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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Dans le cadre de mon programme de rattrapage culturel filmique, je me suis attelé aussi à voir des classiques du cinéma d'horreur. Me voici donc devant The Hills have eyes, film de Wes Craven datant de 1977. Le réalisateur, auréolé d'une réputation de faiseur de peur, nous a quittés cet été.

 

En partance pour la Californie, une famille se retrouve accidentellement au beau milieu d'une zone d'essais de l'aviation américaine. Contraints de quitter leur véhicule, ils se retrouvent pourchassés par une bande de dégénérés.

 

Huis-clos comportant seulement 12 personnages, c'est un film qui avait divisé à sa sortie, son extrême violence graphique, peut-être inédite pour les années 1970, ayant peut-être contribué à sa réputation. Au fil du temps le film de Craven a acquis un statut de film-culte, encore accru par la réalisation d'un remake en 2006.

 

 

Pourtant le film a vieilli. Le son est rudimentaire, le rythme du film un peu apathique, et les looks des acteurs ancrent fortement le long métrage dans une époque qui commence à sentir le moisi. De même, la direction d'acteurs laisse à désirer, si l'on excepte des éclairs pour deux des jeunes adultes de la famille de touristes. On notera toutefois que si le film a engendré de nombreuses imitations, il n'est pas aussi manichéen qu'on aurait pu le craindre. Les survivants de la famille s'organisent, sans être des génies, pour se défendre.

 

On regrettera également une fin qui arrive de façon abrupte, quasiment au milieu de l'action, laissant le spectateur dans une certaine frustration... A noter toutefois la présence de Michael Berryman, dont le physique déformé (dû à une maladie congénitale) lui vaut d'être présent sur tous les supports promotionnels du film alors que son rôle est secondaire, et celle de Dee Wallace Stone, autre égérie du cinéma de genre (E.T., Hurlements...).

 

Bref, c'est vu.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

A la lecture du testament de leur mère, Jeanne et Simon Marwan se voient remettre deux enveloppes : l’une destinée à un père qu’ils croyaient mort et l‘autre à un frère dont ils ignoraient l’existence.


Jeanne voit dans cet énigmatique legs la clé du silence de sa mère, enfermée dans un mutisme inexpliqué les dernières semaines précédant sa mort. Elle décide immédiatement de partir au Moyen Orient exhumer le passé de cette famille dont elle ne sait presque rien…
Simon, lui, n’a que faire des caprices posthumes de cette mère qui s’est toujours montrée distante. Mais son amour pour sa sœur jumelle le poussera bientôt à rejoindre Jeanne et à sillonner avec elle le pays de leurs ancêtres sur la piste d’une mère bien loin de celle qu’ils ont connue.

 

Denis Villeneuve, réalisateur québécois, aborde à travers cette adaptation d'une pièce de théâtre de Wajdi Mouawad le délicat sujet de la guerre, des réfugiés, de la mémoire. Le récit nous amène donc dans un pays indéterminé du Moyen-Orient (mais qui pourrait être le Liban, même si le tournage a eu lieu en Jordanie), dans un temps un peu flou (si on était dans du réalisme, l'un des temps forts du film ne pourrait simplement pas exister). Il a cependant opté pour un réalisme cru dans le traitement de l'image (qui est superbe) et dans le casting, composé à 90% d'amateurs, souvent des réfugiés palestiniens ou irakiens. Lesquels se livrent un peu dans le documentaire pas du tout promo présent dans les bonus du DVD. Ce qui donne un niveau de lecture supplémentaire au film.

 

Le film tient sur les épaules de trois acteurs ; en premier lieu Lubna Azabal, française aux origines espagnoles et marocaines, qui joue la mère en fuite dans ce champ de ruines qu'est le Moyen-Orient. Elle y apporte sa fragilité, son énergie et sa subtilité. Dans l'autre "époque" se trouvent Maxim Gaudette et Mélissa Désormeaux-Poulin, tous deux québécois, tout en nuances. La mère comme la fille, enfin leurs interprètes, m'ont même déchiré le coeur sur des séquences où la caméra était posée sur leurs visages, qui réagissaient à une révélation terrible.

