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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

Articles avec #reportages catégorie

Publié le par Spooky
Publié dans : #Reportages

Dans le cadre de son exposition consacrée à Tolkien, la Bibliothèque Nationale de France organise un cycle de conférences destinées à faire mieux connaître l'homme et son oeuvre.

 

Après la séance inaugurale où carte blanche était laissée à Adam Tolkien, le petit-fils de l'auteur, c'est Leo Carruthers, professeur émérite à l'Université de la Sorbonne en langue et littérature médiévales, qui proposait, le 21 novembre, de nous parler de la relation toute particulière qui liait Ronald et son fils Christopher. Le hasard (ou pas) du calendrier faisant bien les choses, cette date était également celle du 95ème anniversaire du troisième fils de l'écrivain.

Christopher a indiqué, dans la préface de La Chute de Gondolin, qu'il s'agissait là de sa dernière contribution à l'édition posthume de son père. Il aura en effet passé la moitié de sa vie, ou peu s'en faut, à se consacrer à cette tâche, après avoir quitté ses missions d'enseignement. Sans lui, seulement quelques bribes de son oeuvre seraient parvenues jusqu'à nous. Ce dévouement et cette énergie, uniques en littérature, lui ont valu d'être décoré en 2016 par la médaille Bodley (du nom d'une célèbre bibliothèque universitaire à Oxford), pour sa contribution exceptionnelle aux mondes de la communication et des lettres.

 

Leo Carruthers a commencé son exposé en rappelant brièvement la vie de Tolkien, depuis sa naissance dans l'Etat Libre d'Orange (actuelle Afrique du Sud), jusqu'à son décès, deux ans après son épouse adorée, en Angleterre. Je ne reviendrai pas sur cette biographie, et vous renverrai plutôt vers la page idoine sur le site Tolkiendil, récemment remasterisée. Le Professeur Carruthers a ensuite brossé un portrait tout aussi rapide de la vie de son troisième enfant, Christopher, qui a eu une vie bien remplie ; là encore, je vous renvoie sur tolkiendil, et la page écrite par votre serviteur.

Au terme d'une bonne heure de conférence passionnante, les spectateurs ont pu lui poser également diverses questions, auquel le Pr Carruthers a pu répondre avec beaucoup d'érudition, et même de l'humour. La soirée s'est prolongée avec un groupe d'amateurs et le conférencier dans un bar proche de l'institution, où nous avons également porté un toast à Christopher. Une bien belle soirée.

 

Vous pouvez retrouver un replay de la conférence ici.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Reportages

J'ai pour la première fois entendu parler d'une grande exposition consacrée à Tolkien il y a presque trois ans, lorsqu'avait été organisée une soirée -déjà à la Bibliothèque Nationale de France- sur le Professeur et son oeuvre, à l'occasion d ela nouvelle traduction du Seigneur des Anneaux.

 

Hier soir donc a eu lieu l'un des trois (!) vernissages consacrés à cette exposition qui s'étale sur plus de 1 000 m². Trois vernissages, oui, sans compter la "journée presse" car les demandes d'invitations ont largement dépassé le volume habituel. J'étais encore une fois en compagnie des amis de l'association Tolkiendil, dans le premier groupe de visiteurs, en compagnie de membres de la Tolkien Society, et même de quelques membres de la famille Tolkien. Nous avons été chaleureusement accueillis par Vincent Ferré, responsable des publications relatives à Tolkien chez Bourgois, Directeur de collection chez Bragelonne, professeur de littérature comparée à l'Université de Créteil, mais surtout présent en qualité de co-commissaire de l'exposition, qui a dû être un véritable casse-tête.

Mais enfin nous y étions, dans ce temple de la culture et de la lecture, dans cette exco expectionnelle, expo exceptionnelle, pardon. Les yeux de Vincent brillaient à l'idée de nous faire découvrir ces pièces, dont certaines nous viennent de l'Université de Marquette, dans le Wisconsin, et d'autres de la Bodleian Library à Oxford. Deux des endroits qui conservent des manuscrits, des cartes de la main même de JRR Tolkien. Je l'avoue, une forte émotion s'est emparée de moi en entrant dans les lieux, et je n'étais pas le seul. Très vite, une évidence s'est fait jour : ce n'était pas ce soir, même entouré de gens aussi passionnés que moi, que j'allais profiter pleinement de l'évènement, visible jusqu'à la mi-février 2020. L'achat d'un pass illimité fut donc décidé dès les premières minutes, avant d'ouvrir les yeux en grand, de voir ma mâchoire tomber à plusieurs reprises.

