Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
...:::Ansible:::...

...:::Ansible:::...

Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://s.tfou.fr/mmdia/i/63/1/citesdorroman-3d-sticker-10869631vyrhd.jpg?v=1

 

 

2013 semble être une année particulière pour les Mystérieuses Cités d'Or. Après une réédition intégrale en DVD et blouré haute définition, la diffusion d'une "suite" se déroulant en Chine (que je n'ai pas vue, si vous avez des avis dessus, je suis preneur), ainsi qu'un jeu video disponible sur iTunes et Google Play. La bande-son a aussi été ressortie récemment.

 

Pour ceux auxquels ce nom ne dit rien, je vous recommande ce tour sur mon ancien site.

 

C'est aussi l'occasion de revenir aux racines, c'est à dire le roman de Scott O'Dell, la Route de l'Or, qui a lui aussi été réédité -par Kazé, dont il me semble que c'est la première publication non-mangaïque. Lequel a donc inspiré le dessin animé. "Inspiré" est le terme le plus approprié, car les différences sont énormes. Esteban, le héros, n'est plus un orphelin sauvé d'un naufrage par le fourbe Mendoza, mais un adolescent, issu de la bourgeoisie, qui le lendemain de l'obtention de son diplôme de cartographe, s'embarque pour le premier bateau en partance pour le Nouveau Continent.

 

Nous sommes en 1540, et le réalisme s'embarque aussi. Exit les faire-valoir à vocation comique. pas de Grand Condor ou d'autres moyens de transport de taile démesurée. En fait, seuls le contexte historique (l'exploration du Nouveau Monde à la recherche de Cibola, l'une des sept Cités d'Or) et trois personnages sont présents ; hormis Esteban de Sandoval, Mendoza est un capitaine de marine, uniquement intéressé par l'or, et Zia est une jeune Indienne qui sert de guide et d'interprète à Mendoza et son groupe.

 

Car les intentions de celui-ci sont vite découvertes par son commandant d'expédition, lequel le débarque sous un faux prétexte en Californie, avant qu'une mutinerie éclate à son bord. Esteban, trois musiciens (!) et un prêtre un peu illuminé sont également du voyage. Guidés par la jeune Zia et les rumeurs colportées par les différentes tribus d'Indiens rencontrées en chemin, les fugitifs essaient de trouver ces fameuses cités pavées d'or...

 

Le récit est partagé entre deux trames narratives. D'une part le récit de cette expédition, vouée à l'échec ; d'autre part le récit du procès d'Esteban, qui a lieu l'année suivante, à Veracruz (actuel Mexique), accusé d'avoir soustrait à la possession du Roi d'Espagne un trésor amassé dans ces cités indiennes. Après avoir été mené en bateau par Mendoza, Esteban est là encore manipulé, par son geôlier qui le presse de ne rien dire au tribunal auquel il est confronté. A noter que le titre original est The King's Fifth, ce qui évoque directement cette fameuse part d'un cinquième qui revenait alors au Roi d'Espagne lors de la découverte d'un trésor sur les terres conquises.

 

Je ne sais pas si la traduction est récente, mais un élément m'a fait tiquer. Etant donné que l'espagnol (enfin, le castillan) est la langue du narrateur, et que l'auteur est Américain, pourquoi avoir gardé dans le texte de nombreuses locutions espagnoles, qui ont leurs équivalents en français ? Pour les unités de mesures, cela ne se discute pas, ce sont celles de l'époque, mais pour d'autres termes, je reste circonspect.

 

Autre petit défaut, et là c'est l'éditeur qui est en cause ; les dialogues et les passages descriptifs sont parfois collés ; ou bien la parole d'une même personne est hachée, avec des retours à la ligne intempestifs parfois. Ces défauts ne constituent pas la majeure partie du livre, mais si l'enjeu était de "gagner deux ou trois pages", cela me laisse pantois.

 

La Route de l'Or est un roman sérieux de bout en bout. Le style de Scott O'Dell est très sec, factuel, laissant finalement peu de place à l'introspection du héros (sauf dans la partie judiciaire). L'ensemble baigne dans un réalisme sombre, montrant avant tout la cupidité des Conquistadores... Du coup la lecture n'est pas très plaisante, même si on se demande, à la fin de chaque chapitre, ce qu'il va arriver à nos marginaux.