A voir.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

75 pages, et déjà l'envie de pleurer sous le coup d'une forte émotion. Quelques pages plus loin, une charge d'une violence jusque-là inédite contre la religion, contre toutes les religions. Et une position indéfendable pour les détracteurs. Dès son premier quart, le nouveau King part sur des bases très élevées.

 

La charge en question est déclamée par un prêtre méthodiste lors de son dernier sermon, quelques jours après que le camion d'un paysan épileptique lui ait enlevé à jamais l'amour et la présence de sa femme et de son fils âgé de neuf ans. Une séquence terrible.

 

Puis nous passons en accéléré la vie de Jamie Morton, lequel a connu le révérend Jacobs quand il était petit, et le recroisera plus tard, lorsque Charles Daniel Jacobs s'est reconverti en prêcheur évangéliste apposant d'étranges appareils sur les indigents pour les guérir. Un pouvoir qui va titiller la curiosité de Jamie, persuadé qu'il s'agit d'une supercherie. Mais ce n'est qu'une quinzaine d'années plus tard, au seuil de la vieillesse, qu'il va croiser une dernière fois la route de Jacobs, pour le sceau de leurs destins respectifs.

 

Religion, musique, électricité... Tout cela se croise et s'entremêle dans le dernier Stephen King (enfin le dernier sorti en France, puisque deux autres le sont déjà -ou presque- aux Etats-Unis à l'heure où j'écris ces lignes : Finders Creepers, suite de Mr Mercedes, et The Bazaar of Bad Ddreams, recueil de nouvelles, alors que End of Watch, fin de la trilogie amorcée par Mr Mercedes, est annoncée pour juin 2016. Pfiou.). Le tout est très légèrement fantastique, on est un peu dans la meême veine que Joyland, auquel il fait d'ailleurs un peu référence, et que j'ai trouvé meilleur. Car après la centaine de pages initiales d'un haut niveau, l'écrivain du Maine connaît un gros trou d'air, d'environ 250 pages, jusqu'à la partie finale, où cela remonte en régime, sans toutefois atteindre des sommets. Il y a toujours cette faculté à raconter des histoires, des destins hors du commun mais invisibles pour le commun des mortels. King emprunte cette fois à HP Lovecraft, dans un hommage un peu timide. A noter également qu'il se passe à Harlow, ville créée par King.

 

Un King qui, s'il n'est pas désagréable à lire, n'en est pas moins mineur.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Après le catastrophique Les Contes de Terremer, voici donc le deuxième film de Goro Miyazaki, le fils de qui vous savez, toujours sous la bannière des Studios Ghibli. La barre à atteindre est moins haute cette fois-ci : pas de grand classique de la littérature à adapter (même s'il y a eu un manga au début des années 1980), pas de personnages sortis de la tradition japonaise, pas de fantastique sous-jacent. Ici il n'y a qu'une histoire ancrée dans une certaine époque, réaliste et émouvante.

 

1963. Alors que Yokyo s'apprêt à accueillir ses premiers Jeux Olympiques, le pays est toujours en butte à l'opposition entre tenants de la tradition séculaire et partisans de la modernité. Dans une petite ville côtière, Umi est une jeune lycéenne qui aide sa grand-mère à tenir la pension familiale pendant l'absence de sa mère et la disparition, bien des années auparavant, de son père lors d'une mission pendant la guerre de Corée. Chaque jour elle hisse devant la maison et face à la baie deux pavillons en guise de message à son père. Parallèlement elle se rapproche de Shun, élève de terminale, qui s'occupe du journal du lycée et qui est très impliqué dans la préservation du pavillon abritant les clubs étudiants.

 

 

Contre toute attente, cette Colline aux coquelicots (dont on n'a aucune référence pendant le film, hormis dans une chanson à la fin) se révèle assez plaisant à suivre, une belle ode à l'amour pur et à l'amitié aussi. Il se suit sans déplaisir, même si l'histoire est plutôt insignifiante, si ce n'est dans sa dimension historique (ce basculement dans la modernité avec des traditions encore très présentes, thème déjà vu dans Pompoko), qui nous permet de comprendre un peu plus la société japonaise actuelle. Les décors sont beaux, l'animation bien faite, les personnages agréables à regarder. La musique est assez sympa et évocatrice, même si elle n'atteint pas la subtilité et la puissance des scores de Joe Hisaishi, complice du père Miyazaki, lequel a collaboré au film en tant que scénariste. L'ambiance générale est assez réussie.