Car l'exposition, inspirée de celle qui a été organisée deux ans auparavant par la Bodleian Library à Oxford, accompagnée par -tenez-vous bien- France Télévisions, Le Monde, Connaissance des Arts, Télérama et France Culture, propose quelques 180 pièces : des aquarelles, des manuscrits, dont certains sont calligraphiés, d'autres illustrés, des cartes, des photos et des videos de la vie de Tolkien. Des oeuvres de Tolkien, mais aussi des objets avec lesquels elles rentrent en résonance : des estampes, des livres anciens et des objets présents dans le fonds patrimonial de la Bibliothèque Nationale de France. Voilà le facteur X adapté au public français. DES PUTAINS D'ORIGINAUX. DES DIZAINES. Les tapisseries inspirées des illustrations de Tolkien pour le Hobbit et d'autres oeuvres étaient également présente. Un beau mur représentait la porte de la Moria, avec le texte en frontispice, et sa signification en plusieurs langues... J'ai demandé à Vincent Ferré si je pouvais rester dormir dans l'exposition, il m'a rétorqué que ce ne serait probablement pas possible. A l'intérieur de moi-même, j'ai pleuré. Beaucoup.

Mais quelle beauté. Mais quel talent. Les mots me manquent encore, après une nuit d'insomnie, pendant laquelle des dizaines d'images merveilleuses ont tourné dans ma tête.

Allez, j'y retourne.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Reportages

 

 

C'est sur l'invitation de Vincent Ferré, sur facebook, que j'ai entendu parler de cette soirée. Vincent Ferré est professeur de littérature comparée à l'Université de Paris-Créteil, mais aussi -et surtout, en l'occurrence- responsable des publications relatives à Tolkien chez l'éditeur Christian Bourgois.

 

Vous le savez sans doute, le Seigneur des Anneaux a fait l'objet d'une nouvelle traduction, repartant aux origines de l'oeuvre, mais surtout avec toute la connaissance que l'on a de celle-ci, une chance que n'a pas pu avoir Francis Ledoux lorsqu'il a traduit le Hobbit et le SdA au tournant des années 1960 et 1970. C'est le Québécois Daniel Lauzon, déjà à l'oeuvre sur les volumes III, IV et V de l'Histoire de la terre du Milieu (respectivement Les Lais du Beleriand, La Formation de la Terre du Milieu et La Route perdue et autres textes) et sur le Hobbit, qui a entamé ce travail de fourmi en 2013. Les trois volumes du Seigneur des Anneaux, nouvelle traduction étant sortis (le dernier il y a quelques semaines seulement), il est venu faire un petit coucou aux fans français. Et c'est par l'adresse prestigieuse de la Bibliothèque Nationale de France, qu'il a continué son petit marathon hexagonal, après être allé à Strasbourg et avant de se rendre à Bordeaux ; à cette occasion que votre serviteur est allé le voir, en compagnie de ses amis de l'association Tolkiendil et du site Tolkiendrim.

 

Peu d'informations avaient filtré sur l'évènement, hormis le fait que la présence de Ferré et de Lauzon serait complétée par celle de Stéphane Marsan, fondateur et éditeur dans la maison Bragelonne, leader des littératures de l'imaginaire en France, d'Anne Besson, universitaire et auteure -entre autres- de D'Asimov à Tolkien : Cycles et séries dans la littérature de genre et de La fantasy, Professeur en littérature générale et comparée à l'Université d'Artois. Sans oublier Louise Fauduet, responsable au sein du département audiovisuel de la BNF, et Pierre Krause, collaborateur du site Babelio, qui exerçait en qualité de modérateur de la table ronde.

 

Mais surprise, la soirée débute par la lecture d'un passage du Seigneur des Anneaux, lorsque Pippin et Gandalf arrivent au Gondor. Interprété par Frédéric Largier, comédien, ce passage a mis les spectateurs (qui pour la plupart avaient lu les principales oeuvres de Tolkien) dans l'ambiance. Vincent Ferré a ensuite replacé brièvement la vie et l'oeuvre de Tolkien, qualifiant cette dernière d'"oeuvre iceberg", car on a en effet véritablement découvert son étendue après le décès de l'auteur, qui n'avait publié - à peu de choses près- que deux romans et quelques poèmes de son vivant. Une oeuvre intimement liée aux travaux universitaires de Tolkien, centrés sur les langues médiévales européennes.

 

Deuxième lecture du soir, une discussion entre Faramir et Denethor. les puristes râleront sur la prononciation un peu "française" des noms des personnages, mais Frédéric Largier a su capter l'attention de l'auditoire par ses intonations et l'utilisation habile des registres de langage. Nouvelle lecture contant l'affrontement d'un Nazgûl et de Gandalf, un extrait qui donne des frissons avec des effets sonores très particuliers. Pour les curieux, les extraits sont présents ici. Très vite l'auditoire a compris que le choix des textes, initié par Vincent Ferré, a pour but de montrer la diversité et la richesse de l'oeuvre tolkienienne : situations différentes, dialogues, action, niveaux de langage...

