Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
...:::Ansible:::...

...:::Ansible:::...

Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Jeux

 

Les Editions Margot, qui réalisent depuis deux ans de magnifiques albums illustrés pour la jeunesse (la preuve ici, ici ou encore ici), se lance dans l'édition transmedia avec cette série, Adopte un Tetrok.

 

Chauqe livre présente un Tetrok, une créature mignonne et surprenante : origine, habitudes alimentaires, comportement, habitat... En téléchargeant l'application (gratuite) tetrok sur tetrok.fr ou sur l'app Store de votre ipad, on peut interagir avec chaque livre. Une fois l'application installée, il suffit de poser le livre à plat, ouvert sur une page (ou une double page) comportant un dessin de caméra, d'allumer la fonction téléphone/caméra de l'ipad, et hop ! La scène se met à s'animer, accompagnée parfois d'un environnement sonore. Il s'agit donc de réalité augmentée, qui vient donc compléter le mode jeu dans lequel on peut interagir avec les tetrok récupérés.

 

 

C'est un peu le principe du tamagotchi : on élève le tetrok, on le fait interagir avec d'autres créatures, et on peut remporter de nombreux trophées. Les besoins du tetrok sont matérialisés par des jauges de faim, d'humeur et de vie. Chaque tetrok ayant des caractéristiques différentes, il vaut mieux se renseigner sur ses habitudes alimentaires, sinon il risque de tomber malade. La prise en main de l'ensemble est très simple, et le déclenchement du mode réalité augmentée fonctionne bien.

 

Mais bien sûr, si l'enfant n'a ni tablette ni smartphone à sa disposition, chaque livre fonctionne en tant que tel, grâce aux jolies illustrations signées Clément Lefèvre, tandis que les textes, délicats et très fouillés, sont signés par Anne-Fleur Drillon.

 

 

Un bel apprentissage de la réalité augmentée, réalisé par les Editions Margot. Un bémol cependant, l'application est très (trop ?) volumineuse. Faites attention à faire de la place sur votre tablette ou votre téléphone avant de tenter de la télécharger.

 

Pour en savoir plus, rendez-vous sur tetrok.fr

 

Spooky

Voir les commentaires

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Il n'échappera à personne que le film le plus attendu de l'année est sorti. Le plus attendu depuis trois années, même, depuis que Disney a racheté Lucasfilm et annoncé vouloir relancer la franchise, après un intermède malheureux réalisé par George Lucas lui-même. Ce rachat a fait craindre à de nombreux fans une disneyisation de la série. L'annonce du nom de J.J. Abrams comme nouveau grand moghul a diversifié les opinions, certains craignant un enterrement de grande classe (comme il l'aurait fait pour Star Trek), d'autres s'attendant à du grand spectacle, réalisé par le plus doué des fanboys d'Hollywood. La machine marketing a fonctionné à plein régime ces dernières semaines, à tel point qu'il est impossible de mettre le pied dehors sans voir un partenariat publicitaire relatif à Star Wars... Je dois dire que c'en est devenu agaçant, car un tel film avait-il besoin d'un tel matraquage ?

 

Dissipons le premier suspense tout de suite : ce film est excellent. Dissipons les questionnements suivants : il n'y a PAS de personnages à la con, destinés à faire plaisir aux plus petits (parce que je ne vois pas d'autre raison). OUI, Abrams et Lawrence Kasdan, scénariste du premier film ont pris des risques. Celui de faire disparaître des personnages majeurs, celui d'en faire apparaître de nouveaux. Comme cela a été largement annoncé, une bonne partie du casting des premiers films est de retour, en pleine forme pour certains, de façon plus effacée pour d'autres. Et, au contraire des blockbusters actuels, sursaturés d'effets spéciaux, Abrams a choisi de revenir à un cinéma plus traditionnel, tourné en décors réels autant que possible. En tant que scénariste, il assure. En tant que réalisateur, il assure AUSSI, surpassant même le Lucas des années 77 à 83.

