouvé le bonheur du foyer. Son mari semble le meilleur des hommes. Leur jeune fils est merveilleux. Mais le Mal se cache parfois où on ne l'y attend pas, même sous son propre toit. Les années passant, la façade s'effrite. Son mari, désormais sûr de sa toute-puissance, resserre son emprise sur sa famille. Et tous les moyens de coercition sont bons, pourvu qu'ils lui procurent l'ivresse du pouvoir. Prête à tous les sacrifices, quitte à se mettre physiquement en danger, Lydia fera tout son possible pour tirer son fils de ses griffes. Mais Arthur Danse n'est pas homme à renoncer à ce qui lui appartient. Ce qu'il prend par la force, il s'y accroche et ne le lâche pas...

 

J'avais découvert Jack Ketchum un peu par hasard il y a presque 10 ans, avec Une fille comme les autres, roman qui m'a profondément marqué. A la suite d'une discussion à son sujet avec d'autres lecteurs (coucou Carole et Max), je me suis décidé à acheter et lire Fils unique, autre roman du même auteur. Sans en savoir grand-chose, seulement qu'il s'agissait d'une histoire vraie, comme l'indique la couverture de l'édition Milady en poche du roman. Et sa lecture va, là encore, me marquer.  Parce que Ketchum a, encore une fois, œuvré dans le glauque. Sans en rajouter, ou si peu, par rapport à une histoire authentique dont il parle en postface. Une histoire qui montre l'absurdité d'un système judiciaire, en l'occurrence du New Hampshire, qui prête plus de crédit à un entrepreneur qu'à une infirmière. Qui ne prend pas de principe de précaution lorsqu'il y a présomption de violences sexuelles d'un père sur son fils. Qui pousse certaines personnes aux pires extrémités pour pouvoir protéger leurs proches. Quitte à briser à jamais des vies, au propre comme au figuré. Et ce sera le cas dans ce fait divers glaçant.

 

Un bouquin de Jack Ketchum ne se termine pas bien. Mais bordel, quel écrivain c'était, puisqu'il nous a quittés en début d'année. Nous voilà prévenus popur les prochaines lectures.

 

Spooky

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 
Un phénomène inexplicable s’empare des femmes à travers la planète : une sorte de cocon les enveloppe durant leur sommeil et si l’on tente de les réveiller, on prend le risque de les transformer en véritables furies vengeresses.
Bientôt, presque toutes les femmes sont touchées par la fièvre Aurora et le monde est livré à la violence des hommes.
À Dooling, petite ville des Appalaches, une seule femme semble immunisée contre cette maladie. Cas d’étude pour la science ou créature démoniaque, la mystérieuse Evie échappera-t-elle à la fureur des hommes dans un monde qui les prive soudainement de femmes ?
 
 
La famille King est une famille d'écrivains. On a Steve, le père, auteur aux centaines de millions de livres traduits, vendus, adaptés, star des réseaux sociaux, fervent opposant à Trump, réalisateur, producteur de cinéma et de télévision, et même acteur. On a Joe, le fils aîné, qui suit la même voie que son père et connaît de beaux succès dans les romans et les scenarios de comics. On a Tabitha, la mère, autrice de romans policiers au succès fort confidentiel. Naomi, la fille cadette, est la seule à échapper à cette secte, elle qui est pasteur dans je ne sais quelle congrégation. Et puis on a Owen, le benjamin, qui a désormais 40 ans, et n'a à son actif qu'un recueil de nouvelles et un roman en solo. Son deuxième est co-écrit avec son père, ce qui lui vaut les honneurs des têtes de gondole et des traductions dans divers pays, dont la France.
 
On ne sait pas comment les deux auteurs se sont réparti l'écriture de ce récit, mais dans la mesure où la trame prend pied dans deux univers, ou plutôt deux dimensions d'un même univers, on peut imaginer le point de césure à cet endroit. peu importe finalement, car on ne peut pas dire que ce Sleeping Beauties restera dans les mémoires, ni chez les Kingophiles, ni dans la littérature en général, sauf pour dire qu'il a été co-écrit par le père et le fils.
 
