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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

CARAÏBES GEL DOUCHE
Une attraction Disney, le producteur "bourrin" Jerry Bruckheimer (Pearl Harbor, Armageddon…), l'acteur indépendant Johnny Depp, le réalisateur de La Souris et du Cercle… Drôle de melting-pot que ce Pirates des Caraïbes - La Malédiction du Black Pearl. Projet casse-gueule en puissance, ce film de pirates nous montre un pirate -presque- de pacotille, le capitaine Jack Sparrow (Depp, prodigieux une fois encore) aux prises avec son ancien équipage mutiné, mené par Barbossa (Geoffrey Rush, Quills), affligés d'une terrible malédiction. Ceux-ci ont enlevé Elizabeth Swann (Kiera Knightley, Joue-la comme Beckham), fille du gouverneur d'une île caraïbe. Un jeune forgeron, William Turner (Orlando Bloom, l'elfe Legolas du Seigneur des Anneaux), qui en est épris, part à la poursuite du Black Pearl, le vaisseau mythique commandé par Barbossa ; le jeune homme sera aidé par Sparrow.


Incroyable mais vrai, la mayonnaise prend, et la magie du cinéma opère totalement sur le grand écran. Rythme enlevé, scénario assez cohérent, personnages bien campés, réalisation sobre et inventive, décors et musique efficaces, tous les éléments concourent à un très bon film, un futur classique du genre. Probablement l'un des trois meilleurs films de pirates de tous les temps. Car, en plus d'une histoire de pirates somme toute assez classique, les scénaristes ont introduit un élément fantastique (des morts-vivants) permettant des finesses narratives et des passages à effets spéciaux fort réussis. Mené par un Depp exceptionnel, truffé d'humour et de clins d'œil à l'attraction originale des parcs Disney, voici un très bon divertissement. A noter que grâce à Johnny Depp, on voit pour la première fois à l'écran un pirate gay au cinéma (opinion largement discutée à la sortie de la salle).

Spooky

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Jeux

Avec la sortie récente de Cloverfield et mon envie irrépressible d'aller le voir tout en pressentant que ça va être nul, il est temps d'avouer un autre de mes péchés mignons, après l'achat compulsif de jeux moisis sous prétexte qu'ils sont pas chers : moi, les monstres géants qui rasent des villes, ça me fascine complètement. Et l'un de mes regrets en matière de jeu vidéo est de n'avoir jamais joué au mythique jeu d'arcade Rampage. Pourtant, en 21 ans, le titre a connu des portages, adaptations et suites sur à peu près toutes les machines de jeux existantes, et peut-être même sur Mac, c'est dire. Mais comme chaque fois, la presse spécialisée les descend, j'hésite à en acheter.

En tout cas, la longévité de Rampage hors des salles d'arcade est doublement étonnante, d'abord parce qu'il continue d'en sortir malgré des avis désastreux dans la presse, et ensuite parce que malgré le fait qu'il y ait visiblement un public de joueurs avides de jeux de monstres géants, la licence Rampage n'a quasiment aucune concurrence dans ce domaine. Certes, de par le passé il y a eu un Ultraman ou deux King of the Monsters, et de temps en temps débarque un Godzilla.  Mais dans l'ensemble, très peu d'alternatives à la série de Midway.


Le jouissif War of the Monsters sur PS2 avait été une fort bonne surprise dans ce domaine, et j'étais assez curieux de tester également ce I Was an Atomic Mutant! Néanmoins, avec sa jaquette moche, sa sortie directement en gamme budget et sa descente dans des catégories de prix de plus en plus basses, généralement réservées aux merdes invendables, j'ai longuement hésité. L'ayant finalement trouvé à moins de 2 €, et le comeback sur PS2 d'Ultraman n'étant pas destiné à s'exporter hors du Japon, j'ai sauté le pas...


La 1ère chose qui frappe quand on lance le jeu, c'est que ses créateurs se sont donné du mal pour être à fond dans le trip "hommage aux films de monstres des années 50" au niveau de la présentation. Les menus, la musique, les fausses affiches et fausses bandes-annonces qui présentent chaque monstre, la possibilité de jouer comme si l'image était projetée sur un écran de drive-in, on sent le travail de vrais fans du genre, pas la petite merdouille bâclée par de pauvres informaticiens des pays de l'Est payés une misère pour produire à la chaîne des cacas destinés à sortir directement en gamme budget pour les supermarchés.


