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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

ROUGE DE HONTE
En 2065, la terraformation de Mars a sérieusement commencé. Des sondes contenant des algues ont été implantées sur la planète rouge. L’une d’elles ne répond plus. Une mission humaine est envoyée pour enquêter. Celle-ci est commandée par une femme (Carrie-Anne Moss, Matrix et Memento) mais ne comporte pas d’acteur de couleur. Pour le politiquement correct, c’est déjà raté. Mais lorsqu’ils arrivent à proximité de Mars, , un incident technique les oblige à quitter le vaisseau (on a beau dire, la technologie russe, ça tient mieux !), en laissant leur commandante se débrouiller pour réparer en orbite. Les gars, menés par Val Kilmer (pour le pire, Top Gun, Le Saint, L’île du Dr Moreau, pour le meilleur, je cherche encore), arrivent donc sur Mars pour niquer les martiens s’ils existent. Et deux d’entre eux meurent connement (il faut bien le dire) tandis que leur robot d’exploration, Amee, pète un processeur et se prend pour le prédateur d’Alien. Et puis vient LA révélation du film : on peut respirer sur Mars ! La cause n’est même pas crédible. Et pendant ce temps, Carrie-Anne Moss se balade en petite culotte (comme Sigourney Weaver dans Alien, tiens, tiens) dans un grand vaisseau vide. Tout juste apprend-on (un peu de manière décalée, comme si le scénario avait été achevé durant le tournage, style L’Arme Fatale 4) que Kilmer et Moss ont failli faire crac-crac durant le voyage. Le but du viril héros, alors qu’il est poursuivi par des millions d’insectes bizarres, va donc être de revenir dans le vaisseau toujours en orbite. Et par miracle, une sonde russe échouée là depuis un demi-siècle va lui en fournir le moyen (qu’est-ce que je disais !). Où l’on apprend qu’un modem américain de 2065 est compatible avec un logiciel de navigation russe de 2010...


La réalisation est plate, les arguments sont nuls, les acteurs (Val Kilmer en tête -mais ce n’est pas nouveau) plutôt inexpressifs derrière leurs casques et même sans... Il reste quelques moments sympas, comme lorsque Kilmer, au moment de quitter le sol de Mars, brandit un doigt devant la caméra en disant Fuck this planet ! Intéressant... Après le blockbuster mystique de Brian de Palma (Mission to Mars), le navet d’Anthony Hoffmann marque le deuxième rendez-vous manqué des Amerloques avec Mars. On attend donc le westernien Ghosts of Mars de John Carpenter (New York 1997, Halloween, L’Antre de la folie...) comme la dernière chance... Mais vraiment la dernière.

A voir pour les cuisses de Carrie.

Spooky.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

AU PIQUET !

“La Punition commence le 19 avril 2004” menaçait l’affiche américaine de cette nouvelle adaptation cinématographique de The Punisher, un comic book Marvel qui avait déjà fait l’objet d’un film en 1989, avec Dolph Lundgren dans la peau du justicier de New York. Pour Avi Arad, producteur de ce nouveau Punisher, la punition fut douloureuse : après un démarrage correct, les entrées du film s’effondrent, et il ne totalise finalement que 32 millions de dollars de recettes au box-office US, pour un budget de 33 millions. Et de notre côté de l’Atlantique, la sanction fut plus rude encore, puisque le film a quitté la majorité des écrans au bout d’une semaine d’exploitation à peine. Punition sévère, mais juste : disons-le tout de suite, The Punisher est un film raté. Sur le papier pourtant, il y avait quelques raisons d’espérer : le film prétendait s’inspirer de la dernière série en date des aventures du Punisher, celle du scénariste Garth Ennis, qui n’est pas le plus mauvais dans son genre ; pas de tête de veau célèbre comme Ben Affleck dans le rôle-titre ; quelques noms intéressants au casting, comme John Travolta dans le rôle du méchant, Roy Scheider (Les Dents de la Mer), la gracieuse Rebecca Romijn-Stamos (Femme Fatale, X-Men) ou encore Laura Harring, qui nous avait tant émus dans Mulholland Drive avec ses gros nich… euh, je veux dire, avec son immense talent d’actrice. Malheureusement, le nom du réalisateur faisait moins rêver. Il faut croire que les réalisateurs un peu branchés qu’on embauche habituellement pour tourner les adaptations de BD étaient tous occupés ailleurs. Donc, en lieu et place de Bryangleellermosam Del Toraimynger, c’est Jonathan Hensleigh qui s’y colle pour son premier passage derrière la caméra, après avoir signé bon nombre de scénarii “mémorables” pour les couillonnades dont Jerry Bruckheimer nous régale chaque été, des Ailes de l’Enfer à 60 secondes chrono en passant par Armageddon. Ah, oui, là, d’un coup, Laura Harring ou pas, ça donne moins envie de voir le film.