Car même s'il est long (820 pages, et oui, c'est du King), sa lecture est assez lourde. L'intrigue se met un peu lentement en place, et se développe encore plus lentement. Il faut dire que le récit compte pas moins de 70 personnages principaux et secondaires, que l'éditeur a eu la bonne idée de lister à la fin du volume (une innovation déjà présente dans Dôme). Une profusion qui participe à un certain "réalisme" (bien sûr, quand on a une histoire qui prend pied dans une petite ville, il ne peut pas y avoir que 5 personnages...), mais comme je l'ai dit, le temps que leur situation à tous soit réglée, c'est vraiment long.

Au-delà de ce souci de longueur, c'est la qualité de l'histoire qui est en cause ; on a donc un problème mondial, avec un focus sur une petite ville, celle-là même où peut se trouver la solution à ce problème. Un monde qui se retrouve, en l'espace de quelques jours totalement privé de la moitié de sa population, pas mal comme idée de départ. Lorsqu'on comprend (enfin, le lecteur et ladite moitié) qu'elles (les femmes) sont placées en hibernation pour apparaître dans une version alternative de Dooling, en l'attente de... quelque chose, on se dit que les King père et fils ont peut-être loupé le coche. Et quand on voit la rapidité avec laquelle l'histoire se conclue, on se dit qu'ils ont foiré leur bonne idée de départ.


Car on aurait pu être dans un bon survival à la Dôme, avec des personnages aux personnalités bien trempées, avec l'élément fantastique qui sert de pivot. Et non, on a quelque chose d'assez mou, limite angélique, sans toutefois verser dans la bondieuserie. De là à dire que c'est la partie réalisée par Owen qui a fait foirer l'ensemble, c'est un pas que je ne franchirai pas, ce n'est pas le propos, et je n'ai aucune preuve concernant ce partage de l'intrigue, comme je l'indiquais plus haut. Une œuvre mineure, donc.
 
Il ne reste plus qu'à attendre The Outsider, qui paraît d'ici quelques jours aux Etats-Unis, et probablement au printemps 2019 en France...
 
Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Christopher Priest, l'un des auteurs de SF les plus sous-estimés par le grand public, capable de créer des mondes entiers, de vous mystifier par des romans inclassables, mais aussi, et c'est le cas ici, d'écrire un roman en hommage à l'œuvre de HG Wells, est à nouveau à la une sur Ansible. Le titre du roman est transparent, puisqu'il fait directement référence à La Machine à explorer le temps. Priest place son récit en 1893, lorsqu'un jeune représentant de commerce, Edward Turnbull, fait la connaissance d'Amelia, qui se trouve être l'assistante d'un savant qui a inventé une machine à voyager dans le temps... et l'espace.



A la suite d'un quiproquo, le jeune couple se retrouve propulsé... sur Mars, dans un environnement extrêmement exotique. Et alors qu'ils ont compris qu'ils ne reverraient jamais leur planète d'origine, ils se retrouvent au milieu d'un conflit planétaire, opposant les Martiens humanoïdes à leur création génétiquement modifiée, des êtres ressemblant à des poulpes monstrueux. Ils tentent de se joindre à la résistance, jusqu'au jour où ils découvrent que les monstres (ils ne seront désignés au long du roman que sous ce vocable) projettent d'envahir... la Terre.



Priest réussit la prouesse non seulement de raccrocher son histoire non pas seulement au roman de Wells pré-cité, mais également à la Guerre des Mondes. De façon très naturelle. Son écriture est elle aussi typique du style wellsien, on a vraiment l'impression que l'écrivain est contemporain de ses personnages. Avec son revers, celui d'être un peu daté, lourd. C'est un vrai hommage.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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Une fois de temps en temps, j'aime bien faire un détour, dans mes lectures, vers les publications jeunesse. Aujourd'hui c'est un texte pour primo-lecteur qui a eu ma préférence.