Malheureusement la partie ludique elle-même n'est pas franchement à la hauteur
de cette présentation très réussie. Non pas que le jeu soit carrément mauvais, mais disons qu'il révèle très vite ses limites. Il n'y a que 4 monstres (la femme de 50 pieds, le lézard façon Godzilla, le robot et le cerveau flottant), chacun a relativement peu d'attaques disponibles, ils se jouent tous grosso modo de la même façon, il n'y a aucune nouvelle créature à débloquer, on ne peut pas jouer en multi contre d'autres joueurs contrôlant d'autres monstres, et le jeu consiste simplement à raser intégralement une ville par niveau sans se faire buter par l'armée. Et au début, c'est vrai que c'est amusant, malgré le gameplay basique et les graphismes moyens. Les contrôles sont simples et répondent bien, piétiner la foule et abattre les immeubles est défoulant, et l'hommage aux séries B/Z à l'ancienne continue de façon sympathique et humoristique. Mais c'est tout, et ça manque cruellement de variété. On rase une ville, on passe à la suivante, on démolit encore tout, en utilisant la même poignée d'attaques disponibles, on passe à la suivante, etc, jusqu'à être finalement terrassé par les attaques de tanks et d'avions, chaque niveau étant bien entendu plus difficile que le précedent. Ca aiderait s'il y avait plus de monstres, si les différences entre les uns et les autres étaient plus marquées, s'il y avait un objectif particulier à atteindre et pas seulement "faire le plus gros score possible avant le game over", mais hélas, ce n'est pas le cas.

Bref, un pur jeu d'arcade old school, bien fun, mais beaucoup trop répétitif. Ca reste un produit honnête et vu son très bas prix, l'amateur de monstres et de jeux d'arcade en aura pour ses 2 euros, le jeu procurant grosso modo autant de temps de divertissement que 2 euros dépensés dans une salle d'arcade, avant de lasser totalement.

 
Toxic

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Jeux

Je n'ai jamais vraiment été fan de Star Trek, mais quand j'ai vu un jeu pour DS dont le titre incluait le mot "tactical" pour seulement 14,99 €, je me suis dit que ça pouvait être intéressant de tenter le coup, Star Trek ou pas. Je croyais alors qu'il s'agirait d'un jeu de stratégie où l'on contrôlerait des flottes entières dans des batailles épiques.

Mais en fait non, pas du tout. Star Trek: Tactical Assault est un jeu de combat spatial, vraisemblablement qualifié de "tactique" parce qu'il ne ressemble pas à un shoot'em up 3D à la Rogue Squadron : ici les affrontements sont moins furieux et la configuration des différents vaisseaux vous amènera à livrer bataille plutôt à la manière d'un capitaine de navire lors d'une attaque de pirates qu'à la manière d'un Ewan McGregor dans un film pourri.

En effet, il est impossible de tirer à répétition avec vos "phaseurs" (oui c'est Star Trek, il n'y a pas de laser) et torpilles à photons : chaque arme a un temps de rechargement assez long. On passe donc les combats à se tourner autour avec l'adversaire, tirer avec les canons de babord, manoeuvrer pour tirer avec ceux de tribord pendant que ceux de babord rechargent, manoeuvrer encore pour lancer la torpille de la poupe... Et tout ça en prenant en compte l'état des boucliers : par exemple, pour éviter de se prendre des photons dans le cul à cause de boucliers arrière trop endommagés, mieux vaudra se débrouiller pour n'exposer que ses flancs ou sa proue lors de sa manoeuvre (à condition que les boucliers y soient en meilleur état), du moins jusqu'à ce que l'ennemi ait lui-même déchargé ses armes. Ah oui c'est un peu compliqué, d'où le côté "tactique", et ça rappelle plus Sea Dogs que la série des X-Wing ou Freelancer. Ce qui a son charme aussi.