 

A noter que la partie "passée" d'Esteban fait référence à une expédition réelle, celle du gouverneur Francisco Vasquez de Coronado -auquel Oo'Dell fait plusieurs clins d'oeil dans le roman- qui essaya lui aussi de trouver les sept Cités d'or durant deux ans.

 

En 1972 Scott O'Dell a reçu -pour l'ensemble de sa carrière d'auteur- le prix Hans Christian Andersen, lequel est décerné par l'Union internationale pour les livres de jeunesse (IBBY), en reconnaissance d'une "contribution durable à la littérature pour enfants".

 

 

Spooky

Voir les commentaires

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://images.fnac-static.com/file.media?f=HWKiBnlq5MU

 

Gagner la guerre m’avait littéralement démis la mâchoire, Janua Vera (lu après) n’avait pas eu un effet moindre. Une plume bluffante, une poésie de la langue impressionnante dès le premier chapitre, un imaginaire discret mais pourtant bien présent. C’est dire si j’attendais avec impatience ce premier tome de la nouvelle série de Jean-Philippe Jaworski édité chez les Moutons Electriques.

 

Parlons déjà de l’objet, puisqu’il diffère des publications habituelles de l’éditeur, qui a tenu ici à propose un vrai format hardcover (couverture en dur) à l’américaine, avec jaquette à rabats, papier épais, etc. Avant même d’avoir ouvert le livre, c’est donc déjà un vrai plaisir de lecteur bibliophile, qui trônera fièrement dans les rayonnages de toute bibliothèque imaginaire qui se respecte.

 

Pour ce qui est du roman, j’ai été comme je m’y attendais happé par cette nouvelle saga, qui nous plonge en plein âge du fer. L’auteur repose sa narration sur une crédibilité historique indéniable, sans pour autant mettre celle-ci trop en avant, évitant ainsi d’alourdir son propos par un trop-plein de détails. Jean-Philippe Jaworski choisit également de coller à la dynamique des grands textes mythiques, en jouant sur les nombreux analepses et autres récits dans le récit (à la manière d’une Illiade ou de la Matière de Bretagne, pour citer quelques-uns des plus connus) qui émaillent ce premier volet, et agissent comme autant de clés pour la compréhension de l’histoire. On comprend certes d’emblée certains éléments sur le passé de Belovèse et de sa famille, mais ils ne sont pas explicité d’emblée, les détails venant bien plus tard.

 

Le style littéraire et la plume sont à mon sens moins difficile à aborder que dans Gagner la guerre. Ce qui n’empêche pas la langue d’être d’une richesse rare, la rythmique des phrases venant donner corps à ce vocabulaire qui ne nuit aucunement à la compréhension, malgré l’absence totale de notes de bas de page (pas franchement utiles étant donné que même le sens des termes très peu usités se déduisent sans mal du contexte). Et à jouer de cette manière avec sa manière de narrer, l’auteur gagne à mes yeux en fluidité.

 

Le récit mélange donc intrigues politiques, histoire de vengeance, querelles de familles et mythologie pour un résultat du plus bel effet, qui aurait autant sa place en littérature imaginaire qu’en littérature blanche. Car la force des récits de Jean-Philippe Jaworski, c’est aussi leur utilisation très intelligente du fantastique, qui ne pénètre le récit que par petites touches discrètes. C’est très intelligemment construit, l’ensemble mettant en branle une galerie de personnages assez dense sans pour autant créer de confusion dans l’esprit du lecteur.

 

Avec ce Même pas mort, Jean-Philippe Jaworksi réinvente la saga pour notre plus grand plaisir. A égalité, voire au-delà d’un Gagner la guerre, même si ce premier opus est court, d’autant que la lecture est d’une fluidité rare. Chapeau bas !

 

Vladkergan

Voir les commentaires

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

http://fr.web.img6.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/94/54/41/20526204.jpg

 

Comme il fallait s'y attendre, le film n'a pas grand-chose à voir avec le roman dont il est officiellement adapté. Il reste le contexte, une invasion zombie à l'échelle de la planète, ainsi que quelques personnages secondaires. Les différents volets de l'histoire sont ainsi liés par le personnage de Gerry Lane (Brad Pitt), ancien enquêteur de l'ONU, lequel se retrouve avec sa famille en première ligne lors d'une attaque de ce qui s'avère être des morts-vivants à Philadelphie. Ayant négocié la mise à l'abri de ses proches, il reprend du service afin de trouver la source du fléau.

