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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

Résultat pour “voyage inattendu

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

http://famousmonsters.com/wp-content/uploads/2012/11/hobbit-550x340.jpg

 

Et oui, vous pouvez écouter toute la musique du premier volet du Hobbit, Un voyage inattendu, derrière ce lien. Attention, pas morceau par morceau, mais en écoute continue... Qu'en pensez-vous ? Moi je trouve le score de base très proche de celui du Seigneur des Anneaux...

 

Autre écoute audio, celle du roman lu par Dominique Pinon. Cette fois-ci je passe par le forum de l'excellent site Tolkiendil, dont j'espère vous parler prochainement.

 

Et pour finir sur le plan de la musique, n'oublions pas cette version de Bilbo Baggins par Leonard Nimoy, alias Mr Spock dans Star Trek. (c'est n'importe quoi ce lundi matin, je vous l'accorde)

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Evan est un jeune homme dont la vie a été émaillée d'évènements dérangeants, tristes, voire tragiques... Mais un jour, en relisant ses journaux intimes, il se retrouve plongé dans certains de ces épisodes. Littéralement dedans. Croyant à un rêve, il essaie alors de changer le cours des évènements. A son réveil, sa vie a changé, et a pris une direction inattendue... Croyant alors pouvoir modifier un par un ces épisodes, il se plonge alors la lecture de ses journaux intimes... Mais hélas, s'il évite certaines catastrophes, d'autres apparaissent...


Petit focus sur ce film méconnu de 2004, qui met en scène Ashton Kutcher, alors jeune étoile montante d'Hollywood dans le rôle de ce jeune homme que le destin s'entête à malmener, ainsi que son entourage. Sans être diabolique, le scénario, écrit par le duo Eric Bress-J. Mackye Gruber (qui écriront par la suite les scénarios de Destination Finale 2 et 4), se révèle suffisamment malin pour empêcher le spectateur de s'ennuyer. On se fait même par moments des petits noeuds au cerveau pour être sûr de ne pas perdre pied dans ce voyage dans le temps qui amène Evan aux portes de la folie. Car chacune de ses interventions influe grandement sur le destin de son amie d'enfance Kayleigh (Amy Smart), Tommy le frère de celle-ci et le quatrième de la bande, Lenny. A croire qu'une malédiction pèse sur Evan, qui découvrira que son père, interné depuis sa naissance, semble avoir lutté contre les mêmes démons. Une dimension qui, à mon sens, n'a pas suffisamment été développée par les scénaristes-réalisateurs. Ce qui occasionne une fin un brin précipitée.


Un peu dommage, même si le film est plutôt divertissant. A noter, pour les détenteurs d'une version DVD, des bonus proposant des exposés sur la Théorie du Chaos et le voyage dans le temps. Plutôt sympa.



Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/91/85/28/20166322.jpg

 

"New Line Cinema, Metro-Goldwyn-Mayer Studios, et Warner Bros. Pictures annoncent la préparation d'un troisième film concluant la trilogie du HOBBIT. 

  

BURBANK (Californie), le 30 juillet 2012 — Peter Jackson réalisera un troisième volet de l'adaptation du chef-d'œuvre de J.R.R. Tolkien, comme l'ont annoncé conjointement aujourd'hui Toby Emmerich, PDG de New Line Cinema, Gary Barber et Roger Birnbaum, coprésidents de Metro-Goldwyn-Mayer Studios, et Jeff Robinov, président du groupe Warner Bros. Pictures.

 

Peter Jackson, réalisateur oscarisé de la trilogie du SEIGNEUR DES ANNEAUX, vient d'achever le tournage de ce qu'il envisageait au départ comme une adaptation en deux parties du HOBBIT, se déroulant dans la Terre du Milieu, 60 ans avant l'époque du SEIGNEUR DES ANNEAUX.

 

"En visionnant récemment un montage du premier film, et quelques rushes du deuxième, Fran Walsh, Philippa Boyens et moi avons été enchantés par le résultat", affirme le réalisateur. "

 

On s'est rendu comte que la richesse dramaturgique du HOBBIT, et de certaines intrigues contenues dans les appendices du SEIGNEUR DES ANNEAUX, nous amenait à nous poser la question de savoir si on devait en raconter plus ou pas. Et notre réponse, en tant qu'auteurs et fans de la saga, est un 'oui' franc et massif. Nous sommes conscients de la qualité de nos acteurs et de la force des personnages qu'ils incarnent. Nous savons que l'histoire, sur le plan artistique, est captivante et – c'est le plus important – nous savons que plusieurs zones d'ombre persisteraient autour de Bilbon Sacquet, des Nains d'Erebor, de l'ascension du Nécromancien et de la bataille du Dol Guldur si nous ne mettions pas en chantier cette troisième aventure palpitante. Je suis ravi que New Line, MGM et Warner Bros soient tout aussi enthousiastes à l'idée de nous permettre de raconter cette saga à travers trois films".

 

 

"Peter, dans sa démarche artistique, a notre soutien plein et entier", précise Emmerich. "Nous lui faisons totalement confiance pour adapter l'ouvrage de Tolkien en trois volets. La fidélité de Peter, Fran et Philippa au livre, tout comme leur connaissance des personnages, permettront de poursuivre les aventures du Hobbit dans une grande fresque qui séduira les fans du monde entier".

 

 

"Étant donné la richesse du livre, nous sommes totalement acquis à l'idée de pousser plus loin ce que Peter, Fran et Philippa ont déjà entrepris", soulignent Barber et Birnbaum. "Nous sommes certains que, connaissant le soin apporté par les auteurs à transposer fidèlement cette aventure pour le grand écran, le film sera plébiscité par les millions de fans du monde entier".

 

 

"Peter, Fran et Philippa vivent, pour ainsi dire, dans cet univers et en connaissent, mieux que personne, l'ampleur et la richesse, tout comme ils ont su cerner les relations entre les personnages qui assurent la cohésion de ce monde", ajoute Robinov. "Nous leur faisons entièrement confiance pour signer une adaptation réussie de cette œuvre majeure pour le grand écran".

 

 

LE HOBBIT, UN VOYAGE INATTENDU sortira le 14 décembre 2012. La sortie en salle du deuxième épisode, LE HOBBIT : HISTOIRE D'UN ALLER ET RETOUR, est fixée au 13 décembre 2013, et celle du troisième volet à l'été 2014. Les trois films seront distribués en 3D et en 2D, et en Imax dans les salles équipées.