Mais résumons un peu. Frank Castle est un agent du F.B.I. sous couverture. Lors d’une de ses missions à Tampa, en Floride, le fils d’un riche homme d’affaires légèrement gangster sur les bords, Howard Saint, est abattu. Pour se venger, Saint décide alors de faire massacrer Castle et toute sa famille au grand complet. Mais en bons méchants de cinéma, les hommes de main de Saint, après avoir consciencieusement mitraillé femmes, enfants et vieillards, abandonnent le corps de Frank sans s’assurer qu’il est bel et bien mort. Évidemment, Frank n’est que blessé. Alors qu’il n’a vu aucun médecin pour soigner les 3 balles qu’il a pris dans le corps, et qu’il a passé des semaines à vivre comme Tom Hanks dans Seul au Monde, il revient en pleine forme et tout en muscles à Tampa, et décide de se venger à son tour, en éliminant Saint et tout son gang.

Ceux qui connaissent le comic book ont déjà dû constater, à la lecture du résumé, qu’on avait affaire là à une adaptation pour le moins “libre”. Il faut dire que si l’on vise le plus large public possible, le Punisher n’est pas le héros le mieux choisi, et il convient donc de l’aseptiser au maximum… mais du même coup, ça lui enlève évidemment toute personnalité, tout ce qui peut le différencier des héros classiques. Loin du psychopathe impitoyable, sadique et sanguinaire de la BD, qui semble de plus en plus tuer par plaisir plutôt que par un réel désir de combattre le crime, ce Frank Castle-là est un homme blessé, qui a vu mourir TOUTE sa famille, ne va faire justice lui-même qu’après avoir constaté que les autorités ont refusé de punir ce crime, ne tue ses adversaires qu’en état de légitime défense. Il fait moins de victimes en 2 heures de film que son homologue d’encre et de papier n’en fait en 2 planches de BD. Un vrai gentil de cinéma, quoi, garanti 100% générique ; rien à voir avec l’authentique Punisher. Tenez, pour tout vous dire, ça peut vous paraître un détail, mais le nom-même de “Punisher” n’est prononcé qu’une seule fois dans le film, à la toute fin, et le personnage ne porte son fameux t-shirt à tête de mort, emblème du Punisher, que 5 minutes en tout et pour tout. Le film renonce même à tout aspect fantastique ou S.-F., histoire de s’éloigner encore plus de la bande dessinée et de s’affadir un peu plus.

The Punisher devient donc une énième histoire de vengeance banale, un film d’action dépourvu de toute originalité. Le scénario faiblard ne nous épargne aucun des poncifs du genre, les dialogues sont crétins, les scènes d’action sont platement filmées, la bande-son sans intérêt nous inflige quelques mauvais titres de musique de jeunes qui fait du bruit (uniquement là pour justifier la sortie d’une compilation estampillée Music From and Inspired by the Motion Picture, dont 90% des morceaux ne figurent évidemment pas dans le film)… Thomas Jane, l’inconnu qui incarne Frank Castle, nous ferait presque regretter son prédécesseur Dolph Lundgren, dont l’air menaçant avait le mérite de donner un semblant de crédibilité au personnage malgré son jeu d’acteur limité. Thomas Jane n’est guère plus expressif que le colosse suédois, et affiche en permanence un air contrit de petit teckel qui s’est coincé les testicules dans une porte, qui ne le rend guère convaincant dans un rôle de vengeur ténébreux. Cela dit, signalons à celles d’entre vous qui craqueraient pour ses pectoraux, sa tablette de chocolat ou sa mine de chien battu qu’elles peuvent le retrouver dans Peur Bleue au vidéoclub le plus proche. Bref, un film ennuyeux et sans intérêt, qui n’intéressera pas plus les fans du Punisher que les amateurs de films d’action.