 

Lulu est un petit sorcier qui, sur le chemin de l'école, trouve un chaudron étrange. Il décide de le ramener à l'école, où Suri, son familier, tombe dans l'étrange objet et disparaît. Apprenant qu'il appartient à un voisin un peu bizarre, Lulu décide d'y aller avec quelques camarades.

 

Long de 25 pages, illustrations comprises, cette nouvelle propose aux lecteurs en herbe, au travers d'une petite aventure plutôt agréable, de bien appréhender toutes ses dimensions. Ainsi plusieurs dispositifs, communs à toute la collection "Mes premiers romans Larousse", sont présents, tel un curseur qui indique l'état d'avancement dans la lecture, des questions régulièrement placées et un lexique enrichissent l'expérience de lecture. A noter les très agréables illustrations de Zelda Zonk, qui montrent bien l'espièglerie du personnage principal.

 

Je valide.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Jeux

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Ils sont rares, les jeux video dont je peux dire que j'ai pu y jouer suffisamment longtemps pour en avoir un avis intéressant. Encore plus rares ceux que j'ai "terminés".

 

The Witcher 3 est de ceux-là. Dernier opus d'une série à succès dont le premier épisode est sorti en 2008 sur PC, il est disponible notamment sur Playstation 4. Adapté d'un univers développé par l'écrivain polonais Andrzej Sapkowski, il permet d'incarner dans un monde médiéval-fantastique (proche, par certains aspects, de celui de JRR Tolkien) un Sorceleur, une sorte de sorcier dont la caste a subi des mutations génétiques.

 

Le jeu suit les traces du sorceleur Geralt de Riv, un chasseur de monstres dont la fille adoptive Ciri est en danger et qui se lance à sa recherche dans un monde médiéval fantastique.

 

Ce qui m'a séduit dans le jeu, sans être un hard gamer ? D'abord la richesse de l'environnement, la qualité des décors et de l'animation... Mais aussi le côté "mature" des dialogues et des situations. Certains combats peuvent se terminer par des amputations, et le héros peut, à l'occasion, avoir des relations sexuelles avec les personnages féminins, qu'ils fassent partie de l'intrigue principale où être des "professionnelles" aux prestations tarifées. mais elles ne sont pas réduites à des objets sexuels, la filleule de Geralt est l'objet d'une bonne partie de la quête principale, et on l'incarne d'ailleurs brièvement à plusieurs reprises.

 

 

Contrairement aux autres opus de la série, The Witcher 3 bénéficie d'une narration à la troisième personne, et se concentre sur l'utilisation des talents de combat, des sens particuliers  de Geralt pour mener à bien des contrats et explorer l'environnement dans une quête principale à plusieurs embranchements et une multitude de missions secondaires. Suivant les choix, le jeu peut se terminer de trois manières différentes.

 

 

Nous ne sommes pas, à proprement parler, dans un monde ouvert. Le rayon d'action des personnages est contraint dans une demi-douzaines de régions, connectées géographiquement ou pas, et qui sont accessibles aux joueurs au fur et à mesure de sa progression dans la résolution des énigmes de l'intrigue principale, en fonction de son niveau. ceci pour éviter qu'un néophyte se retrouve dans une zone avec des quêtes trop dures. Cependant, lorsque Geralt a découvert un lieu, il peut s'y rendre à nouveau en quelques secondes, à partir de panneaux indicateurs proches de tous les points d'intérêt de la carte. Le Sorceleur peut également se déplacer à pied, à la nage, dans un bateau ou à dos de cheval, sachant qu'il a une monture personnelle, nommée Ablette. Les environnements sont urbain, maritime, forestier, montagneux, ce qui confère pas mal de diversité dans les décors, même si les quêtes secondaires relèvent presque toutes de types assez classiques : chasse au monstre, chasse au trésor... On peut également "dévier" de la trame principale, comme je l'ai dit, en réalisant des quêtes secondaires disponibles un peu partout, en participant à des courses de chevaux dotées de prix, en parcourant simplement le monde et admirer ses paysages dantesques...