 

Réalisateur oscarisé, Peter Jackson signe l'adaptation de "Bilbo le Hobbit" de J.R.R. Tolkien en trois films. La trilogie se déroule dans la Terre du Milieu, 60 ans avant l'époque du SEIGNEUR DES ANNEAUX, qui a fait l'objet d'une trilogie réalisée par Peter Jackson (dont l'épisode du RETOUR DU ROI a remporté l'Oscar).

 

Ian McKellen incarne de nouveau Gandalf le Gris, qu'il a déjà interprété dans la trilogie du SEIGNEUR DES ANNEAUX, tandis que Martin Freeman campe Bilbo Sacquet et Richard Armitage Thorïn Écu de Chêne. D'autres comédiens endossent les rôles qu'ils avaient interprétés dans la célèbre trilogie : Cate Blanchett, Orlando Bloom, Ian Holm, Christopher Lee, Hugo Weaving, Elijah Wood,  et Andy Serkis dans le rôle de Gollum. On découvrira aussi au générique – par ordre alphabétique – John Bell, Jed Brophy, Adam Brown, John Callen, Billy Connolly, Luke Evans, Stephen Fry, Ryan Gage, Mark Hadlow, Peter Hambleton, Barry Humphries, Stephen Hunter, William Kircher, Evangeline Lilly, Sylvester McCoy, Bret McKenzie, Graham McTavish, Mike Mizrahi, James Nesbitt, Dean O’Gorman, Lee Pace, Mikael Persbrandt, Conan Stevens, Ken Stott, Jeffrey Thomas, et Aidan Turner.

 

http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/medias/nmedia/18/92/34/54/20194211.jpgUn p'tit dernier pour la route ?

 

Le scénario d'UN VOYAGE INATTENDU est signé Fran Walsh & Philippa Boyens & Peter Jackson & Guillermo del Toro.  Peter Jackson a produit le film, en partenariat avec Carolynne Cunningham, Zane Weiner et Fran Walsh. La production exécutive est assurée par Alan Horn, Toby Emmerich, Ken Kamins et Carolyn Blackwood, tandis que Boyens et Eileen Moran en sont les coproducteurs.

 

Sous la direction de Peter Jackson, les trois films sont tournés en 3D grâce aux toutes dernières caméras et technologies stéréographiques les plus avancées. Le tournage se déroule aux Stone Street Studios, à Wellington, et en décors naturels en Nouvelle-Zélande."

 

Bon, je ne sais pas ce que vous pensez de tout ça, mais certaines des premières réactions que j'ai pu lire à droite ou à gauche se plaignaient de l'appât du gain de PJ et de la rallonge inutile en termes de narration. Le réalisateur a dit qu'il allait intégrer des éléments du Silmarillion et d'autres appendices du Seigneur des Anneaux pour "nourrir" cette rallonge. Pour ma part je suis circonspect, même si la perspective d'avoir trois superbes films de plus dans cet univers m'enthousiasme. Le débat est ouvert.

 

Spooky.

 

Voici une news sur le site Fantasygate.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51ZwCDOE0bL._SL500_AA300_.jpg

 

Après avoir été enlevé à la fin du troisième tome, nous retrouvons Roland Cœur de Lion et ses amis Haut-Conteurs. Prisonnier dans des grottes froides et sans lumière, Roland ne se souvient plus de rien, sa mémoire lui fait défaut. Les sorcières utilisent des plantes nocives pour droguer Roland et lui faire tout oublier… jusqu’à son surnom.


Perdu dans une grotte glacée, Roland est amnésique et prisonnier de sorcières qui l'empêchent de recouvrer la mémoire. Il tente de percer le mystère de ses bourreaux sans perdre l'esprit mais la folie est inlassable. Elle le dévore peu à peu et même un Cœur de Lion ne saurait lui résister. Pourtant les réponses aux questions qu'il s'est toujours posées sont à portée de voix... Car ses geôlières semblent tout savoir du Livre des Peurs. A Rome, Alexandrie ou dans les Alpes, les Haut-Conteurs cherchent Roland et Mathilde la Patiente. La jeune Eléna, le truculent Bouche-Goulue, Salim l'Insondable et Corwyn le Flamboyant collectent des indices partout et progressent vers le nord de l'Europe, sur la piste des 13 damnés et des origines du Livre des Peurs. Sont-ils prêts à découvrir ce que nul Conteur avant eux n'avait seulement osé imaginer ? Voici venue l'histoire mère de toutes les histoires, voici venu le temps des révélations...

 

Une couverture sombre et inquiétante, des taches de sang… Avant même d’ouvrir le livre, l'ambiance est posée. Ce nouveau tome est beaucoup plus noir que les autres. L’angoisse nous pèse et nous oppresse. On ressent bien la détresse de Roland lors de sa capture et de ses tentatives d’évasions. Même quand nous le quittons pour suivre ses amis Haut-Conteurs partis à sa recherche, nous ressentons leurs paniques et leurs doutes grandir. Les uns sont enfermés et ne désirent qu’une seule chose, partir loin de cette prison. Les autres sont libres mais ne veulent qu’une chose, trouver cette prison afin d’y sauver leurs amis.


Ce territoire hostile dans les montagnes est un véritable dédale. Les scènes peuvent nous paraître répétitives car elles seront vues plusieurs fois par des personnages différents. Une impression de déjà vu qui nous marque et nous montre à quel point Roland et Mathilde ont dû souffrir. Cette sensation d'enfermement est contrebalancée par les voyages que leurs amis Corwyn, Eléna, Bouche-Goulue, etc. font pour trouver des informations sur les 13 damnés.


Les auteurs arrivent à nous distiller des pistes et des révélations au goutte-à-goutte, maintenant ainsi le suspens et la tension. Des alliances inattendues et plus ou moins bienheureuses viendront pimenter l’action. Ce nouveau tome se détache des autres par sa noirceur mais surtout par des scènes de combats sanglants ainsi que des scènes de tortures. Le lecteur qui suit cette série grandit et vieillit comme Roland Cœur de Lion. Ce n'est plus le garçon du petit village anglais. C'est un jeune homme qui veut et à besoin de s'affirmer. Un récit à couper le souffle du début à la fin. L'action est présente ainsi que les moments de réflexion et de recherche de codes comme le font si bien les Haut-Conteurs. Même si la série change un peu de style, on aime suivre Roland et ses amis dans leurs nouvelles aventures.