 

Retour à la table ronde, avec l'évocation de la connaissance que l'on pouvait avoir de Tolkien en France en 1972, qui se résumait à pas grand-chose, selon Anne Besson. Stéphane Marsan, quant à lui, signale le fait que l'auteur n'a pas, à l'époque, été publié par un éditeur typé "de genre", mais par un éditeur de littérature "classique". Cette universalité est défendue également par Ferré. La parole est ensuite donnée à Daniel Lauzon, qui souligne le fait que cette nouvelle traduction n'avait pas pour but de "moderniser" le propos de Tolkien, mais bel et bien de se rapprocher de l'impact que son oeuvre a pu avoir sur ses premiers lecteurs anglophones à l'époque de la publication originelle du Seigneur des Anneaux (1954-55). Mais le roman a été vite traduit en plusieurs langues, la France étant restée carrément à la traîne. Et le sort réservé à son oeuvre, notamment dans la version suédoise, langue que le Professeur connaissait bien, l'a amené à rédiger un Guide to the Names in the Lord of the Rings, qui retrace l'historique de certains noms et donne aux traducteurs (surtout en langues germaniques, que Tolkien maîtrisait) des pistes pour respecter l'esprit de la langue. Mais pour certains, comme Marsan, on n'aurait peut-être pas dû le retraduire, malgré les défauts de la traduction initiale.

 

Pour Vincent Ferré, elle était au contraire vitale pour respecter les volontés de Tolkien, mais aussi pour corriger un certain nombre de contresens, voire d'incongruités narratives ou langagières. Il rappelle que le projet "coquilles", qui rassemblait l'ensemble des remarques à ce sujet fait plus de 900 pages ! Le projet de correction avait été discuté avec Christian Bourgois, mais la priorité avait été donnée aux inédits, car l'éditeur s'est engagé moralement à publier toute l'œuvre de Tolkien à la différence des autres pays (seul l'éditeur espagnol semble suivre cette même démarche).


C'est à l'initiative de Dominique Bourgois, dans le cadre de la publication du Hobbit annoté, que le chantier de retraduction a finalement été lancé. Une démarche "normale", selon Anne Besson, car les textes traduits ont besoin, pour être vivaces, d'être régulièrement retraduits. Vincent Ferré a indiqué que si cela devait se faire, ce serait sans lui (humour). Mais ce type de travail, si par exemple une nouvelle traduction devait voir le jour dans 40 ans, nécessiterait une immersion totale dans l'oeuvre de Tolkien. Daniel Lauzon a par exemple passé une bonne année sur chacun des trois volumes, et a dû passer la moitié de ce temps sur les poèmes, afin d'en saisir et restituer l'esprit, et les rendre aussi savoureux et évocateurs que dans leur version initiale. Il a par exemple passé beaucoup de temps sur le Livre V, lorsque les différents faisceaux de l'histoire voient leurs actions se précipiter, et la profusion des personnages -et leurs origines très diverses- ont nécessité de bien saisir les différents niveaux de langage.

 

Le débat passe ensuite sur l"héritage artistique de Tolkien. Lorsque les films de Peter Jackson ont commencé à sortir, l'influence tolkienienne était en quelque sorte sur le déclin : plusieurs auteurs, comme Robert Jordan (avec sa Roue du temps) étaient passé par là, et peu d'écrivains continuaient à "faire du Tolkien". Seul George RR Martin a réussi à prolonger cet héritage avec son Trône de fer. Mais le succès des films réalisés en Nouvelle-Zélande provoqua une explosion : sites internet consacrés à Tolkien et à la fantasy (elbakin.net, jrrvf,...) se sont développés, un éditeur comme Bragelonne se lança dans une niche (la fantasy) qui était moribonde, ce fut aussi l'arrivée de sagas comme les Harry Potter...

 

 

Vincent Ferré (à gauche sur la photo, à côté de Daniel Lauzon) rappelle que Le Seigneur des Anneaux a été conçu comme une traduction d'un récit écrit au départ en langues elfiques. C'est une oeuvre dense, dans laquelle on peut se perdre, un peu comme dans le film Inception, de Christopher Nolan, un univers à lui tout seul. Frédéric Largier conclue la soirée sur la lecture de deux autres passages, lorsque Sam attaque Gollum, puis lorsque Eowyn et Faramir découvrent et s'avouent leurs sentiments mutuels. Le comédien a carrément surpris les spectateurs avec son interprétation habitée de Gollum, mais aussi sa diction délicate à l'évocation de la -rare- romance entre deux personnages du roman. Bluffant.

 

Après quelques questions venant de la salle, les intervenants ont proposé aux spectateurs de les retrouver dans le hall pour une séance de dédicace de Daniel Lauzon et Vincent Ferré, l'occasion pour des dizaines de personnes de prolonger un peu le plaisir et les discussions. Louise Fauduet a alléché les fans en annonçant l'organisation d'une grande exposition -en partenariat entre autres avec la Bodleian Library d'Oxford, qui possède des pièces inestimables de la main même de Tolkien). Une exposition qui devrait se tenir au printemps 2019. A noter que certaines pièces, comme des cartes de la main même de Tolkien, sont disponibles sur le site en VF du Tolkien Estate.

