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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

Articles avec #films catégorie

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

Dans le futur, l'Avalon, un immense vaisseau spatial rotatif est en route pour une planète à coloniser. A son bord, 258 membres d'équipage et 5000 passagers. Tous placés en sommeil artificiel, le temps que les 120 ans du voyage se déroulent. Malheureusement deux d'entre eux se réveillent, 90 ans trop tôt. Jim Preston, mécanicien, et Aurora Lane, écrivain, vont devoir apprendre à vivre ensemble dans l'immense vaisseau, seuls, en attendant de trouver une solution à leur problème. Mais au-delà de leur sort, c'est celui du vaisseau même qui est bientôt menacé...

Sorti en 2016, ce film de science-fiction met en scène deux superstars, Chris Pratt, "révélé" par Les Gardiens de la Galaxie, et Jennifer Lawrence, qui a elle-même explosé grâce à Hunger Games. Dans ce huis-clos leurs qualités de comédien leur permettent de tenir le film à bout de bras, et pour cause, ils forment à eux deux la moitié, ou presque, des personnages parlants...


 

L'occasion est également belle de voir quelques images d'un vaisseau dans l'espace, de voir Jennifer Lawrence en maillot de bain dans une piscine au bord d'un hublot, ou des robots nettoyeurs dans les coins des immenses coursives du vaisseau. Mais contrairement à ce qu'on aurait pu croire, les scénaristes, producteurs et réalisateur (le Norvégien Morten Tyldum, qui avait réalisé le très bon Imitation Game) évitent la plupart des écueils : pas de voyeurisme sur la star féminine, pas d'effets spéciaux en veux-tu en voilà... On est dans la sobriété, le champ est libre pour les deux acteurs, qui n'en profitent pas pour en faire des tonnes. Alors oui, il y a des passages obligés de ce genre d'histoire : les deux passagers essaient de s'occuper du mieux possible, la situation s'aggrave subitement, et nos deux amis se retrouvent à devoir gérer un, voire plusieurs dilemmes moraux. Et bien sûr, la question sous-jacente : que ferions-nous à leur place ?

Le film est très correct. Mais il lui manque quelque chose pour devenir un classique du genre. Un supplément d'âme, peut-être ? Une véritable histoire, qui tiendrait un peu plus que sur un timbre-poste ? Peut-être. En tout état de cause, je n'ai pas eu le sentiment de perdre deux heures de ma vie en le voyant, c'est déjà ça. Mais Passengers ne laissera pas une grande trace dans la filmographie des deux acteurs, et encore moins dans le genre...

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

On sort un peu des lectures tolkiennesques pour un visionnage consacré lui aussi au créateur du Seigneur des Anneaux. Réalisé en 2001 par Robert di Napoli (ou par Chris Gormlie, les deux étant crédités à des endroits différents du générique de fin), il propose, par le biais de commentaires entrecoupés d'entretiens de spécialistes, proches et de Tolkien lui-même (!), de retracer la vie et l'oeuvre de celui que l'on finit par surnommer le Professeur. Influences, réception, figures héritage, l'éventail des sujets abordés est très large, mais surtout concentré sur le Seigneur des Anneaux.

 

Cela commence de manière inattendue, et ma foi plutôt maline, avec une description topographique d'une partie de la Terre du Milieu, les différentes contrées traversées par les protagonistes du Seigneur des Anneaux. L'animation en 3D est un peu rudimentaire, mais efficace. Les commentaires sont assurés face caméra (la moitié du temps) par Romain Bel, un jeune homme aux cheveux longs à la diction un peu difficile et au ton monocorde. Mais son expression s'améliore au fil de l'avancée du documentaire.

 

Parmi les intervenants, on notera :

- Aryk Nusbacher, un représentant de l'Académie militaire de Sandhurst (!), qui est un peu le commentateur principal, indiquant entre autres que Tolkien croyait que les mythes en disaient plus sur le monde que le réalisme. Ce dernier manque de profondeur, présente trop de facilités... Un autre point intéressant qu'il développe est la nature des Orcs, qui pour lui ne peuvent être rapprochés d'aucune ethnie existante, mais sont plutôt des créatures créées pour guerroyer, tuer sans faire de sentiments. En quelque sorte des allégories de certains soldats que Tolkien, puis son fils Christopher, ont pu croiser durant leurs années de guerre. L'allégorie s'étend à tous ceux qui font du mal à la société, à l'environnement (comme les constructeurs automobiles...).

- un certain Bob Blackham, spécialiste de Tolkien (auteur de plusieurs ouvrages sur le Professeur, membre de la Tolkien Society, animateur de Tolkien tours à Birmingham et Oxford), lequel évoque le contraste entre la campagne où Tolkien a vécu enfant, et la ville polluée et ultra-urbanisée ;

- Helen Kidd, critique littéraire, laquelle expose une théorie intéressante, selon laquelle la fantasy est moins bien appréciée par la critique littéraire que le réalisme ou la poésie du fait de ses origines : les couches populaires et la tradition orale.

- Ian Collier, autre représentant de la Tolkien Society qui parle des personnages du SdA, que certains détracteurs réduisent à des archétypes, en soulignant justement la nuance de leurs comportements, de leurs paroles ;

- Roger Dean, illustrateur, qui indique que l'écriture de Tolkien permet aux artistes de s'approprier complètement son univers, en laissant une grande part à l'imagination ;

- les membres de plusieurs groupes de rock inspirés par Tolkien ;

- Rayner Unwin, fils du premier éditeur de Tolkien, et celui qui a intercédé en sa faveur (à l'âge de 10 ans !) pour que le Hobbit soit publié ;

- John et Priscilla Tolkien, respectivement premier et dernier enfant de Tolkien, qui évoquent le rapport de leur père au succès phénoménal qu'il a remporté.