Toxic.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

PRISONNIERS DU GLAND

Richard Donner est quelqu’un de drôle. Si l’on se réfère à son interview donnée à l’Ecran fantastique n°242 d’avril 2004, « il y a encore peu de temps, personne n’aurait imaginé pouvoir envoyer un fax ! Il n’est donc pas évident de convaincre les acteurs et les spectateurs qu’on peut se transposer facilement dans le temps. » Bon, Richard, tu es au courant que le fax existe depuis 15 ans, j’espère… Ah, et les acteurs s’en foutent de croire ou pas au voyage dans le temps, il suffit que les spectateurs y croient, eux. On continue. « Le fait que les personnages, y compris ceux de 1357, parlent un anglais contemporain, n’est pas étonnant, parce que Michael Crichton a mis en place dans son livre un dispositif pour que tout le monde parle la même langue. » En gros, on a du pot que ça se passe en Dordogne au Moyen-Age, quand les gens y parlaient l’ancien anglais ; quant à la modernité de la langue, je ne vois pas trop la finesse, là… « Le livre présente toute l’aventure à la manière de Jurassic Park : des gens veulent utiliser le voyage dans le temps à des fins purement commerciales. Dans le film, il s’agit d’une mission de sauvetage. » Mais c’était déjà l’argument du bouquin, ça ! « le tournage a pris du retard, car nous avions trouvé des paysages extérieurs en Angleterre et au Pays de Galles, mais la région a été touchée par la fièvre aphteuse. Nous avons ensuite trouvé une région fabuleuse, une forêt près de Berlin… Puis le 11 septembre est arrivé. Du coup, nous ne voulions plus tourner ça en Allemagne (ndlr : ????), alors nous sommes revenus aux Etats-Unis, mais la grève des acteurs est survenue à ce moment-là. Nous avons finalement tourné à Montréal. » Eh, les mecs, vous étiez au courant que l’histoire se passait en Dordogne, et que les décors naturels sont restés à 90 % en l’état depuis 1357 ? «  Un jour, alors que l’on tournait dans une grande ferme isolée, sans route, une pluie torrentielle est survenue, doublée d’une température glaciale. On avait vraiment l’impression d’être en 1357 ! » Bon, c’est sûr qu’il n’y a plus de pluie, ni d’hiver au XXIème siècle, Ritchie chéri. « En me documentant, j’ai appris que les combats de l’époque était menés par des gars durs et saignants, un peu comme si aujourd’hui on se battait à coup de batte de base-ball. A l’époque, c’était une question de vie ou de mort, sans tout le cérémonial cinématographique rajouté d’habitude… » La vache ! En voilà au moins un qui aura appris qu’il y a eu des combats au Moyen-Age en Europe, c’est génial le cinéma !

Allez, une petite dernière pour la route : « Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les scènes de bataille ne sont pas les plus compliquées avec une équipe compétente et une bonne documentation, il suffit de mitrailler avec la caméra une fois dans l’action ! » Il serait pas un peu feignant le père Donner ? C’est un rigolo, je vous dis. Ou alors il commence sérieusement à yoyoter de la touffe. Rappelons quand même qu’il a réalisé Superman et les quatre Arme fatale. Finalement, ça me fait un peu peur à moi, tout ça, avant d’avoir vu le film…



Six mois après avoir lu cette critique, j’ai enfin le courage de louer le DVD de ce film, qui me fait très peur. On est quand même loin du naufrage intégral. Contre toute attente, les décors sont assez bons, ainsi que la plupart des costumes. Bon, passons sous silence la forêt de sapins pas très périgourdine, mais il faut reconnaître que les équipes artistiques ont fait du bon boulot. Ce qui n’est pas le cas du reste de la production. Le film passe sous silence des passages entiers du roman (très bon, lisez-le) de Michael Crichton ; on se retrouve avec pas mal de raccourcis un peu idiots. Les acteurs, la “star” Paul Walker (l’honnête Une Virée en Enfer et 2 Fast 2 Foirous) en tête, sont quant à eux complètement transparents, mis à part Gerald Butler (Dracula 2001, Le Règne du feu...) et le trop rare Lambert Wilson, qui joue ici un Français, avec classe. Il faut dire que le réalisateur semble les laisser en roue libre, ce qui n’est pas forcément bon avec des acteurs relativement peu chevronnés... A la vision des suppléments du DVD, on comprend mieux : le réalisateur s’y montre à la fois laxiste, je-m’en-foutiste et tyrannique. Pire, il se permet, devant une caméra de documentariste, de débiner certains de ses collaborateurs les plus précieux. Un grand homme, Richard Donner... On comprend pourquoi un message, au début de ces bonus, indique que le studio, la Warner, ne partage pas forcément les propos tenus sur la galette... Le film n’est sorti que deux ans après son tournage, après de nombreux problèmes, semble-t-il. On comprend un peu pourquoi. C’est bien dommage, car l’oeuvre de Crichton, l’un des meilleurs écrivains de notre époque, mérite mieux, bien mieux...

