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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Articles avec #films catégorie

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Et revoilà donc King Kong, remis au goût du jour des années 2010. Sans être particulièrement fan ou connaisseur du personnage, j'ai pourtant vu les trois versions principales précédentes. Celle-ci, réalisée par un inconnu, est de loin la moins réussie.

 

Un groupe d'explorateurs plus différents les uns que les autres s'aventurent au cœur d'une île inconnue du Pacifique, aussi belle que dangereuse. Ils ne savent pas encore qu'ils viennent de pénétrer sur le territoire de Kong…

 

En fait d'"explorateurs plus différents les uns que les autres", on a surtout un militaire borné, un chasseur chevronné, et une photographe un poil intrépide, au milieu d'un groupe aux contours mal définis (15, 30 membres ?), et c'est tout. Il y a une autre femme, asiatique, et un scientifique de couleur. Dommage, il manque un hispanique un peu rigolo. L'action se situe en 1973, pour que la découverte d'un soldat de la Guerre du Pacifique reste crédible.Contrairement à ce qu'il se passe dans bien des survivals, les rescapés du crash de l'avion cherchent avant tout à se regrouper. Par contre on ne comprend pas trop pourquoi un groupe de 10 ou 15 marines fait tout pour en récupérer un seul dans une île infestée de monstres géants, même s'il est sympa... Le scénario est construit de façon à ce qu'on aie de l'empathie pour Kong, lequel, malgré une confrontation initiale assez violente, va finir par aider ce groupe d'intrus... Ce n'est pas vraiment compréhensible, car il aurait tout intérêt à laisser les autres monstres décimer les humains...

 

Le casting est truffé de stars : Samuel L. Jackson, qui a l'air de s'ennuyer ferme dans son rôle de militaire borné, à mille lieues de celui du patron du S.H.I.E.L.D. ; Tom Hiddleston, qui ne joue pas de son charisme habituel, même s'il n'y a pas de romance avec l'héroïne ; John Goodman, qui semble savoir dès le début qu'il va finir dans le gosier d'un lézard géant ; et John C. Reilly, qui à la limite a le rôle le plus développé.

 

Les effets spéciaux sont assez bons (mention spéciale pour le combat dans le charnier/cimetière), Kong est bien foutu, ainsi que les autres monstres géants, mais cela ne suffit pas à faire un bon film, loin de là même... Il semblerait que ce film soit le deuxième segment d'une série de longs-métrages parlant de la terre creuse, une théorie à peine effleurée par l'un des personnages, le premier étant le Godzilla de Gareth edwards sorti en 2014. Pour l'heure, l'ensemble n'est pas bien convaincant...

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

La population terrienne en constante augmentation épuise toujours plus les ressources de sa planète. Seule solution pour éviter l'extinction : faire proliférer sur Mars l'unique forme de vie capable d'endurer son environnement et de le rendre habitable : le cafard.

An 2599. La terraformation entre dans sa phase finale et les rampants doivent maintenant être exterminés. À bord du vaisseau spatial “Bugs 2", quinze jeunes gens venus des quatre coins du globe, et génétiquement modifiés en vue de cette tâche, s'apprêtent à atterrir sur Mars. Ils ignorent encore tout du sort de leurs prédécesseurs disparus en tentant de remplir la même mission…

 

J'avais entendu parler du manga du même nom, et j'étais curieux de voir la série animée qui en a découlé. Les personnages, nombreux, sont peu à peu dévoilés dans des flashes-backs assez intéressants. On se rend compte qu'ils ont tous des raisons valables, mais pas toujours heureuses, de se rendre sur la planète rouge. Bien sûr ils vont se retrouver face à une menace plus grande que ce qu'ils craignaient, avec en filigrane l'Evolution, avec un grand E. La série propose également pas mal d'apartés scientifiques, sur les différents animaux hybridés avec les membres de l'expédition, ou sur les différentes créatures martiennes. Sur la planète elle-même, pas grand-chose, si ce n'est, en bonus, des entretiens, ma foi plutôt intéressants, avec des scientifiques, un géologue et un physicien, qui donnent leur avis sur la Mars présentée dans la série, l'état des recherches et les perspectives en rapport avec Mars.