 

L'ensemble se situe dans des environnements géographiques et géologiques proches de ce que l'on peut trouver en Europe du Nord, avec des implantations de forêts en fonction de leur voisinage, par exemple, avec une rivière ou la côte. Cela facilite bien évidemment l'immersion du joueur originaire de ces régions dans le monde réel.

 

 

Le jeu n'est pas parfait, il y a quelques quêtes impossibles à résoudre pour certains joueurs, à cause de bugs "connus". Mais cela n'entache en rien la réussite globale remarquable de The Witcher 3. Une fois celui-ci terminé, il est possible de télécharger des extensions presque aussi vastes et riches que le jeu principal. Il y a aussi un jeu dans le jeu, le Gwynt ; il s'agit d'un jeu de cartes très tactique, dont le succès est tel que CD Projekt en a développé une version autonome (et gratuite, sous le nom de Gwent), et même une application.

 

Et tout ça réalisé par un jeune studio polonais, CD Projekt, qui s'en sort haut la main. The Witcher 3 a reçu 250 fois le titre de jeu de l'année 2015, et a été élu en septembre 2017 deuxième meilleur jeu de tous les temps sur le site jeuxvideo.com.

 

Un must have.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres


Une mystérieuse organisation internationale protectrice de l'environnement s'empare de plusieurs régions du globe, à la recherche d'un secret millénaire, qui pourrait menacer l'ordre géopolitique de la planète.

Ari Mackenzie, ancien des renseignements généraux, alerté par une série d'inexplicables disparitions, décide de mener l'enquête. Existerait-il un lien entre les étranges recherches de cette organisation et les occultes découvertes de Nicolas Flamel, célèbre alchimiste du Moyen Age ?

Le commandant Mackenzie va devoir se mesurer aux ténèbres. Une enquête dangereuse, la dernière peut-être...

 

J'étais curieux de lire la deuxième aventure d'Ari Mackenzie, après le Rasoir d'Ockham, qui m'avait laissé une très bonne impression. Ce roman y fait directement référence, et se montre d'ailleurs très connecté à ce premier opus. On sent que Loevenbruck a creusé le sillon, toujours très documenté, entre sociétés occultes, alchimistes et flic hors normes. Mais je n'ai pas senti autant d'attirance pour cet univers. La faute, peut-être, à un faux rythme dans le récit, une intrigue plus téléphonée que sa devancière, je ne sais pas trop. Un troisième opus a vu le jour en 2013, je le lirai probablement si je tombe dessus, mais sans attente particulière...

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

L'adaptation en film d'une œuvre de Stephen King est toujours scrutée avec anxiété par votre serviteur. Le résultat est très diversifié. On a du bon, voire du très bon, avec Christine, Les Evadés, Misery ou le récent Ça. Parfois on a le pas bon, voire le pitoyable, et je ne vous ferai pas l'insulte de citer des daubes absolues.

 

Jake Chambers, 12 ans, fait de drôles de rêves, dans lesquels un homme armé de deux pistolets pourchasse un homme en noir doté de grands pouvoirs. Mais le jour où deux personnes viennent le chercher pour l'emmener dans une clinique psychiatrique, Jake, pressentant qu'ils ne sont pas humains, s'échappe et arrive dans une maison abandonnée, dans laquelle s'ouvre un portail dimensionnel. Jake saute le pas, et se retrouve dans l'Entre-Mondes, où il rencontre les personnages de ses rêves...