 

Mon avis est partagé au sujet de ce blockbuster. J'étais curieux de voir comment le très bon roman de Max Brooks allait être adapté, mais je savais que son essence, le recueil de témoignages après les évènements, avait été complètement bouleversée par les scénaristes du film, lesquels ont d'ailleurs changé plusieurs fois au cours de la production. Le film était précédé d'une aura de film difficile, avec des tensions sur le tournage, des scènes retournées, des problèmes d'effets spéciaux... La sortie du film s'est faite 7 mois après la date initialement prévue. Mais les bandes-annonces laissaient penser que le spectacle était tout de même au rendez-vous.

 

Il y est, incontestablement. Pendant la première heure, on en prend plein les yeux, les zombies vont plus vite que Lance Armstrong dans l'ascension du Ventoux, le scénario, épais comme du papier à cigarette, avance à peu près bien. A tel point que je me suis dit que l'équipe créative avait vu et revu 28 jours plus tard, incontestable réussite du genre. L'histoire nous emmène un peu partout dans le monde, et même si les tournages se limitent à Glasgow et à Malte au lieu de Philadelphie, la Corée du sud et Jérusalem. On échappait aux sempiternelles images de télévision à la Roland Emmerich, nous montrant la Tour Eiffel, la Statue de la Liberté ou la Place rouge assiégés par les méchants zombies. La musique, elle aussi inspirée par le score de John Murphy sur le film de Danny Boyle, distille une atmosphère de tension assez palpable. Pour nous montrer l'ampleur de l'attaque, on n'hésite pas à utiliser le logiciel Massive, pour -entre autres- une scène qui semble directement inspirée par celle de la bataille du Gouffre de Helm dans Le Seigneur des Anneaux. Les zombies sont traités, en termes de comportement, comme des insectes, des créatures qui agissent en conscience partagée. Bref, de bonnes références, une réalisation impeccable, malgré un réalisateur, Marc Forster, plutôt novice dans le genre et les gros moyens. Seul Quantum of Solace, avant-dernier opus de la série James Bond, émarge dans cette catégorie au sein de sa filmographie.

 

Tout ça semble très positif, me direz-vous. Sauf que... sauf que lorsqu'on bascule dans la deuxième partie du film, lorsque Gerry n'enquête plus sur les traces du virus, mais doit fuir Jérusalem devant l'invasion subite des zombies, qui escaladent un mur qui avait tenu jusque-là, ça dérape... Une accélération de la menace due... aux chants des Palestiniens recueillis dans l'enceinte de Jerusalem. Auparavant le virus semble avoir été apporté à l'Occident par... des Nord-Coréens. Lorsque Gerry et une soldate israëlienne traversent un village gallois après un spectaculaire accident d'avion, la population ne lève pas le petit doigt pour les aider. Voilà pour le rayon clichés maladroits.

 

http://fr.web.img5.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/153/21015317_20130626103240479.jpg

 

Parlons maintenant des incohérences. Il y en a toujours dans ce genre de film, me direz-vous. Mais dans la deuxième partie elles envahissent le film, alors que les zombies sont moins nombreux (mais toujours bien présents). Je ne vais pas forcément les cataloguer, mais s'enfermer dans un laboratoire au milieu des zombies, en laissant sa seule arme au-dehors, c'est complètement con. Boire un soda dans ce même laboratoire, ça ne le fait pas non plus. Le Pays de Galles est un petit pays, d'accord, mais trouver l'établissement que l'on cherche après un accident d'avion dans la pampa, sans personne pour vous renseigner, ça relève de l'exploit impensable... Pensez-vous que dans un avion de la compagnie Belarus Airways, TOUT soit écrit en anglais ? L'équipage, alors que tous ses passagers est visiblement en pleine panique, doit-il ouvrir sa cabine à un inconnu qui frappe à la porte ? Le réalisateur passe un peu trop de temps sur le faciès de certains zombies, au point de les rendre presque risibles, alors que le but était de renforcer leur caractère inquiétant. Du moins je l'espère... Et puis dans la première partie, on nous montre un personnage de scientifique, qui a priori va tenir un rôle important. Pour, cinq minutes plus tard, le faire mourir de la façon la plus conne que j'aie vue depuis longtemps...