Spooky.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

FOOTAGE (=PRISE DE VUES EN ANGLAIS) DE GUEULE
Vous souvenez-vous de ce film que l'accroche annonçait "aussi flippant que Scream", "aussi tordu que Usual suspects" et dont l'affiche n'était qu'un gros plan de I'héroïne écrasant une larme sur fond noir ? Certains d'entre vous l'ont sûrement vu, suivant le principe du mouton de Panurge. En fait le succès du film repose sur une stratégie commerciale ultramoderne et racoleuse : rumeurs sur Internet et informations scénaristiques aussi sybillines que pour un film de Luc Besson. En 1994, trois apprentis cinéastes partent réaliser un documentaire dans la forêt des Black Bills, à la recherche de la sorcière de Blair. Ce sont les prises de vues de leurs deux caméras que nous voyons à l' écran. Ce prétexte explique la mauvaise qualité de l' image (dans le genre, Henry, Portrait of a serial killer, était cent fois mieux maîtrisé) et les décors "cheap" du film. Voilà donc nos post-ados en balade dans une charmante forêt, perdant connement leur chemin et en proie à des hallucinations surtout auditives. Car on ne voit rien. et des petits bonshommes de bois pendus aux arbres ne me font pas vraiment peur. L'instigatrice de l'expédition révèle (trop ?) Vite son hystérie latente (Heather Donahue vient d'ailleurs d'être élue pire actrice de l'année) et ses deux compères sont des irresponsables de bout en bout (l'expression cervelle de moineaux correspond d'ailleurs à merveille à ces deux crétins).


On comprend pourquoi le film a fait 100 millions de dollars de recettes aux Etats-Unis, car on y voit trois jeunes adultes américains typiques céder à leur nature débile. Les deux réalisateurs-businessmen du Projet Blair Witch s'y montrent très doués pour filmer des tas de feuilles et de cailloux. Ce film est l'une des plus grandes escroqueries de l'histoire du cinéma, avec peut-être le Godzilla de Roland Emmerich, moins sournois.

Spooky.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

BURTON, PARCE QUE JE LE VAUX BIEN
Et voilà donc le blockbuster de Tim Burton, le déifié réalisateur des deux premiers Batman, de Beetlejuice, d'Edward aux mains d'Argent... On attendait beaucoup du remake (inutile ! inutile !) du chef-d'œuvre de Franklin J. Schaffner (1969), et la montagne a accouché d'une souris !
Un astronaute (Mark Wahlberg, Boogie Nights) suit son chimpanzé dans une espèce de trou noir et se retrouve sur une planète où les hommes sont les esclaves des singes. Il va s'attacher à les faire se révolter contre leurs pérsécuteurs. Proche de l'intrigue du roman originel de Pierre Boulle, cette nouvelle mouture pêche dans bien des domaines : un scénario approximatif, une réalisation balourde (y'a pas d'action, un comble pour ce type de film) et même des personnages inutiles !


J'en veux pour exemple la fille du chef des humains (le mannequin Estella Warren), au demeurant pas désagréable à regarder, qui passe son temps à lancer des regards de jalousie vers la femme-chimpanzé-scientifique de service (Helena Bonham Carter, Frankenstein), amoureuse du bel étranger. Et quand elle a une scène, c'est celle des adieux à la fin. La belle gonfle sa poitrine, s'avance vers l'astronaute et... Clap de fin de Tim Burton.

Bref un projet casse-gueule de A à Z, et qui s'est viandé lamentablement. A retenir néanmoins, l'interprétation outrageuse de Tim Roth (Pulp Fiction) en général gorille avide de pouvoir.

Spooky

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

CARAÏBES GEL DOUCHE
Une attraction Disney, le producteur "bourrin" Jerry Bruckheimer (Pearl Harbor, Armageddon…), l'acteur indépendant Johnny Depp, le réalisateur de La Souris et du Cercle… Drôle de melting-pot que ce Pirates des Caraïbes - La Malédiction du Black Pearl. Projet casse-gueule en puissance, ce film de pirates nous montre un pirate -presque- de pacotille, le capitaine Jack Sparrow (Depp, prodigieux une fois encore) aux prises avec son ancien équipage mutiné, mené par Barbossa (Geoffrey Rush, Quills), affligés d'une terrible malédiction. Ceux-ci ont enlevé Elizabeth Swann (Kiera Knightley, Joue-la comme Beckham), fille du gouverneur d'une île caraïbe. Un jeune forgeron, William Turner (Orlando Bloom, l'elfe Legolas du Seigneur des Anneaux), qui en est épris, part à la poursuite du Black Pearl, le vaisseau mythique commandé par Barbossa ; le jeune homme sera aidé par Sparrow.