A l'issue des 12 épisodes de cette première saison, on reste un peu sur notre faim, car nos naufragés de l'espace doivent survivre, se battre encore et encore contre les cafards, dont on ne sait pas grand-chose.

 

Surdopé, spectaculaire et un brin nébuleux, c'est une série intéressante.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

1974. Le Japon est divisé en deux. Si l’île d’Hokkaido est occupée par l’Union, le reste du pays est allié au Etats-Unis. Une tour, dont le sommet se perd dans les cieux, est alors construite par l’Union.
Deux amis, Hiroki et Takuya, rénovent un avion afin de realiser leur rêve : atteindre le sommet de la tour au dela des nuages. Une fille mystérieuse prénommée Sayuri se joint aux deux adolescents qui lui promettent de l’emmener avec eux voir la tour.
L’aventure s’arrête brusquement le jour où la jeune fille disparaît sans laisser de traces. La promesse est rompue, Hiroki et Takuya abandonnent leur projet et se séparent pour suivre chacun leur route.
Devenus adultes, il seront a nouveau reunis par le destin, mais leur relation n’est plus la même...

 

Réalkisé en 2003, la Tour au-delà des nuages est le premier long-métrage réalisé par Makoto Shinkai, qui a frappé fort en fin d'année dernière avec Your name. Si le synopsis interpelle et intrigue, la construction est quelque peu décevante. Je m'attendais à une sorte d'épopée avec des énigmes, des envolées, des personnages ombrageux... Petite déception, il s'agit d'une sorte de huis-clos à trois personnages, dont l'aspiration, voler vers cette fameuse tour à la visée nébuleuse, provoquera la séparation. Et même si je ne demande pas une explication exhaustive, j'ai besoin d'être stimulé, titillé. J'ai été frustré de ne rien comprendre, ou quasiment, à l'existence de la tour. En outre, le récit était par moments saucissonné entre passé et présent, sans véritable signification, si bien que par moments je ne savais plus où on en était dans la timeline...

 

Visuellement l'anime est très plaisant, j'ai particulièrement apprécié la scène de vol finale, un peu courte cependant. L'animation en elle-même m'a semblée de qualité. Un premier film pas franchement réussi, donc, ce qui ne m'empêchera pas de regarder avec curiosité les autres réalisations de Shinkai.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

Chaque année à la même époque, je fais ce bilan, qui est forcément différent des espoirs exprimés l'année précédente.

Au rayon des satisfactions : Doctor Strange, 10, Cloverfield Lane, Captain America - Civil War, Deadpool, Comancheria (un bon polar à la sauce redneck), Zootopie, Star Wars: le réveil de la Force, Le Garçon et la Bête

 

Au rayon moyen, X-Men Apocalypse, la 5ème vague, Monsieur Bout de Bois, Les Trolls, Morgane (un thriller vaguement horrifique réalisé par un des fils Scott)...

 

Au niveau des films pourris : le reboot de SOS Fantômes, Batman vs Superman - l'Aube de la Justice, Comme des bêtes, Alvin et les Chipmunks 4...

 

Et donc les films listés l'année dernière, mais que je n'ai pas vus : Les 8 salopards, Chair de Poule, The Revenant, the Finest Hours, Gods of Egypt, Le Livre de la Jungle, Krampus, Warcraft, A la recherche de Dory, Tarzan, l'Âge de Glace 5, Independence Day: résurgence, Tortues Ninja 2, Star Trek, Les Animaux fantastiques, Rogue One, Assassin's Creed , Passengers, Premier Contact...