Situé à l'époque de la série originale, le jeu décevra peut-être certains fans au sens où vous n'y retrouverez pas les personnages bien connus, Adama, Starbuck, Jabba, Gandalf et toute la fameuse clique. Certes il est fait mention du capitaine Kirk et de l'Enterpise dans les dialogues, mais vous ne verrez ni l'un ni l'autre. Les trekkies apprécieront néanmoins d'entendre la vraie voix de Shatner dans l'intro annonçant que l'espace, c'est grand et plein d'étrangers. Mais après ça, plus de Kirk, le scénario vous place dans la peau d'un officier de la Fédération tout juste sorti de l'Académie. Les différentes factions cohabitant notre galaxie ont signé une trève, mais la paix étant peu propice aux jeux de combat, rapidement il faudra en découdre avec les Klingons et les Romuliens pour éviter que la guerre n'éclate pour de bon, en déjouant le complot visant à replonger la galaxie dans le chaos.

Avec votre équipage, vous contrôlerez successivement plusieurs types de vaisseaux de plus en plus gros et puissants, démarrant d'une petite frégate faiblarde pour finir aux commandes d'un croiseur lourd (du même type que l'USS Enterprise), au cours des 15 missions d'une campagne qui réserve quelques petits rebondissements scénaristiques et à l'issue de laquelle vous débloquerez la seconde campagne, celle des Klingons, basée sur le même principe (on démarre dans un petit vaisseau et on gravit les échelons de la flotte) et un scénario similaire (un jeune capitaine doit démasquer une conspiration qui menace l'alliance avec la Fédération) et qui comporte pour sa part 16 missions.
 

Le jeu a le mérite de proposer un gameplay original, d'un type rare voire inédit sur DS. Et passé le moment d'adaptation, on se prend au jeu et on enchaîne les missions sans voir le temps passer. Le scénario, s'il ne casse pas des briques, pimente pas mal les combats (même pour quelqu'un qui n'est pas fan de Star Trek) et donne au jeu une petite dimension "aventure" car il permet, dans certaines missions, de choisir différents embranchements. Allez-vous sagement obéir à un politicien louche tel que le haut commandement l'a ordonné, ou allez-vous mener votre petite enquête personnelle pour vous assurer du bien fondé de votre mission ? Allez-vous lancer une offensive tout seul pour vous couvrir de gloire après avoir détecté une faille dans la défense adverse, ou allez-vous attendre les renforts pour éviter de mettre la mission en péril ? Vos choix entraînent différents résultats, qui vous apporteront une récompense plus ou mois importante après chaque niveau. En effet, à chaque victoire, vous remportez des points de compétence à allouer à votre équipage et qui permettent par exemple d'augmenter la vitesse ou la maniabilité de vos vaisseaux, la puissance de vos torpilles, ou bien encore de réduire le temps de chargement  des phaseurs.

Si ces bons points donnent un charme certain au titre, ils convient néanmoins de signaler les points noirs qui pourraient faire hésiter certains à débourser leurs 15 euros. Premièrement, les amateurs de shoot spatial pourront être déçus par ce gameplay "lent" où l'on passe tant de temps sans pouvoir attaquer, simplement à manoeuvrer son appareil pour se positionner le mieux possible par rapport aux adversaires le temps que les armes soient chargées. C'est clair que si vous voulez de l'action, il faudra préférer un titre comme StarFox Command (prochainement testé ici). Autre déception, les commandes au stylet répondent de façon extrêmement imprécise, amenant rapidement le joueur à les délaisser complètement au profit de la croix et des boutons (qui eux, répondent bien, par contre, pas de souci) ; c'est pas la mort, mais c'est clairement du portage de jeu conçu pour une autre console (c'est un jeu PSP) avec des contrôles au stylet plaqués dessus à la va-vite, pas une vraie version repensée pour la DS, et c'est quand même un peu dommage. Ajoutons aussi que les graphismes ne sont pas de la plus grande finesse, ce qui ne serait pas si grave si la représentation des planètes n'était pas carrément ridicule : si on s'en approche, on a juste l'impression de flotter juste à côté d'une grosse orange, pas au-dessus de l'atmosphère d'une immense planète, ça la fout quand même assez mal. Et pour finir sur les défauts (en tout cas les plus gros), la difficulté du jeu est mal dosée, et à l'exception de quelques missions très frustrantes, dans l'ensemble le jeu est trop facile et n'offre pas beaucoup de "rejouabilité" une fois terminé.

Bref, à 15 euros et à condition que le gameplay "tactique" ne vous rebute pas, c'est quand même un achat que je conseille (d'autant plus si vous possédez un "rumble pak" pour la DS : c'est l'un des très rares titres qui l'utilisent). Au-delà de ce prix, ou si vous cherchez un titre plus "nerveux", vous risquez la déception.

