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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Arthur Kipps, jeune notaire à Londres, est obligé de se rendre dans le petit village perdu de Crythin Gifford pour régler la succession d’une cliente récemment décédée. Dans l’impressionnant manoir de la défunte, il ne va pas tarder à découvrir d’étranges signes qui semblent renvoyer à de très sombres secrets. Face au passé enfoui des villageois, face à la mystérieuse femme en noir qui hante les lieux et s’approche chaque jour davantage, Arthur va basculer dans le plus épouvantable des cauchemars…

 

Premier film de l'ère post-Harry Potter pour Daniel Radcliffe, ce film prend pied dans une région reculée d'Angleterre, au début du XXème siècle. Marécages, brume, vieux manoir... Tous les ingrédients du thriller horrifique à tendance gothique sont là. Sous la houlette de James Watkins (Eden Lake, The Descent part 2), le film adapte un roman de Susan Hill datant de 1983, lequel reprend un motif récurrent de la culture gothique, la maison hantée par une dame en noir dont la vision signifie l'approche de la mort violente d'un enfant. Voulant éviter le format victorien traditionnel, Watkins a tourné en 2.35, un format que l'on retrouve dan sles westerns, et qui permet une vision plus panoramique.

 

Radcliffe, présent dans 98% des plans du film, le tient, et plutôt bien, sur ses épaules. Son jeu est très nuancé, et son apparence frêle fait merveille à coté du vétéran Ciaran Hinds (Game of Thrones, There will be blood, Calendar Girls).

 

Un bon film, sans plus toutefois.

 

Spooky

 

 

 

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

La planète Mars a nourri l'imaginaire de générations entières d'auteurs de romans, de scénaristes de cinéma, et d'auteurs de bande dessinée, les uns adaptant parfois les autres. Ne serait-ce qu'au cinéma, sur ces 15 dernières années, on pourrait citer Ghosts of Mars, Red Planet, Mission to Mars... Voici donc Seul sur Mars, dernière réalisation en date de Ridley Scott.

 

Le moins que l'on puisse dire est que j'étais circonspect, pour ne pas dire méfiant. L'imposture artistique que l'on appelle aussi Prometheus (et qui va connaître une suite encore plus proche d'Alien... soupir) m'avait convaincu qu'il n'était plus dans le coup, qu'il sucrait sévèrement les fraises. Rappelons qu'il aura 78 ans dans quelques jours, quand même. Pourtant on ne peut pas oublier le réalisateur "visionnaire" du premier Alien, de Blade Runner, de Legend ou de Thelma et Louise. Du côté des déceptions, citons 1492, Christophe Colomb, G.I. Jane - A armes égales, Gladiator (mais oui !) ou Kingdom of Heaven. Et je ne cite là que les films que j'ai pu voir. Non que son génie filmique soit remis en cause, mais comme le signale un ami, Scott est juste incapable de discerner un bon scénario d'un mauvais, le résultat tient donc de la loterie en termes d'histoire...

 

Lors d’une expédition sur Mars, l’astronaute Mark Watney (Matt Damon) est laissé pour mort par ses coéquipiers, une tempête les ayant obligés à décoller en urgence. Mais Mark a survécu et il est désormais seul, sans moyen de repartir, sur une planète hostile. Il va devoir faire appel à son intelligence et son ingéniosité pour tenter de survivre et trouver un moyen de contacter la Terre. A 225 millions de kilomètres, la NASA et des scientifiques du monde entier travaillent sans relâche pour le sauver, pendant que ses coéquipiers tentent d’organiser une mission pour le récupérer au péril de leurs vies.