 

Rattrapages de l'année : Conjuring, Crimson Peak, Kingsman, Elysium, Piano Forest,. et quelques autres dont je vous touche deux mots :

- Insidious : Bien aimé la façon de filmer, les acteurs, surtout Rose Byrne. Après, au niveau de l'histoire, j'ai trouvé ça assez prévisible. Pas désagréable dans l'ensemble.

- Les 4 Fantastiques (le reboot) : Pas aussi catastrophique qu'on l'a dit, juste insignifiant et inutile. J'essaierai de le regarder à nouveau pour en parler plus en détail.

- Rounders : Bonne réalisation, un casting vraiment intéressant, et une ambiance prenante.

- Once : Superbe film, très sobre, mais une ambiance inoubliable, avec une super musique.

- Kiss Kiss Bang Bang : Bien aimé le ton, ce côté constamment décalé avec ce loser intemporel incarné par Downey Jr. Par contre j'ai l'impression que la conclusion m'a échappé.

- The Indian Runner : La prestation des deux acteurs principaux m'a scotché, et malgré des petites longueurs, c'est un excellent drame familial.

- Her : Très bon film, qui tient sur un acteur et une voix... Surprenant.

- Boyhood : Superbe film, qui suit la jeunesse d'un garçon tout ce qu'il y a d'ordinaire. Troublant, avec des acteurs vraiment touchants.

- Le Conte de la Princesse Kaguya : Très beau conte.

- Le Vent se lève : J'ai pris ça en quelque sorte comme l'oeuvre la plus personnelle de Miyazaki, dans lequel il clame son amour pour les avions. Et l'avion le plus emblématique du Japon est le zéro, qu'on le veuille ou non. Après, réaliser un film sur un mec qui a conçu une arme de guerre et marteler que son but était tout autre, c'est douteux. Mais le côté onirique de l'histoire permet, à mon avis, de prendre tout ça avec beaucoup de recul. Pas le meilleur Miyazaki, et de loin, pour moi.

- Les Enfants loups : Un film d'animation sympa.

- Un Homme très recherché : Un thriller d'espionnage plutôt lent, avec peu d'action, mais qui laisse en effet pantois quant à l'interprétation de Phillip Seymour Hoffman.

- Audition : Un thriller japonais auquel je n'ai pas vraiment accroché, trop léché, trop lénifiant peut-être.

- Steamboy : Techniquement superbe (certains mouvements de caméra m'ont scotché), mais je n'en retire pas grand-chose sur le fond.

- Summer Wars : Bien aimé cette histoire familiale mâtinée de nouvelles technologies, malgré un character design et une animation pas au top.

- The Imitation Game : une biopic partielle sur un personnage emblématique du XXème siècle, un peu lisse par moments, mais porté par un Cumberbatch à suivre.

- Only lovers left alive : Un film de vampires un peu classieux, porté par un duo d'acteurs exceptionnels.

- Incendies : Très beau film, drame intimiste.

- Prisoners : Un bon thriller, un peu long, mais bien joué.

- Si tu tends l'oreille : Un Ghibli de bonne facture, où l'imaginaire et la réalité se confondent.

- Following : Le premier film de Christopher Nolan.  Pas inintéressant dans sa narration éclatée et achronologique, mais un peu aride.

- Le Congrès : Un film très surprenant, et d'une grande beauté. Complexe à analyser.

- Dallas buyers club : Très très bon film, bien construit, super bien interprété.

- Take shelter :  Un film lent, très lent, qui installe une ambiance et une certitude, laquelle est balayée dans la dernière scène... Les acteurs sont très sobres.

 

Et que nous réserve 2017 ?

 

Au niveau des films de super-héros, puisque c'est un sous-genre à part, il y aura :

- Logan le 1er mars ; Power Rangers, le 5 avril ; Les Gardiens de la Galaxie 2, le 5 mai ; Wonder Woman, le 7 juin ; Spider-Man: Homecoming (deuxième reboot, chez Marvel, cette fois-ci), le 12 juillet ; Justice League, le 15 novembre.