- John Ronald Reuel Tolkien lui-même, dans une video d'archive de la fin de sa vie, où il évoque les endroits où il a vécus (à Oxford et Birmingham) et qui ont irrémédiablement disparu.

 

Le documentaire est émaillé d'images d'époque, mais aussi de films de reconstitution plus ou moins réalistes, et curieusement retravaillés (pour des soucis de copyright ? ou pour masquer l'indigence des décors, des costumes et des "acteurs" ?), ainsi que d'illustrations -ma foi fort jolies- réalisées par les frères Hildebrandt. L'ensemble est assez intéressant, relativement bien structuré, malgré quelques raccourcis. On notera le dévissage en plein vol lorsque Romain Bel évoque "l'auteur de bandes dessinées bien connu Terry Pratchett"... Ainsi que la traduction systématique dans les sous-titres de "fantasy" en "fantastique".

 

En bonus on retrouve les illustrations des frères Hildebrandt... en deux fois plus petit que dans le documentaire, et les liens vers une dizaine de sites tolkienistes. Le DVD est accompagné d'un CD de musique et d'un livret contenant certaines des plus belles illustrations Hildebrandt.

 

Sympathique, sans être indispensable, bien que déjà daté.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

Il aura donc fallu attendre plus de 45 ans après sa mort, six gros films adaptant son oeuvre et plein d'autres choses pour que le cinéma -hollywoodien- s'intéresse à JRR Tolkien, l'homme.


Car oui, derrière les oeuvres magnifiques que sont le Hobbit et le Seigneur des Anneaux, -entre autres-, se cache un homme qui est né dans l'Etat libre d'Orange (Afrique du sud actuelle), a vécu modestement dans la campagne anglaise, a étudié à Oxford, enseigné au même endroit, aimé, fait le con et la guerre, écrit... Tout cela, le réalisateur chyprio-finlandais Dome Karukoski (Tom of Finland) a tenté de le présenter dans un film explorant la jeunesse de l'auteur.


Le film débute dans la Somme, en 1916. Le premier conflit mondial s'enlise, au propre comme au figuré, et le Lieutenant Tolkien essaie de survivre à ce cauchemar éveillé. Il contracte bientôt la fièvre des tranchées, puis est gazé. Au fil de ses errances sur le front, au seuil de la mort, sa vie lui revient par flashes. Sa jeunesse modeste mais joyeuse avec sa mère et son frère Hilary près de Sarehole, dans le Worcestershire. Puis le départ pour Birmingham, grande ville polluée du nord de l'Angleterre, incarnation de l'Enfer pour Tolkien. Viennent la maladie et le décès de sa mère, la prise en charge par le Père Francis Morgan, la rencontre avec sa voisine Edith Bratt qui deviendra sa femme et les études à Oxford, avant le déclenchement de la Première Guerre Mondiale.



Il y a deux façons d'apprécier le film. Aucune n'est complètement la bonne ou la mauvaise. Mais la plupart des spectateurs se placeront d'un côté ou de l'autre, et leur appréciation s'en ressentira forcément.


La première est, je pense majoritaire : celle du grand public, qui ne sait rien de la vie de Tolkien et voudra en apprendre (un peu) plus. Cette portion va assister à un spectacle de qualité, mettant en scène un jeune homme de la société victorienne, courageux, avec plein d'amis, qui tombe amoureux d'une jeune femme charmante. Un jeune homme que la vie n'a pas épargné, mais qui a réussi, à force de témérité et de talent, à s'élever au-dessus de sa condition, et à faire de sa passion sa renommée (ce qui n'était pas forcément son objectif, notons-le). Une histoire pleine de bons sentiments, remarquablement bien filmée, avec des acteurs -de renom pour certains- qui font le job. Une narration rondement menée, centrée cependant sur l'amour et l'amitié. Des ambiances soignées, entre pubs douillets, universités à l'ancienne et champs de bataille. J'ai aimé la scène de l'opéra, même si elle est probablement inventée ou détournée. Les scènes avec ses amis du TCBS, le club secret qu'il forme avec trois autres étudiants de la King Edward's School, lesquels se poussent mutuellement à aller plus loin, à oser transformer leurs rêves en réalité, sont parmi les plus réussies également. J'ai aimé voir Tolkien boire de la bière, alors que ses amis boivent du whisky. j'ai aimé voir ceux-ci le surnommer "Tollers". Des détails, ou clins d'œil qui peuvent faire plaisir ou faire tiquer.



Car il y a de quoi tiquer, et même plus, pour peu qu'on connaisse l'histoire véritable de JRR Tolkien. Ce qui n'est tout de même pas difficile, tant les ouvrages biographiques de qualité (Tolkien, une biographie, par Humphrey Carpenter, Tolkien et la grande guerre, J. R. R. Tolkien à 20 ans...) sont sortis ces dernières années. Si le film propose deux passages iconiques de la vie du Professeur (la danse d'Edith qui lui inspire le personnage de Lúthien, les quelques mots jetés au verso d'une copie à corriger qui donneront naissance au Hobbit), ils sont mal amenés, ou plutôt chronologiquement mal placés. Le film joue d'ailleurs sur le flou artistique en ne proposant pas de repères historiques, hormis la bataille de la Somme, en 1916. Alors que l'action se situe grosso modo entre 1900 et 1930. Seul un "quelques années plus tard, à Oxford", placé dans la toute dernière partie du film, complète ces précisions, pour un saut dans le temps quelque peu surprenant, tant les années précédant la guerre ont été largement traitées. A cet égard le film aurait pu s'appeler "Young Tolkien" pour être plus proche de la vérité.