 

http://fr.web.img6.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/087/21008783_20130528113635491.jpg

 

Bon, ça fait grosse charge. Mais que voulez-vous, ces illogismes m'ont un peu gâché la fin du film, même si celle-ci tient grosso modo la route. Je ne sais pas quel contrôle Forster avait sur son montage (probablement pas grand-chose), mais lors de la première heure il s'est montré assez à l'aise avec les différents types de scène : violentes, intimistes, avec effets spéciaux, sans... Brad Pitt, seule star du casting (avec David Morse, excellent acteur de série B qui n'a hélas que 5 minutes de présence à l'écran), propose une partition sans grand relief, mais pas désagréable. Il n'est pas maquillé, ou si peu, et paraît presque son âge (oui, mesdames et mesdemoiselles, il aura 50 ans à la fin de cette année). Pas grand-chose à dire des autres comédiens, dont le temps de présence est peu important.

 

World War Z restera donc comme l'un des plus gros ratés artistiques de cette année 2013. Vraiment dommage, car il y avait matière à faire un excellent film, et le début en prenait la voie.

 

Spooky

Voir les commentaires

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://1.bp.blogspot.com/-EEbhfOzR7cQ/TU6oszyT1TI/AAAAAAAAAq0/2iqPvKReOUg/s200/brooks_world_war_z.jpg

 

La sortie du film avec Brad Pitt a remis en lumière ce roman tout récent, déjà remarqué à sa sortie. Comme j’ai plus ou moins l’intention de voir le film, j’ai décidé de lire l’œuvre originale.

 

Le pitch est différent. World War Z se présente comme une compilation d’interviews d’acteurs très différents de la guerre qui a opposé l’humanité entière à… des zombies. Pour une raison inconnue, les morts ont commencé à se relever, et à vouloir dévorer les vivants. Du fait des transports et des communications, le virus s’est rapidement propagé au monde entier, prenant au dépourvu la plupart des gouvernements.

 

Sur ce pitch ultra-simple, Max Brooks (qui n’est autre que le fils de Mel Brooks, acteur et réalisaeur « comique ») propose une sorte de référence sur le genre zombiesque. L’ouvrage est dense (plus de 500 pages en édition poche), et même si ce n’est pas de la grande littérature (le langage est proche du vocabulaire parlé, forcément), l’ensemble est sacrément efficace. En effet Brooks nous emmène quasiment partout dans le monde, au début, pendant le plus fort et après ce qu’on appellera la Guerre Z, pour nous montrer comment des survivants ot réagi face à Zack (surnom collectif des zombies, également appelés G ou goules). Simples quidams, militaires, chefs d’Etat, un grand spectre est passé en revue, d’autant plus que la menace Z était présente partout : sur terre, sur mer et même au fond des océans… Plusieurs années après la guerre, certaines goules réapparaissent, ayant été conservées dans les glaces arctiques on antarctiques…

 

Il n’y a pas de héros, de personnage central dans World War Z, simplement une multitude d’hommes et de femmes, qui avec leurs moyens, mais aussi leur volonté et leurs convictions, ont su repousser la plus grande menace qu’ait connu leur espèce.

 

Un excellent bouquin, qui vaut surtout par son aspect exhaustif, par la précision de certains des éléments indiqués (armes, religion, géographie…).

 

 

Spooky

 

EDIT : Veuillez noter qu'une adaptation cinématographique, avec Brad Pitt, est sortie au cinéma.

Voir les commentaires

Publié le par Spooky
Publié dans : #BD

http://www.bandedessinee.info/IMG/jpg/00couv_bdinfo.jpg

 

D'ordinaire je réserve mes chroniques de bandes dessinées à bdtheque.com, et j'en recopie très peu ici, pour des raisons évidentes de référencement sur  Google. Je vous invite donc y aller faire un tour pour lire mes avis, qui sont nombreux (j'y ai le même pseudo). Mais une certaine catégorie de BD n'y a pas sa place, du moins dans la base de données. Il s'agit des BD auto-éditées. Il en existe des milliers, mais c'est sur le Spécial Origines de Fred Boot que j'ai jeté mon dévolu.