 

Ma deuxième crainte, en voyant l'affiche (Seul sur l'affiche aussi) et des bouts du synopsis, était qu'on aie une sorte de Seul au monde (avec Tom Hanks) sur Mars, c'est à dire un mec qui est naufragé et finit par discuter avec son ballon de basket qu'il appelle Jean-Louis. Ce n'est pas le cas. Bien sûr, Matt Damon est présent pendant 80% du film, et seul la plupart du temps, mais le script laisse aussi une part non négligeable à son équipe en route pour la Terre, ainsi qu'aux gens de la NASA, qui oeuvrent pour sa récupération. Entre parenthèses il commence à coûter cher à l'administration américaine Matt Damon, après Il faut sauver le soldat Ryan et Interstellar. Ça serait bien qu'il revienne tout seul la prochaine fois, Obama n'a pas que ça à faire. Bref, pour ceux qui aiment bien Jessica Chastain, Jeff Daniels, Chiwetel Ejiofor ou Michael Peña (presque à contre-emploi), on les voit un peu et ils sont aussi choyés que la méga-star qui remplit toute l'affiche. A noter que la NASA a collaboré à la conception des scaphandres spatiaux et à certains décors.

 

Parlons-en un peu, de la NASA, tiens. Il est intéressant de voir qu'il ne s'agit pas ici d'un organisme totalement dévolu au pouvoir, ni intéressé uniquement par les annonces-choc. La sobriété avec laquelle Jeff Daniels interprète son directeur y est pour beaucoup. Certains comportements de ses cadres, s'ils sont surprenants, n'en seront pas moins suivis de résultats et de sanctions... Et l'agence spatiale américaine ne pourra pas s'en sortir sans un coup de pouce extérieur... En cela j'ai retrouvé le sérieux de certains romans de Stephen Baxter.

 

Ce côté "cohérent", pour ne pas dire "crédible", on le retrouve un peu partout dans le film : dans le comportement de Watney, absolument seul pendant plus d'un an, qui craque par moments mais essaie de trouver une solution avec ses compétences et ses facultés d'adaptation (une constante chez les astronautes). De même, alors que certains en auraient profité, Scott n'en rajoute pas dans le registre "regardez, c'est bôôôô tous ces paysages et ces vaisseaux dans l'espace" ! On en retrouve pas trop sa patte, mais l'ensemble est très correctement filmé. Bon, bien sûr, il y a, comme dans la plupart des films de SF, des petites incohérences sans lesquelles l'histoire ne tiendrait pas : du chatterton magique, un vent martien qui peut tout casser sauf un cosmonaute en scaphandre, la liste peut être plus longue. Mais le summum ayant été atteint avec Prometheus, je pense qu'on peut parler de film hautement crédible en proportion. :)

 

The Martian (en VO) est donc l'adaptation du roman éponyme d'Andy Weir. C'est Drew Goddard, scénariste de Cloverfield et World War Z, qui devait le scénariser et en réaliser l'adaptation. Scott est arrivé entre-temps. Le réalisateur a voulu Damon pour le rôle principal, et a posté ses caméras en Jordanie pour les tournages en extérieurs, et en Hongrie pour certains plans intérieurs.

 

A noter un clin d'oeil amusant au Seigneur des Anneaux, puisque la réunion improvisée à la NASA pour trouver une solution est surnommée le Conseil d'Elrond, et se fait en la présence de Sean Bean, qui rappelons-le a assisté à ce fameux Conseil dans le prmier film de Peter Jackson dans le rôle de Boromir.

 

Et donc, contre toute attente, Seul sur Mars est un bon film. Pas un chef d'oeuvre, non, Scott en a réalisé deux il y a plus de trente ans, c'est déjà plus que l'immense majorité des réalisateurs. Seul sur Mars est le moins pire qu'il ait fait depuis une vingtaine d'années.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Au nord de la Suède, au bord d’un lac gelé, un pêcheur découvre dans une cabane abandonnée le cadavre torturé d’une femme. La belle Inna Wattrang était la porte-parole de Mauri Kallis, un célèbre industriel à la tête d’une multinationale minière dont l’ascension et la réussite fascinent le pays. Les indices sont minces et les deux inspecteurs de la PJ de Kiruna font appel à l’ex-avocate Rebecka Martinsson, devenue procureur auxiliaire, pour tenter d’élucider les relations troubles qui semblent unir Kallis à son employée. Mais derrière le meurtre d’Inna se profile un univers de mensonges, de haines et de faux-semblants où le Mal se tient à l’affut comme un corbeau noir…