 

Quelques mots au sujet du casting. Le rôle-titre est tenu par Nicholas Hoult, acteur britannique connu principalement pour avoir incarné le Fauve dans la dernière génération des X-Men, enfin celle qui a pris le pouvoir dans First Class, puis dans Mad Max Fury Road. C'est donc ici son premier vrai premier rôle, et je dois dire que je l'ai trouvé plutôt convaincant. A ses côtés, Lily Collins occupe bien l'écran. Jolie, expressive, sensible comme l'était Edith, la fiancée de Ronald. Autour d'eux, une pléiade d'acteurs au diapason, avec une mention spéciale pour Anthony Boyle (alias Geoffrey Bache Smith, l'un des meilleurs amis de Tolkien), Colm Meaney, l'acteur irlandais qui a joué dans de nombreuses comédies sociales, ou encore Sir Derek Jacobi, acteur shakespearien qu'on a pu voir dans Gladiator, Le Discours d'un roi ou encore Cadfael. Un casting classieux.



Comme dans toute adaptation ou tout biopic, les scénaristes se permettent donc de tordre, de malmener l'ordre chronologique des choses pour donner une narration plus fluide, et probablement un peu plus glamour que la vérité. Mais ces largesses sont parfois très gênantes. Comme lorsque Ronald et Edith peuvent sortir et se balader dans Birmingham, alors que lui n'est pas majeur, et elle célibataire. Impensable à l'époque. Ou quand on adjoint au sous-officier Tolkien une enseigne totalement fictive, qui l'appelle Monsieur tout le temps et s'appelle Sam. (vous le voyez le GROS clin d'œil ?) Lorsque, pris de délire, Ronald croit voir des guerriers à cheval faucher ses camarades sur le Front (alors que Tolkien a toujours clamé haut et fort que le Mordor et ses personnages belliqueux n'avaient rien à voir avec la guerre)... Qu'un mur de sa chambre d'étudiant est couverte de dessins, de runes qui vont nourrir son Légendaire... Qu'on invente un trait  particulier dans le caractère de son ami Geoffrey Bache Smith... Des assertions qui biaisent totalement son rapport à la création... D'ailleurs, lorsque son imagination est la plus "visible", à savoir dans les tranchées, j'ai trouvé les scènes moins réussies... Il manque aussi des passages qui à mon sens, auraient tout à fait eu leur place dans ce biopic, comme le voyage qu'il fit avec une de ses tantes et son frère en 1911 en Suisse, qui lui a fortement inspiré Rivendell... Les passages avec Edith sont drôles ou émouvants, mais presque toujours faux, au regard de la réalité. Je pourrais vous en parler pendant des heures, mais cela ne vous intéresserait pas plus que cela. Retenez cependant le GROS défaut du contenu. On ne voit Tolkien écrire et créer -littéralement- qu'à une reprise. Alors que cela aurait dû être l'un des principaux arguments du film. Lequel s'achève donc

SPOILER

sur l'idée de la création du Hobbit. On a l'impression qu'il n'a pas fait grand-chose auparavant à ce niveau. Alors que lorsque le roman sort en 1937, Tolkien travaillait déjà sur son univers depuis 20 ans...

 

Fun fact : L'un des arrière-petit-fils de Tolkien, Kallum, joue un petit rôle dans le film, l'un des tout premiers à apparaître à l'écran. Par contre la famille Tolkien a fait publiquement savoir qu'elle n'avait rien à voir, et même qu'elle désapprouvait le film.


En résumé, un long métrage qui sur le plan artistique est plutôt bon. Si vous voulez en savoir plus, vraiment plus sur le vrai Tolkien, lisez les biographies déjà citées.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

Deux ans avant d'achever -ou plutôt exécuter- sa licence consacrée aux X-Men, la Fox a mis fin à la série de spin-offs centrée sur son représentant le plus populaire, à savoir Wolverine. Après un premier épisode inconsistant, un deuxième nettement meilleur, James Mangold rempile pour conclure la trilogie en montant en puissance.

 

Dans un futur proche, Logan, épuisé de fatigue, s’occupe d’un Professeur Xavier souffrant, dans un lieu gardé secret à la frontière mexicaine. Mais les tentatives de l'immortel pour se retrancher du monde et rompre avec son passé vont s’épuiser lorsqu’une jeune mutante traquée par de sombres individus va se retrouver soudainement face à lui.

 

Attention, le film étant sorti depuis deux ans, je mets sans honte quelques spoilers dans mon analyse.

 

L'ambiance générale de ce Logan (inspiré par la série de comics Old Man Logan et se plaçant comme une suite -six ans après- de Days of future past) se démarque nettement de ses devanciers, et même de l'ensemble de films de super-héros. L'essentiel du long-métrage se déroule dans la nature (tournage partagé entre le Nouveau-Mexique, la Louisiane et l'Ontario), qui donne un aspect très rugueux, presque baveux à l'image, loin des déluges d'effets spéciaux inhérents au genre. De même le scénario et la mise en scène laissent apparaître peu, voire très peu de super-pouvoirs à l'écran. Priorité aux personnages, dont celui qui donne son titre au film, volontairement -légèrement- vieilli et marqué par la maladie, l'adamantium dont il est farci le rongeant peu à peu. Un surhomme qui meurt à petit feu, prend soin d'un vieillard légèrement radoteur dans une ancienne usine du désert mexicain, en compagnie d'un autre surhomme dont l'envers du pouvoir lui procure un handicap certain. Caliban (incarné par Stephen Merchant), qui est en quelque sorte un détecteur de mutants, ne peut en effet pas supporter la lumière du soleil. Il y a une tristesse latente dans tout ça, plus aucun mutant n'étant né depuis 25 ans, ceci étant dû à de la nourriture génétiquement modifiée qui élimine le gène mutant.