 

Ewelf

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

 

On va reprendre la formule synthétique de l'année dernière concernant les films vus, pas vus, aimés, pas aimés...

 

D'abord, cette année 2014 a été l'occasion de plusieurs rattrapages de films listés en 2013 :

Oblivion, Man of Steel, Pacific Rim, Hunger Games - l'Affrontement, Kick-Ass 2, Riddick.

 

Pour un résultat mitigé, comme vous le verrez en cliquant sur les liens afférents.

 

Sur l'année 2014, j'avais listé un certain nombre de titres, d'abord les "pas vus", par ordre chronologique de sorties :

 

Le Vent se lève, I, Frankenstein, Robocop, La Belle et la Bête, Noé, Transcendance, Spider-Man, le destin d'un héros, Godzilla, Transformers 4, la Planète des Singes : l'affrontement, Hunger Games - la révolte -partie 1. Rattrapage en 2015 ?

 

Les "vus" :

Captain America, le Soldat de l'hiver, X-Men, days of future past, Edge of tomorrow, Dragons 2, Guardians of the Galaxy, Interstellar.

 

Les inattendus (ou plutôt non listés en 2014) :

Le Labyrinthe (je triche un peu, je l'ai vu au tout début 2015), Le Hobbit - la bataille des cinq armées (pareil), Astérix - le Domaine des Dieux : sympa, mais sans plus. Opération Casse-Noisette (oui bon, on m'a obligé), Rio 2, The Grand Budapest Hotel (sympa, là aussi).

 

Un bilan assez bon, selon mes propres canons d'appréciation bien sûr, puisque seul le troisième épisode du Hobbit s'est révélé un peu décevant.

 

Que nous réserve 2015 sur le plan des "gros" films relevant de l'imaginaire ?

   

Le 4 février sortent It follows et Jupiter. Si le premier semble jouer à fond sur la paranoïa, le second, nouvel opus de la famille Wachowski, propose une épopée interstellaire à grand spectacle.

 

Le 4 mars, Chappie, nouveau film de Neill Blomkamp, raconte l'histoire du premier robot doté d'une conscience. Avec Hugh Jackman et Sigourney Weaver.

 

2 avril 2015, les Avengers reviennent avec l'Âge d'Ultron, du nom de cette entité robotique qui se rebelle...

 

Le 13 mai, Max revient, et il n'est pas content, dans Mad Max - Fury Road, avec Tom Hardy pour succéder à Mel Gibson.

 

Le 20 mai sort Tomorrowland, nouveau voyage dans l'espace et dans le temps produit par Disney.

 

La semaine d'après sort Ex Machina, d'Alex Garland, scénariste de 28 jours plus tard, Sunshine, ou encore La Plage... Autre variation sur le thème du robot doué de conscience...

 

Le 10 juin l'un des univers créés par Steven Spielberg (mais surtout Michael Crichton) connaît un nouvel avatar avec Jurassic World. Voir Chris Pratt (Les Gardiens de la galaxie) faire de la moto avec des raptors, c'est étonnant...

 

Le 1er juillet, nouvelle franchise poids lourd, avec Terminator:Genisys, avec le retour annoncé d'Arnold Schwarzenegger dans cette suite/reboot...

 

Le 22 juillet sort Ant-Man, adaptation éponyme du comic de super-héros.

 

Le 5 août sort le remake des 4 Fantastiques. Mouais, bof.

 

Le 14 octobre le réussi Le Labyrinthe voit sortir sa suite, Le Labyrinthe 2 (titre idiot puisque les personnages en sortent, du labyrinthe...).

 

Le 18 novembre sort l'ultime volet de la saga Hunger Games, la révolte partie 2.

 

Le 18 décembre sort l'Episode VII de la saga Star Wars, désormais drivée par JJ Abrams, qui après avoir remis sur les rails l'univers Star Trek, risque d'encore tout casser, d'autant plus qu'il a été annoncé qu'il ne tiendrait pas forcément compte de l'univers étendu (romans, jeux videos, comics...).

 

Du lourd, pour 2015, du très lourd...

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

Avengers: Endgame est le film le plus ambitieux de la jeune histoire des Marvel Studios, destiné à répondre à un certain nombre de défis :

- boucler de façon flamboyante et maîtrisée la première décennie de production du Marvel Cinematic Universe ;

- faire partir de façon habile certains des acteurs (et donc personnages) iconiques de la série, en fin de contrat ;

- siffler la fin de la récré (tadaaam ! jeu de mots avec le titre de cet opus) pour le box-office mondial, jusque-là dominé par les deux films de James Cameron, Titanic et Avatar.

 

Sur ce dernier point c'est bien engagé, la bande à Tony Stark n'est plus qu'à 500 millions de dollars de recettes du champion Avatar, après seulement deux semaines d'exploitation. Sur les autres points c'est ma foi le cas, je vais développer en essayant de ne pas trop en dire, j'imagine que certain(e)s d'entre vous ne l'ont pas encore vu, du coup, on va y aller franchement : si vous n'avez en plus pas vu Avengers: Infinity War, n'allez pas plus loin, car ce quatrième opus lui fait directement suite et je vais faire le point sur la situation entre les deux films.

Prêt(e)s ? On y va.

 

A la fin d'Infinity War, Thanos a littéralement atomisé, d'un claquement de doigts de son Gant d'Infini, la moitié de l'Humanité. Y compris une bonne part des Avengers, plongeant le monde dans une dégénérescence fortement marquée (même si on n'en voit pas grand-chose, hormis des filtres grisés). Pendant 5 ans les survivants de l'équipe de super-héros a tenté de retrouver le tueur cosmique, mais il a bien évidemment disparu, et son artefact meurtrier avec lui. L'équipe s'est délitée, Thor est devenu une épave qui dirige très peu la survivance d'Asgard, Captain America est devenu un coach en développement personnel, et Hawkeye, rendu fou par la disparition de sa famille, parcourt le monde pour éradiquer le crime organisé. Hulk a évolué et trouvé un compromis entre ses deux identités, tandis que Natacha Romanoff tente tant bien que mal de coordonner les recherches de Thanos et que Tony Stark coule une retraite en famille.