Toxic


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Publié le par Ansible
Publié dans : #Jeux
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Commencée sur Super Nintendo sous le titre Starwing (du moins en Europe), la série StarFox fait gentiment son petit bonhomme de chemin sur les diverses consoles Nintendo depuis une quinzaine d'années, un peu à l'ombre de franchises plus connues de la marque comme Mario et Zelda. Ce nouvel épisode sur DS est à la fois un retour aux sources puisqu'il ne propose plus que du shoot dans les airs et l'espace (finies les séquences en véhicule terrestre ou à pied) et une tentative d'y ajouter une nouvelle dimension, puisque outre le pilotage des appareils, vous devrez désormais gérer le déploiement stratégique de vos unités sur le chamb de bataille.

Le scénario, plutôt convenu, amène le héros Fox McCloud à reformer l'escadrille Star Fox pour affronter une nouvelle menace, les Anglars. De planète en planète, on va retrouver ses compagnons éparpillés et libérer les villes et bases tombées sous la coupe de l'envahisseur. Après avoir finir le jeu une première fois, en recommençant une partie le jeu vous laissera le choix entre plusieurs embranchements après chaque mission, ce qui permettra de visiter de nouvelles planètes et de faire évoluer l'histoire dans de nouvelles directions pour débloquer l'une des 9 fins différentes.

Le jeu lui-même se scinde en deux phases. D'abord, on vous donne une carte de la zone à "sécuriser". Avec le stylet, vous pouvez dissiper une partie du brouillard de guerre en frottant dessus, pour faire apparaître les bases et escadrilles ennemies, puis tracer le plan de vol de vos chasseurs. Si vous en avez en stock, vous pouvez envoyer des roquettes à l'adversaires pour détruire des escadrilles entières sans combattre. Puis vous lancez le 1er tour de jeu et, si le chemin de vos chasseurs rencontre celui de l'ennemi, ou une base, vous pourrez lancer la deuxième phase de jeu, la phase classique, le combat aérien, pour résoudre les différents affrontements. Le combat se fait sur des aires limitées, dans lesquelles il faudra chaque fois éliminer un type d'ennemi bien précis pour pouvoir continuer, les autres vaisseaux n'étant là que pour vous mettre des bâtons dans les roues. Le vol se dirige intégralement au stylet, les boutons ne servant qu'à utiliser votre arme principale (même les bombes sont à lancer au stylet) ; c'est un peu déroutant au début, et le système de boosters et rétro-fusées ne répond pas vraiment à la perfection, mais à part ça, c'est plutôt bien fait et finalement, on s'habitue assez vite. Pour le reste, c'est du StarFox classique, et plutôt facile, les ennemis n'étant pas très coriaces. Et une fois les combats de vos différents chasseurs terminés (que vous ayez gagné ou non), le tour s'achève et vous revenez à la carte stratégique pour un 2ème tour, le but étant au final de nettoyer le niveau dans le nombre de tours imparti tout en évitant qu'une escadrille ou un missile adverse n'atteigne votre vaisseau-mère.

Au gré de vos rencontres, vous serez amené à piloter divers chasseurs, chacun ayant ses forces et faiblesses ; ainsi l'appareil de Slippy le crapaud est très solide mais n'a pas de verrouillage laser, celui de Falco l'oiseau en revanche a un laser à verrouillage multiple mais moins de blindage, Panther ne peut tirer à répétition mais fait des dégâts plus importants, etc, etc. A vous de voir, en fonction des disponibilités de l'équipe évidemment, lesquels sont à lancer à l'assaut d'une base, à la poursuite d'un missile ou en duel contre un boss.

Plutôt facile à prendre en mains et représentant un genre rare sur la DS, le jeu séduit assez vite, mais malheureusement ne tarde pas à lasser faute d'offrir plus de variété au joueur. Rapidement on se retrouve à refaire toujours les mêmes choses contre des ennemis similaires, avec des changements de décor pas toujours suffisamment flagrants pour qu'on les remarque beaucoup. Offrir plusieurs fins différentes est une manière, commune certes, mais toujours aussi agaçante d'augmenter artificiellement la durée de vie du jeu en forçant à rejouer plusieurs fois de suite à la même chose. Et si le jeu est globalement trop facile, il est vraiment frustrant de traverser parfois 5 niveaux de suite les doigts dans le nez avant de se retrouver bloqué connement contre un boss archi-pénible.