 

Deuxième rencontre, pour ma part, avec l'oeuvre d'Asa Larsson, phénomène d'édition en Suède, après Le Sang versé. Et l'impression est, à peu de choses près, la même. Le point fort de cette série est la profondeur des portraits de ses personnages. Qu'ils soient principaux, comme l'inspecteur de police Anna-Maria Mella ou la substitut du procureur Rebecka Martinsson, ou secondaires, comme les personnages concernés seulement par cette enquête, ils font l'objet de longs passages détaillés, fort bien écrits, permettant de comprendre leur psychologie. Et la façon dont ils agissent le moment venu.

 

Mais c'est la source du principal reproche que je ferai à Asa Larsson. Qu'elle souhaite enrichir ses personnages principaux est tout à fait compréhensible. La plupart des auteurs de polar ou de thriller le font. Mais que l'on sache que tel ou tel personnage secondaire a eu un immense talent pour la peinture, et que l'on aie des détails sur ce souci pendant 50 pages me semble un peu superflu, surtout lorsque ce personnage disparaît à la fin du bouquin.

 

Certes, ce personnage -en particulier- joue un rôle déterminant lors de la séquence finale, mais une condensation de son histoire aurait peut-être été mieux vue. D'autant plus que ladite séquence finale, par ailleurs tétanisante dans ses chassés-croisés et le timing des opérations, ne dure pas plus qu'une trentaine de pages... Sur les 460 du roman, ce ratio est bien maigre, bien qu'on sache que 95% des enbquêtes de la police se déroulent dans un bureau ou lors d'entretien de témoins.

 

Malgré les qualités évidentes de psychologie dans l'oeuvre d'Asa Larsson, je ne suis pas sûr de vouloir continuer à la suivre.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Arizona, 1953. Un corps céleste déchire le ciel et vient s'écraser dans le désert. John Putnam, passionné d'astronomie, se rend sur place avec sa fiancée avant de prévenir les autorités. Il découvre un vaisseau spatial, et croit apercevoir une drôle de créature à l'intérieur avant qu'un éboulement ne recouvre l'ensemble. Plus tard il découvre que certains de ses amis semblent avoir changé de personnalité...

 

 

Premier film de Jack Arnold, qui en réalisera une flopée (l'Homme qui rétrécit, l'Etrange créature du lac noir, Tarantula...), ce Météore de la nuit voit son scénario tenir sur un papier à cigarette. Les rudiments d'effets spéciaux des extra-terrestres (qui ressemblent à des globes oculaires géants et hypniotisent leurs victimes) prêtent presque à sourire, tellement ils ressemblent aux séries de super-shériffs comme en ont produit les Japonais à une époque. De même, les acteurs sont complètement effacés derrière l'histoire, même si la jolie Barbara Bush apporte un semblant de fragilité. Mais c'est peu, heureusement que le film est bouclé en une heure et 20 minutes. Il reste les jolis paysages désertiques, avec en invité spécial un arbre de Josué.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Après Preuves d'amour et Arrêtez-moi, me voici une nouvelle fois plongé dans un roman de Lisa Gardner, et elle est en passe de devenir l'un de mes auteurs de thrillers préférés.

 

Cette fois-ci l'héroïne est Tessa Leoni, croisée dans Preuves d'amour. Devenue investigatrice travaillant pour diverses sociétés, elle se retrouve sur l'affaire de la famille d'un entrepreneur dans le bâtiment qui a été enlevée dans sa propre maison, à Boston. En l'absence de revendication et de demande de rançon pendant les deux premiers jours, Tessa est dépêchée sur place, et doit faire équipe avec Wyatt, représentant du shérif du New Hampshire qui a découvert une veste abandonnée par les malfaiteurs en pleine forêt de cet immense Etat, mais aussi avec le FBI dès lors que l'affaire est sortie du Massachusetts. Notons toutefois que DD Warren, autre personnage fétiche de l'auteure, apparaît brièvement.