 

Au final, ce fut une agréable soirée, hélas trop courte et partant -mais c'est l'exercice qui veut ça- un peu dans tous les sens. Personnellement je serais bien resté une dizaine d'heures à écouter ces passionnés, mais les horaires de fermeture de l'établissement ne le permettaient pas. Vincent Ferré a encore une fois fait preuve d'une capacité de synthèse et d'une gentillesse à toute épreuve, malgré le fait qu'il ne lise pas de fantasy du tout (!) ; Daniel Lauzon a pu laisser entrevoir des choses passionnantes quant à son métier de traducteur, et Anne Besson a trop peu parlé à mon goût...

 

Spooky, avec la relecture attentive de Zelphalya.

 

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Reportages

 

Oui, je sais, le Salon a eu lieu il y a plusieurs semaines. Mais que voulez-vous, je suis très pris.

 

En ce qui concerne le contenu, je vous renvoie vers le compte-rendu exhaustif ou presque de la blogueuse Poulpy, qui était présente du début à la fin de la manifestation, et même au-delà, puisqu'elle nous adonné un coup de main pour le rangement des lieux le dimanche soir.

 

Du coup je n'aurai pas grand-chose à rajouter, sinon vous donner mon impression personnelle.

 

C'était une édition riche, riche de ses auteurs très diversifiés, entre essayistes, romanciers, auteurs de bande dessinée, lesquels semblent avoir pris du plaisir. Je vous avoue que cela me soulage, ayant été responsable de ceux-ci en amont et pendant la manifestation. Tout n'a pas été facile, mais je me suis efforcé, ainsi que les autres bénévoles, de prendre soin d'eux, de les accompagner -au propre comme au figuré- au mieux. Même si je connaissais déjà une partie des invités d'honneur, ce fut une belle découverte, et plusieurs belles rencontres en plus du bonheur de retrouver certains habitués.

 

Il y avait de chouettes animations, entre les tables rondes, dont la première, que j'ai eu le plaisir d'animer, même si ce n'est pas trop mon truc, les conférences à portée scientifique, et d'autres petites choses, comme le Vampiromaton, reconduit pour la première fois après le succès de 2014, ou encore un stand regroupant une association d'amateurs de Lego, qui ont fait de magnifiques montages relatifs au personnage qui nous intéresse.

 

Les éditeurs spécialisés dans l'imaginaire étaient présents, des structures microscopiques, associatives aux maisons plus implantées comme Mnémos, les Moutons électriques et ActuSF, regroupés sous la bannière des Indés de l'Imaginaire. Les amateurs pouvaient aussi acheter des kits de chasseurs de vampires. Et pour les lier tous, la librairie lyonnaise l'Esprit Livre proposait sur place de nombreux ouvrages.

 

Tous les éléments étaient donc réunis pour que l'évènement soit un succès, d'autant plus qu'il a été relayé dans de nombreux media locaux, sur les réseaux sociaux et autres forums spécialisés.

 

Mais hélas, l'affluence fut un peu en berne. Difficile de pointer du doigt les raisons de cette désaffection -toute relative-, disons qu'e l'on pensait avoir plus de visiteurs qu'en 2014. Mais cela n'a pas vraiment altéré la bonne humeur des auteurs, la volonté des bénévoles de rempiler en 2018 et vous proposer un salon du vampire encore plus intéressant pour sa cinquième édition !

 

Pour en voir plus en termes d'ambiance, vous pourrez regardez mes quelques photos floues et mal cadrées ici.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Reportages

 

Alors à quoi ressemble un festival d'Angoulême pour un visiteur comme votre serviteur, qui dispose d'une accréditation presse ?

 

Le festival commence pour moi le jeudi matin. Accompagné de mes camarades, je vais retirer mon badge à l'espace presse, situé dans les somptueux salons de l'Hôtel de Ville d'Angoulême, un bâtiment qui ressemble à un château (époque ?). Par la suite, n'ayant pas de rendez-vous précis, je déambule dans les principaux espaces dédiés à la bande dessinée durant le festival : la bulle New York/Nouveau Monde, occupée par les éditeurs indépentants, dont le succès grandit d'année en année, les bulles du Champ de Mars, avec les "gros" éditeurs, mais aussi des stands associatifs, ou encore l'espace Asia/para-BD. L'occasion de croiser beaucoup de monde, de discuter et prendre des contacts sereinement avant la foule. D'avoir quelques dédicaces aussi, sans stress.

 

 

Dans l'après-midi a lieu la deuxième édition des Etats Généraux de la Bande dessinée, où après un exposé de Thierry Groensteen (ancien éditeur, historien, journaliste) rappelant les différents mouvements d'auteurs de BD, des années 1950 à nos jours. Le plat de résistance est constitué par les résultats de l'enquête consacrée aux auteurs les derniers mois. Sur les 3 000 auteurs (estimation) que compte l'espace francophone, près de 1 500 ont livré leurs réponses, ce qui constitue peu ou prou un panel représentatif de la profession. Des résultats inquiétants, pour ne pas dire alarmants. Car au-delà des données de genre, de nationalité ou d'appellation (27% de femmes, 12% de belges, par exemple), les données relatives au niveau de vie sont glaçantes : 53% des sondés se déclarent "précaires", sont payés sous le SMIC annuel brut (67% chez les femmes), et parmi eux, 36% sont sous le seuil de pauvreté (50% chez les femmes)... D'où le développement d'un emploi parallèle. Je n'irai pas plus loin, pour les curieux on retrouve ces résultats ici. A noter que la séance s'est conclue par le carnet de doléances du SNAC-BD, principal syndicat des auteurs. Les Etats Généraux ont connu une deuxième session le dimanche matin, cette fois-ci ouverte au public, contenant notamment le cahier de doléances du Collectif des créatrices de bande dessinée contre le sexisme. Leur site est accessible ici.