 

 

Autre pari qui rapproche le boulot d'Abrams du Lucas "première époque" : le choix de mettre à la tête du film des quasi-inconnus, comme John Boyega, découvert dans la réussite indé Attack the Block, et Daisy Ridley, pour le coup une débutante. Des choix qui s'avèrent payants, puisque tous les deux sont très convaincants, Boyega offrant même d'emblée une palette plus large. Parmi les nouveaux personnages, ceux de -respectivement- Finn et Rey sont intéressants et ne manqueront pas d'être approfondis dans les Episodes VIII (prévu pour le printemps 2017) et IX (en 2019). Et nous avons un personnage (et même PLUSIEURS) de femme forte dès ce premier épisode, ça promet pour la suite.

 

Le scénario de cet Episode VII emprunte beaucoup aux premiers films de la saga, avec des personnages et des situations proches, comme dans un souci d'hommage, mais aussi, peut-être, pour indiquer qu'on peut recommencer les mêmes erreurs... Une force (en plus de la Force. Hum.) est le fait que quelqu'un ne connaissant pas l'univers Star Wars peut à peu près tout comprendre en voyant cet Episode VII. Il a un début (précédé par le récit déroulant traditionnel), un milieu et une fin. Pour les fans, la connaissance de l'univers permet d'approfondir les relations entre les personnages. Un film qui est visible par tous les publics, à partir de 8-9 ans, et peut-être même avant. Un film qui va diviser, puisque certains évènements cassent littéralement une bonne partie de l'univers étendu que Lucas avait tissé depuis trois décennies.

 

Et, oh, j'oubliais, outre les acteurs de la trilogie originale, John Williams est de retour en tant que compositeur. personnellement je le considère comme co-créateur de l'univers Star Wars, tant sa partition symphonique m'a marqué. Eh bien son retour est flamboyant, il réussit à créer un score tout à fait adapté à l'ambiance, tout en intégrant les thèmes classiques de la série originale. Chapeau bas.

 

Vous avez remarqué que je ne dis rien, ou presque, de l'intrigue, la culture du secret étant une partie de l'univers Star Wars. Du coup cette chronique n'en est pas vraiment une, juste une sorte de brève. Je reviendrai probablement sur le fond après un deuxième visionnage du film. Mais sachez que j'ai pris mon pied sur certaines séquences, que lorsque le Faucon Millenium a pris son envol, je me suis dit "c'est parti !" et que depuis je ne suis pas redescendu.

 

Allez le voir. C'est un ordre, et j'userai de la Force s'il faut vous convaincre.

 

Spooky

Voir les commentaires

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Le premier cycle de romans tirés de l'univers créé par Robert Kirkman s'est achevé avec la Chute du Gouverneur 2, quatrième opus de la série.

 

Ce tome 5 n'est pas le commencement d'un nouveau cycle, mais plutôt, à mon avis un épisode de transition, qui marque sans doute la fin de la ville de Woodbury, qui a abrité pendant de longs mois les ouailles du Gouverneur, puis de Lilly Caul, jeune femme courageuse.

 

Au début de cette histoire elle essaye donc, avec l'aide d'une trentaine de survivants, de reconstruire tout doucement une micro-société, fondée sur le respect et le partage. La jeune femme se prend d'ailleurs de passion pour la botanique et le jardin qu'elle tente de créer dans le stade de sinistre mémoire est pour elle un symbole de cette vie renaissante, alors qu'une énorme horde de zombies erre aux alentours de la ville, solidement cadenassée. Mais plusieurs arrivées vont bouleverser ce fragile équilibre. Celle d'une famille de quatre personnes, dont l'une à la santé mentale déficiente, d'abord. Puis celle d'un jeune homme totalement épuisé, à la recherche d'une aide pour ses amis barricadés dans une église à une trentaine de kilomètres de la ville, ensuite... Parmi eux, le prédicateur du titre, un prêtre pentecôtiste qui va bientôt se retrouver à la tête de la petite communauté...

 

Lilly et ses amis vont laisser des plumes dans l'affaire, et rien ne sera comme avant l'arrivée du Prédicateur...