 

Et par ailleurs : La grande Muraille le 11 janvier ; Resident Evil - Chapitre final (ahah, on y croit) le 25 janvier ; Underworld Blood Wars le 15 février ; Kong Skull Island au mois de mars également (avec Tom Hiddleston, revenons aux origines de King Kong, et peut-être à celles de Godzilla...) ; Ghost in the Shell, le 29 mars ; Alien: Covenant, le 10 mai ; Pirates des Caraïbes 5, le 24 mai ; La Momie (oui, on reboote ça aussi, avec Tom Cruise...), le 7 juin ; Valérian et la cité des mille planètes, le 26 juillet ; La Planète des Singes - Suprématie, le 2 août ; Blade Runner 2049, le 4 octobre (avec Denis Villeneuve aux commandes, ça fait envie...)...

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Une variation sur l'apprentissage du piano entre deux adolescents talentueux : l'un, fils de bonne famille, l'autre, enfant des rues, mais ayant en commun Mozart et Chopin. Shôhei déménage en province pour prendre soin de sa grand-mère, mais ne perd pas de vue son objectif : passe le concours national de piano pour collégiens. Il rencontre Kai, un gamin débrouillard et pauvre, près d'un vieux piano mystérieusement préservé dans une clairière.Une amitié faite de rivalité va se nouer entre les deux garçons.

 

Réalisé par Masayuki Kojima, qui avait déjà travaillé sur Monster, Piano Forest est un long métrage d'animation un peu ancien (2007) mais qui n'a rien perdu de son charme. On aurait pu croire qu'avec son pitch il y eût une quelconque couche surnaturelle à l'histoire, mais il n'en est en fait rien. C'est en effet la rencontre des deux pré-adolescents et leur amour commun, mais exprimé différemment, de la musique. C'est plutôt frais, drôle, comme par exemple lorsque Kai se voit harcelé par des avatars de Mozart.

Kazé remet le film au goût du jour avec un joli coffret regroupant les éditions DVD et blu-ray, lesquelles proposent le film en VO et VF, ainsi qu'un élégant livret collector de 64 pages livrant les portraits des personnages, de brèves notices sur les compositeurs cités, des portraits de l'interprète, Vladimir Ashkenazy. On nous propose ensuite des interviews du compositeur et du chef d'orchestre du film.

Fort instructif.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

Après un Captain America: Civil War ma foi plutôt réussi, Marvel Studios continue sa Phase 3 en donnant un film consacré au Docteur Strange, un personnage un peu particulier...

 

Stephen Strange est un chirurgien de génie, capable d'opérer à peu près n'importe quoi et d'inventer de nouvelles techniques. Il est aussi -forcément- arrogant, flambeur et charmeur. Mais un dramatique accident de la route endommage gravement ses nerfs, et il ne peut plus exercer. Déprimé, il entend par hasard parler d'une personne ayant récupéré tous ses moyens, et peut-être même plus, grâce à un moine tibétain. Utilisant ses derniers deniers, il part pour Katmandou rencontrer l'Ancien. Mais son enseignement se mérite, et Strange va découvrir de nouveaux horizons, ainsi que des ennemis insoupçonnés...

 

Je connais assez peu le personnage, je le trouvais un peu suranné, has been, à l'époque où je lisais beaucoup de comics Marvel. Mais les belles images de la bande-annonce ainsi que des premiers avis très positifs autour de moi m'ont incité à aller le voir. Première constatation : c'est plutôt bien réalisé, Scott Derrickson, plutôt spécialisé dans la terreur (L'Exorcisme d'Emily Rose, Sinister, Délivre-nous du mal, mais aussi le remake du Jour où la Terre s'arrêta), se montrant à l'aise avec la direction d'acteurs et le montage. Les effets spéciaux sont quasi omniprésents, mais plutôt justifiés vu le contexte.