Un mot particulier pour la jeune actrice qui joue Laura/X-23, la jeune mutante dont Logan se retrouve en charge, et avec laquelle il a un lien tout particulier. Il s'agit de Dafne Keen, anglo-espagnole de 11 ans (à l'époque du tournage), qui a une vraie présence, joue extrêmement juste (bon, son rôle est assez mutique, mais son visage rentre en ligne de compte), et sa présence physique tout à fait convaincante, son expérience en gymnastique acrobatique lui permettant d'être crédible lors des phases de combat. Une révélation, en même temps qu'un éventuel passage de flambeau pour la suite, puisque Marvel Studios a récupéré les droits d'adaptation de tous ses personnages, qui pourraient être inclus dans les prochaines phases du MCU. Un éventuel film consacré à X-23 est régulièrement évoqué, mais pas encore confirmé.

 

Cette ambiance de western, crépusculaire, m'a beaucoup plu. Je suis preneur de films de super-héros très spectaculaires, à la limite du n'importe quoi parfois, mais là on est sur un registre différent, plus réaliste (il y a d'ailleurs une pique appuyée sur l'inanité des comic-books), et lorsque l'atmosphère est adaptée au propos, je valide. A noter que l'une des influences assumées de Mangold est l'Homme des vallées perdues (un western de 1953), que Laura et Xavier regardent dans une chambre lors de leur fuite.

 

On ne s'ennuie pas une seconde, malgré des passages un brin contemplatifs ; mais la présence de Hugh Jackman fait le job.

 

Logan constitue le crépuscule d'un super-héros qui aura fait chavirer les coeurs, mais aussi d'un acteur dans ce rôle. Hugh Jackman atteint désormais 50 ans et son état de santé (un cancer de la peau) auront eu raison de ses efforts physiques. Au final Jackman sera donc apparu dans 9 films en 17 ans. Ici il joue même... deux rôles. Mais je n'en dis pas plus. L'occasion toutefois pour moi de saluer son talent, et surtout son investissement énorme pour ce personnage si intense, qui lui a permis d'acquérir une renommée mondiale. Malgré la qualité irrégulière des films dans lesquels Wolverine est apparu, il a su, avec l'aide de James Mangold et des scénaristes, lui donner une belle sortie. Sir Patrick Stewart, qui a pour moi été une incarnation parfaite du Pr Xavier, a également dit adieu à la franchise à cette occasion. A noter que pour jouer le Xavier au crépuscule de sa vie, il a dû perdre beaucoup de poids, une première dans sa carrière.

 

A voir absolument.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

La saga X-Men au cinéma a presque 20 ans. Porté -entre autres- par un réalisateur aussi à l'aise avec les personnages qu'avec les effets spéciaux, le premier de la franchise avait relancé pour de bon la mode des super-héros au cinéma. J'étais présent à l'époque, et j'ai vu chacun des films de la licence, hormis Logan, dernier spin-off consacré au personnage le plus populaire (mais j'ai prévu de combler ce manque rapidement). Au fil du temps la franchise a donc connu 10 films (si l'on exclue les deux Deadpool), avec des fortunes diverses (personnellement j'aime bien les deux premiers, et adore First Class, qui marquait le début de la génération actuelle). Après le retour -mitigé- de Bryan Singer à la réalisation sur Days of Future past et Apocalypse, c'est son scénariste attitré, Simon Kinberg, qui lui succède pour conclure la franchise, le réalisateur ayant réorienté sa carrière vers de l'oscarisable avec Bohemian Rhapsody (pour l'anecdote, rattrapé par des affaires de moeurs, Singer a aussi été débarqué de la réalisation du biopic consacré à Freddie Mercury). Le résultat est... discutable, pour ne pas dire décevant...

On reprend pour l'essentiel le casting super-héroïque qui composa l'équipe de mutants d'Apocalypse, avec bien sûr un focus sur Jean Grey, au centre de l'histoire. C'est au cours d'une mission de sauvetage de la navette Endeavour dans l'espace que Jean Grey se retrouve bombardée par ce qui ressemble à une tempête solaire. Mais contre toute attente, elle y survit. Et semble même se porter mieux que jamais, d'autant plus que ses pouvoirs semblent décuplés. Et qu'ainsi elle découvre que tout un pan de son passé a été occulté par Charles Xavier, le responsable de l'école qui l'a recueillie à 8 ans, après un accident de la route qui a coûté la vie à ses parents. Vient alors le temps du doute, et une nouvelle scission au sein des X-Men, une situation très problématique, d'autant plus que d'étranges visiteurs de l'espace semblent s'intéresser à Jean Grey... Une partie du script reprend celui de X-Men: l'Affrontement final, où Jean tenait déjà une place centrale...