 

 

Et le soir, direction un complexe consacré au futsal en périphérie de la ville, pour jouer un tournoi en compagnie d'auteurs, éditeurs et représentants des media accrédités sur le festival. Sur place nous sommes 4 équipes, une vingtaine de joueurs (le futsal se joue à 5 contre 5). Un moment de grand plaisir, de camaraderie et de défouloir aussi.

 

Le festival international de la BD d'Angoulême, c'est en principe l'occasion de voir des expositions de haut niveau, sur des grands noms et des jeunes talents. Il y avait ainsi une expo sur l'art de Morris, dans le cadre du Musée de la BD, et juste à côté, une expo multimedia sur Lastman, la série-évènement de Balak, Sanlaville et Vivès chez Casterman. Entre les deux, les planches du concours scolaire, avec les lauréats par catégories d'âge. Les editions bamboo ont commencé à adapter l'oeuvre de marcel pagnol, et l'on pouvait voir quelques planches et se faire dédicacer les albums à la CCi d'angoulême. On pouvait également, à quelques mètres de là, déambuler dans l'adolescence de pauline Aubry, élément principal de sa BD les Mutants (les Arènes). La charmante auteure était d'ailleurs présente au coeur de l'expo, et vendait et dédicaçait ses albums à tour de bras. La seule présence, en termes artistiques, de katsuhiro otomo, était une reproduction de la moto de kaneda, héros d'Akira, sur laquelle on pouvait monter et se faire prendre en photo, à condition de gagner à un tirage au sort. Il y avait aussi une expo "hommage" à otomo, avec des illustrations de très haut niveau. mais rien d'otomo lui-même, un manque sans doute lié à l'origine de l'artiste, les Japonais n'exposant pas leurs travaux. Le maître était toutefois présent, on pouvait le rencontrer lors d'une conférence... payante.

 

Dans une salle du Musée de la BD, Stéphane Beaujean, co-directeur artistique du festival, animait une rencontre avec Matthieu bonhomme, le repreneur de Lucky Luke. Un peu partout dans la ville on pouvait croiser des cosplayeurs, avec cette année une nette prédominance de l'univers Star Wars dans les costumes. Le samedi après-midi eut lieu une course cycliste rassemblant une quinzaine d'auteurs, qui ont bravé les embruns angoumoisins. Le vainqueur s'est fait remettre par le maire d'Angoulême un... critérium, et celui qui a réussi à réaliser un dessin tout en pédalant a gagné un maillot taché par de l'encre. Le tout dans une ambiance joyeuse et bon enfant. Mais le samedi soir celle-ci s'est considérablement assombrie.

 

Ce 43ème FIBD n'a pas commencé sous les meilleurs auspices. Du moins en ce qui concerne la désignation de son Grand prix. Pour rappel, jusqu'en 2012 celui-ci était désigné par un collège rassemblant les Grands Prix précédents. Après le tollé relatif à ce "quant-à-soi", les auteurs crédités étaient invités à voter pour... une sélection de 30 noms. Sauf que cette année, il n'y avait aucun nom féminin dans cette liste. Ce qui a provoqué l'ire du Collectif des créatrices de bande dessinée contre le sexisme, relayé par de grands noms et le retrait d'une dizaine d'auteurs présents dans ladite liste. Devant cette levée de boucliers l'organisation a fait machine arrière, et proposé aux auteurs de voter à nouveau, mais pour le nom de leur choix, à l'exception bien sûr de ceux qui ont déjà reçu la distinction. Ce qui a amené une short-list de trois noms : Alan Moore, Hermann, Claire Wendling. Le vote final a désigné l'auteur de Jeremiah comme récipiendaire, dans une atmosphère houleuse.

 

 

L'ambiance n'était donc pas au beau fixe samedi soir pour la remise des récompenses. Celle-ci a commencé de façon étrange, puisque Richard Gaitet, animateur de la soirée (et de Radio Nova, pour info), a déclaré vouloir faire la remise de récompenses la plus rapide de l'histoire du FIBD. Et a donc égrené des lauréats, tous applaudis par l'audience. Jusqu'à ce qu'une de ses complices à l'animation lui dise qu'il serait temps de passer à la VRAIE cérémonie. On se dit alors qu'il va repasser plus lentement sur les mêmes noms, les mêmes titres... Que nenni, puisque les VRAIS lauréats sont différents. Le malaise dans la salle était palpable. On riait jaune aux vannes de l'animateur. Les éditeurs présents, qui avaient commencé à twitter le premier palmarès, font progressivement des têtes d'enterrement... La blague serait peut-être mieux passée si les faux lauréats n'avaient pas été présents dans la sélection...