 

Bref, un bon moment, mais un Ghibli mineur.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

On continue dans la découverte des grands noms du thriller à la française, avec Henri Loevenbruck, et ce premier opus des aventures d'un flic pas comme les autres (encore un, me direz-vous), sur conseil de l'auteur lui-même. Ari Mackenzie est un flic de 36 ans, opiniâtre et célibataire, spécialiste des sectes, avec un père dont la santé mentale décline, et qui va recevoir un coup de fil qui va changer sa vie. L'un des proches amis de son père, justement, un peu comme son oncle, a besoin d'aide en urgence. Mais lorsqu'Ari arrive chez le vieil homme, il est trop tard, celui-ci a été trépané. Ari va tout mettre en oeuvre pour retrouver son assassin, et ses connaissances ésotériques vont lui être bien précieuses...

 

Nous sommes donc dans un genre courant, sans être -encore- ultra-balisé, à savoir le thriller ésotérique. Loevenbruck se montre d'emblée très incisif, on a du mal à lâcher son bouquin, qui malgré ses 500 pages et quelques en poche, se dévore très vite. Il allie à des personnages modernes et très crédibles (parce qu'ayant beaucoup de fêlures qui vont sans doute influer sur son avenir) des enquêtes prenant pied dans le Moyen-Âge, en tous les cas pour ce premier opus. Et l'homme s'est beaucoup documenté pour construire son récit, entre spécialistes du picard ancien, des manuscrits médiévaux (les Carnets de Villard de Honnecourt existent vraiment, apparemment) et des arcanes des renseignements généraux, département auquel appartient Mackenzie.

 

Bon, vite, la suite.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Joe Dante est, avec Wes Craven et John Carpenter, l'un des meilleurs faiseurs de peur au cinéma, au sens patrimonial du terme. Souvenez-vous de Piranhas, Hurlements, Gremlins, Small Soldiers... A cette époque il a aussi tourné Panic sur Florida Beach, un film passé un peu inaperçu (en ce qui me concerne je n'en avais jamais entendu parler avant de tomber dessus par hasard dans un bac de videothèque).

 

Key West, Floride, 1962. Alors que le monde est au bord de l'anéantissement nucléaire, Lawrence Woosley présente en première mondiale son nouveau film d'horreur. Les habitants de Key West, Gene et ses amis, s'apprêtent a vivre un samedi après-midi qu'ils n'oublieront pas. En effet le mogul, au bord de la faillite, a mis ses dernières billes dans Mant!, qui raconte l'histoire d'un homme qui se fait irradier en même temps qu'une fourmi, laquelle le pique, provoquant une métamorphose irrémédiable.

 

 

Joe Dante livre un film multi-référencé, entre films d'horreurs des années 50 et 60, largement nourris par la peur nucléaire (il livre d'ailleurs une mise en abyme, avec l'abri anti-atomique du directeur du cinéma), et divertissement familial. Une satire qui se veut fine, mais que pour ma part je n'ai pas su apercevoir. Je me suis vite ennuyé, peut-être an attendais-je trop, notamment au niveau du récit, qui n'a pas pris le virage que j'attendais...

 

Une petite déception, même si John Goodman est excellent en mogul aussi drôle que subtil.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Olen, Karib et Nils naissent un jour dans l'obscurité de cercueils, au fond d'une charette prête à basculer dans un gouffre. Après en être sortis non sans difficultés, ils comprennent qu'en fait ils étaient dans une sorte de fourgon-prison, convoyés par des soldats qui sont tous morts dans l'accident, ainsi qu'un de leurs codétenus. La liberté leur tend les bras, sauf que... sauf qu'ils ont perdu tout souvenir de leur vie d'avant, jusqu'à leurs noms. Ils décident donc d'essayer de survivre dans ce monde qui ne leur est pourtant pas inconnu, tout en tentant d'en apprendre plus sur eux. Petit à petit, l'incroyable vérité se fait jour : ils sont des combattants d'élite, qui ont tué le roi du domaine voisin de Woltan. Dès lors leur vie ne sera que fuite, car bien sûr les soldats woltaniens, réputés pour leur férocité et flanqués d'une créature effrayante, se sont mis sur leurs traces...