 

La production du film n'a pas été de tout repos. Commencée au printemps 2017, elle a nécessité des reshoots intensifs 18 mois plus tard, ce qui a occasionné un double report de la sortie, jusqu'à trois mois et demi au final. En général ce genre de mésaventure ne présage pas d'une grande sérénité de la part des producteurs. Ainsi Kevin Feige, boss de Marvel Studios, serait intervenu (alors que la production était déjà bien avancée et le rachat de la Fox, propriétaire des X-Men, par Disney, n'était pas encore entériné ou alors tout juste), pour modifier le ton et certains passages, notamment sur les origines de Jean Grey. Le troisième acte du film aurait ainsi été retourné intégralement, avec le segment du train revu à la baisse. Au final le long métrage a été réduit à 1h50, l'un des plus courts de la saga depuis le premier et le troisième, qui duraient 1h44.  Ces aléas ont fait craindre à certains observateurs et spécialistes une mise sous tutelle de Disney/Marvel et une perte de ton. Il n'y a pas de connexion visible au Marvel Cinematic Universe, hormis (enfin c'est la seule occurrence que j'aie vu) sur les uniformes des forces spéciales qui arrêtent les X-Men aux deux tiers du film. Le montage perturbé rend le film un peu brouillon, on sent qu'il manque des segments... La communication et la promotion autour de la sortie du film ont pâti du rachat de la firme. Nombre de salariés de la Fox ont ainsi quitté le navire avant d'en être poussés, notamment au sein du département marketing. Autre signal négatif : l'interdiction faite aux critiques de parler du film AVANT sa sortie...

 

Au niveau du casting, notons l'arrivée dans la franchise d'une actrice "oscarisable" (à l'instar de la franchise Avengers) en la personne de Jessica Chastain, qui incarne la cheffe des extraterrestres qui poursuivent Jean. Elle est l'une des rares à tirer son épingle du jeu, son visage perdant très vite toute humanité. Mention spéciale à Sophie Turner, qui s'en sort pas trop mal dans son jeu complexe, et à Nicholas Hoult, qui a pris de la bouteille depuis 3 films (à noter qu'il va aussi incarner prochainement Tolkien dans le film éponyme). James Mc Avoy (Xavier) et Michael Fassbender (Magneto) font le job. Les autres sont d'une transparence triste à pleurer, y compris les trois mutants nouveaux venus (dont Dazzler). Kinberg a même réussi à rendre Jennifer Lawrence complètement (ou encore plus) inconsistante. Une huître aurait eu le même impact.

 

Malgré ces soucis de rythme et de montage, ce dernier segment soulève quelques éléments dignes d'intérêt : notamment la personnalité du Pr Xavier, pas forcément impliqué dans l'action au fil du temps, et qui ne rechigne pas à mentir à ses élèves pour les "protéger"... Le personnage de Jean Grey/ Phoenix est intéressant, car empreint de troubles de la personnalité. Les cartes des relations entre personnages sont rebattues, mais on a l'impression d'assister à chaque fois à la relation d'amitié/désaccord profond entre Xavier et Lehnsherr (alias Magneto), et les X-Men semblent ne pas servir à grand-chose, hormis le Fauve, un peu. Le montage, expéditif, et les aléas de la production, déjà évoqués, ont carrément gommé tous ces aspects et les rendent inopérants. Et donnent au chapitre final de la franchise un goût d'huile de vidange.

 

En sortant du film, j'étais mitigé. Content d'avoir retrouvé quelques personnages que j'apprécie (mais pas Wolverine, qui a sur disparaître avant ce ratage industriel), déçu de les voir -pour certains- réduits au rang de faire-valoir, puis ennuyé par le rythme lénifiant au premier tiers (sur un film plutôt court, il faut le faire...), enfin sidéré de voir le réchauffé que constitue l'ensemble, presque mis à terre par la sempiternelle séquence (finale, celle-là) se déroulant à Paris, totalement ratée dans le fond comme dans la forme (les DS classiques, les deux-chevaux, pitiééééé)... C'est en réfléchissant à ce que je pourrais en dire que je me suis rendu compte que je ne pouvais pas en retirer grand-chose de positif. La bande-son d'Hans Zimmer est tout de même de qualité, me rappelant celle d'Interstellar, et Kinberg parvient à livrer deux-trois scènes d'action/effets spéciaux pas trop vilaines.

 

Mon dernier visionnage de X-Men: l'Affrontement final commence à dater, mais j'ai l'impression qu'il a trouvé un sérieux client comme pire film du fil principal de la franchise... C'est dommage, vraiment dommage, on ne peut qu'imaginer ce qu'un réalisateur comme Bryan Singer (enfin, un Bryan Synger du début des années 2000) aurait pu en faire, avec une meilleure gestion des enjeux et des personnages, une fin plus habile... Triste fin pour une franchise qui aura marqué le genre, même si le spin-off final, les Nouveaux Mutants, attend depuis plus d'un an de sortir...

 

Vous pouvez également vous consoler en lisant la version originale, en comics.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

Avengers: Endgame est le film le plus ambitieux de la jeune histoire des Marvel Studios, destiné à répondre à un certain nombre de défis :

- boucler de façon flamboyante et maîtrisée la première décennie de production du Marvel Cinematic Universe ;

- faire partir de façon habile certains des acteurs (et donc personnages) iconiques de la série, en fin de contrat ;

- siffler la fin de la récré (tadaaam ! jeu de mots avec le titre de cet opus) pour le box-office mondial, jusque-là dominé par les deux films de James Cameron, Titanic et Avatar.

 

Sur ce dernier point c'est bien engagé, la bande à Tony Stark n'est plus qu'à 500 millions de dollars de recettes du champion Avatar, après seulement deux semaines d'exploitation. Sur les autres points c'est ma foi le cas, je vais développer en essayant de ne pas trop en dire, j'imagine que certain(e)s d'entre vous ne l'ont pas encore vu, du coup, on va y aller franchement : si vous n'avez en plus pas vu Avengers: Infinity War, n'allez pas plus loin, car ce quatrième opus lui fait directement suite et je vais faire le point sur la situation entre les deux films.

Prêt(e)s ? On y va.