 

http://www.bedetheque.com/media/Photos/Boot.jpg

 

Auteur de Gordo (un singe contre l'Amérique) chez L'Atalante, puis ayant participé à une BD sur Dieppe, il décide de tout plaquer, de partir vivre à Hong Kong avec la plus belle femme du monde, et de faire des BD en crowdfunding. C'est à dire que tous ceux qui le souhaitent peuvent participer à son financement. Ce que j'ai fait, alléché par le pitch et le style de l'auteur. Celui-ci a découvert l'univers Marvel dans les années 80. Il ne s'en remettra jamais, et cet album est le reflet de cette passion, remixée à la sauce Boot.

 

Il s'agit donc de gags mettant en scène ses super-héros préférés, mais aussi lui-même, découvrant tout cet univers et se projetant dedans. C'est drôle, c'est fin la plupart du temps, le dessin est assez rigolo, sans encrage, bref, on passe un bon moment.

 

http://www.bandedessinee.info/IMG/jpg/02b_bdinfo.jpgPour en savoir plus, je vous invite à aller sur le site de Fred, où il vous propose d'ailleurs une super promo sur les derniers albums disponibles (il en a fait tirer 300). Alors, Fred, à quand la suite ?

 

Spooky

Voir les commentaires

Publié le par Spooky
Publié dans : #Ressources et amis

C'est l'été ! Enfin je crois.

 

Le fanzine trimestriel de la communauté Autres Mondes n'existe plus depuis quelques temps, mais les courageux et talentueux blogueurs qui la composent continuent à être créatifs. Ainsi l'appel à textes et illustrations "au fond de ma mine a bien inspiré les artistes. J'y ai participé en tant que relecteur, toujours sous le pilotage d'Alice.

 

Short Stories Store n°2 Au fond de ma mine by Autres Mondes

 

 

Bonne lecture !

 

Spooky

Voir les commentaires

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/92/13/97/20509208.jpg

 

Entre Oblivion, Elysium, World War Z, cet été sent les gros blockbusters de science-fiction, à tendance post-apocalyptiques, ou apocalyptiques tout court.

 

C'est vers After Earth que s'est porté mon choix, un peu par hasard. Une volonté de se vider la tête, d'en prendre plein les yeux (mais en 2D), mais aussi une certaine curiosité face à ce film de M. Night Shyamalan, réalisateur capable du meilleur (Sixième sens, Incassable) comme du très discutable (La jeune fille de l'eau, Le Village) en passant par le blockbuster (Le Dernier maître de l'air). After Earth semble d'office émarger dans la dernière catégorie. Il s'agit en effet d'une idée originale de Will Smith, inspirée par le visionnage d'une émission sur des personnes en situation extrême avec son beau-frère, également crédité comme co-producteur. L'idée d'un père et son fils coincés en terre hostile après un accident de voiture. Le récit évolue vers une version plus science-fictionnesque, et le script est finalement rédigé par Gary Whitta (Le Livre d'Eli) et Stephen Gaghan notamment.

 

Nous sommes dans un futur assez lointain ; après que la Terre eût été déclarée inhabitable à cause de la pollution, des catastrophes naturelles, un corps spécial d'agents, baptisés Rangers, est formé pour organiser l'évacuation de l'humanité dans son intégralité. C'est la planète Nova Prime qui accueille les réfugiés, qui doivent se battre avec une race extraterrestre qui utilise les Ursas, des monstres énormes, pour lutter contre les envahisseurs. Aveugles, ces créatures ressentent les phéromones libérées par la peur de leurs proies pour les repérer. Mais au sein des Rangers de nouveaux combattants commencent à apparaître, des hommes qu'on surnomme les Effacés, car ils réussissent à éliminer la peur de leurs pensées. Parmi eux Cypher Raige (Will Smith) s'illustre particulièrement. Quelques années plus tard, en rentrant au foyer, Raige apprend que son fils Kitai (interprété par le vrai fils de l'acteur, Jaden Smith, qui s'est illustré dans le remake de Karaté Kid) n'a pas réussi son examen de Ranger.