Car Strange va se retrouver au coeur d'une mini-guerre entre sorciers capables de tordre et modifier la réalité et la matière, mais aussi de voyager dans d'autres dimensions, au contact de créatures cosmiques indicibles. L'enjeu est bien sûr le contrôle de la Terre, et le Docteur Strange a du pain sur la planche.

 

C'est Benedict Cumberbatch (Imitation Game, la série Sherlock...) qui endosse le rôle-titre. Novice dans ce type de film, il se révèle capable de tenir l'affiche à lui tout seul, épaulé par un casting plutôt classe, incarné par Tilda Swinton (capable de TOUT jouer), Chiwetel Ejiofor, très intense, ou encore Mads Mikkelsen, le Danois le plus protéiforme du moment. Sans parler de la lumineuse et craquante Rachel Mc Adams, que j'avais découverte dans Un Homme très recherché, et qui se montre très intéressante dans le rôle de la collègue/maîtresse déçue du Dr Strange.

 

Le film s'avère d'emblée très agréable à suivre, avec une intrigue assez linéaire et cohérente. Bien sûr, le sujet se prête à une débauche d'effets spéciaux, mais le réalisateur et les producteurs ont su s'arrêter au seuil du trop-plein, de la gerbe stroboscopique et du trip new age. Il y a quelques clins d'oeil, Stan Lee (co-créateur du personnage avec Steve Ditko) fait son habituel cameo sympa, et l'humour est également assez présent (comme par exemple lors des échanges de Strange avec Wong, le bibliothécaire de l'Ancien, ou les scènes avec la cape de Strange). Bref, j'ai passé un très bon moment, y compris avec les deux scènes post-générique, qui rattachent le Docteur Strange à l'univers de Avengers, même si une réplique et une vue aérienne de New York y faisaient déjà référence dans le film lui-même.

 

Le meilleur Marvel ? Je ne sais pas, j'aime beaucoup Ant-Man, très efficace avec un budget plus modeste. Mais il est parmi les meilleurs jusqu'à présent, c'est indéniable.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

 

Hollywood n'en finit plus de recycler ses films, bons ou moins bons. La tendance n'est pas nouvelle, loin d l à, mais elle est plus visible ces derniers temps. L'ambition est de redonner un second, voire plus, souffle, de remettre au goût du jour tel ou tel film ou série qui a marqué la génération précédente, ou même celle d'avant. Quelquefois cela fonctionne bien, comme pour The Thing (la version de Carpenter était un remake d'un film des années 1950). Les remakes de Total Recall ou Robocop, par contre, n'ont visiblement pas atteint leur but. En attendant un nouveau Ben-Hur et la série Mac Gyver, nous voilà donc avec ce faux remake du film de 1984. Un film-culte, donc, qu'on essaie de remettre au goût des années 2000, avec grosso modo des nanas à la place des mecs de la première édition. Avec l'adoubement de l'ancienne équipe, puisque cinq des acteurs du premier film font un caméo, tandis qu'Ivan Reitman est crédité à la production.

 

Mais...

 

Etait-ce nécessaire ? D'un côté oui, la vision de l'ancien film a quelque peu vieilli, même s'il reste fort sympathique. De l'autre non, il est tellement facile de nos jours de revoir un film aussi connu... sans payer si on le veut vraiment. Et pour être franc, pour un résultat aussi médiocre de mon point de vue, ce n'était pas la peine.

 

Car je me suis franchement ennuyé de la cinquième à la centième minute du film. Les gags tombaient à plat, les personnages n'ont aucun charisme et l'histoire qui, si elle se démarquait franchement du premier film, ne se montrait pas vraiment intéressante. Mais à partir de la grosse bataille contre les fantômes, cela change, et on se retrouve avec un honnête divertissement, pas trop mal mené.