Incroyable mais vrai, la mayonnaise prend, et la magie du cinéma opère totalement sur le grand écran. Rythme enlevé, scénario assez cohérent, personnages bien campés, réalisation sobre et inventive, décors et musique efficaces, tous les éléments concourent à un très bon film, un futur classique du genre. Probablement l'un des trois meilleurs films de pirates de tous les temps. Car, en plus d'une histoire de pirates somme toute assez classique, les scénaristes ont introduit un élément fantastique (des morts-vivants) permettant des finesses narratives et des passages à effets spéciaux fort réussis. Mené par un Depp exceptionnel, truffé d'humour et de clins d'œil à l'attraction originale des parcs Disney, voici un très bon divertissement. A noter que grâce à Johnny Depp, on voit pour la première fois à l'écran un pirate gay au cinéma (opinion largement discutée à la sortie de la salle).

Spooky

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Jeux

Avec la sortie récente de Cloverfield et mon envie irrépressible d'aller le voir tout en pressentant que ça va être nul, il est temps d'avouer un autre de mes péchés mignons, après l'achat compulsif de jeux moisis sous prétexte qu'ils sont pas chers : moi, les monstres géants qui rasent des villes, ça me fascine complètement. Et l'un de mes regrets en matière de jeu vidéo est de n'avoir jamais joué au mythique jeu d'arcade Rampage. Pourtant, en 21 ans, le titre a connu des portages, adaptations et suites sur à peu près toutes les machines de jeux existantes, et peut-être même sur Mac, c'est dire. Mais comme chaque fois, la presse spécialisée les descend, j'hésite à en acheter.

En tout cas, la longévité de Rampage hors des salles d'arcade est doublement étonnante, d'abord parce qu'il continue d'en sortir malgré des avis désastreux dans la presse, et ensuite parce que malgré le fait qu'il y ait visiblement un public de joueurs avides de jeux de monstres géants, la licence Rampage n'a quasiment aucune concurrence dans ce domaine. Certes, de par le passé il y a eu un Ultraman ou deux King of the Monsters, et de temps en temps débarque un Godzilla.  Mais dans l'ensemble, très peu d'alternatives à la série de Midway.


Le jouissif War of the Monsters sur PS2 avait été une fort bonne surprise dans ce domaine, et j'étais assez curieux de tester également ce I Was an Atomic Mutant! Néanmoins, avec sa jaquette moche, sa sortie directement en gamme budget et sa descente dans des catégories de prix de plus en plus basses, généralement réservées aux merdes invendables, j'ai longuement hésité. L'ayant finalement trouvé à moins de 2 €, et le comeback sur PS2 d'Ultraman n'étant pas destiné à s'exporter hors du Japon, j'ai sauté le pas...


La 1ère chose qui frappe quand on lance le jeu, c'est que ses créateurs se sont donné du mal pour être à fond dans le trip "hommage aux films de monstres des années 50" au niveau de la présentation. Les menus, la musique, les fausses affiches et fausses bandes-annonces qui présentent chaque monstre, la possibilité de jouer comme si l'image était projetée sur un écran de drive-in, on sent le travail de vrais fans du genre, pas la petite merdouille bâclée par de pauvres informaticiens des pays de l'Est payés une misère pour produire à la chaîne des cacas destinés à sortir directement en gamme budget pour les supermarchés.


Malheureusement la partie ludique elle-même n'est pas franchement à la hauteur
de cette présentation très réussie. Non pas que le jeu soit carrément mauvais, mais disons qu'il révèle très vite ses limites. Il n'y a que 4 monstres (la femme de 50 pieds, le lézard façon Godzilla, le robot et le cerveau flottant), chacun a relativement peu d'attaques disponibles, ils se jouent tous grosso modo de la même façon, il n'y a aucune nouvelle créature à débloquer, on ne peut pas jouer en multi contre d'autres joueurs contrôlant d'autres monstres, et le jeu consiste simplement à raser intégralement une ville par niveau sans se faire buter par l'armée. Et au début, c'est vrai que c'est amusant, malgré le gameplay basique et les graphismes moyens. Les contrôles sont simples et répondent bien, piétiner la foule et abattre les immeubles est défoulant, et l'hommage aux séries B/Z à l'ancienne continue de façon sympathique et humoristique. Mais c'est tout, et ça manque cruellement de variété. On rase une ville, on passe à la suivante, on démolit encore tout, en utilisant la même poignée d'attaques disponibles, on passe à la suivante, etc, jusqu'à être finalement terrassé par les attaques de tanks et d'avions, chaque niveau étant bien entendu plus difficile que le précedent. Ca aiderait s'il y avait plus de monstres, si les différences entre les uns et les autres étaient plus marquées, s'il y avait un objectif particulier à atteindre et pas seulement "faire le plus gros score possible avant le game over", mais hélas, ce n'est pas le cas.