 

Il décide toutefois de lui donner sa chance en lui proposant de l'accompagner sur son ultime mission. Mais l'Hesper, leur vaisseau, rencontre une pluie de météorites, et doit atterrir en catastrophe sur une planète inconnue, qui est en fait la Terre, retournée à l'état sauvage. Seules deux personnes survivent au crash : le père et le fils. Problème : le seul moyen d'appeler du secours est une balise présente dans la queue de vaisseau, laquelle a été séparée du reste de l'Hesper dans la descente sur Terre ; autre problème, Cypher est gravement blessé dans l'accident, et ne peut se déplacer ; et enfin ladite queue du vaisseau pourrait peut-être encore contenir un Ursa, retenu prisonnier pour des raisons de tests militaires. Du coup c'est le néophyte Kitai, 14 ans, qui doit traverser 100 km de terrain hostile, d'autant plus qu'il n'a aucune certitude que l'Ursa est mort dans le crash. C'est donc parti pour un survival doublé d'une course contre la montre dans un univers hostile (bien sûr le métabolisme des Humains a été modifié, et est moins compatible avec l'atmosphère terrienne).

 

http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/085/21008576_20130527145849497.jpg

 

J'étais donc curieux, mais un peu échaudé par des films de Shyamalan récents à la qualité discutable. Ici le film est calibré, en bon blockbuster, pour en mettre plein la vue, mais il y a quand même des petites choses à signaler.

 

Parlons de l'histoire. Mon pitch est peut-être un peu laborieux, mais c'était pour vous indiquer les enjeux. Il est à noter que Will Smith est tout de même le maître d'oeuvre de l'ensemble : auteur de l'histoire originale, producteur, et acteur ; mais pas principal, puisqu'il s'efface rapidement derrière son fils Jaden, sur les épaules (encore un peu frêles) duquel repose le film. Le gamin, qui fêtera ses 15 ans début juillet, se révèle un peu tendre. Sur le plan physique, il tient à peu près la route, sa silhouette longiligne se prêtant pas mal à l'exigence de course de sa mission. Lorsqu'il faut jouer une séquence plus intimiste, son jeu d'acteur se révèle assez limité, sans profondeur. Il va fallloir que Papa Will lui donne quelques leçons. Celui-ci est lui aussi monolithique ; mais pour le coup cela se justifie, puisqu'il joue un super-soldat qui a banni la plupart des émotions de son registre, et qui se retrouve derrière une batterie d'écrans dans un vaisseau en miettes ; essentiellement, il doit montrer les stigmates de la douleur auquel il est soumis, ainsi qu'une pointe d'angoisse, puisqu'il est en liaison radio et video permanente avec son fils pendant son trekking.

 

Après, on peut se demander pourquoi l'histoire se déroule sur Terre, n'importe quelle planète du type terrestre aurait été crédible ; j'imagine que c'est symbolique. Heureusement le script (ou en tout cas le montage final) nous évite l'éventuelle et tentante rencontre avec des vestiges humains. Ici tout n'est que nature, bien qu'au final les distances parcourues soient presque dérisoires. Un bon point, donc.

 

Le film est donc l'occasion de voir de superbes paysages, l'essentiel du métrage se déroulant en décors naturels (parc naturel californien, paysages désertiques du Costa Rica...) ; film de SF oblige, il y a des effets spéciaux pour nous montrer Nova Prime, le vaisseau dans l'espace ou encore avec les Ursas et certaines créatures rencontrées sur Terre... L'occasion aussi d'une mise en abyme de la relation père-fils, le premier restant dans une posture de supérieur militaire, le second étant prêt à tout pour montrer sa valeur à son géniteur, étant traumatisé par la disparition de sa soeur aînée quelques années auparavant. Beaux décors, beaux sentiments, CGI impeccables, réalisation appliquée mais sans génie, que demander de plus ?

 

Shyamalan, malgré sa position de mercenaire ou de yes-man, arrive tout de même à placer certains de ses motifs favoris ; comme l'écologie, évoquée massivement (à cause du décor) mais sans forcer le trait. Il y a aussi le jeu habituel sur les couleurs, ici cristallisé par les propriétés textiles intelligentes de la combinaison de Kitai Raige, laquelle change de couleur si un ennemi s'approche, ou si son porteur est sur la voie de la mort. Il y a aussi une séquence subtile, lorsque Jaden Smith court pour échapper au gel de la nuit, où l'on voit celui-ci gagner progressivement les végétaux entourant le jeune aspirant Ranger. Et puis, je ne sais pas à qui on doit l'échange de dialogues final, mais il est surprenant et drôle, alors qu'on s'acheminait vers quelque chose de typiquement américain, patriote et militaire. J'ai aussi ressenti de la surprise à une ou deux reprises dans le film. La patte Shyamalan ? Peut-être.