 

A la fin d'Infinity War, Thanos a littéralement atomisé, d'un claquement de doigts de son Gant d'Infini, la moitié de l'Humanité. Y compris une bonne part des Avengers, plongeant le monde dans une dégénérescence fortement marquée (même si on n'en voit pas grand-chose, hormis des filtres grisés). Pendant 5 ans les survivants de l'équipe de super-héros a tenté de retrouver le tueur cosmique, mais il a bien évidemment disparu, et son artefact meurtrier avec lui. L'équipe s'est délitée, Thor est devenu une épave qui dirige très peu la survivance d'Asgard, Captain America est devenu un coach en développement personnel, et Hawkeye, rendu fou par la disparition de sa famille, parcourt le monde pour éradiquer le crime organisé. Hulk a évolué et trouvé un compromis entre ses deux identités, tandis que Natacha Romanoff tente tant bien que mal de coordonner les recherches de Thanos et que Tony Stark coule une retraite en famille.

 

Mais l'arrivée impromptue de Scott Lang, alias Ant-Man, auparavant coincé dans le monde quantique (coucou la petite pirouette scénaristique), vient bousculer cette situation désespérante. Et

[AVERTISSEMENT : SPOILERS]

s'il était possible, en passant par ce monde quantique, de voyager dans le temps et d'aller récupérer les différentes Pierres d'infinité AVANT que Thanos les récupère lui-même ? Après avoir récupéré Iron Man et Nebula grâce à l'intervention inattendue de Captain Marvel (ça semble être sa marque de fabrique), ces différents cerveaux réussissent à mettre au point un procédé leur permettant de faire ce voyage, divisés en plusieurs équipes, lors de moments particuliers de leurs histoires respectives. L'occasion, donc, de revisiter, voire de modifier les intrigues de certains des 21 films précédents du MCU, et de revoir l'INTEGRALITE du casting de tous ces films. A noter, d'ailleurs, qu'on voit Michael Douglas BEAUCOUP plus jeune, ainsi que Stan Lee, avec un cameo qui devrait être son dernier... Il y a très peu d'easter eggs dans le film, mais un personnage inattendu apparaît de façon furtive dans la scène de combat final... Dès lors que les personnages retournent dans le passé, vous vous en doutez, l'histoire est éclatée en trois, quatre, cinq sous-intrigues. Et certains des Avengers "originels" voient leur existence, leur raison d'être et leurs motivations réinterrogées. Parfois de façon très fine, parfois sur le ton de la plaisanterie, même si dans cet opus Tony Stark est particulièrement sobre à ce niveau.

 

Curieusement cet opus est peut-être celui qui comporte le moins de combats, les scénaristes et réalisateurs laissant la part belle à l'émotion, et aux discussions. Il y a bien sûr un gros affrontement final avec Thanos, mais pas forcément avec les protagonistes qu'on aurait pu croire... Celui-ci est assez ébouriffant, je ne donnerai pas de détails, mais sachez que son issue est surprenante. On remarquera aussi que les personnages qui font nettement évoluer l'intrigue ne sont pas -hormis une exception notable et symbolique- les Avengers "majeurs". Et qu'une scène met en valeur les personnages féminins de l'histoire. J'ai trouvé celle-ci un peu trop "voyante", mais bon, elle fait plaisir quand même. Il y a aussi une scène deus ex machina, que j'ai vue arriver deux secondes avant, gâchant quelque peu le potentiel du personnage qui le porte... Par ailleurs, si Thanos m'avait bien plu, notamment dans ses tiraillements dans Infinity War, il n'est ici que l'ombre de lui-même, un personnage beaucoup plus monolithique... Le film se veut en tous les cas comme une vraie conclusion, la fin d'une époque ; à ce titre, il n'y a pas de scène(s) post-générique (un procédé que la firme a sinon inventée, du moins industrialisé). Par contre un hommage appuyé est rendu aux six personnages fondateurs... et à leur interprètes, avec une couche supplémentaire, et très particulière, pour Iron-Man.

 

Je vous parlais précédemment du départ de certains acteurs, et le contrat est largement rempli. Ils sont marquants dans l'émotion qu'ils transmettent, laquelle passe, pour certains, par un passage de relais. Tiens, l'un de ces passages de relais concerne Chris Hemsworth (Thor) et Tessa Thompson (Walkyrie), lesquels vont de nouveau faire équipe très prochainement dans MIB: International. L'occasion pour moi d'évoquer brièvement la suite. La Phase III du MCU s'achèvera cet été avec Spider-Man: far from home, qui sera certainement plus léger que cet Avengers 4. Mais Marvel Studios n'a que très peu communiqué sur la Phase IV. On imagine que certains, comme Black Panther ou Captain Marvel, vont connaître des aventures en solo. La composition des New Avengers est déjà un peu connue, mais on imagine que de nouveaux challengers vont émerger. Le rachat récent de la Fox par la maison Disney va permettre d'éventuellement intégrer Deadpool et les X-Men, notamment, dans le multivers, et de MULTIPLIER les possibilités. A l'instar des franchises Star Wars et Avatar, la maison Disney va-t-elle ralentir la cadence ? Le site Superpouvoir.com est parti sur quelques hypothèses en ce sens. L'avenir nous le dira...

Vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé cet Avengers: Endgame. Pour l'évolution de certains personnages. Pour le souci de résoudre quelques questionnements enclenchés dans les films précédents. Pour la préparation de la suite. Pour la gestion des effets spéciaux, certainement très nombreux... Mais je lui ai peut-être préféré Infinity War, à cause de quelques maladresses scénaristiques...