 

 

L'humour se veut potache, mais à part Chris Hemsworth qui s'amuse visiblement dans son personnage de bogosse complètement idiot et qui fait régulièrement des clins d'oeil à son rôle de Thor, on s'ennuie carrément... En définitive, j'ai eu l'impression de voir un film des années 80, avec les moyens techniques des années 2010, mais sans remise véritable au goût du jour.

 

Bof, donc.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

Shibuya, le monde des humains, et Jutengai, le monde des Bêtes... C'est l'histoire d'un garçon solitaire et d'une Bête seule, qui vivent chacun dans deux mondes séparés. Un jour, le garçon se perd dans le monde des Bêtes où il devient le disciple de la Bête Kumatetsu, qui lui donne le nom de Kyuta. Cette rencontre fortuite est le début d'une aventure qui dépasse l'imaginaire...

 

Je découvre depuis quelques temps les bijoux de l'animation japonaise. Sorti au Japon il y a un peu plus d'un an, et seulement en janvier de cette année en France, le dernier film de Mamoru Hosada (Summer Wars, les Enfants-Loups...). C'est l'histoire d'un enfant de 9 ans qui perd sa seule famille, et se retrouve dans l'autre monde, dominé par les bêtes, et se retrouve sous l'aile d'un ours mal léché. Mais il ne se laisse pas dompter, et cela donne lieu à des scènes de dispute homériques -et en même temps hilarantes- entre ces deux caractères volcaniques. Un récit sur la relation père-fils (Hosoda venait d'être papa quand il a commencé à travailler sur l'écriture du film), ainsi que sur l'apprentissage et l'adversité. Des thèmes assez classiques, mais traités avec humour et dynamisme, entre deux mondes que tout oppose, entre Shibuya, quartier de Tokyo bien connu pour son grand carrefour aux passages piétons dans tous les sens, et Jotengai, le pays des bêtes, pour lequel Hosoda et son équipe sont allés faire des repérages au Maroc notamment.

 

 

Dans l'édition prestige en DVD des Editions Kazé, nous rentrons, à la suite des acteurs -japonais- de doublage, dans les studios ayant réalisé le film. L'occasion de découvrir que les décors ont été entièrement peints à la main, mais aussi d'entendre les témoignages desdits acteurs -et de remarquer au passage pas mal de choses sur la société japonaise contemporaine. En bonus également, un making-of, la première du film à Shibuya, ainsi que le roman adaptant le film, écrit par Hosoda lui-même et un livret collector comportant de nombreux commentaires, une interview d'Hosoda sur son processus créatif et une nouvelle inédite prenant pied dans le même univers.

 

Bref, un must.

 

Spooky

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

 

Dans la foultitude de films "classiques" (ou pas, d'ailleurs) que je regarde depuis quelques mois, il y en a un, qui m'a marqué, et va sans doute me marquer quelques temps, c'est ce Conjuring - les Dossiers Warren.

 

Avant Amityville, il y eut Harrisville, dans l'Etat de Rhode Island… Le film raconte l'histoire horrible, mais vraie, d'Ed et Lorraine Warren, enquêteurs paranormaux réputés dans le monde entier, venus en aide à une famille terrorisée par une présence inquiétante dans leur ferme isolée… Contraints d'affronter une créature démoniaque d'une force redoutable, les Warren se retrouvent face à l'affaire la plus terrifiante de leur carrière…

 