Le multi peut offrir une petite alternative sympa au mode Campagne, à condition d'y jouer en réseau local (une seule cartouche suffit) ou avec des amis en wifi, parce qu'à part ça, le jeu en réseau mondial souffre du même défaut que les autres jeux DS offrant cette option : faute de pouvoir repérer et signaler les mauvais perdants, on se retrouve constamment face à des adversaires se déconnectant en cours de partie juste pour éviter d'ajouter une défaite à leurs statistiques.

Au final, si comme moi vous pouvez le trouver en solde à 10 euros, le jeu offre quand même suffisamment de divertissement pour valoir le coup si vous êtes amateur de combat spatial et que vous êtes déjà lassé de Star Trek: Tactical Assault. A 40 euros malheureusement le jeu est trop court et répétitif pour être vraiment considéré comme un bon investissement.


Toxic


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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

PAS SI NOIR QUE CA…
Pitch Black est la bonne surprise SF de cet été 2000. Prototype du petit film sans prétention, il ne peut qu’agréablement surprendre. Réalisé par le méconnu David Twohy (le très bon The Arrival, dont le sujet était l’invasion extra-terrestre), cette série B est à classer dans la catégorie « bon petit film ». Un vaisseau, suite à une défaillance électronique (même dans la SF, Microsoft fout la merde), s’écrase sur une planète inconnue. Seule une dizaine de personnes survit au krach, dont un dangereux tueur nyctalope (qui voit dans l’obscurité), qui profite de la confusion pour s’échapper. La planète est éclairée par trois soleils, dont la conjonction imminente avec la planète va provoquer une éclipse qui n’a lieu que tous les 22 ans. L’obscurité libère des créatures affamées et cauchemardesques. Entre-temps l’équipage a découvert une colonie humaine et surtout une nacelle de sauvetage. Mais il leur faut parcourir deux kilomètres à couvert dans la nuit noire pour pouvoir la rejoindre avec les batteries adéquates…


Sur un canevas ultra-classique, dans la lignée directe d’Alien, le film tient en haleine pendant une bonne heure et demie, porté par l’interprétation de Vin Diesel (le tueur Riddick, vu dans le Soldat Ryan), Cole Hauser (le chasseur de primes camé) et surtout la jolie Radha Mitchell, qui joue là le pilote du vaisseau écrasé (c’est pas de sa faute, elle était dans un aquarium quand ils se sont viandés). Les effets spéciaux sont plutôt bons, et le rythme est soutenu, jusqu’au final qui est plutôt surprenant. A noter qu’une préquelle est en production, qui raconterait les aventures de Riddick.

Spooky.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

Personnellement, pour ma part, dans l'humble solitude de mon esprit partagé, bref, à mon avis : Panic room est soit très réussi, soit complètement raté. Et croyez-moi, je ne compte pas trancher ici. Je suis allée voir un certain film : l'histoire d'une jeune femme fraîchement divorcée et décidée à reprendre ses études, qui emménage avec sa fille dans une nouvelle maison, et qui dès la première nuit, doit affronter un trio de cambrioleurs. Je suis ressortie en ayant vu un autre film : l'anatomie d'une pièce hermétiquement close sous tous ses angles, y compris en coupe murale et en câbles téléphoniques. Surtout, n'en concluez pas que je n'ai pas aimé. Ce serait inexact, et, je pense, injuste pour le film. Retraçons brièvement le synopsis : une femme (Jodie Foster) et sa fille diabétique emménagent dans une immense maison sophistiquée et lugubre à la fois ; la caractéristique de cette demeure étant qu'elle a appartenu à un millionnaire paranoïaque, qui s'était bâti une "panic room". La panic room, sorte de chambre forte dont l'accès est impossible une fois la porte close de l'intérieur, contient matériel de survie, système d'alarme vidéo de la maison, ligne téléphonique vers l'extérieur.