 

J'ai été un peu long, mais si vous voulez une analyse plus poussée sur tous les points, allez lire l'avis de l'ami Steph.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
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Sorti peu de temps avant Avengers: Endgame, voici donc le premier film entièrement consacré à une héroïne Marvel. On a longtemps cru, vue son importance dans le MCU (enfin, son temps de présence), que cette priorité serait dévolue à Black Widow, mais la Maison des Idées a surpris son monde en prenant Carol Danvers, l'une des incarnations du Captain Marvel.

 

Et il y a une femme à la réalisation, ou plutôt à la co-réalisation, puisqu'Anna Boden fait équipe avec son complice Ryan Fleck. Marvel répond ainsi, quelque part, au Wonder Woman de DC, qui constitue le meilleur succès du rival historique.

 

 

Ce Captain Marvel prend pied en 1995, lorsqu'une guerrière de la peuplade kree appelée Vers se retrouve, au cours d'une mission d'exfiltration, capturée par les ennemis Skrulls. Elle réussit à s'échapper, et échoue sur la planète C-53, appelée Terre par ses habitants. Elle y fait la connaissance d'un agent du S.H.I.E.L.D., Nicholas Fury. C'est alors que les flashes qu'elle voit régulièrement font sens et qu'elle retrouve la mémoire : elle fut pilote de l'US Air Force, et se crasha en jet en compagnie de son mentor, une physicienne ayant apparemment inventé une arme absolue.

 

Le film est plutôt bon. On a un "nouveau" personnage aux pouvoirs presque illimités, ce qui donne des séquences d'action assez ébouriffantes (et un peu surchargées en effets spéciaux), un humour encore un poil pipi-caca (oui bon, c'est Marvel), mais qui est relativement limité en temps. Les rapports aux autres films du Marvel Cinematic Universe sont limités, si l'on excepte les Krees et Ronan l'Accusateur (présents dans les Gardiens de la Galaxie) et les agents Fury (présent dans 10 des 22 films de la franchise) et Coulson (dans le premier Avengers). A ce sujet on saluera le rajeunissement de 25 ans des deux acteurs les incarnant, Samuel L. Jackson et Clark Gregg, sans qu'on ne décèle le trucage. A noter qu'à nouveau des acteurs dont le parcours est assez éloigné de la culture Marvel font leur apparition, comme Annette Bening et Jude Law, dans des rôles ambigus. Et puis il y a un personnage totalement inattendu, un chat. Je n'en dis pas plus, mais sachez qu'il a une importance qui se révèle sur la fin du film, alors qu'il apparaît relativement tôt. Stan Lee fait son traditionnel cameo, très court, et un bel hommage lui est rendu dans le générique du début, puisqu'il est disparu quatre mois avant la sortie du film.

 

Bref, c'est sympathique. Je suis curieux de voir comment le personnage va être intégré à l'univers des Avengers...

 

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Deadpool 2 commence de façon à la fois spectaculaire et dramatique : après que l'on ait vu le mercenaire éliminer les pires saloperies du monde (yakuzas -cette scène dans un onsen à Osaka, NOMDEDIEU-, mafieux siciliens, triades chinoises...), sa copine se fait abattre sous ses yeux chez eux, alors qu'ils avaient décidé de former une famille. Du coup il essaie de se foutre en l'air, devant témoins et de la façon la plus spectaculaire possible. Mais vu qu'il est littéralement immortel, ça foire systématiquement. Il est alors recueilli par les X-Men, chez lesquels il essaie de se racheter une conduite, au point d'en devenir chiant. Mais au cours d'une intervention pour maîtriser un ado qui se rebelle contre ses gardiens de foyer, il fait une bavure et se retrouve au Blockhaus, prison de sécurité maximale où les mutants sont neutralisés. C'est là qu'arrive Cable, visiblement intéressé par Russell, le jeune co-détenu de Wade/Deadpool...

 

A l'instar du premier Deadpool, ce second opus se révèle plutôt fendard, même si l'effet de surprise (tout relatif pour celles et ceux qui connaissaient le personnage de comics) ne joue plus. On a le même panachage d'action ébouriffante/jeux de mots pourraves, avec un Ryan Reynolds qui a participé au film non seulement en tant qu'acteur principal, mais aussi co-scénariste et producteur. C'est sans doute pour cela que son personnage se moque de celui qui l'incarne, avec tendresse. On se marre aussi face à l'étonnement répété de Deadpool de ne pas croiser plus de 3 X-Men, même si on a droit à un plan furtif qui... chut ! Les blagues se succèdent, l'acmé à ce sujet est atteint lors d'une scène d'éjection en parachute de l'équipe nouvellement recrutée par le mec en rouge, et surtout de son... atterrissage, qui doit être l'éradication la plus rapide d'une équipe de toute l'histoire du cinéma... Les vannes sur les rôles des autres acteurs sont autorisés, comme lorsque Cable, incarné par Josh Brolin (l'un des acteurs les plus protéiformes de sa génération, soit dit en passant), est appelé Thanos.

David Leitch, réalisateur de John Wick et Atomic Blonde, succède à Tim Miller, avec autant de bonheur. On a droit à une bande-son aussi éclectique que surprenante, mention spéciale aux morceaux d'Enya sur les grosses scènes d'action, un décalage carrément délirant !

 

Au milieu de ce grand foutoir, les scénaristes et le réalisateur ne perdent pas leur histoire de vue, et parviennent à bon port. Un bon moment, encore une fois.