 

Mais l'arrivée impromptue de Scott Lang, alias Ant-Man, auparavant coincé dans le monde quantique (coucou la petite pirouette scénaristique), vient bousculer cette situation désespérante. Et

[AVERTISSEMENT : SPOILERS]

s'il était possible, en passant par ce monde quantique, de voyager dans le temps et d'aller récupérer les différentes Pierres d'infinité AVANT que Thanos les récupère lui-même ? Après avoir récupéré Iron Man et Nebula grâce à l'intervention inattendue de Captain Marvel (ça semble être sa marque de fabrique), ces différents cerveaux réussissent à mettre au point un procédé leur permettant de faire ce voyage, divisés en plusieurs équipes, lors de moments particuliers de leurs histoires respectives. L'occasion, donc, de revisiter, voire de modifier les intrigues de certains des 21 films précédents du MCU, et de revoir l'INTEGRALITE du casting de tous ces films. A noter, d'ailleurs, qu'on voit Michael Douglas BEAUCOUP plus jeune, ainsi que Stan Lee, avec un cameo qui devrait être son dernier... Il y a très peu d'easter eggs dans le film, mais un personnage inattendu apparaît de façon furtive dans la scène de combat final... Dès lors que les personnages retournent dans le passé, vous vous en doutez, l'histoire est éclatée en trois, quatre, cinq sous-intrigues. Et certains des Avengers "originels" voient leur existence, leur raison d'être et leurs motivations réinterrogées. Parfois de façon très fine, parfois sur le ton de la plaisanterie, même si dans cet opus Tony Stark est particulièrement sobre à ce niveau.

 

Curieusement cet opus est peut-être celui qui comporte le moins de combats, les scénaristes et réalisateurs laissant la part belle à l'émotion, et aux discussions. Il y a bien sûr un gros affrontement final avec Thanos, mais pas forcément avec les protagonistes qu'on aurait pu croire... Celui-ci est assez ébouriffant, je ne donnerai pas de détails, mais sachez que son issue est surprenante. On remarquera aussi que les personnages qui font nettement évoluer l'intrigue ne sont pas -hormis une exception notable et symbolique- les Avengers "majeurs". Et qu'une scène met en valeur les personnages féminins de l'histoire. J'ai trouvé celle-ci un peu trop "voyante", mais bon, elle fait plaisir quand même. Il y a aussi une scène deus ex machina, que j'ai vue arriver deux secondes avant, gâchant quelque peu le potentiel du personnage qui le porte... Par ailleurs, si Thanos m'avait bien plu, notamment dans ses tiraillements dans Infinity War, il n'est ici que l'ombre de lui-même, un personnage beaucoup plus monolithique... Le film se veut en tous les cas comme une vraie conclusion, la fin d'une époque ; à ce titre, il n'y a pas de scène(s) post-générique (un procédé que la firme a sinon inventée, du moins industrialisé). Par contre un hommage appuyé est rendu aux six personnages fondateurs... et à leur interprètes, avec une couche supplémentaire, et très particulière, pour Iron-Man.

 

Je vous parlais précédemment du départ de certains acteurs, et le contrat est largement rempli. Ils sont marquants dans l'émotion qu'ils transmettent, laquelle passe, pour certains, par un passage de relais. Tiens, l'un de ces passages de relais concerne Chris Hemsworth (Thor) et Tessa Thompson (Walkyrie), lesquels vont de nouveau faire équipe très prochainement dans MIB: International. L'occasion pour moi d'évoquer brièvement la suite. La Phase III du MCU s'achèvera cet été avec Spider-Man: far from home, qui sera certainement plus léger que cet Avengers 4. Mais Marvel Studios n'a que très peu communiqué sur la Phase IV. On imagine que certains, comme Black Panther ou Captain Marvel, vont connaître des aventures en solo. La composition des New Avengers est déjà un peu connue, mais on imagine que de nouveaux challengers vont émerger. Le rachat récent de la Fox par la maison Disney va permettre d'éventuellement intégrer Deadpool et les X-Men, notamment, dans le multivers, et de MULTIPLIER les possibilités. A l'instar des franchises Star Wars et Avatar, la maison Disney va-t-elle ralentir la cadence ? Le site Superpouvoir.com est parti sur quelques hypothèses en ce sens. L'avenir nous le dira...

Vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé cet Avengers: Endgame. Pour l'évolution de certains personnages. Pour le souci de résoudre quelques questionnements enclenchés dans les films précédents. Pour la préparation de la suite. Pour la gestion des effets spéciaux, certainement très nombreux... Mais je lui ai peut-être préféré Infinity War, à cause de quelques maladresses scénaristiques...

 

J'ai été un peu long, mais si vous voulez une analyse plus poussée sur tous les points, allez lire l'avis de l'ami Steph.

 

Spooky

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Publié le par Ansible
Publié dans : #BD