 

Encore une fois Lisa Gardner fait preuve d'une analyse des compétences des différents enquêteurs qui force le respect, notamment sur leurs procédures. A côté de cela, je remarque les mêmes techniques que dans les romans précédemment cités : nous sommes dans la tête de plusieurs personnages, ici Libby, la mère de famille enlevée et qui doit subir une claustration traumatisante, d'autant plus qu'au cours de ces quelques jours de cauchemars son histoire familiale va subir quelques ajustements plutôt désagréables... Et Tessa Leoni, donc, qui deux ans après la mort de son mari, remonte la pente à la fois sur le plan personnel et professionnel. Deux personnages de femmes, avec leurs subtilités, leurs doutes mais aussi leurs convictions -mises à mal- et leurs déterminations. Autre point caractéristique, une scène d'action qui devrait mettre fin à l'histoire à une centaine de pages de la fin (il y en a 500 au total), sauf que bien sûr, les flics, malgré leur talent et leur flair, n'arrivent pas forcément quand il faut, et que le coupable, le véritable responsable de l'affaire, n'est pas celui que l'on croit...

 

Une écriture habile et subtile, des personnages à la psychologie étudiée, mais dont l'évocation sert le récit sans l'alourdir, des scènes d'action crédibles... De la belle ouvrage.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

Le hasard du calendrier fait que je me suis retrouvé les yeux dans deux très beaux ouvrages consacrés à nos greffiers préférés. Un compte-rendu s'impose.

 

 

D'une part Facéties de chats, sorties chez les Editions Margot que vous commencez à connaître si vous suivez ce blog. Sébastien Perez imagine quinze histoires des chats facétieux, et Benjamin Lacombe, illustrateur au talent immense, les met en images.

Curieux, jaloux, bouffi au sens propre, prédateur, acrobate, tous les travers des chats sont passés en revue. quelques superstitions liées aux chats sont passées en revue. On a aussi droit à une version drôlatique du maneki-neko, ce chat de la fortune qui agite la patte en direction des clients des restaurants japonais.

 

Et au milieu de tout ça, un intrus...

De nombreuses surprises, un éventail large des races les plus populaires, et un livre de toute beauté, aussi délicat que manipulateur. Félin et noble, en quelque sorte.

 

 

D'autre part Mon chat... une oeuvre d'art est un ouvrage dans lequel Amandine Labarre, illustratrice délicate, met en images des photos glanées ici et là, mettant en scène le félin dans tous ses états. L'intention est toute autre ici, puisque l'ouvrage commence par des explications sur les techniques d'illustration, mises ensuite en pratique lors de nombreux croquis (souvent détailés étape par étape), accompagnés de leurs caractéristiques techniques (technique utilisée, type de papier, taille)... Quelques magnifiques photos émaillent également l'ouvrage, rivalisant d'élégance avec les jolies illustrations, très expressives et pleines d'énergie.

Allez, une citaton : Dieu a inventé le chat pour que l'homme ait un tigre à caresser chez lui. Victor Hugo

Véritable manuel de peinture à l'usage des amateurs de chats, cet ouvrage est précieux.

 

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Dans le cadre de mon programme de rattrapage culturel filmique, je me suis attelé aussi à voir des classiques du cinéma d'horreur. Me voici donc devant The Hills have eyes, film de Wes Craven datant de 1977. Le réalisateur, auréolé d'une réputation de faiseur de peur, nous a quittés cet été.

 

En partance pour la Californie, une famille se retrouve accidentellement au beau milieu d'une zone d'essais de l'aviation américaine. Contraints de quitter leur véhicule, ils se retrouvent pourchassés par une bande de dégénérés.

 

Huis-clos comportant seulement 12 personnages, c'est un film qui avait divisé à sa sortie, son extrême violence graphique, peut-être inédite pour les années 1970, ayant peut-être contribué à sa réputation. Au fil du temps le film de Craven a acquis un statut de film-culte, encore accru par la réalisation d'un remake en 2006.