 

Par contre le film est un peu long ; bien sûr le périple de Kitai dure plusieurs jours, mais curieusement c'est lors d'échanges verbaux, donc a priori courts, qu'on sent ce problème de rythme. Et il y a, comme souvent dans ce genre de films, des éléments carrément incohérents : il me semble difficile de gravir un flanc de volcan alors qu'il est presque tapissé de lave liquide, ou encore de réaliser un pontage d'artère fémorale sans moyens chirurgicaux.

 

http://fr.web.img2.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/085/21008573_20130527145848809.jpg

 

Au final cet After Earth remplit assez honorablement son contrat : on se vide bien la tête, on voit de beaux paysages, c'est correctement filmé. Pas le film de SF de l'année (enfin, je n'en ai pas vu des masses, sinon aucun pour l'heure), mais j'ai passé un agréable moment, un brin longuet.

 

Spooky

 

EDIT : On me dit que le film présente pas mal de choses préceptes à la scientologie. N'y connaissant rien, je ne peux qu'en dire : "Ah bon ? Et alors ?"

Voir les commentaires

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://www.albin-michel.fr/multimedia/Article/Image/2013/9782226248374-j.jpg

 

Boulder, Colorado. Pia Grazdani, chercheuse en bilogie moléculaire, est employée par l'entreprise Nano pour développer des nanorobots, ces composants électroniques minuscules permettant d'agir dans l'infiniment petit de l'organisme. Un jour, lors d'un jogging, elle tombe sur un cycliste d'origine chinoise visiblement mort. Mais après quelques gestes de premier secours, il se réveille en pleine forme, avant d'être récupéré par des hommes de main et des huiles de Nano... Et si le complexe ultra-sécurisé dans lequel travaillait Pia cachait d'autres secrets ?

 

Nano est le deuxième thriller que je lis sur le sujet des nanorobots, après le très bon La Proie de Michael Crichton. La posture est ici un peu différente, bien qu'il s'agisse à nouveau de dérives concernant une avancée médicale. Ici la visée n'est pas de faire des microbivores (une branche des nanorobots) des armes de guerre, mais plutôt des organismes améliorant les performances physiques. Et cette fois-ci ce n'est pas le gouvernement américain qui est montré du doigt, mais plutôt son rival économique des années 2000. Une dérive relativement classique donc.

 

Robin Cook, réputé pour ses thrillers se déroulant dans le milieu médical, donne donc une suite à son roman Assurance-vie, avec Pia, qui a tout plaqué et quitté sa région d'origine après un épisode traumatisant pour se consacrer à son travail de chercheuse, et son ami George, resté interne dans leur école de médecine d'origine. Se rajoute au duo Paul, un séduisant urgentiste dont Pia fait la connaissance en accompagnant le cycliste chinois aux urgences. Tous trois interagissent bien, et le milieu médical et laborantin semble bien cadré, comme souvent avec Cook.

 

Je suis plus réservé sur d'autres éléments. Sur sa connaissance du monde du sport, par exemple. Les coureurs du Tour de France ne se présentent plus sous la bannière d'un pays, mais d'un sponsor, depuis au moins 30 ans. Ce n'est qu'un détail, et même si Cook ne s'appuie pas trop dessus, cela m'a fait tiquer... J'ai trouvé par ailleurs que le récit manquait de punch. Pia est un drôle de cocktail, mélangeant esprit frondeur et angélisme parfois très surprenant...

 

Au final, ma découverte de cet auteur qu'est Robin Cook n'a peut-être pas été très heureuse, ce dernier roman se révélant assez classique dans sa construction. Mais je n'hésiterai pas à en lire d'autres.

 

Spooky

Voir les commentaires

Publié le par Spooky
Publié dans : #Vie du blog

Vous vous en doutez peut-être, le présent blog n'est pas mon seul espace d'expression sur la toile. Outre mes fonctions de modérateur sur bdtheque.com, il m'arrive de participer à vampirisme.com, en tant que chroniqueur (avec le même pseudo à chaque fois).

 

Mais j'ai aussi un compte facebook, sur lequel je suis très (trop sans doute) actif (Spoo Ky). Lequel est couplé à un compte twitter (@Poughkie). Sachez que chaque post sur le présent blog y est automatiquement relayé, et que chacune de mes statuts facebook apparaît sur touiteur.