EPHEMERE
Asphodèle… Fleur des Enfers suivant la mythologie classique. Ce nom est ici porté par une sorcière au passé trouble. Une femme à la beauté du Diable et extrêmement maline. Nous faisons sa connaissance alors qu'elle est engagée par un brelan de nantis victimes d'un envoûtement, ou plutôt d'une hantise. Une hantise qui va chercher ses racines dans leur passé commun. Voilà l'une des dernières créations d'Eric Corbeyran, scénariste réputé dans le fantastique, dans la collection " Insomnie " des Editions Delcourt…
Pour illustrer son dernier cauchemar, il s'est adjoint les services de Djillali Defali, l'auteur de Garous (Soleil). Celui-ci trouve rapidement ses marques, dans un style à la fois nerveux et racé, proche de celui de Guérineau, l'auteur du Chant des Stryges, également scénarisé par Corbeyran. Très vite, les références à cette dernière série apparaissent. En effet, l'un des personnages principaux travaille chez "Sandor Weltman Industry". on ne sait pas trop quelle est l'activité de la société en question, mais le fan strygien a tôt fait de repérer le clin d'œil. Le second cycle de deux tomes verse carrément dans le multivers des stryges, avec l'arrivée de Richard Guérineau en tant que co-scénariste. L'un des personnages, Graham Gallagher, est même commun aux deux séries. Les références se multiplient à partir de ce tome 3 : un certain tableau est vendu dans un célèbre magasin d'antiquités, on a une scène (racontée) commune avec Le Maître de Jeu, une autre anecdote se déroule dans l'univers du Clan des Chimères… Et les stryges envahissent la scène. Ce n'est là qu'une partie des éléments communs, Asphodèle en regorge. Plus que le personnage d'Asphodèle, c'est la lecture "latérale" de la mythologie des stryges qui fait le sel de la série. […] Car ne nous leurrons pas. Fidèle à ses inspirations, Corbeyran nous propose une série à la X-Files : d'un côté le "monstre de la semaine" (correspondant aux deux premiers tomes) et la semaine suivante un épisode sur le "Complot" (tomes 3 et 4). Sauf que là, contrairement à la célèbre série TV, et peut-être aussi à cause des critiques dont a fait l'objet la série " initiale " après la fameuse " non-fin " du tome 6, on progresse beaucoup plus vite (effet Guérineau ?), et certaines zones d'ombre nous sont révélées. […] On a même droit à une référence à la future série se déroulant dans ce multivers, Les Hydres d'Arès. Chronologiquement, le second cycle d'Asphodèle se passe avant Le Chant des stryges. Comment pouvait-on justifier la présence de Graham Gallagher, accompagné par Angela Cooper, qui n'est pas là dans la série dessinée par Guérineau ? Un nouveau personnage à explorer ? certainement. Enfin moi ça m'intéresserait. Comme Gallagher, elle est medium, et se montre particulièrement intéressée par les stryges… Peut-être en saura-t-on plus dans l'une ou l'autre des séries ?



Je ne saurais terminer cette brève typiquement spookyenne (entendez par là : confuse et passionnée) sans évoquer les quelques détails qui ont attiré mon attention. D'abord les clins d'œil : Corbeyran et Defali ont salué l'arrivée de Richard Guérineau dans le tome 3 en donnant à un lecteur d'Asphodèle les traits du dessinateur bordelais, dégaine et veste préférée comprises ! On appelle ça un caméo. Autre clin d'œil, les références cinématographiques. Je citerai par exemple le café "Black Cat", récurrent dans de nombreuses BD et films, et reprenant une scène de Pearl Harbor (désolé, je l'ai vu par curiosité).
Notons une petite pinaille dans le tome 4 : la "corde d'argent" d'Asphodèle a mystérieusement disparu, corde d'argent qui est pourtant un élément essentiel du voyage astral d'Asphodèle, et donne même son titre au tome 2. Asphodèle est donc la série inattendue de ce multivers des stryges, et la taille et l'abondance des éléments strygiens dans son second cycle plaident pour son inclusion dans cet univers. […] un gros bémol cependant. Que ce soit dans le premier cycle, où elle apparaît à la fois mystérieuse et ténébreuse, ou dans le second, où elle se montre fragile, amoureuse et déterminée, on n'arrive pas à s'intéresser à Asphodèle. Son personnage est fade, mal servi par un scénario un peu insipide dans les deux premiers tomes, et par le dessin un peu artificiel de Defali, peu aidé il est vrai par des couleurs synthétiques.
Spooky.


 

LA LOI DE 12 DIVISE PAR 2

Encore un nouveau concept dans la BD ! Visiblement inspirés par leur série et leur héroïne Asphodèle, Corbeyran et Defali lui donnent une seconde série dédiée, constituée de 12 récits de 30 pages chacun, chaque récit se passant au cours de l'année 2006. L'idée de départ était de faire une sortie mensuelle. Delcourt préfère les regrouper deux par deux, étalant les sorties de février à novembre 2006. Dans le premier tome, la sorcière à la grande beauté se retrouve donc aux prises avec l'esprit d'une sorcière au moyen-âge, puis avec le Cénacle, un cercle de personnages nébuleux. Il ne faut pas attendre de "fin" à ces tomes, l'ensemble constituant visiblement un puzzle ambitieux. Les 360 pages sont réalisés par Djillali Defali, qui est le Speedy Gonzales de la BD. Ouvertement, la série est inspirée du principe de la série TV 24 heures chrono, qui a bousculé les modes de narration. Le leitmotiv affiché : du suspense, du suspense, du suspense.



Le dessin de Defali reste beau, malgré (encore) de légers défauts anatomiques, et il est réhaussé par les couleurs des frères Péru, auteurs de Shaman. Le rythme est effréné, certes, mais il risque de lasser les lecteurs non amateurs de la série originelle.

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films



http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/93/43/35/20273834.jpg
 
Vous ferai-je le rappel de l'histoire du Hobbit, préquelle du Seigneur des Anneaux, dont l'adaptation a rassemble des millions de spectateurs dans le monde entier ? Vous rappellerai-je que celui qui a commencé à porter à l'écran cette saga, Peter Jackson, est une sorte de demi-dieu vivant dans son pays, la Nouvelle-Zélande, dont il a dû doubler à lui seul (enfin, avec toute son équipe) le PIB ?

 
Non. Car tout cela vous le retrouverez sans peine dans les billets de ce blog, rassemblés en ce lieu. Je ne parlerai pas non plus des aléas de la production, Sam Raimi ayant vite jeté l'éponge, Guillermo Del Toro (Hellboy) ayant été longtemps impliqué avant de lui aussi lâcher l'affaire, avant que Peter Jackson reprenne les rênes lui-même, secondé par Andy Serkis (qui joue Gollum), propulsé réalisateur de la 2ème équipe.


 


Je vais plutôt vous parler sans détour de cette adaptation -toujours par Peter Jackson-, ou plutôt de cette première partie (puisque trois volets sont prévus) sortie juste avant cette fin d'année. Le dernier blockbuster avant la fin du monde, en somme.