 

 

Pourtant le film a vieilli. Le son est rudimentaire, le rythme du film un peu apathique, et les looks des acteurs ancrent fortement le long métrage dans une époque qui commence à sentir le moisi. De même, la direction d'acteurs laisse à désirer, si l'on excepte des éclairs pour deux des jeunes adultes de la famille de touristes. On notera toutefois que si le film a engendré de nombreuses imitations, il n'est pas aussi manichéen qu'on aurait pu le craindre. Les survivants de la famille s'organisent, sans être des génies, pour se défendre.

 

On regrettera également une fin qui arrive de façon abrupte, quasiment au milieu de l'action, laissant le spectateur dans une certaine frustration... A noter toutefois la présence de Michael Berryman, dont le physique déformé (dû à une maladie congénitale) lui vaut d'être présent sur tous les supports promotionnels du film alors que son rôle est secondaire, et celle de Dee Wallace Stone, autre égérie du cinéma de genre (E.T., Hurlements...).

 

Bref, c'est vu.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

A la lecture du testament de leur mère, Jeanne et Simon Marwan se voient remettre deux enveloppes : l’une destinée à un père qu’ils croyaient mort et l‘autre à un frère dont ils ignoraient l’existence.


Jeanne voit dans cet énigmatique legs la clé du silence de sa mère, enfermée dans un mutisme inexpliqué les dernières semaines précédant sa mort. Elle décide immédiatement de partir au Moyen Orient exhumer le passé de cette famille dont elle ne sait presque rien…
Simon, lui, n’a que faire des caprices posthumes de cette mère qui s’est toujours montrée distante. Mais son amour pour sa sœur jumelle le poussera bientôt à rejoindre Jeanne et à sillonner avec elle le pays de leurs ancêtres sur la piste d’une mère bien loin de celle qu’ils ont connue.

 

Denis Villeneuve, réalisateur québécois, aborde à travers cette adaptation d'une pièce de théâtre de Wajdi Mouawad le délicat sujet de la guerre, des réfugiés, de la mémoire. Le récit nous amène donc dans un pays indéterminé du Moyen-Orient (mais qui pourrait être le Liban, même si le tournage a eu lieu en Jordanie), dans un temps un peu flou (si on était dans du réalisme, l'un des temps forts du film ne pourrait simplement pas exister). Il a cependant opté pour un réalisme cru dans le traitement de l'image (qui est superbe) et dans le casting, composé à 90% d'amateurs, souvent des réfugiés palestiniens ou irakiens. Lesquels se livrent un peu dans le documentaire pas du tout promo présent dans les bonus du DVD. Ce qui donne un niveau de lecture supplémentaire au film.

 

Le film tient sur les épaules de trois acteurs ; en premier lieu Lubna Azabal, française aux origines espagnoles et marocaines, qui joue la mère en fuite dans ce champ de ruines qu'est le Moyen-Orient. Elle y apporte sa fragilité, son énergie et sa subtilité. Dans l'autre "époque" se trouvent Maxim Gaudette et Mélissa Désormeaux-Poulin, tous deux québécois, tout en nuances. La mère comme la fille, enfin leurs interprètes, m'ont même déchiré le coeur sur des séquences où la caméra était posée sur leurs visages, qui réagissaient à une révélation terrible.

A voir.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

75 pages, et déjà l'envie de pleurer sous le coup d'une forte émotion. Quelques pages plus loin, une charge d'une violence jusque-là inédite contre la religion, contre toutes les religions. Et une position indéfendable pour les détracteurs. Dès son premier quart, le nouveau King part sur des bases très élevées.

 

La charge en question est déclamée par un prêtre méthodiste lors de son dernier sermon, quelques jours après que le camion d'un paysan épileptique lui ait enlevé à jamais l'amour et la présence de sa femme et de son fils âgé de neuf ans. Une séquence terrible.