Contrairement à la plupart des films du genre, ce long métrage ne s'attache pas qu'à la famille de victimes, les Perron, mais aussi au couple d'enquêteurs, les Warren, venus les aider. Les Warren sont des démonologues connus, toujours en activité aujourd'hui (excepté pour le mari, décédé en 2006), qui ont été confronté à plus de 4 000 phénomènes surnaturels, dont la célèbre affaire d'Amityville, qui a donné lieu au film au titre éponyme et à son remake en 2005. Si vous souhaitez en savoir plus sur celle qui nous occupe, je vous invite à aller faire un tour par là. Les Warren ont tenté d'avoir une vie de famille aussi normale que possible, en marge de leurs activités toutes particulières... Le film montre une part de cette vie de famille, notamment avec leur fille, qui va se retrouver impliquée dans l'affaire. Plusieurs séquences ont aussi lieu chez les Warren, notamment dans leurs caves, où ils conservent des centaines d'objets hantés ou maudits. Parmi ceux-ci, une vieille poupée qui depuis a fait l'objet d'un autre long-métrage. Une pièce bénie chaque année par un prêtre. A noter que la famille Perron, à l'exception de la mère, est venue rendre visite aux acteurs sur le tournage.

 



Il se place dans cette mode des films sur le surnaturel, avec une économie de moyens, mode initiée par le Projet Blair Witch, continuée par Paranormal Activity et bien d'autres. Mais loin de faire de ce côté cheap un argument pour "vendre" le film au public, James Wan, réalisateur malais auteur du premier Saw et des deux premiers Insidious a pris comme parti de filmer son histoire comme une sorte de faux documentaire, avec un style caméra à l'épaule sans esbroufe, réaliste et efficace, demandant à ses acteurs de ne pas en faire des tonnes. Le casting est donc constitué d'acteurs de série B, avec Patrick Wilson et Vera Farmiga dans le rôle des chasseurs de fantômes, avec des partenaires au nombre réduit (je pense qu'il n'y a pas plus de 12 rôles parlants dans le film).

 

Le décor est donc essentiellement constitué d'une vieille maison des années 1850, entourée d'un vaste espace vert, d'un embarcadère sur une rivière avec un arbre biscornu au bord. L'intérieur de la maison, quant à lui, a été entièrement recréé en studio, permettant une parfaite installation des caméras, même dans les espaces contigus, comme les cloisons entre les grandes pièces. Le film a été tourné caméra à l'épaule, avec des mouvements circulaires, des plans-séquences, avec des zooms très lents, une sobriété qui permet de s'approprier de manière réaliste l'ambiance de la maison.

 

 

Le film comporte son lot de "passages obligés" des horror movies : portes qui claquent, personnages fantômatiques, mais là encore, sans esbroufe, sans effets superfétatoires. Un film d'horreur plutôt maîtrisé, et plaisant, d'autant plus que les acteurs sont assez convaincants.

 

Je recommande.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Oui oui je sais, je suis super à la bourre concernant ce film, je l'ai vu après tout le monde, du coup ce que je vais en dire n'influera sans doute même pas ceux qui ne l'ont pas encore vu.

 

Mais je tenais quand même à en parler, parce que depuis ses débuts il y a 16 ans, la saga super-héroïque des X-Men est quand même celle qui m'a apporté le plus de plaisir au cinéma, si l'on excepte le troisième film (qui se fait tacler au passage ici) et les spin-offs consacrés à Wolverine (surtout le premier). Ceci étant évacué, que nous réserve ce nouvel opus ?

 

Il s'ouvre sur une séquence se déroulant dans l'Egypte antique, avec la conduite d'un homme appremment très important dans une pyramide dans un état de quasi-mort. Il semblerait qu'un rituel de transfert de son âme dans un autre corps soit programmée... Mais des soldats semblent ne pas l'entendre de cette oreille, et interrompent le processus avant de sceller le tombeau... à jamais ? Dans les années 1980 l'agent de la CIA Moira Mc Taggart assiste, au Caire, à une étrange cérémonie dans une salle souterraine. Et parallèlement Erik Lhensherr, plus connu sous le sobriquet de Magneto, coule des jours paisibles dans une cité industrielle de Pologne. Jusqu'au jour où il se dévoile en sauvant la vie d'un de ses collègues. Tout cela alors que Xavier continue à accueillir de nouveaux jeunes "surdoués" dans son institution...