 


http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/93/43/35/20256565.jpg


 


Nous avons donc le voyage de Bilbo, jeune Hobbit sans histoire, accompagnant - un peu à reculons au début- une troupe de treize Nains et un sorcier, Gandalf, dans leur quête afin de récupérer l'or qui revient à leur chef, Thorin, héritier du dernier grand royaume de son peuple, lequel a été dérobé par un dragon, Smaug. Cette première partie se rapporte donc peu ou prou au premier tiers du roman, entre l'intrusion des Nains chez Bilbo et [SPOILER] l'arrivée de la Compagnie de Thorin en vue du Mont Solitaire.[/FIN SPOILER] Entre ces deux évènements, 2h45 de long métrage, qui peuvent sembler longs au puriste, tant Jackson a "enrichi" le matériau d'origine avec différents éléments. On avait déjà remarqué sa propension à faire des raccourcis, des coupes, ou des réécritures de certains passages du Seigneur des Anneaux. il en est de même ici, mais je vais vous parler plus en détail de ces différents arrangements, ma relecture du Hobbit étant assez fraîche.


 


Parlons d'abord des points qui fâchent.


 


D'abord sur le plan du design. Pour différencier les Nains, qui je le rappelle sont treize, il a bien fallu leur trouver des looks différents, les faciès des acteurs n'étant pas forcément mis en évidence, sauf pour deux ou trois d'entre eux. Par conséquent certaines coiffures ou chapeaux ne sont pas forcément heureux...
Idem, le sorcier Istari Radagast (dit le Brun) ressemble à un croisement entre un Ewok et un écureuil en fin de vie. Pour authentique qu'elle fasse, la coulée de guano qu'il arbore en permanence sur le côté du visage n'est pas une riche idée non plus.


 

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Sur le plan narratif ensuite : la scène avec les trolls, point fort du roman, a complètement été changée par Jackson et ses co-scénaristes. Certes, elle permet d'inclure tous les Nains dans la séquence, mais la façon dont Tolkien avait imaginé cette scène aurait dû, à mon sens, rester telle quelle, même si elle paraît burlesque, elle fonctionne très bien... Le personnage de Radagast, sorcier à l'instar de Gandalf et de Saroumane mais qui vit en ermite dans la forêt, est présenté de façon assez maladroite.
Fumant des champignons, se déplaçant sur un traîneau tiré par... des lapins (certainement la pire idée de Jackson), son côté semi-clochard ne passe franchement pas. Dès lors, j'en suis presque venu à me demander quel intérêt il pouvait avoir. Une seule scène justifie, à vrai dire, sa présence à l'écran, laquelle permet de relier ce Hobbit au Seigneur des Anneaux. Mais franchement, je pense que sa présence aurait pu être réduite de trois quarts sans dommages, avec tout le respect que je dois à son interprète.


 


Autre point qui peut faire débat, mais là pour le coup je ne jette la pierre à personne, l'aspect physique des acteurs. Certains, déjà présents dans le Seigneur des Anneaux, doivent revenir en Terre du Milieu dix ans plus tard. Et pour certains, comme Ian Mc Kellen, qui joue Gandalf, la différence se voit, alors que cette histoire est censée se passer 60 ans auparavant... Christopher Lee, qui joue Saroumane, accuse lui aussi un peu le poids des années. Au rang de ceux chez qui ça se voit moins, citons Cate Blanchett (Galadriel), qui a tout de même des pattes d'oie au coin des yeux, Hugo Weaving (Elrond), ou encore Ian Holm qui jour Bilbo vieux. A noter tout de même que Holm (81 ans) et Lee (90 ans) sont restés à Londres pour tourner leurs scènes, ne se sentant pas forcément de taille à travers le monde pour une journée de prises de vues. 


 
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Pourquoi Bilbo vieux ?


 


Parce qu'en prologue de ce Hobbit, Jackson a décidé de placer -entre autres scènes explicatives- une séquence se déroulant juste avant le début de son Seigneur des Anneaux, c'est à dire le matin de réception qui verra Bilbo disparaître, et son neveu Frodo hériter de l'Anneau. On voit donc également Elijah Wood (Frodo) pour une courte scène. Jackson en rajoute dans les scènes préliminaires, nous emmenant plus loin dans l'histoire de la Terre du Milieu, nous racontant les tenants et les aboutissants de l'affaire qui amène Thorin et ses compagnons chez Frodo, mais aussi et surtout la bataille qui vit la fin du dernier Roi sous la Montagne, et l'affrontement entre Azog, un orc sanguinaire, et Thorin, alors jeune prince. Episode -ajouté- qui a son importance et explique un certain nombre d'agissements de l'un et de l'autre par la suite. Au passage on comprend le pourquoi du surnom de
Thorin, Ecudechêne.


 





 


Un point pas forcément négatif, mais qui est à signaler : Bilbo et ses compagnons font une halte à Rivendell, alias Fondcombe, refuge d'une communauté d'elfes guidés par Elrond. Il s'agit de la première visite d'un Hobbit en cette région, et si on voit bien l'émerveillement de Bilbo face à la poésie, la beauté du lieu, on y passe beaucoup trop peu de temps pour vraiment apprécier... Question de timing sans doute.


 


La scène où les Nains font la vaisselle chez Bilbo en chantant une geste sur leur future aventure fera sans doute hurler plein de gens qui parleront d'une scène semblable dans Blanche-neige et les 7 nains, mais... elle est présente dans le texte original...


 


Après, certains diront que c'est nul parce qu'un peu bêbête, mais je vous le rappelle, le Hobbit est avant tout un livre pour enfants, les grincheux...


 


Passons maintenant aux point positifs.


 


Jackson n'a rien perdu de sa virtuosité de réalisateur, il nous propose une longue scène de bataille entre la Compagnie de Thorin et des orcs sous les Monts Brumeux, d'une virtuosité impressionnante. Une scène bien sûr fortement assistée par ordinateur. Autre moment fort de l'histoire, la rencontre entre Bilbo et Gollum, créature recluse dans les profondeurs des Monts Brumeux. Une fois encore la réalisation en motion capture est sans faille, et Gollum a bien l'air plus jeune que dans Le Seigneur des Anneaux. Un
autre petit mot sur cette séquence, car elle occupe une place centrale, puisque c'est à cette occasion, et par hasard, que Bilbo trouve l'Anneau unique, qui lui rendra par la suite bien des services. Le contenu de la scène me semble coller presque à la perfection au récit originel, je n'ai rien à redire dessus.


 


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Une autre scène, moins importante, est celle des orages auxquels sont soumis nos héros sur ces mêmes Monts Brumeux ; orages pendant lesquels des géants de pierre se livrent une bataille farouche, balançant des morceaux de montagne par-ci, écrasant des pans entiers des mêmes montagnes par là. c'est juste impressionnant.