 

 

La mise en chantier d'une version grand écran de la Tour Sombre, la série qui constitue le point nodal de l'œuvre kingienne, était donc particulièrement attendue... et crainte, d'autant plus qu'à part Ron Howard en producteur et Akiva Goldsman en tant que scénariste, peu de grands noms étaient attachés au projet. Et puis sont arrivés Idris Elba pour incarner Roland de Gilead et Matthew Mc Conaughey pour l'Homme en Noir. Sans doute alléchés par le titre. Le projet ne date cependant pas d'hier, puisque King a vendu les droits de sa série à JJ Abrams et Damon Lindelof, les créateurs de Lost. Plusieurs producteurs et réalisateurs ont été approchés, mais ont abandonné suite à l'ampleur du projet. En effet la saga majeure de King s'étend sur 8 romans, et prend pied sur au moins deux mondes, dont celui de Roland, très diversifié, et que l'on pourrait placer dans le genre de la fantasy.

 

Le film de Nikolaj Arcel, réalisateur danois de films confidentiels, dure au final 1h35. Autant dire que l'inventivité et l'ampleur du monde de King ont été réduites comme une peau de chagrin. Et autant le préciser : C'EST UN PUTAIN DE RATAGE A PEU PRES A TOUS LES NIVEAUX. La réalisation est molle, Arcel a été suppléé dans la gestion des scènes d'action par son responsable des cascades, et les effets spéciaux sont assez moyens. Ils sont d'ailleurs, en moitié, réalisés dans des scènes nocturnes, pour cacher leur pauvreté... Les décors naturels, trouvés en Afrique du Sud, sont très beaux, mais les designs sont trop modernes, trop éloignés de l'ambiance médiévalo-westernienne des romans de King. Et les personnages.... Matthew Mc Conaughey semble s'amuser -un peu- dans le rôle de Walter, l'Homme en Noir qui a pour but de détruire la Tour Sombre, pivot défensif de tous les mondes, afin de faire entrer le Chaos au sein de ceux-ci... Elba, quant à lui, est réduit à une sorte de Jack Bauer qui abat tous les méchants, parce que leur chef a tué son papa. Exit ses états d'âme très complexes. Les évènements du film se déroulent en quelques jours, alors que l'intrigue de la série de romans dure plusieurs années... Le personnage de Jake est peut-être, après celui de Roland le plus gâché dans l'histoire.

 

 

La Tour Sombre est donc réduit à trois scènes d'action, avec cinq personnages parlants et des effets spéciaux pitoyables par moments. C'est bien simple, on se croirait dans une évolution du Labyrinthe (en moins inventif) avec des morceaux de Heat dedans. Un gros, gros gâchis. A la limite, le plus intéressant se trouve dans les bonus du Blu-ray : King y livre quelques anecdotes sur la création de la Tour Sombre. On y a droit également à des featurettes de l'équipe technique, mais à part dire qu'ils travaillent en équipe, ils ne savent pas dire grand-chose de significatif. A noter tout de même la musique de Tom Holkenborg (Mad Max Fury Road), envoûtante, surtout le dernier morceau. C'est peut-être dû au fait qu'on en a enfin fini avec cette daube... La seule bonne nouvelle, c'est qu'il n'y aura -en principe- pas de suite. Bon ben je vais me regarder Ça à nouveau...

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

Empire Britannique, 1873, sur l’île Bourbon hantée par les diwas, des créatures magiques, imprévisibles et dangereuses.

Lisha Payet, retirée toute petite à sa famille, a grandi sur l’île Maurice voisine. Quatorze ans plus tard, elle revient à Bourbon pour y devenir une parfaite épouse victorienne, sous l’œil critique de la bonne société saint-pauloise.

C’est sans compter le conflit qui éclate sur l’île. Prise malgré elle dans ce soulèvement, Lisha devra choisir son camp. Famille adoptive ou liens du sang ? Obéissance ou transgression ? Ami d’enfance ou officier à la beauté troublante ? Si encore elle ne jouait que sa propre vie ! Mais l’île Bourbon, à travers sa dernière fée, lui a confié son destin et celui de toutes les créatures qui l’habitent.

Du battant des lames au sommet des montagnes, Lisha en apprendra plus qu’elle ne l’aurait souhaité sur les diwas, les hommes et sur elle-même.