 

A bientôt sur les réseaux sociaux :)

 

Spooky

Voir les commentaires

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://www.livredepoche.com/sites/default/files/styles/cover_book_focus/public/media/imgArticle/LGFLIVREDEPOCHE/2013/9782253159902-T.jpg

 

Et on continue avec les grands noms de la SF. Cette fois-ci, je vais vous parler d'un recueil de nouvelles de Iain M. Banks, principalement connu pour son cycle dit de la Culture. Dans les années 1990, cet Ecossais apparut comme une sorte de messie dans une science-fiction un peu somnolente, y apportant des récits d'une grande ampleur épique, alliée à une ironie politique féroce, le tout avec une qualité d'écriture inespérée. Son cycle de la Culture renouvela le genre du space opera, et pendant deux décennies il y plaça plusieurs romans, des nouvelles... La plupart de celles de ce recueil y prennent donc place, et on y retrouve tous ces éléments.

 

[Edit du 10/06/2013]Iain M. Banks vient de décéder, à 59 ans, d'une longue maladie. Un auteur majeur qui part vers les étoiles. J'essaierai d'approfondir un peu ma connaissance de son oeuvre...

 

[Extrait de Wikipedia] La Culture est une civilisation pan-galactique inventée par Iain M. Banks au travers de ses romans et nouvelles de science-fiction. Décrite avec beaucoup de précision et de détails, La Culture peut être considérée comme une utopie technique et philosophique à part entière. Il s'agit d'une société anarchiste : ni loi, ni hiérarchie, ni argent, ni propriété. Elle compte trente mille milliards d'habitants, mêlant dans une totale égalité humains, extra-terrestres, drones et intelligences artificielles. [/fin de l'extrait]

 

 

La Route des Crânes est un court récit qui ne semble appartenir à aucun univers, mais qui raconte une sorte de promenade dans une charrette qui se déplace sur une route pavée de crânes. Le récit semble un peu inachevé.

 

Un Cadeau de la Culture raconte le supplice d'un ancien agent de la Culture, obligé de renouer en quelque sorte avec celle-ci afin de commettre un acte illégal et dangereux. Le personnage étant un lâche, le lecteur lambda peut assez facilement s'identifier à lui...

 

Curieuse jointure : Une nouvelle courte très drôle sur le représentant d'une race indigène très particulière, au cours de son premier contact avec un Humain.

 

Descente raconte le calvaire d'un homme, rescapé du crash de son vaisseau, qui essaie de rallier une base sur une planète désolée, tout en conversant avec son scaphandre intelligent. Bien écrit et encore une fois plein d'humour. On dirait presque du Fredric Brown.

 

Nettoyage : Les Terriens sont confrontés à la chute d'étranges objets en provenance de l'espace. Une terrible méprise qui va changer la face du monde... Ou pas. Là encore, l'humour est très présent, mais je l'ai trouvé moins grinçant que dans la nouvelle précédente.

 

Fragment est une nouvelle qui nous emmène dans l'un des évènements les plus effroyables du XXème siècle. Avec une mise en abyme, mais relativement mal construite, c'est peut-être la pièce la plus faible du recueil.

 

 

L'Essence de l'Art

Le récit le plus long du recueil, environ 150 pages. Il mérite bien ce titre, car contient, en creux, toutes les interrogations sur la nature de la Culture (oui je sais, ça vous rappelle un sujet du bac philo). Au travers de l'histoire d'un de ses agents qui décide de rester sur Terre, dans les années 1970, et même de se faire altérer pour approcher au plus près la nature humaine, c'est un récit aux implications métaphysiques multiples. Très intéressant.

 

Eclat

Une nouvelle un peu étrange, qui fait penser à une sorte de téléscopage médiatique, dont il est difficile de discerner le sens.

 

Au final ce recueil propose des récits d'assez bon niveau, relevant presque toutes de l'univers de la Culture, qui permet de s'y intéresser à nouveau. Vous n'avez pas besoin de connaître ce Cycle pour l'apprécier pleinement. Un petit regret cependant, la préface racontant l'essence de la Culture est simplement signée par deux initiales ; il m'a fallu aller sur internet pour récupérer l'information : il s'agit d'arkady Knight, auteur français né en 1976.

 

Spooky

 

Voir les commentaires

Articles récents

Hébergé par Overblog