Bref, un pur jeu d'arcade old school, bien fun, mais beaucoup trop répétitif. Ca reste un produit honnête et vu son très bas prix, l'amateur de monstres et de jeux d'arcade en aura pour ses 2 euros, le jeu procurant grosso modo autant de temps de divertissement que 2 euros dépensés dans une salle d'arcade, avant de lasser totalement.

 
Toxic

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Jeux

Je n'ai jamais vraiment été fan de Star Trek, mais quand j'ai vu un jeu pour DS dont le titre incluait le mot "tactical" pour seulement 14,99 €, je me suis dit que ça pouvait être intéressant de tenter le coup, Star Trek ou pas. Je croyais alors qu'il s'agirait d'un jeu de stratégie où l'on contrôlerait des flottes entières dans des batailles épiques.

Mais en fait non, pas du tout. Star Trek: Tactical Assault est un jeu de combat spatial, vraisemblablement qualifié de "tactique" parce qu'il ne ressemble pas à un shoot'em up 3D à la Rogue Squadron : ici les affrontements sont moins furieux et la configuration des différents vaisseaux vous amènera à livrer bataille plutôt à la manière d'un capitaine de navire lors d'une attaque de pirates qu'à la manière d'un Ewan McGregor dans un film pourri.

En effet, il est impossible de tirer à répétition avec vos "phaseurs" (oui c'est Star Trek, il n'y a pas de laser) et torpilles à photons : chaque arme a un temps de rechargement assez long. On passe donc les combats à se tourner autour avec l'adversaire, tirer avec les canons de babord, manoeuvrer pour tirer avec ceux de tribord pendant que ceux de babord rechargent, manoeuvrer encore pour lancer la torpille de la poupe... Et tout ça en prenant en compte l'état des boucliers : par exemple, pour éviter de se prendre des photons dans le cul à cause de boucliers arrière trop endommagés, mieux vaudra se débrouiller pour n'exposer que ses flancs ou sa proue lors de sa manoeuvre (à condition que les boucliers y soient en meilleur état), du moins jusqu'à ce que l'ennemi ait lui-même déchargé ses armes. Ah oui c'est un peu compliqué, d'où le côté "tactique", et ça rappelle plus Sea Dogs que la série des X-Wing ou Freelancer. Ce qui a son charme aussi.

Situé à l'époque de la série originale, le jeu décevra peut-être certains fans au sens où vous n'y retrouverez pas les personnages bien connus, Adama, Starbuck, Jabba, Gandalf et toute la fameuse clique. Certes il est fait mention du capitaine Kirk et de l'Enterpise dans les dialogues, mais vous ne verrez ni l'un ni l'autre. Les trekkies apprécieront néanmoins d'entendre la vraie voix de Shatner dans l'intro annonçant que l'espace, c'est grand et plein d'étrangers. Mais après ça, plus de Kirk, le scénario vous place dans la peau d'un officier de la Fédération tout juste sorti de l'Académie. Les différentes factions cohabitant notre galaxie ont signé une trève, mais la paix étant peu propice aux jeux de combat, rapidement il faudra en découdre avec les Klingons et les Romuliens pour éviter que la guerre n'éclate pour de bon, en déjouant le complot visant à replonger la galaxie dans le chaos.

Avec votre équipage, vous contrôlerez successivement plusieurs types de vaisseaux de plus en plus gros et puissants, démarrant d'une petite frégate faiblarde pour finir aux commandes d'un croiseur lourd (du même type que l'USS Enterprise), au cours des 15 missions d'une campagne qui réserve quelques petits rebondissements scénaristiques et à l'issue de laquelle vous débloquerez la seconde campagne, celle des Klingons, basée sur le même principe (on démarre dans un petit vaisseau et on gravit les échelons de la flotte) et un scénario similaire (un jeune capitaine doit démasquer une conspiration qui menace l'alliance avec la Fédération) et qui comporte pour sa part 16 missions.
 

Le jeu a le mérite de proposer un gameplay original, d'un type rare voire inédit sur DS. Et passé le moment d'adaptation, on se prend au jeu et on enchaîne les missions sans voir le temps passer. Le scénario, s'il ne casse pas des briques, pimente pas mal les combats (même pour quelqu'un qui n'est pas fan de Star Trek) et donne au jeu une petite dimension "aventure" car il permet, dans certaines missions, de choisir différents embranchements. Allez-vous sagement obéir à un politicien louche tel que le haut commandement l'a ordonné, ou allez-vous mener votre petite enquête personnelle pour vous assurer du bien fondé de votre mission ? Allez-vous lancer une offensive tout seul pour vous couvrir de gloire après avoir détecté une faille dans la défense adverse, ou allez-vous attendre les renforts pour éviter de mettre la mission en péril ? Vos choix entraînent différents résultats, qui vous apporteront une récompense plus ou mois importante après chaque niveau. En effet, à chaque victoire, vous remportez des points de compétence à allouer à votre équipage et qui permettent par exemple d'augmenter la vitesse ou la maniabilité de vos vaisseaux, la puissance de vos torpilles, ou bien encore de réduire le temps de chargement  des phaseurs.