 

Gabriel Katz est encore presque un inconnu, pourtant il oeuvre dans l'ombre pour des grands noms de la littérature depuis de nombreuses années ; il est en effet un "nègre". Et puis un beau jour il a décidé d'agir à visage découvert (en opérant sous un pseudonyme), en tant qu'auteur à part entière. Et il a commencé par la fantasy, son genre de prédilection.

 

La lecture de son premier roman est une drôle d'expérience. Doté d'une qualité d'écriture indéniable, il propose un récit où la psychologie est omniprésente, et les scènes d'action finalement peu nombreuses. La personnalité de ses trois héros est ainsi bien affinée, ils sont très différents mais complémentaires. Le monde proposé n'est pas encore bien développé dans ce premier tome, mais les différents personnages permettent de comprendre ce qui est en jeu avec ces trois fugitifs. L'humour est plutôt présent dans les situations que dans les dialogues, ce qui rend la lecture plutôt agréable.

 

Sans être pour l'heure vraiment accro à cet univers, je le trouve suffisamment plaisant pour avoir envie de lire la suite.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

L'adaptation cinéma du classique de la SF d'Orson Scott Card était attendue, et ce depuis plusieurs années. A une époque on parlait même de le faire avec Haley Joel Osment, le petit prodige de Sixième sens (qui a disparu des radars depuis et n'avait de toute façon plus l'âge), dans le rôle d'Andrew "Ender" Wiggin, prodige des écoles d'entraînement de soldats destinés à combattre les Doryphores, ces extra-terrestres qui ont attaqué la terre 50 ans plus tôt et ont été repoussés à l'époque par un autre prodige, Mazer Rackham. Ender est un enfant doué, qui a un rapport complexe à l'autorité, mais qui attire l'oeil du Colonel Graff, directeur de l'école de guerre, qui va le faire gravir les différents échelons, jusqu'au test ultime...

 

L'heureux élu pour le rôle d'Ender est Asa Butterfield, remarqué pour son rôle d'Hugo Cabret. Sa prestation est ici rien moins qu'inexistante, il se révèle avoir le charisme d'un caillou. Morne, sans éclat, trop lisse. Et il n'est pas le seul. Pourtant Harrison Ford, Ben Kingsley et Viola Davis ont de la bouteille. Mais la direction d'acteurs m'a semblé invisible. Restent les effets spéciaux, qui se déroulent la plupart du remps dans une semi-pénombre pour faire illusion. Ok, on est dans l'espace, mais un peu plus de lumière dans la grande salle de combat aurait été la bienvenue.

 

 

Le réalisateur Gavin Hood (le calamiteux X-Men Origins: Wolverine), qui est aussi le scénariste, a décidé de réduire l'action du roman sur une seule année au lieu des 6 nécessaires à la formation d'Ender. Si cela peut s'expliquer pour des raisons pratiques (la production d'un film de major dépasse rarement l'année), on perd en efficacité au niveau de l'histoire, puisque l'ascension d'Ender est en principe plus lente, qu'il doit faire face à de nombreux obstacles avant de parvenir au sommet. Hood a cependant gardé l'essentiel. Il me reste à signaler la bande originale du film, signée Steve Jablonsky, dans un style martial très punchy, que je trouve assez réussie, proche du score de Hans Zimmer sur Interstellar, par exemple.

 

Au final, une adaptation bancale, produite par Card lui-même, mais qui ne rend pas franchement justice à son fantastique roman.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

J'ai découvert l'oeuvre romanesque d'Oliver Péru avec l'ambitieux Martyrs. Mais il a débuté en solo en 2010 avec ce gros roman de fantasy, qui préfigurait l'auteur de genre de premier plan qu'il est devenu.

 

Complexe, fouillé, celui-ci nous conte, au long de ses 600 pages (en édition poche), une enquête au coeur de la noirceur, qui présente des ressemblances avec le Nom de la Rose : un enquêteur relevant d'une autorité spirituelle, doit trouver avec ses disciples le ou les coupables d'un meurtre abject commis dans le domaine de l'un des rois du Nord. Lequel meurtre ravive l'antagonisme millénaire desdits rois. Mais l'horreur va vite déborder et frapper au coeur même du sanctuaire druidique, une forêt primordiale qui cache de lourds secrets. Obrigan et ses garçons, bientôt rejoints par une jeune druidesse et par l'un des doyens de leur communauté, vont devoir forcer leur nature et rompre le pacte ancien, pierre angulaire de l'équilibre politique et spirituel de leur monde.