 

On continue donc sur les récits loin d'être désagréables, avec comme personnages principaux Lilly et le vieux Bob, ancien infirmier militaire au passé d'alcoolique, des personnages au caractère bien trempé. Par contre j'ai trouvé la dernière séquence un peu "too much", alors que la situation de Lilly et ses amis est bien mal embarquée... C'est aussi une constante dans le comic et la série TV, mais attention quand même à ne pas en faire trop...

 

Spooky

Voir les commentaires

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Sept ans après la sortie du roman des frères Strougatski, le réalisateur russe (enfin, soviétique à l'époque) Andrei Tarkovski (Solaris) a proposé sa version cinématographique de ce classique de la SF.

 

Il existe une zone, dans laquelle ont atterri des visiteurs venus des étoiles dans le passé, pour un pique-nique spatial. Mais celle-ci est devenu un domaine mort, tué par les radiations, parsemé de pièges sans cesse en mouvement, et qui recèle une "chambre" dans laquelle se réalisent les voeux des audacieux qui parviennent à la rejoindre. C'est le boulot de Shouhart, un Stalker en bout de course, d'y emmener ceux qui le souhaitent.

 

Deux constatations en premier lieu : Tarkovski disposait de peu de moyens, et le maigre budget n'est clairement pas passé dans les effets spéciaux (sans doute rudimentaires en 1979 en URSS...), ni dans les décors, puisque le cinéaste s'est contenté de filmer en pleine pampa, dans des décors "naturels" parfois submergés par une eau sale (échappée d'une usine électrique proche) ou parsemés de ruines oppressantes, à proximité de Tallinn, capitale de l'actuelle Estonie. Il s'est ensuite "contenté" de ne filmer que l'histoire de l'expédition de Shouhart dans la Zone en compagnie de deux clients, exit donc l'intrigue concernant Nounane. Les passages concernant la famille de Shouhart sont aussi extrêmement réduits, au début et à la fin du métrage.

 

Que dire ? Il est difficile de juger un tel film, tant ses caractéristiques semblent éloignées des canons occidentaux. L'atmosphère est oppressante, inquiétante, mais surtout du fait des attitudes des personnages, que l'on pourrait qualifier d'incohérentes si on ne comprend pas le théâtre d'opérations, à savoir une zone semée d'embûches mouvantes, et probablement radioactives. Une petite musique discrète ajoute un soupçon d'atmosphère crépusculaire à ce road-movie où trois personnages sont présents sur 95% du métrage. Il faut savoir aussi que les dialogues se résument parfois à des monologues sibyllins. La Zone est régie par des règles, dont seul le Stalker, au bord de la folie en permanence, peut comprendre le sens. Ces règles contraignent le professeur et l'écrivain à révéler leur personnalité intime, ce qu'ils cachent au plus profond d'eux-mêmes. Certains plans, y compris le tout dernier, induisent le spectateur dans un doute existentiel permanent.

 

 

L'interview en bonus de deux des techniciens du film éclaire un peu l'atmosphère étrange du film, dont tous les participants sauf huit ont disparu en l'espace d'une vingtaine d'années, une situation que l'un des survivants attribue à la forte pollution des lieux de tournage. Stalker est un film à l'histoire particulière puisque grâce à ses contacts en Occident, Tarkovski obtint une pellicule Kodak révolutionnaire qui donne un cachet particulier à l'image. Mais à la suite d'une erreur de manipulation des techniciens, une bonne partie du film fut détruit. Le réalisateur réussit tout de même à obtenir les crédits pour retourner les scènes perdues, ce qui explique que celui-ci ait été réalisé en deux parties.

 

Je l'avoue, je me suis quand même pas mal ennuyé pendant le visionnage du film. Je pense être clairement passé à côté, par manque de culture essentiellement.