Si ces bons points donnent un charme certain au titre, ils convient néanmoins de signaler les points noirs qui pourraient faire hésiter certains à débourser leurs 15 euros. Premièrement, les amateurs de shoot spatial pourront être déçus par ce gameplay "lent" où l'on passe tant de temps sans pouvoir attaquer, simplement à manoeuvrer son appareil pour se positionner le mieux possible par rapport aux adversaires le temps que les armes soient chargées. C'est clair que si vous voulez de l'action, il faudra préférer un titre comme StarFox Command (prochainement testé ici). Autre déception, les commandes au stylet répondent de façon extrêmement imprécise, amenant rapidement le joueur à les délaisser complètement au profit de la croix et des boutons (qui eux, répondent bien, par contre, pas de souci) ; c'est pas la mort, mais c'est clairement du portage de jeu conçu pour une autre console (c'est un jeu PSP) avec des contrôles au stylet plaqués dessus à la va-vite, pas une vraie version repensée pour la DS, et c'est quand même un peu dommage. Ajoutons aussi que les graphismes ne sont pas de la plus grande finesse, ce qui ne serait pas si grave si la représentation des planètes n'était pas carrément ridicule : si on s'en approche, on a juste l'impression de flotter juste à côté d'une grosse orange, pas au-dessus de l'atmosphère d'une immense planète, ça la fout quand même assez mal. Et pour finir sur les défauts (en tout cas les plus gros), la difficulté du jeu est mal dosée, et à l'exception de quelques missions très frustrantes, dans l'ensemble le jeu est trop facile et n'offre pas beaucoup de "rejouabilité" une fois terminé.

Bref, à 15 euros et à condition que le gameplay "tactique" ne vous rebute pas, c'est quand même un achat que je conseille (d'autant plus si vous possédez un "rumble pak" pour la DS : c'est l'un des très rares titres qui l'utilisent). Au-delà de ce prix, ou si vous cherchez un titre plus "nerveux", vous risquez la déception.

Toxic


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Publié le par Ansible
Publié dans : #Jeux
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Commencée sur Super Nintendo sous le titre Starwing (du moins en Europe), la série StarFox fait gentiment son petit bonhomme de chemin sur les diverses consoles Nintendo depuis une quinzaine d'années, un peu à l'ombre de franchises plus connues de la marque comme Mario et Zelda. Ce nouvel épisode sur DS est à la fois un retour aux sources puisqu'il ne propose plus que du shoot dans les airs et l'espace (finies les séquences en véhicule terrestre ou à pied) et une tentative d'y ajouter une nouvelle dimension, puisque outre le pilotage des appareils, vous devrez désormais gérer le déploiement stratégique de vos unités sur le chamb de bataille.

Le scénario, plutôt convenu, amène le héros Fox McCloud à reformer l'escadrille Star Fox pour affronter une nouvelle menace, les Anglars. De planète en planète, on va retrouver ses compagnons éparpillés et libérer les villes et bases tombées sous la coupe de l'envahisseur. Après avoir finir le jeu une première fois, en recommençant une partie le jeu vous laissera le choix entre plusieurs embranchements après chaque mission, ce qui permettra de visiter de nouvelles planètes et de faire évoluer l'histoire dans de nouvelles directions pour débloquer l'une des 9 fins différentes.

Le jeu lui-même se scinde en deux phases. D'abord, on vous donne une carte de la zone à "sécuriser". Avec le stylet, vous pouvez dissiper une partie du brouillard de guerre en frottant dessus, pour faire apparaître les bases et escadrilles ennemies, puis tracer le plan de vol de vos chasseurs. Si vous en avez en stock, vous pouvez envoyer des roquettes à l'adversaires pour détruire des escadrilles entières sans combattre. Puis vous lancez le 1er tour de jeu et, si le chemin de vos chasseurs rencontre celui de l'ennemi, ou une base, vous pourrez lancer la deuxième phase de jeu, la phase classique, le combat aérien, pour résoudre les différents affrontements. Le combat se fait sur des aires limitées, dans lesquelles il faudra chaque fois éliminer un type d'ennemi bien précis pour pouvoir continuer, les autres vaisseaux n'étant là que pour vous mettre des bâtons dans les roues. Le vol se dirige intégralement au stylet, les boutons ne servant qu'à utiliser votre arme principale (même les bombes sont à lancer au stylet) ; c'est un peu déroutant au début, et le système de boosters et rétro-fusées ne répond pas vraiment à la perfection, mais à part ça, c'est plutôt bien fait et finalement, on s'habitue assez vite. Pour le reste, c'est du StarFox classique, et plutôt facile, les ennemis n'étant pas très coriaces. Et une fois les combats de vos différents chasseurs terminés (que vous ayez gagné ou non), le tour s'achève et vous revenez à la carte stratégique pour un 2ème tour, le but étant au final de nettoyer le niveau dans le nombre de tours imparti tout en évitant qu'une escadrille ou un missile adverse n'atteigne votre vaisseau-mère.

