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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

films

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Divergente est, avec Hunger Games et Le Labyrinthe, l'un des fers de lance de cette vague d'oeuvres étiquetées young adult qui ont cartonné au début des années 2000 et ont connu rapidement des adaptations cinématographiques.

Avec des fortunes artistiques diverses, mais ces trois franchises sont allées au bout. Divergente a ainsi connu trois épisodes, et ce premier nous montre un futur immédiat dans lequel une guerre n'a laissé visiblement que la cité de Chicago debout. La société est réorganisée en 5 factions bien distinctes, caractérisées par leurs apport à ladite société : intellectuels, agriculteurs, techniciens, soldats... Passons sur le manichéisme de cette classification pour nous concentrer sur Beatrice, une jeune femme issue de la caste des Altruistes (les agriculteurs, gentils, attentionnés, mais qui sont au pouvoir), dont le test qui marque son entrée dans la vie adulte révèle qu'elle ne rentre dans aucune case. Elle est donc une Divergente, mais rêve d'intégrer les Audacieux, chargés du maintien de l'ordre. Elle garde donc le silence sur sa nature, et malgré ses débuts difficiles, parvient à être admise au sein des Audacieux. Mais elle apprend que l'ordre établi est sur le point d'être bouleversé par un coup d'Etat, et risque d'en être une actrice majeure.



J'ai souvent pensé à Hunger Games en voyant le film. Une héroïne jeune, dynamique, sportive (ou qui le devient) et va bousculer les codes d'une société entière. Mais là où la franchise ayant révélé Jennifer Lawrence se tenait plus ou moins, celle-ci pêche par une certaine naïveté. Pas mal de raccourcis dans l'histoire, des incohérences, comme la disparition pendant un tiers du film de l'un des leaders des Audacieux ; l'autre leader, avec lequel Beatrice noue une relation particulière, qui fait à peu près ce qu'il veut dans une société ultra-surveillée, et un casting d'inconnus, hormis Kate Winslet, qui ne brille pas vraiment par ses performances... Ajoutez à cela le score du casting, qui réussit à intégrer QUATRE acteurs de second rôle ayant EXACTEMENT la même tête. Ca fait un peu beaucoup, même si l'on assiste à une métamorphose (merci le maquillage) progressive de Shailene Woodley, qui tient le rôle principal. Ce côté aseptisé est d'ailleurs un mauvais point : il y a beaucoup de coups de feu dans Divergente, mais les morts de saignent pas, sauf quand il faut qu'on soit sûr qu'ils meurent... Et le côté futuriste n'est pas flagrant, sauf si on estime pertinents quelques ajouts architecturaux un brin paresseux et UNE voiture volante, au tout début du film. La mise en scène de Neil Burger n'est pas des plus inventives, même si j'ai vu pire. Ce n'est pas le pire navet du genre, mais pas du tout son chef d'oeuvre.



Bref, hormis l'idée d'un sérum qui plonge les candidats dans une simulation les confrontant à leurs peurs, TOUTES LEURS PEURS, on n'en retient pas grand chose.



Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

En 1906 le major Percy Fawcett, instructeur dans l'armée de terre britannique, se voit proposer de rejoindre la Société de Géographie Royale, afin de participer à une expédition aux confins du Brésil et de la Bolivie, en bisbilles au sujet de leur frontière, et qui ont fait appel à la "neutralité" britannique. D'abord réticent en raison de la médiocrité de l'offre et de quitter sa famille (une femme, un premier enfant et un deuxième en route), Fawcett y voit l'occasion d'enfin évoluer au sein de l'armée britannique.
Au cours de son expédition il entend parler d'une cité recouverte d'or et d'argent, cachée par la jungle qui borde une rivière faisant la frontière. Malgré les animaux sauvages, l'accueil hostile des tribus locales, il persévère un temps, galvanisé par la trouvaille d'objets issus d'une civilisation inconnue. Il rentre cependant à Londres, et malgré les railleries initiales, parvient à retourner l'opinion et à se faire financer une nouvelle expédition, cette fois-ci accompagné par un membre de la RGS, Sir Murray. Lequel se révèle un véritable boulet, plus dangereux qu'utile. Fawcett l'envoie se faire soigner dans une colonie de mineurs avant de poursuivre le voyage. Il rentre en Angleterre au début de la première guerre mondiale, à laquelle il est contraint de participer. Gazé durant la bataille de la Somme, il est rapatrié et sa convalescence dure plusieurs années. Il commence à se faire à sa nouvelle vie de rentier, lorsque son fils aîné, Jack, le persuade de partir pour ce qui sera son dernier voyage à la recherche de la cité perdue de Z...