 

Pour avoir une idée plus large du "problème" FIBD, je vous invite à lire cette page de la Charente Libre, qui reprend deux lettres ouvertes d'auteurs angoumoisins. A noter que l'éditeur Cornélius, en réaction à la fausse élection de son titre L'Intrus, par Adrian Tomine, a apposé un sticker "faux fauve Angoulême 2016, prix spécial du jury" sur le millier d'exemplaires du livre encore à sa disposition. Une façon de traiter par l'humour, le bon humour, une blague qui a tourné à la catastrophe industrielle. La soirée a été légèrement éclairée par les "vrais" vainqueurs, comme Wandrille Leroy, heureux éditeur de Père et Fils, lauréat du Fauve patrimoine. A noter qu'après que l'animateur Richard Gaitet ait fait son mea culpa et se soit dit seul responsable du dérapage de début de soirée, la société 9ème Art + s'est nettement desolidarisée de celui-ci. Ambiance festive...

 

 

 

Sitôt la cérémonie terminée (dans une ambiance étrange, je ne vous le cache pas), je me suis rendu en un autre point de la ville, au Vaisseau Moebius, pour assister à la projection du film Paul à Québec, adaptation éponyme du roman graophique de Michel Rabagliati. Un chouette film, avec beaucoup d'émotions. A l'issue de la projection l'auteur était présent dans la salle pour répondre à quelques questions. Spirituel, affable, ouvert, Québécois en un mot.

 

Pour les curieux, nous logions dans un gîte de 500 m², en pleine campagne charentaise. 7 chambres, 5 salles de bain, une grande cuisine et un salon immense, dans lequel nous pouvions aussi jouer à différentes activités. Un chouette séjour, comme chaque année. Un Angoulême fort agréable, riche en rencontres, triste par certains autres côtés.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Reportages

 

J'ai pu m'échapper une nouvelle fois de mon quotidien pour me replonger dans la Terre du Milieu, le temps d'une petite conférence qui a eu lieu il y a quelques jours à l'Ecole Nationale Supérieure, à Paris. Le thème de cette quatrième étape étatit la (re)traduction de Tolkien.

 

La soirée était animée par Nils Renard, élève de l'école, et l'invité était cette fois Vincent Ferré, professeur de littérature générale et comparée à l'Université de Paris-Est Créteil, auteur de plusieurs ouvrages sur Tolkien et superviseur des traductions relatives à l'auteur aux Editions Christian Bourgois. A noter également la présence d'Isabelle Pantin, auteure d'un ouvrage de référence sur l'univers tolkienien. Il y avait une cinquantaine de personnes dans la petite salle de cours où avait lieu la rencontre, une affluence inespérée selon Nils Renard.

 

Les deux intervenants sont revenus sur un certain nombre d'aspects de la traduction chez Tolkien, et pas seulement la traduction de Tolkien, dans la mesure où le Hobbit et Le Seigneur des Anneaux se veulent comme une traduction de récits anciens, du monde d'avant.

 

Isabelle Pantin et Nils Renard... (© Fanny Cohen Moreau)

 

La traduction, et donc la présence d'autres langues, est partout chez l'auteur. Rappelons qu'il était un brillant philologue, qu'il a inventé des dizaines (oui, des dizaines) de langues pour faire vivre son univers. Ce qui prédomine dans cette création, c'est la musicalité des langues ; celle des Elfes est plutôt légère, aérienne, celle des Nains rocailleuse et rude.

 

Idéalement il aurait fallu ne jamais traduire Tolkien ; mais ç'aurait été fermer la porter à des centaines de millions de lecteurs potentiels. Tolkien ayant lui-même veillé à la traduction de son oeuvre dans certaines langues scandinaves (il a aussi rédigé un Guide des noms, comportant des précisions sur la traduction des noms propres de ses personnages), il n'est pas incongru de dire que traduire Tolkien est en quelque sorte continuer son oeuvre. Mais ce n'était pour lui qu'un pis-aller, il incitait les les lecteurs à lire les oeuvres dans la langue originale. peut-être aurait-il fallu traduire AVEC Tolkien lui-même derrière son épaule...

 

Après ce préambule, Vincent Ferré s'attaque à la question de la traduction et la retraduction du Hobbit et du Seigneur des Anneaux, dont le troisième et dernier tome devrait voir le jour en cette année 2016. Il tient à préciser que cette retraduction n'a pas pour visée d'effacer des tablettes la traduction de Francis Ledoux, mais bien de proposer une nouvelle version, qui peut tout à fait cohabiter à côté de l'ancienne. Cependant certaines erreurs de l'ancien traducteur ont été pointées du doigt, comme des noms parfois traduits, parfois non, ou l'intrusion de Dieu dans certaines locutions, alors qu'il n'y en a pas dans l'histoire originale... Dans son essai sur le conte de fées, Tolkien insiste sur l'immersion dans la fiction, ce que n'a manifestement pas fait Ledoux. Il a cependant eu accès au Guide des Noms, puisqu'il en tient compte parfois. A noter toutefois que Ledoux n'a pas traduit les appendices du Seigneur des Anneaux, c'est Tina Jolas qui s'en est chargée, 13 ans plus tard... La traduction de Ledoux a reçu une bonne réception auprès des lecteurs et des "grands" auteurs, à côté de la plaque pour les journalistes. Cette publication a sauvé la maison d'édition de Christian Bourgois, ce fut un best-seller.