 

Ophélie Bruneau est une jeune autrice de SFFF (science-fiction, fantasy et fantastique) qui fait feu de tout bois depuis une petite dizaine d'année, et promène sa silhouette froufroutante surmontée de chapeaux miniatures dans les salons littéraires idoines. Elle souhaitait rendre hommage à ses origines -en partie- réunionnaises au cours d'un roman, ce qu'elle a fait en 2015 avec cette histoire publiée aux Editions du Chat noir. Elle y fait preuve d'une écriture délicate, nerveuse et fort sensible, inscrivant le drame intime de cette jeune femme en marge d'un conflit latent qui va secouer l'île alors appelée Bourbon, car sous domination anglaise. La description de l'île, en aprticulier, vaut à elle seule la lecture, on a vraiment l'impression d'y être.

 

Un fragment d'Histoire, du folklore passionnant et des personnages hauts en couleurs : cocktail explosif que je vous recommande chaudement.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Black Panther est le 18ème long métrage de l'écurie Marvel, et s'il n'est pas le plus attendu, il est loin d'être le plus inintéressant.

 

Il est le premier à proposer comme personnage principal un héros de couleur. Il montre des femmes fortes. Il se déroule dans un pays où l'on pourrait avoir envie de vivre. Il pose, en creux, beaucoup de questions sur le patriotisme, l'accueil des réfugiés et l'ingérence. Il parle de communautarisme sans en faire. C'est un film avec comme (super-)héros un adulte, le premier depuis Ant-Man. Il est bien joué et pas trop mal réalisé. Voilà, pêle-mêle, certains de ses atouts. Je vous ai donné envie d'en savoir plus ? Alors allons-y pour les développements.

L'intrigue principale commence peu de temps après celle de Captain America: Civil War. T'challa, prince du Wakanda, rentre au pays après la mort de son père au cours d'un attentat à Vienne. Il doit devenir roi de son pays, mais auparavant affronter au cours d'une cérémonie rituelle, celles et ceux que les différentes tribus composant son pays ont décidé de présenter contre lui. Un seul se présente, et T'challa, momentanément privé de ses pouvoirs, sort vainqueur. Mais bientôt un nouveau gros problème se pose face à lui : un criminel, Ulysses Klaue, réussit à dérober un artefact wakandien dans un musée et s'apprête à le vendre au plus offrant, dans un casino en Corée du Sud. T'Challa, qui possède de super-pouvoirs grâce notamment à une combinaison qui le change en Panthère noire, décide d'aller sur place, accompagné de sa générale Okoye et de son ex-petite amie Nakia, sous la supervision de sa petite sœur Shuri, scientifique qui travaille sans cesse à l'amélioration de sa combinaison. Ouais, trois nanas. La garde rapprochée du roi du Wakanda est exclusivement féminine, et il fait donc appel aux ressources intellectuelles de son pays. Première fois que les personnages féminins sont autant représentées (oui, je décide qu'en l'occurrence, le pluriel est féminin) dans un Marvel, si l'on exclut Captain America: Civil War, qui se résumait tout de même à un concours de zizis. Et ne me sortez pas Wonder Woman, je vous rappelle que c'est une héroïne du rival historique, DC.