Relativement inconnu du grand public, Fawcett et sa quête obsessionnelle ont inspiré à divers degrés différents personnages de la culture populaire, comme Indiana Jones et Tintin, et un lieu qu'il a découvert, un haut plateau inaccessible, a inspiré le fameux roman de Sir Arthur Conan Doyle, Le Monde perdu. Son courage, ses valeurs, son parcours hors du commun (dont on ne connaît pas de manière certaine l'issue) méritaient un film grand public. James Gray, réalisateur de nombreux films acclamés (The Yards, la Nuit nous appartient, Two Lovers), sort de son confort et de New York pour filmer la jungle colombienne, magnifiée par la photographie de Darius Khondji, dans une biopic toute en sobriété, dont les enjeux sont clairs. Pour incarner son militaire-explorateur, il a fait appel à Charlie Hunnam après que Benedict Cumberbatch et Brad Pitt aient été approchés. Celui-ci se montre plutôt convaincant, malgré un physique moins remarquable que ses deux confrères ; à ses côtés Robert Pattinson expérimente une troisième expression sur son visage et Sienna Miller fait preuve de profondeur.

Bien réalisé, sans fioritures hormis deux plans rapides, interprété par une distribution plutôt solide, il s'agit là d'un film d'exploration très plaisant, que je vous recommande.


Spooky

 

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Evan est un jeune homme dont la vie a été émaillée d'évènements dérangeants, tristes, voire tragiques... Mais un jour, en relisant ses journaux intimes, il se retrouve plongé dans certains de ces épisodes. Littéralement dedans. Croyant à un rêve, il essaie alors de changer le cours des évènements. A son réveil, sa vie a changé, et a pris une direction inattendue... Croyant alors pouvoir modifier un par un ces épisodes, il se plonge alors la lecture de ses journaux intimes... Mais hélas, s'il évite certaines catastrophes, d'autres apparaissent...


Petit focus sur ce film méconnu de 2004, qui met en scène Ashton Kutcher, alors jeune étoile montante d'Hollywood dans le rôle de ce jeune homme que le destin s'entête à malmener, ainsi que son entourage. Sans être diabolique, le scénario, écrit par le duo Eric Bress-J. Mackye Gruber (qui écriront par la suite les scénarios de Destination Finale 2 et 4), se révèle suffisamment malin pour empêcher le spectateur de s'ennuyer. On se fait même par moments des petits noeuds au cerveau pour être sûr de ne pas perdre pied dans ce voyage dans le temps qui amène Evan aux portes de la folie. Car chacune de ses interventions influe grandement sur le destin de son amie d'enfance Kayleigh (Amy Smart), Tommy le frère de celle-ci et le quatrième de la bande, Lenny. A croire qu'une malédiction pèse sur Evan, qui découvrira que son père, interné depuis sa naissance, semble avoir lutté contre les mêmes démons. Une dimension qui, à mon sens, n'a pas suffisamment été développée par les scénaristes-réalisateurs. Ce qui occasionne une fin un brin précipitée.


Un peu dommage, même si le film est plutôt divertissant. A noter, pour les détenteurs d'une version DVD, des bonus proposant des exposés sur la Théorie du Chaos et le voyage dans le temps. Plutôt sympa.



Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

Carrie est une collégienne timide, maladivement timide, qui fait l'objet de fréquentes humiliations de la part de ses camarades. Mais lorsqu'après une séance de sport, ses règles se déclenchent sous la douche, survient l'humiliation de trop : pas au courant de ce que sont ces manifestations physiologiques, elle panique et se fait bombarder de serviettes périodiques et de tampons par ses camarades. La scène est même filmée, et diffusée sur internet. Rentrant chez elle, l'adolescente subit les foudres de sa mère, grenouille de bénitier de la pire espèce, qui l'enferme dans un placard. Mais ses bourreaux doivent payer leur comportement, et sous la menace d'une exclusion des cours et du bal de fin d'année, sa camarade Chris Hargensen décide de se venger. Ca tombe bien, une autre adolescente, repentante, demande à son petit ami d'inviter Carrie au bal de fin d'année. Le moment idéal pour Chris de faire subir les pires outrages à son ennemie jurée. Mais c'est sans compter sur les étranges pouvoirs que Carrie semble avoir acquis après l'apparition de ses règles...

Inspiré par le roman éponyme de Stephen King, ce long métrage de Kimberly Peirce est en fait un remake (qui ne l'assume pas) du film de Brian de Palma, sorti deux ans après la parution du roman, en 1976. Celui-ci a d'ailleurs connu une suite, Carrie 2 (1999) et une version télévisuelle en 2002. Cette nouvelle itération avait pour ambition (comme plusieurs remises à zéro d'autres adaptations de King, comme Ca ou The Shining) de remettre ce classique de la littérature de terreur au goût du jour, en 2013. Avec en tête d'affiche Chloe Grace Moretz (la révélation de Kick-Ass) dans le rôle-titre, et Julianne Moore dans celui de sa mère folle de Dieu. Mais très vite le film de Peirce (dont le sommet de carrière avait été atteint avec Boys don't cry, en 1999) souffre de la comparaison avec le De Palma. En effet l'ensemble est réalisé de façon très plate, alors que le premier se montrait enlevé, audacieux, et qu'il baignait dans une ambiance quasiment électrique et franchement sensuelle. Les effets spéciaux ont bien évolué en 45 ans, mais dans une histoire où la psychologie est aussi importante que les scènes-choc, cela ne suffit bien évidemment pas. Et pour le coup, certains effets sont instantanément risibles.