 


Petite satisfaction de fan : la carte que Gandalf déroule devant les Nains chez Bilbo est un fac-similé de celle réalisée par Tolkien lui-même en 1937.


 





 


Autre point positif : que ce soit lors du prologue explicatif ou de la fin (provisoire bien sûr) de cette première partie, on ne voit pas Smaug. A peine peut-on l'imaginer, d'après une queue se faufilant dans un tunnel, une patte gigantesque renversant des maisons ou un oeil enfoui sour un monceau d'or s'ouvrant au moindre bruit... Ca s'appelle du teasing, les amis, et c'est efficace, car on a envie de voir à quoi ressemble Smaug.


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Pour le reste, on est en terrain connu, si j'ose dire : les paysages de Nouvelle-Zélande sont toujours magnifiques, on a droit à une image de belle qualité (j'ai vu le film en 3D, mais pas en 48 images par seconde, du coup la fluidité n'était pas totale).


 


Sur le plan du casting, rien à dire : Martin Freeeman, qui incarne le célèbre médecin Watson dans la série Sherlock, est parfait en petit personnage tranquille dont les journées sont rythmées par l'heure du thé et le jardinage, mais qui peut se révéler très courageux dans une situation extrême. Chez les Nains, Thorin, joué par Richard Armitage (acteur britannique vu dans Captain America ou différentes séries britanniques), se détache nettement, à l'instar d'un Viggo Mortensen en Aragorn sur Le Seigneur des Anneaux. Difficile de détacher l'un ou l'autre des Nains, mais je les trouve bien dans leurs rôles. Ian Mc Kellen est égal à lui-même, puissant, lumineux, mais je le trouve bien fatigué tout de même...


 


Un ajout de taille par rapport au livre de Tolkien : Azog, l'orc pâle blessé jadis par Thorin, et qui commande la chasse des Ouargues sur ses compagnons ; il n'est que mentionné dans le roman de Tolkien, mais tient ici un rôle conséquent, qui permet aux deux ennemis de s'affronter dans une belle scène.


 


Au final, mon sentiment est nettement positif : certes, Jackson s'écarte du texte plus d'une fois ; parfois cela se justifie, parfois absolument pas (je ne décolère pas contre le personnage de Radagast). Ensuite certains ajouts, dont une partie est présente dans les appendices du Seigneur des Anneaux et dans d'autres textes, ont pour but, en fin de parcours, de nous proposer un ensemble cohérent sur les 6 films adaptés de l'oeuvre de Tolkien. On aura alors une idée de la vision globale d'un fan qui a donné son adaptation. Et pourquoi pas, même s'il y aura toujours des manques, des choix artistiques discutables... Il y aurait dequoi remplir deux bouquins sur le film, mais je vous ai assez parlé de Hobbits, de Nains et et d'Orcs pour cette année. Je vous souhaite à tous et à toutes une belle fin du monde d'année 2012.

 

Spooky  

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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Je souhaite rebondir par rapport à un article du hors-série de la revue Studio Ciné Live consacré à la saga Harry Potter, qui se demande quelles vont être les prochaines oeuvres franchisées par Hollywood, maintenant que la saga du bigleux à baguette est terminée. Après les échecs des adaptations d'A la croisée des mondes et Narnia (enfin, cette franchise continue malgré tout je crois), et en attendant la sortie (en décembre 2012 et décembre 2013) de Hobbit, par Peter Jackson (oui, j'en mets une image si je veux !), ça bouillonne. Alors, parmi les titres proposés nous avons :

 

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- Hunger Games, par Suzanne Collins. Publié dans 38 pays, ce cycle décrit un monde futur où les adolescents combattent djusqu'à la mort dans des jeux télévisés. Le studio Lionsgate a acheté les droits de la trilogie, et le tournage commence bientôt.

 

Un pitch qui rappelle peu ou prou celui d'un classique de la science-fiction, à savoir :

 

- Le Cycle d'Ender. Des préadolescents sont recrutés par le gouvernement pour combattre une invasion extraterrestre, mais sans le savoir, sous la forme de jeux video. C'est le seul cycle de la liste que j'aie lu. Alors que Wolfgang Petersen fut longtemps pressenti pour travailler sur l'adaptation, c'est désormais Gavin Hood (X-men Origins: Wolverine, argh) qui s'en occupe.

 

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- The Maze Runner. Un adolescent se réveille, sa mémoire effacée, dans un monde où les jeunes sont livrés à eux-mêmes et vivent dans un environnement clos derrière lequel vivent des monstres. Ils sont en fait soumis à des tests par une force maléfique qui les sélectionne avant de les prendre à son service. Catherine Hardwicke, la réalisatrice du premier Twilight, va mettre en scène le film pour la Fox. RIP The Maze Runner donc. 

 

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- La Cité des ténèbres (The Mortal Instruments en VO) est une série de six romans, écrits par Cassandra Clare, où une jeune fille aux pouvoirs spéciaux s'allie à un gang d'ados pour affronter des loups-garous et des sorcières dans une New York contemporaine. C'est la compagnie allemande Constantin qui va produire le film. 

 

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- L'Epouvanteur est une série de sept romans, qui raconte l'histoire d'un enfant de 13 ans capable de voir les forces du mal alors que les autres ne les distinguent pas. Dans le film actuellement en préproduction sont présents Jeff Bridges et Julianne Moore.

 

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- La Guerre du bruit est une trilogie qui se déroule dans une société où tout le monde peut entendre les pensées des autres. Pas évident de rendre ça au cinéma. Les droits sont toujours libres, a priori.

 

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- Artemis Fowl est presque contemporain d'Harry Potter. Avec 20 millions d'exemplaires écoulés, c'est un succès planétaire, présenté alors comme "la tour de cristal avec des fées". Le huitième volume, qui va sortir prochainement, clôturera le cycle. Disney, qui détient les droits, a annoncé vouloir se lancer dans l'exploitation de franchises. Artemis, un gamin de 12 ans qui fait face à toutes sortes de créatures fantastiques, a donc de fortes chances d'apparaître sur grand écran. 