 

Vincent Ferré et Daniel Lauzon.

 

Vincent Ferré explicite par ailleurs les choix faits par Daniel Lauzon dans cette nouvelle traduction : le recours à l'ancien français, une gestion plus cohérente des occurrences de certains mots ("expect", "rings"), une meilleure cohérence des niveaux de langue en fonction des personnages et de leur rang... Lauzon a aussi créé des néologismes, pour désigner par exmple cette période où un Hobbit n'est pas encore un adulte, et plus tout à fait un adolescent, la "vingtescence" (de 20 à 33 ans). La question du tutoiement et du genre des créatures a également été prise en compte. Ferré rappelle qu'un énorme travail préparatoire avait été réalisé par des internautes sur des sites comme Elbakin, Tolkiendil, JRRVF, travail qui a résulté en un document pdf de plus de 900 pages.

 

Vincent Ferré a rappelé la popularité de Tolkien au sein des universitaires, puisqu'à sa connaissance 235 masters et thèses lui sont consacrés en France. Concernant les dernières publications, Vincent a indiqué que Christopher Tolkien n'a pas édité The Story of Kullervo (non encore traduit en français), ceci constituant un signe fort qu'il en a probablement terminé avec les travaux de son père, dont une partie est cependant encore inédite. Chez Bourgois, pas de publication Tolkien décidée pour le proche avenir, même si la sortie de la nouvelle traduction du Retour du Roi est prévue pour 2016.

 

En résumé, une conférence-rencontre très intéressante, avec un intervenant expert et un public conquis et très attentif. Je tenterai d'assister à la leçon suivante.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Reportages

 

THE PLACE TO BLEED

(Oui, ce slogan est de moi)

Et voilà, je vous en avais un peu parlé en amont, le troisième Salon du Vampire a fermé ses portes.

 

Alors, comment ça s'est passé ? Eh bien les amateurs étaient invités à se rendre à la Maison des Italiens, une salle -encore une fois trop petite- situé à une station de tramway de la gare de la Part-Dieu, pour rencontrer des auteurs, des éditeurs, assister à des tables rondes, se faire prendre en photo dans des décors vampiriques... Car la thématique de cette troisième édition était celle des chasseurs et chasseuses de vampires, comme en témoigne le joli minois qui vous accueillait près de l'entrée :

 

 

Le coeur de la manifestation était l'espace exposants, partagé entre éditeurs, libraires, artistes et stands associatifs. Lesquels ont su faire preuve d'originalité pour attirer le chaland...

 

 

 

D'autant plus que quelques auteurs sont venus signer leurs ouvrages consacrés au genre :

 

La dernière partie du Salon était réservé aux tables rondes, qui ont jalonné les deux jours de manifestation. Les sujets ? "Dracula contre Van Helsing, face à face originel", "Quels codes graphiques pour le chasseur ?", "Chasser à Sunnydale : une histoire de filles ?", "Entre sciences et surnaturel : rapporter l'hystérie", "Le Chasseur, cette créature contemporaine", "Quelle mythologie pour le chasseur de vampire ?". Une programmation dense, où les auteurs invités sont venus apporter leurs connaissance et leurs propres ajouts aux questions posées. Pour alléger un peu le programme, une association est venu faire une démonstration (en trois temps) de self-défense spéciale vampires, et le réalisateur Bertrand Demarre est venu présenter son court-métrage "Road 666", dont la production venait de se terminer. Le public, qui a répondu présent à chaque animation, a aussi pu écouter deux masterclass, l'une consacrée à Mathieu Guibé, l'autre à Aurélie Mendonça, tous les deux contributeurs littéraires du genre.

 

 

 

 

Comme je l'ai dit le public était très présent pendant les deux jours. L'objectif initial, d'environ 200 personnes, a été dépassé à 17 heures le samedi, pour une affluence doublée au final. Il n'était pas rare de croiser des visiteurs aux tenues inhabituelles au détour des stands, pour le plus grand plaisir des photographes et documentaristes présents.

 

 

 

Autre plaisir visuel, l'association AOA production, qui réalise plein d'évènements à Lyon et ailleurs (comme les Zombies Walks) proposait aux visiteurs de de faire photographier -par un professionnel, Toumy, dans un décor inspiré de la série Buffy contre les vampires. Une animation qui a eu un très grand succès, il y avait presque constamment la queue.