 

 

Vous vous en doutez, En-Sabah-Nur, le demi-dieu égyptien, va se réveiller dans ces années 80, et comme il découvre, par le biais d'une télé, le coca-cola, la bombe atomique et les Teletubbies, il a envie de tout péter, et d'instaurer un ordre nouveau, avec un cercle restreint de fidèles, des mutants qui ne sont pas sans rappeler les Cavaliers de l'Apocalypse de la Bible. Mais d'après vous, qui de Magneto, Storm, Psylocke ou Angel incarne Pestilence ? Car Magneto voit ses démons intérieurs investir une nouvelle fois le terrain de ses réflexions, et il va se retrouver opposé à son vieil ami Charles Xavier.

 

Comme Wolverine est exclu de cette génération (enfin... presque), la franchise doit se trouver une nouvelle figure de proue... Serait-ce Magneto, sans cesse taraudé par ses doutes et aiguillonné par sa colère ? Xavier, qui passe son temps à pénétrer les esprits des autres ? Il semblerait que ce soit Mystique, désignée d'ailleurs à la fin du film comme leader des X-Men. L'aura de Jennifer Lawrence, désormais seule superstar du casting, y est sans doute pour beaucoup. Et dans le rôle du personnage "fun", je pointe Quicksilver, qui après avoir eu la scène la plus marquante de Days of Future Past, récidive dans cet épisode. Espérons que ça va durer, parce que le traitement du personnage est bien sympa.

 

Comme son boulot sur DoFP était pas mal, Bryan Singer est à nouveau aux manettes (scénario -avec Simon Kinberg surtout- et réalisation), et on sent toujours cette patte, cette envie de soigner la psychologie de ses personnages en passant le spectaculaire au second plan, même si encore une fois il doit gérer une quinzaine de caractères différents. Comme le souligne Kinberg, il y a quand même beaucoup de scènes apocalyptiques (super-méchant excessivement puissant oblige), à l'instar de ce qu'ont pu faire Roland Emmerich et Michael Bay.

 

 

Le personnage d'En Sabah Nur est incarné par Oscar Isaac, qui entre donc dans sa deuxième franchise ultra-bankable après Star Wars Episode VII. Engoncé dans un costume et un maquillage lourd, il parvient tout de même à faire passer son jeu -tout en retenue- par le biais de gros plans sur son visage.

 

Le film est assez bon, le récit relativement fluide même si l'on passe sur plusieurs fils narratifs pendant un moment. Il y a des longueurs, mais d'une durée totale négligeable.

 

Le script convoque donc les survivants du dernier opus, mais aussi des "nouveaux", qui sont des X-Men historiques, comme Cyclope, Diablo, Angel, Jean Grey, Storm... censés être plus jeunes, ce sont donc des nouveaux acteurs qui les incarnent. Mention spéciale à Cyclope et Storm, en attendant mieux des autres.

 

Bon, et sinon, quand vous allez au cinéma avec Dyane Hertogs et Sébestien Célimon, grands amateurs de bande dessinée et de héros avec des super-slips, vous vous exposez à des rafales de vannes. Et vas-y que je te parle de la relance de l'industrie touristique en Egypte avec la nouvelle pyramide plantée par En-Sabah-Nur : alimentation par énergie solaire, chantiers BTP au top, hôtels rénovés... Et bien sûr, ça y va sur Jean Grey version érotique (50 nuances de Jean Grey, jamais fatiguée) ou pas (son album préféré ? Entre Grey clair et Grey foncé, par JJ Goldman - encore un super-héros, celui-là)... Il faudra songer à faire construire un village schtroumpf avec tous ces eprsonnages à la peau bleue à l'écran (En Sabah Nur, Diablo, Mystique, Fauve...). J'en passe, et des meilleures.

 

Bref, un moment de détente, techniquement assez réussie, mais qui n'effacera cependant pas la réussite de Captain America - Civil War cette année. Mais bon, un film avec Rose Byrne ne peut pas être totalement raté.

 

Spooky

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