 

Spooky

Voir les commentaires

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Jean-Christophe Grangé a fait parler de lui en 1998 avec les Rivières pourpres, un polar nerveux adapté au cinéma par Mathieu Kassovitz deux ans après. De l'eau, ou plutôt du sang, a coulé sous les ponts et sa plume depuis, et nous voilà avec Lontano, son onzième roman, petit bébé de 777 pages et un kilo même pas tout mouillé.

 

Le père est le premier flic de France. Le fils aîné bosse à la Crime. Le cadet règne sur les marchés financiers. La petite soeur tapine dans les palaces. Chez les Morvan, la haine fait office de ciment familial. Pourtant, quand l’Homme-Clou, le tueur mythique des années 70, ressurgit des limbes africaines, le clan doit se tenir les coudes.

 

Nous voilà donc dans une histoire quelque peu étrange, qui commence par la mort accidentelle d'un apprenti pilote lors d'une séance de bizutage qui tourne mal en Bretagne, et se termine dans les appartements parisiens, en passant par la brousse de la République Démocratique du Congo, les quartiers chics de Florence ou les couloirs froids de l'Université Libre de Louvain-la-Neuve, en Belgique... Les personnages de Grangé accumulent les miles pour retrouver l'auteur d'une série de meurtres à forte consonance rituelle, les victimes étant retrouvées avec des clous et des éclats de verre incrustés dans tout le corps... La solution semble pourtant entrer en résonance avec l'histoire de l'Homme-Clou, un tueur en série sanguinaire qui a enflammé le coeur de l'Afrique au début des années 1970, et dont le père Morvan fut le rédempteur. Mais le Vieux, comme l'appellent ses enfants, ne livre pas tous ses secrets à son aîné Erwan, enquêteur émérite de la Crim', qui doit jongler entre de multiples pistes, des faisceaux discordants, mais aussi des affaires familiales complexes...

 

Grangé nous plonge dans une intrigue aux implications nombreuses, imbriquant vie privée et vie professionnele du flic-héros, mais cette fois-ci, les deux sont -presque- intimement liées. A la fin de ce gros pavé toutes les questions ne sont pas encore complètement réglées, ce qui laisse penser qu'une suite pourrait voir le jour. Il faudra bien ça car le personnage de Grégoire Morvan est loin d'avoir livré tous ses secrets, lui la barbouze de la République. C'est prenant, quasiment de bout en bout, mais la longueur du bestiau oblige tout de même le lecteur à faire des pauses, sous peine de mourir de faim.

 

Fortement recommandé, j'ai hâte de lire d'autres romans de l'auteur.

 

Spooky

Voir les commentaires

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Arthur Kipps, jeune notaire à Londres, est obligé de se rendre dans le petit village perdu de Crythin Gifford pour régler la succession d’une cliente récemment décédée. Dans l’impressionnant manoir de la défunte, il ne va pas tarder à découvrir d’étranges signes qui semblent renvoyer à de très sombres secrets. Face au passé enfoui des villageois, face à la mystérieuse femme en noir qui hante les lieux et s’approche chaque jour davantage, Arthur va basculer dans le plus épouvantable des cauchemars…

 

Premier film de l'ère post-Harry Potter pour Daniel Radcliffe, ce film prend pied dans une région reculée d'Angleterre, au début du XXème siècle. Marécages, brume, vieux manoir... Tous les ingrédients du thriller horrifique à tendance gothique sont là. Sous la houlette de James Watkins (Eden Lake, The Descent part 2), le film adapte un roman de Susan Hill datant de 1983, lequel reprend un motif récurrent de la culture gothique, la maison hantée par une dame en noir dont la vision signifie l'approche de la mort violente d'un enfant. Voulant éviter le format victorien traditionnel, Watkins a tourné en 2.35, un format que l'on retrouve dan sles westerns, et qui permet une vision plus panoramique.

 

Radcliffe, présent dans 98% des plans du film, le tient, et plutôt bien, sur ses épaules. Son jeu est très nuancé, et son apparence frêle fait merveille à coté du vétéran Ciaran Hinds (Game of Thrones, There will be blood, Calendar Girls).

 

Un bon film, sans plus toutefois.