T'challa est donc un roi, qui doit gérer un pays resté invisible aux yeux du monde pendant des millénaires, grâce à l'exploitation du vibranium, un matériau qu'une comète est venue déposer au cœur du pays aux premiers âges de l'Homme. Le Wakanda a ainsi échappé au colonialisme britannique (qui, je vous le rappelle, a envahi la totalité des pays actuels du globe, à l'exception de trois ou quatre), aux guerres qui ont ensanglanté le continent africain (même si l'une des tribus constituant le pays se la joue un peu rebelle). Il a d'énormes responsabilités, dont l'une est de préserver son pays de toutes attaques extérieures. C'est aussi un jeune homme, qui ne rechigne pas à échanger quelques vannes avec sa petite sœur, tout en respectant le chagrin de sa mère, devenue veuve récemment. A ce tableau nous pouvons ajouter Zuri, conseiller du roi défunt et du nouveau souverain, qui connaît tous les rouages du pouvoir, mais aussi ses recoins sombres, et Erik Killmonger, ancien Navy Seal, qui semble avoir un intérêt tout particulier pour le trône du Wakanda. Des personnages très divers, qui ont des avis très tranchés -et parfois antagonistes- sur le positionnement de leur pays. Au détour d'une conversation se pose d'ailleurs la question de l'accueil des réfugiés, ainsi que l'intervention dans les conflits qui meurtrissent de nombreux pays. Sans forcément trancher, même si la fin du film marque un changement de paradigme majeur pour le Wakanda. Une fin un peu décevante, tout de même. Le conflit entre T'challa et Killmonger est transparent : c'est celui qui opposa dans les années 1960 Malcolm X à Martin Luther King.

Le film ne comporte que deux rôles aux acteurs "non-colorés", pour reprendre une expression des suprémacistes blancs américains. L'un est un gros méchant qui a comme seule motivation l'argent et une dent particulière contre le Wakanda, incarné par Andy Serkis, surtout connu pour ses interprétations "invisibles" du gollum du Seigneur des Anneaux et du rôle-titre de King Kong. Ici il montre une véritable épaisseur, malgré une durée de vie à l'écran un peu réduite. L'autre est un agent de la CIA, Everett Ross, incarné avec brio et un brin d'humour par Martin Freeman, ci-devant Bilbo Baggins et actuel Dr Watson de la série Sherlock. Ce qui permet d'apprécier les performances du casting black, parmi lesquels émergent Chadwick Boseman, sobre et absolument parfait en T'challa, Lupita Nyong'o radieuse en espionne pour laquelle le souverain a des tendres sentiments, ou encore Forest Whitaker, qui se la joue également assez sobre en Zuri. Mention spéciale à Letitia Wight, pour sa fraîcheur dans le rôle de la petite sœur Shuri experte en nouvelles technologies. Un personnage qui permet d'ailleurs de rapprocher une partie du decorum de ce film de celle d'un James Bond. Petite déception, en revanche, pour Michael B. Jordan, que j'ai trouvé physiquement convaincant mais insuffisant dans le jeu en tant que Killmonger.

 

Artistiquement, c'est du beau boulot : les décors, les paysages et les costumes sont magnifiques. On en prend plein les yeux, mais on n'a pas forcément mal auxdits yeux. Il faut d'ailleurs voir cette magnificence comme un hommage à la richesse culturelle de plusieurs pays d'Afrique centrale et australe, très loin des canons hollywoodiens qui ont tendance à considérer le continent comme un seul pays, uniforme. A la réalisation se trouve Ryan Coogler, également crédité en tant que coscanériste, dont la noirceur de peau est l'un des arguments marketing du film. Il tourne sans esbroufe, même si l'on sent que les combats ne sont pas vraiment sa tasse de thé. Certaines séquences faisant appel aux effets spéciaux ne sont pas non plus optimisées, mais l'essentiel du film est plutôt dans ses personnages, plutôt réussis. Et n'oublions pas le cameo de Stan Lee, en joueur de roulette cupide.

L'humour est présent, un humour un peu plus fin que les blagues de collégiens des films Marvel précédents, et ça fait du bien. Il y a des incohérences dans ce Black Panther, et on les décèle sans doute plus facilement au second visionnage. On ne sait pas, par exemple, comment les Wakandiens ont fait pour savoir que la transaction concernant leur artefact aurait lieu en Corée. Par ailleurs, la façon dont Klaue s'échappe est assez ridicule. Toute la séquence concernant certains animaux sauvages transformés en montures de combat est pitoyable, mais heureusement plutôt réduite.

 

Bref, ce Black Panther n'est pas parfait, mais c'est peut-être le Marvel le plus intéressant jusqu'ici. Et rien que pour ça, il vaut le détour.

 

Spooky

 

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