Elle renferme aussi, tout le suspense du film est là, le trésor de l'ancien propriétaire. Ce que recherchent les cambrioleurs se trouve donc dans la panic room, où se sont réfugiées très logiquement l'héroïne et sa fille à leur intrusion. Questions : comment vont-ils rentrer ? Comment vont-elles sortir ? En théorie, ce sont bien ces deux interrogations qui motivent le scénario. Dans les faits, il faut le reconnaître, on se fiche un peu des différentes tentatives des personnages pour entrer ou sortir. L'histoire de cette femme et de sa fille rebelle n'intéresse pas David Fincher; sans doute l'héroïne manque-t-elle de cette fascinante fêlure qui dans tous ses précédents films, lui avait donné matière à exploiter son talent de mise en images. Que peut-il tirer des personnages tels qu'ils lui sont donnés ? Rien. Il se concentre alors sur la "panic room", multipliant les prouesses visuelles pour filmer toujours différemment le refuge devenu piège. Et des idées de mise en scène, D. Fincher en a. Peut-être un peu trop, finalement, pour le bien de son film : ce n'est pas un thriller, c'est un exercice de style (même si parfois, l'un n'empêche pas l'autre). J'applaudis à deux mains la performance du réalisateur, qui n'est responsable ni du manichéisme politiquement correct du scénario (revoilà le "bon nègre"), ni de la faiblesse des retournements de situation.



David Fincher a rempli son contrat, brillamment. Il nous donne à voir un film intéressant, un film qui sollicite l'esprit critique. Mais ce n'est en aucun cas un suspense. Combien peut-on ménager de coups de théâtre dans une histoire close sur elle-même à ce point-là ? Les seules circonstances où l'idée de la chambre close fonctionne, c'est dans les romans policiers à énigmes. Peut-être D. Fincher ne s'est-il pas réellement investi dans son film. Et peut-être Jodie Foster a-t-elle eu du mal à remplacer Nicole Kidman. Honnêtement, je crois que le suspense aurait été plus crédible avec cette dernière, quelque chose comme : la rousse évaporée face aux dangereux maniaques, ou plutôt un truc du genre "je suis belle et féminine, mais je suis une femme des années 2000, vous ne m'aurez pas comme ça". Plus sérieusement, je reste persuadée que le type de personnage induit par la présence purement physique et éminemment évocatrice de Nicole Kidman aurait apporté un plus au film. Jodie Foster est cependant très bien : tendue et réceptive à la fois, affolée et déterminée, bref, un concentré de ce qui fait Jodie Foster dans ses meilleurs rôles. Il manque juste un soupçon d'âme à son interprétation. Sa sensibilité se distille sur la longueur, au fil de petites touches très fines, et dans ce film, elle n'a tout simplement pas le temps d'"incarner" le personnage, de l'habiter. Alors elle joue bien, C'est sûr, comme un stradivarius pourrait produire un beau son même manié par un violoniste débutant. Mais lorsqu'on dispose d'un tel instrument, on prend le temps d'y réfléchir, et on se demande s'il n'est pas capable, à lui seul, de faire naître l'émotion que l'on désire. Je ne suis pas convaincue que D. Fincher aime les acteurs. Je crois par contre qu'il adore raconter des histoires, et que la mécanique très linéaire de "Panic room" est à l'opposé de sa manière de penser. Il n'y a pas de message caché dans ce film, rien d'autre qu'un défi. L'imagination technique du réalisateur ne peut s'appuyer sur aucun biais scénaristique pour s'exprimer. Davantage d'espace réservé à Jodie Foster, un personnage moins caricatural pour Forrest Whitaker, auraient sans doute changé la donne. Dans l'état actuel des choses, D. Fincher a réussi un film froid, qui tourne à vide mais qui tourne magnifiquement, et dans lequel éclate son talent incontestable. S'il est passé à côté d'une réalisation de genre, il a marqué le film de son empreinte ; au vu du scénario, on peut trouver ça plutôt audacieux de sa part. Au vu des acteurs qu'il avait à sa disposition, on peut lui reprocher un certain manque d'ambition. Plus difficile de manier des personnalités comme J. Foster ou F. Whitaker qu'un Brad Pitt, sans doute ! Mais le résultat est de toute manière intéressant, ce qui n'est déjà pas si mal, et il a réussi un beau portrait de pré-adolescente. C'est donc un film à conseiller.
Bérengère

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

 

 