 

Spooky

 

 

 

 

Voir les commentaires

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

La planète Mars a nourri l'imaginaire de générations entières d'auteurs de romans, de scénaristes de cinéma, et d'auteurs de bande dessinée, les uns adaptant parfois les autres. Ne serait-ce qu'au cinéma, sur ces 15 dernières années, on pourrait citer Ghosts of Mars, Red Planet, Mission to Mars... Voici donc Seul sur Mars, dernière réalisation en date de Ridley Scott.

 

Le moins que l'on puisse dire est que j'étais circonspect, pour ne pas dire méfiant. L'imposture artistique que l'on appelle aussi Prometheus (et qui va connaître une suite encore plus proche d'Alien... soupir) m'avait convaincu qu'il n'était plus dans le coup, qu'il sucrait sévèrement les fraises. Rappelons qu'il aura 78 ans dans quelques jours, quand même. Pourtant on ne peut pas oublier le réalisateur "visionnaire" du premier Alien, de Blade Runner, de Legend ou de Thelma et Louise. Du côté des déceptions, citons 1492, Christophe Colomb, G.I. Jane - A armes égales, Gladiator (mais oui !) ou Kingdom of Heaven. Et je ne cite là que les films que j'ai pu voir. Non que son génie filmique soit remis en cause, mais comme le signale un ami, Scott est juste incapable de discerner un bon scénario d'un mauvais, le résultat tient donc de la loterie en termes d'histoire...

 

Lors d’une expédition sur Mars, l’astronaute Mark Watney (Matt Damon) est laissé pour mort par ses coéquipiers, une tempête les ayant obligés à décoller en urgence. Mais Mark a survécu et il est désormais seul, sans moyen de repartir, sur une planète hostile. Il va devoir faire appel à son intelligence et son ingéniosité pour tenter de survivre et trouver un moyen de contacter la Terre. A 225 millions de kilomètres, la NASA et des scientifiques du monde entier travaillent sans relâche pour le sauver, pendant que ses coéquipiers tentent d’organiser une mission pour le récupérer au péril de leurs vies.

 

Ma deuxième crainte, en voyant l'affiche (Seul sur l'affiche aussi) et des bouts du synopsis, était qu'on aie une sorte de Seul au monde (avec Tom Hanks) sur Mars, c'est à dire un mec qui est naufragé et finit par discuter avec son ballon de basket qu'il appelle Jean-Louis. Ce n'est pas le cas. Bien sûr, Matt Damon est présent pendant 80% du film, et seul la plupart du temps, mais le script laisse aussi une part non négligeable à son équipe en route pour la Terre, ainsi qu'aux gens de la NASA, qui oeuvrent pour sa récupération. Entre parenthèses il commence à coûter cher à l'administration américaine Matt Damon, après Il faut sauver le soldat Ryan et Interstellar. Ça serait bien qu'il revienne tout seul la prochaine fois, Obama n'a pas que ça à faire. Bref, pour ceux qui aiment bien Jessica Chastain, Jeff Daniels, Chiwetel Ejiofor ou Michael Peña (presque à contre-emploi), on les voit un peu et ils sont aussi choyés que la méga-star qui remplit toute l'affiche. A noter que la NASA a collaboré à la conception des scaphandres spatiaux et à certains décors.

 

Parlons-en un peu, de la NASA, tiens. Il est intéressant de voir qu'il ne s'agit pas ici d'un organisme totalement dévolu au pouvoir, ni intéressé uniquement par les annonces-choc. La sobriété avec laquelle Jeff Daniels interprète son directeur y est pour beaucoup. Certains comportements de ses cadres, s'ils sont surprenants, n'en seront pas moins suivis de résultats et de sanctions... Et l'agence spatiale américaine ne pourra pas s'en sortir sans un coup de pouce extérieur... En cela j'ai retrouvé le sérieux de certains romans de Stephen Baxter.