Au gré de vos rencontres, vous serez amené à piloter divers chasseurs, chacun ayant ses forces et faiblesses ; ainsi l'appareil de Slippy le crapaud est très solide mais n'a pas de verrouillage laser, celui de Falco l'oiseau en revanche a un laser à verrouillage multiple mais moins de blindage, Panther ne peut tirer à répétition mais fait des dégâts plus importants, etc, etc. A vous de voir, en fonction des disponibilités de l'équipe évidemment, lesquels sont à lancer à l'assaut d'une base, à la poursuite d'un missile ou en duel contre un boss.

Plutôt facile à prendre en mains et représentant un genre rare sur la DS, le jeu séduit assez vite, mais malheureusement ne tarde pas à lasser faute d'offrir plus de variété au joueur. Rapidement on se retrouve à refaire toujours les mêmes choses contre des ennemis similaires, avec des changements de décor pas toujours suffisamment flagrants pour qu'on les remarque beaucoup. Offrir plusieurs fins différentes est une manière, commune certes, mais toujours aussi agaçante d'augmenter artificiellement la durée de vie du jeu en forçant à rejouer plusieurs fois de suite à la même chose. Et si le jeu est globalement trop facile, il est vraiment frustrant de traverser parfois 5 niveaux de suite les doigts dans le nez avant de se retrouver bloqué connement contre un boss archi-pénible.

Le multi peut offrir une petite alternative sympa au mode Campagne, à condition d'y jouer en réseau local (une seule cartouche suffit) ou avec des amis en wifi, parce qu'à part ça, le jeu en réseau mondial souffre du même défaut que les autres jeux DS offrant cette option : faute de pouvoir repérer et signaler les mauvais perdants, on se retrouve constamment face à des adversaires se déconnectant en cours de partie juste pour éviter d'ajouter une défaite à leurs statistiques.

Au final, si comme moi vous pouvez le trouver en solde à 10 euros, le jeu offre quand même suffisamment de divertissement pour valoir le coup si vous êtes amateur de combat spatial et que vous êtes déjà lassé de Star Trek: Tactical Assault. A 40 euros malheureusement le jeu est trop court et répétitif pour être vraiment considéré comme un bon investissement.


Toxic


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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

PAS SI NOIR QUE CA…
Pitch Black est la bonne surprise SF de cet été 2000. Prototype du petit film sans prétention, il ne peut qu’agréablement surprendre. Réalisé par le méconnu David Twohy (le très bon The Arrival, dont le sujet était l’invasion extra-terrestre), cette série B est à classer dans la catégorie « bon petit film ». Un vaisseau, suite à une défaillance électronique (même dans la SF, Microsoft fout la merde), s’écrase sur une planète inconnue. Seule une dizaine de personnes survit au krach, dont un dangereux tueur nyctalope (qui voit dans l’obscurité), qui profite de la confusion pour s’échapper. La planète est éclairée par trois soleils, dont la conjonction imminente avec la planète va provoquer une éclipse qui n’a lieu que tous les 22 ans. L’obscurité libère des créatures affamées et cauchemardesques. Entre-temps l’équipage a découvert une colonie humaine et surtout une nacelle de sauvetage. Mais il leur faut parcourir deux kilomètres à couvert dans la nuit noire pour pouvoir la rejoindre avec les batteries adéquates…


Sur un canevas ultra-classique, dans la lignée directe d’Alien, le film tient en haleine pendant une bonne heure et demie, porté par l’interprétation de Vin Diesel (le tueur Riddick, vu dans le Soldat Ryan), Cole Hauser (le chasseur de primes camé) et surtout la jolie Radha Mitchell, qui joue là le pilote du vaisseau écrasé (c’est pas de sa faute, elle était dans un aquarium quand ils se sont viandés). Les effets spéciaux sont plutôt bons, et le rythme est soutenu, jusqu’au final qui est plutôt surprenant. A noter qu’une préquelle est en production, qui raconterait les aventures de Riddick.

Spooky.

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