 

Jeux de guerre de pouvoir, mais aussi profondément écolo lorsqu'est évoqué le rapport des druides à la nature, ce roman se fait intimiste et touchant avec la fraternité qui unit les membres de l'ordre druidique. Au milieu de son écriture plutôt efficace se cachent des fulgurances, comme lorsqu'une druidesse laisse son "don" agir et scanne la campagne autour d'elle, à la recherche d'êtres dotés de conscience. Un autre passage remarquable est une chronique guerrière du passé, obtenue par le biais de la magie et du don druidique, dans laquelle se révèle une écriture d'une puisance et d'une noblesse insoupçonnées.

 

Attention toutefois à l'acte final, trop long (une centaine de pages) et qui se résume à une suite de combats. Un défaut qui ne m'a pas empêché de trouver ce roman vibrant.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

La vie d'Ignatius Perrish est devenue un enfer depuis que sa fiancée, Merrin, a été retrouvée morte quelques jours plus tôt, quelques heures après qu'une violente dispute en public ait suivi leur rupture. Tout le monde dans leur petite ville le considère comme un meurtrier - suppôt du diable mais il est libre en l'absence de preuves. Mais ce qui ressemble à une métaphore n'en est plus une puisqu'un matin il se réveille avec des cornes sur la tête. Littéralement. Terrifié, il va chez le médecin, puis chez ses parents, et se rend compte que peu de gens voient lesdites cornes, et que ceux qui les voient ne s'en formalisent pas, et qu'au contraire elles révèlent à Ig (qui n'a pourtant rien demandé) leurs désirs les plus profonds. Ce qui va amener des situations tantôt dramatiques, tantôt burlesques (comme lorsque les deux flics qui suivent le jeune homme se révèlent l'un à l'autre qu'ils veulent coucher ensemble). Ig va donc utiliser ses nouveaux pouvoirs pour essayer de débusquer le véritable assassin, et l'amener à faire payer son forfait ignoble. Sauf que bien sûr il ne va pas s'attendre à l'atroce vérité.

 

Adapté du roman éponyme de Joe Hill ("Cornes" en édition française), ce film permet à Daniel Radcliffe (Harry Potter) de s'affranchir enfin de ses rôles d'adolescent. Celui-ci lui permet de jouer une gamme de sentiments plutôt compliquée, et sa prestation est plus qu'honorable, alors que son allure frêle (l'acteur est nettement plus petit que ceux qui l'entourent) n'aide pas. Il vaut mieux me direz-vous, vu que le film repose sur ses épaules. Autour de lui le casting est moins convaincant, en particulier Max Minghella, qui joue l'ami d'enfance et l'avocat d'Ignatius, qui a la gamme d'expression de mon repose-pieds. On remarquera la présence de David Morse, assez bouleversant dans celui du père de Merrin.

 

Ayant lu le roman je peux vous assurer que l'adaptation est bonne, plutôt fidèle avec l'histoire originale (ce qui n'est pas toujours le cas avec le papa, Stephen King), et que le réalisateur Alexandre Aja (remarqué en 2006 pour son remake de la Colline a des yeux, et plus tard pour Mirrors) s'en sort bien, utilisant les points forts du roman et écartant un certain nombre d'oripeaux du texte original. Hélas, il ne peut passer outre la dimension religieuse de la malédiction qui frappe Ignatius, et, partant, la fin bancale, pour ne pas dire grand-guignolesque. Les décors, en grande partie naturels, ont été trouvés en Colombie Britannique, conférant une aura de conte à certaines scènes ; l'ambiance sonore est particulière, puisqu'on y trouve David Bowie, Nirvana ou Marilyn Manson.

 

Au final j'ai bien aimé Horns, pour sa réalisation solide et son acteur principal qui fait le job, et regrette la fin, à la limite du grotesque.

 

Spooky

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