 

Ce côté "cohérent", pour ne pas dire "crédible", on le retrouve un peu partout dans le film : dans le comportement de Watney, absolument seul pendant plus d'un an, qui craque par moments mais essaie de trouver une solution avec ses compétences et ses facultés d'adaptation (une constante chez les astronautes). De même, alors que certains en auraient profité, Scott n'en rajoute pas dans le registre "regardez, c'est bôôôô tous ces paysages et ces vaisseaux dans l'espace" ! On en retrouve pas trop sa patte, mais l'ensemble est très correctement filmé. Bon, bien sûr, il y a, comme dans la plupart des films de SF, des petites incohérences sans lesquelles l'histoire ne tiendrait pas : du chatterton magique, un vent martien qui peut tout casser sauf un cosmonaute en scaphandre, la liste peut être plus longue. Mais le summum ayant été atteint avec Prometheus, je pense qu'on peut parler de film hautement crédible en proportion. :)

 

The Martian (en VO) est donc l'adaptation du roman éponyme d'Andy Weir. C'est Drew Goddard, scénariste de Cloverfield et World War Z, qui devait le scénariser et en réaliser l'adaptation. Scott est arrivé entre-temps. Le réalisateur a voulu Damon pour le rôle principal, et a posté ses caméras en Jordanie pour les tournages en extérieurs, et en Hongrie pour certains plans intérieurs.

 

A noter un clin d'oeil amusant au Seigneur des Anneaux, puisque la réunion improvisée à la NASA pour trouver une solution est surnommée le Conseil d'Elrond, et se fait en la présence de Sean Bean, qui rappelons-le a assisté à ce fameux Conseil dans le prmier film de Peter Jackson dans le rôle de Boromir.

 

Et donc, contre toute attente, Seul sur Mars est un bon film. Pas un chef d'oeuvre, non, Scott en a réalisé deux il y a plus de trente ans, c'est déjà plus que l'immense majorité des réalisateurs. Seul sur Mars est le moins pire qu'il ait fait depuis une vingtaine d'années.

 

Spooky

Voir les commentaires

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Au nord de la Suède, au bord d’un lac gelé, un pêcheur découvre dans une cabane abandonnée le cadavre torturé d’une femme. La belle Inna Wattrang était la porte-parole de Mauri Kallis, un célèbre industriel à la tête d’une multinationale minière dont l’ascension et la réussite fascinent le pays. Les indices sont minces et les deux inspecteurs de la PJ de Kiruna font appel à l’ex-avocate Rebecka Martinsson, devenue procureur auxiliaire, pour tenter d’élucider les relations troubles qui semblent unir Kallis à son employée. Mais derrière le meurtre d’Inna se profile un univers de mensonges, de haines et de faux-semblants où le Mal se tient à l’affut comme un corbeau noir…

 

Deuxième rencontre, pour ma part, avec l'oeuvre d'Asa Larsson, phénomène d'édition en Suède, après Le Sang versé. Et l'impression est, à peu de choses près, la même. Le point fort de cette série est la profondeur des portraits de ses personnages. Qu'ils soient principaux, comme l'inspecteur de police Anna-Maria Mella ou la substitut du procureur Rebecka Martinsson, ou secondaires, comme les personnages concernés seulement par cette enquête, ils font l'objet de longs passages détaillés, fort bien écrits, permettant de comprendre leur psychologie. Et la façon dont ils agissent le moment venu.

 

Mais c'est la source du principal reproche que je ferai à Asa Larsson. Qu'elle souhaite enrichir ses personnages principaux est tout à fait compréhensible. La plupart des auteurs de polar ou de thriller le font. Mais que l'on sache que tel ou tel personnage secondaire a eu un immense talent pour la peinture, et que l'on aie des détails sur ce souci pendant 50 pages me semble un peu superflu, surtout lorsque ce personnage disparaît à la fin du bouquin.

 

Certes, ce personnage -en particulier- joue un rôle déterminant lors de la séquence finale, mais une condensation de son histoire aurait peut-être été mieux vue. D'autant plus que ladite séquence finale, par ailleurs tétanisante dans ses chassés-croisés et le timing des opérations, ne dure pas plus qu'une trentaine de pages... Sur les 460 du roman, ce ratio est bien maigre, bien qu'on sache que 95% des enbquêtes de la police se déroulent dans un bureau ou lors d'entretien de témoins.