MERCI ARTHUR ET STANLEY
Le 12 mai était projeté à Cannes le blockbuster de Brian de Palma (Snake Eyes, Mission Impossible, Pulsions, Blow Out, l'Impasse, Scarface, Carrie...) décrivant une expédition sur la planète rouge, à la recherche d'un premier équipage mystérieusement disparu. Cette mission, appelée "Mars Ir' est composée de Jim, un vétéran aigri (Gary Sinise, vu dans Des Souris et des hommes, La Ligne Verte et Forrest Gump), Woody, commandant de la mission (Tim Robbins, Les Evadés notamment), Connie Nielsen, femme du précédent (Soldier et L'Associé du Diable) et Jerry O'Connell (Stand by me, Sliders et Scream 2) qui retrouvent sur place Don Cheadle (Le Diable en robe bleue, Hors d'atteinte et Boogie Nights), retourné à l'état quasi-sauvage à la suite d'événements dont l'explication remettrait en cause tout ce que nous savons... Sur ce schéma ultra-classique, les scénaristes ont cousu l'intrigue de 2001, l'Odyssée de l'espace et des ses trois suites littéraires, toutes signées par Arthur C. Clarke. On pourrait crier au plagiat tant le scénario colle au film-culte de Stanley Kubrick, sans le dépasser.



L'accroche de l'affiche française trahissait déjà le "noeud" du film : "Depuis des siècles, les hommes cherchent l'origine de la vie sur Terre... Ils se sont trompés de planète." Eh oui ! Le mystère de la création se tapit sous les sables rouges balayés par le vent martien !
 
C'est peut-être là que le bât blesse : une fin trop hollywoodienne, presqu'autant qu'Armageddon ! Que ferait-on sans les Américains ? La première chose à faire, lorsqu'on est à la recherche de survivants dans une base extraterrestre désolée, est-elle de redresser la bannière étoilée ? Autre défaut du film : sa lenteur, même s'il ne dure qu'1h40 ! Les personnages auraient mérité d'être approfondis, servis par de remarquables comédiens (mention spéciale à Jerry O'Connell, étonnamment sobre) ; les images sont magnifiques, pour ne pas dire inoubliables, mais on ne peut que se lamenter devant la faiblesse d'imagination des auteurs du script, qui laisse une porte ouverte à une éventuelle séquelle.
 
Spooky

 

 

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

SPIELBERG MINORISE CRUISE
Après le spectaculaire A.I., qui nous avait quelque peu laissés sur notre faim, notamment en raison d’une fin ratée, voici le dernier film du prodige Steven Spielberg. L’enfant émerveillé et naïf d’E.T. et A.I. laisse ici la place à un réalisateur solide et chevronné, à l’aise avec les effets spéciaux et les histoires alambiquées.
Car, tordu, Rapport Minoritaire l’est assurément. En 2080, la société Précrime expérimente son concept révolutionnaire d’arrestation des criminels avant qu’ils ne commettent leurs forfaits. Ces interventions reposent sur des prémonitions de 3 jeunes gens, les “précogs”. John Anderton (Tom Cruise), chef du groupe d’intervention, y croit dur comme fer.  Jusqu’au jour où c’est son visage qui apparaît comme étant celui d’un meurtrier. Mais il découvre aussi que, parfois, les trois prodiges-cobayes ne sont pas d’accord dans leurs visions ; on appelle cela un rapport minoritaire.


Palpitant de bout en bout, bien interprété (arrêtez de tirer sur Tom Cruise !), sans concession (le héros n’est pas si “clean” qu’on pourrait le croire), fouillé voire complexe (il ne faut pas sortir de la salle pendant la projection, sinon on perd irrémédiablement le fil), Minority Report, sans être un chef-d’oeuvre, est quand même un très bon film, pêchant des idées dans Le Fugitif, Memento, entre autres. Certainement l’une des meilleurs adaptations de l’oeuvre de Philip K. DIck, avec Blade Runner et Total Recall.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #BD

 

Ju-on est une série en deux volumes qui raconte deux histoires indépendantes. Dans la première, un père de famille à la recherche d'un nouveau logement, Taeko Saeki, semble trouver l'affaire du siècle : une grande demeure, peu chère, dans un quartier calme, près de l'école et de la gare...
 