 

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Le film débute là où Thor: Ragnarök s'est arrêté, à savoir dans l'espace, lorsque Thor, Loki et Hulk fuient Asgard, désormais réduite en poussière, en compagnie de centaines de survivants, dans un vaisseau qui en croise un encore plus grand. Il s'avère que celui-ci est sous la coupe de Thanos, que l'on a croisé brièvement dans les Gardiens de la Galaxie, puis dans l'Ere d'Ultron, lequel a décidé de prendre possession des six pierres d'Infini, dont certaines sont aux mains des Avengers... Sa prochaine étape est donc la planète bleue, et nos héros se préparent à affronter un ennemi d'une dimension autre que ceux auxquels ils se sont mesurés auparavant...

 

Cet Avengers: Infinity War est bien évidemment le plus ambitieux de la franchise, puisqu'on y retrouve, outre les super-héros-titre, Black Panther, Spider-Man, le Dr Strange et les Gardiens de la Galaxie, aux prises avec un ennemi de taille cosmique, lequel pose d'ailleurs un dilemme éthique loin d'être indéfendable : pour sauver une espèce de l'extinction, ne vaut-il pas mieux en sacrifier la moitié ? Le film est composé à 90% de combats -et quels combats, mazette !-, il n'y a bien sûr pas trop de place pour la discussion, les Avengers et leurs alliés, qu'ils soient sur Terre ou sur d'autres planètes, doivent faire face à l'urgence...

Cette guerre dantesque trouve son apogée et sa conclusion au Wakanda, entre bataille rangée et affrontements au corps à corps. On notera d'ailleurs que dans cette situation, les personnages féminins sont toujours confrontés à unE ennemiE, on ne sait jamais... Certains des personnages vont disparaître, définitivement, c'est vraiment la fin d'une époque, à bien des égards... On n'est plus dans cette phase où ça fighte contre un méchant VRAIMENT méchant, et où le super-héros s'en sort sans dommages ou presque... Thanos est un personnage d'une grande profondeur, aux motivations très particulières... Certaines questions se posent, la plupart n'ont pas de réponse. La dualité entre Bruce Banner et Hulk atteint une nouvelle dimension, et la relation entre Thanos et ses deux filles adoptives interroge... Thanos est d'ailleurs clairement le héros de l'histoire, au sens noble : c'est celui qui a le comportement le plus émouvant, car tiraillé entre ses convictions, ses sentiments... Au milieu de tous ces insectes qu'il ne traite d'ailleurs pas comme des quantités négligeables, c'est lui qui fait preuve d'humanité... J'avoue que la fin du film, même si j'en avais eu des échos, m'a pris de court, et m'a laissé avec une grande émotion... Que peut-il se passer après ça ?...

 

Côté interprétation, je tire mon chapeau à Josh Brolin, dont on arrive à sentir le jeu sous le faciès reconstitué de Thanos... Et je remarque l'arrivée de Peter Dinklage, dans le rôle d'un personnage de grande taille... Alors bien sûr, les plans sans trucage ou effet spécial ne sont pas nombreux (2900 plans annoncés par la production), mais on atteint une virtuosité visuelle et en termes de rythme inégalée jusqu'à présent. 

Curieux de voir comment les scénaristes et producteurs vont rebondir après tout cela, même si de nouveaux personnages, comme Captain Marvel, vont arriver dans le multivers (malgré le fait que le film qui lui est consacré se passe dans les années 1990), peu de temps avant Avengers: Endgame, lequel précèdera Spider-Man: Far from home...

 

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On continue à rattraper le retard dans le visionnage de films Marvel.

 

Privé de son puissant marteau, Thor est retenu prisonnier sur une lointaine planète aux confins de l’univers. Pour sauver Asgard, il va devoir lutter contre le temps afin d’empêcher l’impitoyable Hela d’accomplir le Ragnarök – la destruction de son monde et la fin de la civilisation asgardienne. Mais pour y parvenir, il va d’abord devoir mener un combat titanesque de gladiateurs contre celui qui était autrefois son allié au sein des Avengers : l’incroyable Hulk…

 

Ce segment de la franchise Avengers se place un peu comme un élément à part, car il ne fait pas vraiment avancer l'ensemble de la trame de fond. Cela fait surtout avancer le récit de Thor (normal, me direz-vous), car le royaume d'Asgard ne sera plus le même, fortement menacé par Hela, demi-soeur de Thor, qui prend le pouvoir après la disparition d'Odin. Fortement marqué par l'humour, ce film de plus de deux heures se veut très spectaculaire, nettement plus que le précédent, réalisé par Alan Taylor. Ici c'est Taika Waititi, acteur (dans Green Lantern, tiens tiens) et réalisateur néo-zélandais qui se montre assez à l'aise avec ce panachage entre comédie et action survitaminée. Alors bien sûr, on a droit à la relation toute particulière entre Thor et son frère Loki, le triangle viril qu'ils forment avec Hulk (même s'ils ont des comportements de préadolescents). On saluera la présence de deux personnages féminins forts, d'une part l'impitoyable et troublante Hela (incarnée par une Cate Blanchett presque méconnaissable) et la walkyrie jouée par Tessa Thompson, dernière de son genre. Ah, et la présence de Jeff Goldblum, vieillissant et donc moins "joueur" que par le passé, et l'habituel caméo de Stan Lee. Un casting de nouvelles têtes de qualité, pour un film qui ne m'a pas fait rire, ni transporté outre-mesure, malgré un cliffhanger énorme à la toute fin, qui va certainement être résolu dans le segment suivant, Avengers: Infinity War. J'ai un peu eu l'impression qu'en attendant les chapitres finaux ou du moins cruciaux de la franchise, on soldait de façon plus ou moins expéditive certains personnages... Gare à vos yeux cependant, ça pète et les couleurs sont très très vives...

 

Bref, pas inoubliable, même s'il s'agit probablement du meilleur Thor, série qui est peut-être la plus faible du MCU.

 

Spooky

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