 

Malgré les qualités évidentes de psychologie dans l'oeuvre d'Asa Larsson, je ne suis pas sûr de vouloir continuer à la suivre.

 

Spooky

Voir les commentaires

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Arizona, 1953. Un corps céleste déchire le ciel et vient s'écraser dans le désert. John Putnam, passionné d'astronomie, se rend sur place avec sa fiancée avant de prévenir les autorités. Il découvre un vaisseau spatial, et croit apercevoir une drôle de créature à l'intérieur avant qu'un éboulement ne recouvre l'ensemble. Plus tard il découvre que certains de ses amis semblent avoir changé de personnalité...

 

 

Premier film de Jack Arnold, qui en réalisera une flopée (l'Homme qui rétrécit, l'Etrange créature du lac noir, Tarantula...), ce Météore de la nuit voit son scénario tenir sur un papier à cigarette. Les rudiments d'effets spéciaux des extra-terrestres (qui ressemblent à des globes oculaires géants et hypniotisent leurs victimes) prêtent presque à sourire, tellement ils ressemblent aux séries de super-shériffs comme en ont produit les Japonais à une époque. De même, les acteurs sont complètement effacés derrière l'histoire, même si la jolie Barbara Bush apporte un semblant de fragilité. Mais c'est peu, heureusement que le film est bouclé en une heure et 20 minutes. Il reste les jolis paysages désertiques, avec en invité spécial un arbre de Josué.

 

Spooky

Voir les commentaires

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Après Preuves d'amour et Arrêtez-moi, me voici une nouvelle fois plongé dans un roman de Lisa Gardner, et elle est en passe de devenir l'un de mes auteurs de thrillers préférés.

 

Cette fois-ci l'héroïne est Tessa Leoni, croisée dans Preuves d'amour. Devenue investigatrice travaillant pour diverses sociétés, elle se retrouve sur l'affaire de la famille d'un entrepreneur dans le bâtiment qui a été enlevée dans sa propre maison, à Boston. En l'absence de revendication et de demande de rançon pendant les deux premiers jours, Tessa est dépêchée sur place, et doit faire équipe avec Wyatt, représentant du shérif du New Hampshire qui a découvert une veste abandonnée par les malfaiteurs en pleine forêt de cet immense Etat, mais aussi avec le FBI dès lors que l'affaire est sortie du Massachusetts. Notons toutefois que DD Warren, autre personnage fétiche de l'auteure, apparaît brièvement.

 

Encore une fois Lisa Gardner fait preuve d'une analyse des compétences des différents enquêteurs qui force le respect, notamment sur leurs procédures. A côté de cela, je remarque les mêmes techniques que dans les romans précédemment cités : nous sommes dans la tête de plusieurs personnages, ici Libby, la mère de famille enlevée et qui doit subir une claustration traumatisante, d'autant plus qu'au cours de ces quelques jours de cauchemars son histoire familiale va subir quelques ajustements plutôt désagréables... Et Tessa Leoni, donc, qui deux ans après la mort de son mari, remonte la pente à la fois sur le plan personnel et professionnel. Deux personnages de femmes, avec leurs subtilités, leurs doutes mais aussi leurs convictions -mises à mal- et leurs déterminations. Autre point caractéristique, une scène d'action qui devrait mettre fin à l'histoire à une centaine de pages de la fin (il y en a 500 au total), sauf que bien sûr, les flics, malgré leur talent et leur flair, n'arrivent pas forcément quand il faut, et que le coupable, le véritable responsable de l'affaire, n'est pas celui que l'on croit...

 

Une écriture habile et subtile, des personnages à la psychologie étudiée, mais dont l'évocation sert le récit sans l'alourdir, des scènes d'action crédibles... De la belle ouvrage.

 

Spooky

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 > >>

Articles récents

Hébergé par Overblog