 

 

Cette année l'organisation du salon a été gérée par un groupe de bénévoles bien plus important, puisque nous étions 25 à nous relayer à l'accueil, l'animation, le bar, la cuisine, l'assistance aux auteurs, le vestiaire, etc. Une organisation sans faille, qui a permis à la manifestation de se dérouler sans le moindre accroc pour les mordus. Un état d'esprit de camaraderie et de respect du travail a régné tout le long du Salon, provoquant sans doute de nombreux pincements au coeur au moment de quitter le 82, rue du Dauphiné, à Lyon...

 

 

Difficile d'en parler sans rentrer dans le dithyrambique, mais les faits sont là, le succès est public, les intervenants sont tous contents, et tous en redemandent. Et si vous voulez voir encore plus de photos, c'est par ici.

 

A dans deux ans ?

 

Spooky

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Pour surfer sur la vague geeko-millénariste qui a déchaîné les foules l'année dernière, une bande de rigolos ont eu la bonne idée de créer un lieu de rencontre : le Dernier Bar avant la fin du monde. Cela s'est fin il y a un an, et l'établissement, opportunément nommé le Dernier Bar avant la fin du monde, se trouve au centre de Paris, près de la place du Châtelet. En peu de temps, grâce à une astucieuse communication et un bouche-à-oreille imparable, il est devenu le lieu le plus couru de la geekosphère.

 

On peut bien sûr y boire un verre, quelquefois inspiré par des films, des jeux video, des séries...

 

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(voici le cocktail Toxic Avenger)

 

On peut y jouer à de multiples jeux de société...

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Dans des décors bien choisis...

fond

salle

singularity 2

 

Dans lesquels ont parfois lieu des évènements sympathiques, des expos dans l'air du temps...

stormtroopers

citesdor

 

 

En compagnie de personnes célèbres : ici Michael Moorcock, Cécile Corbel, Hironobu Sakaguchi, le créateur des jeux Final Fantasy, Olivier Péru...

michaelmoorcock

cecilecorbelsakaguchifinalFantasy

olivierperu

 

Bref, le Dernier Bar avant la fin du Monde est the place to be... pardon, to fh'tagn.

placetofhtagn

 

Spooky

 

Pour en savoir plus, je vous invite à aller voir le site du Bar. En attendant, un jour, de pouvoir y trinquer avec vous ;)

 

Spooky

 

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http://www.gmec.ch/img/gmec-logo-en.png

 

Un amateur hélvète, grand admirateur de Tolkien, a décidé d'ouvrir sa collection au public, et pour ce faire va ouvrir très prochainement un musée dans l'est de la Suisse. J'avoue, j'ai très envie d'aller à l'inauguration, mais cela risque d'être compliqué, même si après un message de ma part, j'ai reçu une invitation...

 

Lien direct vers le site du musée.

 

Spooky

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Pour la deuxième année consécutive, Cindy Queval, gérante de la librairie La Porte des Mondes, à Roubaix, a proposé à de nombreux amateurs de fantastique de se retrouver pour parler des saigneurs de la nuit, les prédateurs les plus séduisants de la littérature, c'est à dire les vampires...

 

  fleurine adrien vincent

 

Le programme était simple : le samedi après-midi, plusieurs auteurs dédicaçaient leurs ouvrages, avec une petite pause au cours de laquelle Adrien Party, mogul de vampirisme.com, présentait un exposé sur la littérature du genre. Tout s'annonçait donc pour le meilleur, dans une ambiance chaleureuse et passionnée. La neige, abondante, est venue contrecarrer un peu ce projet, puisqu'un certain nombre de participants ont dû déclarer forfait, et rebrousser chemin. Mais fi de ce contretemps, ce fut très sympathique, les discussions furent très intéressantes entre les participants, le talent et la fraîcheur de Sophie Jomain et Cassandre F. Amaranthe ont ravi les visiteurs. L'érudition et l'enthousiasme perpétuel d'Adrien ont captivé son auditoire, tandis que Fleurine Rétoré, illustratrice, échangeait sur ses méthodes de travail avec les curieux. Les mêmes avaient rendez-vous le dimanche, mais cette fois-ci les chutes de neige, renouvelées, ont eu raison des vélléités des uns et des autres.

 

cass miguel fleurine

De gauche à droite : Cassandre F. Amaranthe, écrivain ;

Miguel, blogueur, et Fleurine Rétoré, illustratrice.

 

Et au centre de tout cela, Cindy, la libraire à l'énergie inépuisable, qui veillait au bien-être des participants.

Vraiment un très bon moment. Hélas, il n'y aura pas de 300 pour sang. En proie à de grandes difficultés économiques, Cindy ne pourra plus continuer son activité. L'agglomération Lille-Roubaix-Tourcoing va perdre un lieu culturel de très grande valeur. J'espère de tout coeur que Cindy pourra rebondir. Si toutefois vous êtes dans le coin ce week-end, je vous invite à participer à un dernier goûter, une dernière rencontre à La Porte des Mondes avant sa fermeture prochaine... Ce samedi, de 14h30 à 19h, au 21 rue de Lille - Métro Charles de Gaulle, 59100 Roubaix.

 

 

cindy

 

Spooky

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