 

Puis nous passons en accéléré la vie de Jamie Morton, lequel a connu le révérend Jacobs quand il était petit, et le recroisera plus tard, lorsque Charles Daniel Jacobs s'est reconverti en prêcheur évangéliste apposant d'étranges appareils sur les indigents pour les guérir. Un pouvoir qui va titiller la curiosité de Jamie, persuadé qu'il s'agit d'une supercherie. Mais ce n'est qu'une quinzaine d'années plus tard, au seuil de la vieillesse, qu'il va croiser une dernière fois la route de Jacobs, pour le sceau de leurs destins respectifs.

 

Religion, musique, électricité... Tout cela se croise et s'entremêle dans le dernier Stephen King (enfin le dernier sorti en France, puisque deux autres le sont déjà -ou presque- aux Etats-Unis à l'heure où j'écris ces lignes : Finders Creepers, suite de Mr Mercedes, et The Bazaar of Bad Ddreams, recueil de nouvelles, alors que End of Watch, fin de la trilogie amorcée par Mr Mercedes, est annoncée pour juin 2016. Pfiou.). Le tout est très légèrement fantastique, on est un peu dans la meême veine que Joyland, auquel il fait d'ailleurs un peu référence, et que j'ai trouvé meilleur. Car après la centaine de pages initiales d'un haut niveau, l'écrivain du Maine connaît un gros trou d'air, d'environ 250 pages, jusqu'à la partie finale, où cela remonte en régime, sans toutefois atteindre des sommets. Il y a toujours cette faculté à raconter des histoires, des destins hors du commun mais invisibles pour le commun des mortels. King emprunte cette fois à HP Lovecraft, dans un hommage un peu timide. A noter également qu'il se passe à Harlow, ville créée par King.

 

Un King qui, s'il n'est pas désagréable à lire, n'en est pas moins mineur.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Après le catastrophique Les Contes de Terremer, voici donc le deuxième film de Goro Miyazaki, le fils de qui vous savez, toujours sous la bannière des Studios Ghibli. La barre à atteindre est moins haute cette fois-ci : pas de grand classique de la littérature à adapter (même s'il y a eu un manga au début des années 1980), pas de personnages sortis de la tradition japonaise, pas de fantastique sous-jacent. Ici il n'y a qu'une histoire ancrée dans une certaine époque, réaliste et émouvante.

 

1963. Alors que Yokyo s'apprêt à accueillir ses premiers Jeux Olympiques, le pays est toujours en butte à l'opposition entre tenants de la tradition séculaire et partisans de la modernité. Dans une petite ville côtière, Umi est une jeune lycéenne qui aide sa grand-mère à tenir la pension familiale pendant l'absence de sa mère et la disparition, bien des années auparavant, de son père lors d'une mission pendant la guerre de Corée. Chaque jour elle hisse devant la maison et face à la baie deux pavillons en guise de message à son père. Parallèlement elle se rapproche de Shun, élève de terminale, qui s'occupe du journal du lycée et qui est très impliqué dans la préservation du pavillon abritant les clubs étudiants.

 

 

Contre toute attente, cette Colline aux coquelicots (dont on n'a aucune référence pendant le film, hormis dans une chanson à la fin) se révèle assez plaisant à suivre, une belle ode à l'amour pur et à l'amitié aussi. Il se suit sans déplaisir, même si l'histoire est plutôt insignifiante, si ce n'est dans sa dimension historique (ce basculement dans la modernité avec des traditions encore très présentes, thème déjà vu dans Pompoko), qui nous permet de comprendre un peu plus la société japonaise actuelle. Les décors sont beaux, l'animation bien faite, les personnages agréables à regarder. La musique est assez sympa et évocatrice, même si elle n'atteint pas la subtilité et la puissance des scores de Joe Hisaishi, complice du père Miyazaki, lequel a collaboré au film en tant que scénariste. L'ambiance générale est assez réussie.

 

Bref, un bon moment, mais un Ghibli mineur.

 

Spooky

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