 

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- Cherub. Cette série, où une agence gouvernementale emploie des espions qui ont tous entre 10 et 17 ans, fait un tabac en Angleterre. Le film sera une production britannique et Christopher Smith (Black Death) le réalisera. Pour lui, c'est "Nikita qui rencontre This is England". Ca promet.

 

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- Mécaniques fatales. L'action de cette série de quatre romans se déroule dans un monde post-apocalyptique où des véhicules qui sont de véritables cités en perpétuel mouvement s'entre-déchirent. Peter Jackson va produire cette adaptation en Nouvelle-Zélande. Pas sûr que ce soit pour tout de suite cependant, la réalisation de The Hobbit et la production du Tintin de Spielberg requérant toute son énergie...

 

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- La Couleur de la peur. Les cinq volumes de Marjorie Blackman se situent dans une Angleterre raciste où les blancs sont devenus une minorité, et tournent autour d'une histoire d'amour qui, forcément, tente de briser les barrières entre les différentes communautés. D'abord adapté au théâtre avec succès, le premier tome est toujours en attente d'une version cinéma.

 

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- Skully Fourbery raconte comment une orpheline de 12 ans, héritière en danger, s'allie à un magicien qui est peut-être un mort-vivant dans cette saga qui va de l'horreur au merveilleux en passant par la comédie. Warner a déposé une option sur ces titres, mais ne l'a pas renouvelée.

 

 

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- The History keepers. Le héros est un enfant kidnappé à Londres et qui est entraîné dans des voyages dans le temps afin de rechercher ses parents. C'est la compagnie londonienne Working Title, plus connue pour des comédies romantiques comme Coup de foudre à Notting Hill, qui a acquis les droits de cette série inédite. "Harry Potter rencontre Dr Who", nous dit-on.

 

 

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- Delirium, par Lauren Oliver. Lena vit dans un monde où l’amour est considéré comme le plus grand des maux. Un monde où tous les adultes de 18 ans subissent une opération du cerveau pour en être guéris. A quelques mois de subir à son tour « la Procédure », Lena fait une rencontre inattendue… 

 

 

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- Promise, d'ally Condie. A la veille de son banquet de couplage, Cassia se sent fébrile mais pleine de confiance, car elle imagine que la Société - l'entité gouvernementale qui les dirige - n'a jamais voulu autre chose que le bien de ses habitants. Et si, pour cela, ils doivent être surveillés, nuit et jour, ce n’est finalement pour elle qu’un petit sacrifice en échange d’une vie heureuse, avec un Promis idéal, sans maladies ni mort accidentelle, jusqu’à s’éteindre paisiblement à l’âge de quatre-vingt ans. 

 

 

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- Oscar Pill. On termine par un cocorico, puisque cette série est écrite par un français, et que les droits ont été acquis par l'un des producteurs de Harry Potter, David Heyman. Des sorciers ont le pouvoir de s'introduire dans le corps humain. Oscar, un adolescent, se découvre cette capacité.

 

 

Vous l'aurez peut-être remarqué, ces suites romanesques ont comme public prioritaire les adolescents. Depuis la déferlante Harry Potter, Hollywood s'est rendu compte que ce public est celui qui guide le plus le marché. C'est un réservoir immense, et par conséquent un potentiel financier essentiel.  

 

Ce secteur est un des plus dynamiques de l'édition. En 2011, il devrait rapporter 3,3 milliards de dollars, 100 millions de plus que l'année passée. Désormais aux Etats-Unis, plus de livres «young adults» (484 millions) se sont écoulés que de romans et d'essais (411 millions). Ces séries sont une manne pour les éditeurs et les studios.


Depuis JK Rowling, les studios surveillent le moindre projet. Les droits peuvent désormais être cédés avant même que livre n'existe. La 20th Century Fox associée à Ridley Scott acheta par exemple pour 1.75 million de dollars Le passage. Justin Cronin n'avait même pas fini d'écrire le premier tome de sa trilogie vampirique. Les enchères se sont faites sur un simple synopsis. 

 

Dans leur course à la franchise, un allié essentiel des studios est le scout. Chargé de débusquer les œuvres prometteuses, ce limier est en liaison constante avec les agents littéraires et écume les salons du livre. «La plupart des compagnies d'agents littéraires sont associées à des firmes de scouts. 

 

 

 

Ma requête est toute simple ; sur la base des pitchs présentés, et d'après vos propres lectures si vous avez lu certains de ces bouquins, quelle est, selon vous, la future franchise à succès au cinéma ? Avez-vous d'autres suggestions ? Le premier qui cite Twilight est banni du blog. Comme je suis en recherche de nouvelles oeuvres à découvrir, laquelle ou lesuqelles me conseilleriez-vous de lire, sachant que The Hunger Games me fait de l'oeil ?

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Jun Naruse porte en elle le poids des regrets. Alors que ses parents lui reprochent d’être la cause de leur rupture, un être magique lui jette un sort qui la rend muette. Au lycée, elle est choisie par son professeur pour créer le Comité Régional d’Échange et d’Amitié. Se dessine alors un collectif au mélange inattendu composé de personnalités atteintes de troubles émotionnels, tout comme Jun.

C'est un peu par hasard que j'ai vu cet anime, sans rien en connaître, simplement attiré par le pitch qui semblait faire la part belle à des gens cabossés par la vie. Mais ces blessures ne sont pas, à mon sens, exagérés : Jun ne parle plus depuis la rupture de ses parents, dont son père, en particulier, la rend responsable, et Takumi est un garçon plein d'empathie, alors que le sportif qui se retrouve bien malgré lui dans leur comité a tendance à prendre tout le monde du haut de son mètre quatre-vingt-dix. Mais malgré ces figures presque archétypales, le réalisateur Tatsuyuki Nagai évite la caricature, et nous propose un récit où les émotions sont bien dosées, un peu trop même à une ou deux reprises, où l'ambiance reste malgré tout assez joyeuse, malgré les coups du sort. Mon avis, à la suite du visionnage, est donc partagé, mais plutôt du côté positif : autant j'ai trouvé les personnages un brin caricaturaux, autant le traitement et l'atmosphère générale m'ont bien plu.

L'animation est de qualité, le packaging de Kazé Anime, même s'il est spartiate, permet à l'œil de s'intéresser à la jaquette du DVD. Vraiment sympathique.

Spooky

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