 

L'agent immobilier confesse toutefois les raisons de ce prix : la maison est hantée depuis le jour où, par une nuit sanglante, les anciens propriétaires sont morts dans des conditions mystérieuses. Le père de famille passera outre cet avertissement. Ce ne sera pas forcément pour son bien ni celui de sa famille... La seconde histoire, elle, s'intéresse à une star du cinéma d'horreur, Kyôko Harase, qui accepte de participer à une émission télé dont le sujet est une certaine maison hantée...

Victime d'un accident de voiture après l'enregistrement, elle perd le bébé qu'elle attendait. Quelle surprise, alors, d'entendre son médecin lui annoncer peu de temps après qu'elle est finalement toujours enceinte et que la grossesse se déroule normalement... L'horreur, innommable, aurait-elle trouvé refuge dans ses entrailles ?

BD Ju-On

Avez-vous vu la série de films de fantômes japonais Ju-On, ou même les deux remakes américains The Grudge ? Si ce n'est pas le cas, vous avez tort, car le maître d'oeuvre de l'ensemble, le Nippon Takashi Shimizu, a un véritable talent de conteur d'histoire, et la sale manie de foutre les pétoches. Et comme on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même, il a lui-même adapté une partie de ses sketches en manga dessiné. Cela donne ces deux tomes secs, rapides et nerveux (250 pages au total), réalisés par deux dessinateurs différents. D'abord Miki Rinno, l'une des rares femmes, à ma connaissance, à oeuvrer dans le fantastique/horreur. Malgré son trait un peu rond, presque enfantin, elle parvient à instiller une petite atmosphère d'angoisse, pas aussi sourde que dans les films, mais disons que c'est relativement efficace. Le second tome est confié à Meimu, qui oeuvre dans un registre à peine plus adulte et réaliste, mais se montre un peu plus efficace quant au dynamisme graphique.

Mais malgré ces bons points distribués aux auteurs, force est de constater que la mise en scène n'est pas aussi efficace que dans les films, qui sont, malgré une économie d'effets assez incroyable, très forts. Pour ceux qui ne connaissent pas, Ju-On version manga est un manga court, assez agréable si vous aimez le genre, mais il ne restera pas vraiment dans les annales.

 

Spooky

 

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

 

Les Hommes en noir 2

Ben oui, c’est le titre du film, non ? Eh bien là où je l’ai vu, oui ! Bon, vous connaissez tous l’histoire, je ne vais pas... Qui a dit non ? Bon alors je raconte pour l’Ambassadeur de la planète Xiphonz, mais ouvrez vos neuf oreilles, votre Excellence, je ne vais pas répéter.


Dans les années 1970, la Princesse Loara, de la planète %*$^¤# (c’est imprononçable, vous avez remarqué ?), vient chercher refuge sur terre pour mettre un petit soleil en sécurité. Mais survient Serleena, la méchante princesse de la planète @#%$µ (ah ben non, c’est pô la même), qui l’abat. Car entre-temps, aidée par l’agent K. (Tommy Lee Jones, avec une choucroute sur la tête), Loara a renvoyé une capsule contenant le petit soleil vers sa planète. 25 ans après, Serleena revient, sous l’apparence d’un top-model (l’appétissante Lara Flynn Boyle) pour récupérer le précieux objet, qui n’a en fait jamais quitté la planète bleue. J. (Will Smith) va donc récupérer K. , redevenu Kevin, guichetier à la Poste, pour le réintégrer dans les Hommes en Noir (bah quoi, ce sont des hommes habillés en noir, non ?).
 


Comment ça, vous vous en foutez de l’histoire ? Ah ben ça tombe bien, le réalisateur, les scénaristes et les acteurs aussi ! Les effets sont comme toujours irréprochables, les créatures assez délirantes, les acteurs (le duo Smith-Jones en tête) hilarants... Je vous recommande la chevauchée par Will Smith d’un ver géant dans le métro de New York, ça vaut le détour, surtout quand l’acteur pousse les mêmes cris qu’un dingo en chaleur.

Mais le vrai héros du film, c’est Frank, oui, Frank le petit bulldog extraterrestre qui parle et qui veut devenir un Homme en Noir... Frank est une bombe sexuelle, un acteur prodigieux, avec un charisme à faire pâlir Brad Pitt lui-même... Frank est un bien meilleur Homme en Noir que Michael Jackson !


Et puis, si vous ne me croyez pas, allez voir le film, vous passerez un très bon moment !
 
 

Spooky.

 

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