J'aime bien les deux actrices principales, mais on est loin de leurs meilleurs rôles à toutes les deux. En outre le choix de Moretz (hormis pour son âge, proche de celui de son rôle, contrairement à ses devancières) me semble maladroit : elle est trop jolie pour le rôle, son physique harmonieux, son visage "mignon" (sans toutefois être une bimbo) ne cadrant pas avec le personnage de Carrie. Sissy Spacek reste donc à ce jour la meilleure interprète du rôle.
 

Une fois le film terminé, il en reste... quasiment rien. Sauf l'envie de revoir le film original.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

Un virus inconnu se répand en Corée du Sud, l'état d'urgence est décrété. Les passagers du train KTX se livrent à une lutte sans merci afin de survivre jusqu'à Busan, l'unique ville où ils seront en sécurité...

Lors de sa sortie en 2016, le film avait bénéficié d'un "good buzz". Mais, échaudé par le visionnage de films coréens dits d'horreur tels que The Host, je n'ai pas succombé à la curiosité. Les bons avis ayant continué, j'ai profité d'une nouvelle occasion. Ca valait le coup d'attendre un peu, car avec pas mal de recul sur le genre, j'ai pu mieux appréhender le film de Sang-Ho Yeon. Ce dernier, réalisateur de films d'animation, a été poussé par ses producteurs à développer en version live un projet de film d'animation appelé Seoul Station. Novice dans l'exercice, celui-ci a néanmoins profité d'un budget et d'un casting confortables pour diriger ce premier film.

Le résultat est... bluffant. Très bien monté, mais pas épileptique, on suit donc la progression d'un groupe de survivants dans un train dans lequel un virus qui transforme les gens en zombies fait des ravages. La direction d'acteurs s'attarde sur une dizaine de personnages aux caractères bien différents, mais également évolutifs. En vrac ; un père bureaucrate qui accompagne sa fille de 6 ans qu'il connaît à peine, des joueurs d'une équipe de base-ball, un PDG très imbu de sa personne, le conducteur du train, un couple sur le point de devenir parents... Tous vont vivre la journée la plus difficile, voire la dernière, de leur existence. Contrairement à d'autres films coréens vus par votre serviteur, dans celui-ci les acteurs ne surjouent pas, même les zombies (et ouais). Les acteurs principaux s'en sortent pas trop mal, mais celle qui m'a le plus convaincu est Kim Soo-Anh, qui joue Su-An, la gamine... Pas pleurnicharde, pas super-maligne, elle a juste les réactions d'une enfant de 6 ans qui se retrouve en plein chaos. A noter en tête d'affiche Gong Yoo, superstar sud-coréenne, qui ne passe pas inaperçu avec sa grande taille et son personnage ambigu.


Qui dit (bon) film de zombies dit chronique sociale. Sang-Ho Yeon revendique l'influence de George Romero en l'occurrence, puisqu'on comprend que la catastrophe est provoquée, quelque part, par la spéculation boursière. C'est donc une belle réussite, que je conseille aux amatrices et amateurs du genre.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

La Terre est mitraillée par des météorites, qui se révèlent rapidement être des vaisseaux de guerre extraterrestres. La ville de Los Angeles, parmi les cibles, doit être évacuée avant qu'un bombardement ne détruise une partie des envahisseurs. Une unité de Marines, commandée par le jeune lieutenant Martinez, part chercher un groupe de civils dans un commissariat.

Le scénario est donc -extrêmement- basique. Pour lui donner un peu de chair, ajoutez un sergent démissionnaire après la perte de ses hommes, une vétérinaire et trois enfants pour composer un groupe qui va tenter de fuir la zone transformée en Beyrouth. L'ensemble du film oscille entre l'affligeant et le passable. On a tous les poncifs, les passages obligés des films militaristes américains : le salut militaire avec les dents serrées, le vétéran qui veut partir au début mais est le premier à prendre ses responsabilités, le sens du sacrifice, le mec vénère parce qu'il a perdu son frère au combat, les cris de joie lorsqu'on dégomme un ennemi... Je n'ai pas vu de bannière étoilée, mais j'ai pu louper le passage... Et à côté de ça, le film se laisse regarder : la réalisation, signée par le Sud-Africain Jonathan Liebesman (Ninja Turtles, La Colère des Titans... rien de bien excitant) est à peu près correcte, même si au début du film, les zooms/dézooms, le côté caméra à l'épaule sont assez dérangeants. J'imagine que c'était pour donner un côté plus "humain", plus "dynamique" au film, mais même sur un film de guerre, il n'y a rien de mieux pour le faire sortir d'un visionnage... Cela change au milieu du métrage, à croire qu'il y a eu un changement de cadreur...

Les effets spéciaux, concentrés sur les extraterrestres en scaphandres et leurs vaisseaux, sont également corrects, même si on sent que les décors de rues recouvertes de poussière ont dû aspirer une bonne part du budget. Pas de superstar au générique, mais Aaron Eckhart, habitué des films d'action, tient le haut de l'affiche et se la joue sobre. Il y a également Michelle Rodriguez, Michael Peña et Bridget Moynahan dans le casting, mais leurs scènes respectives sont réduites à quasiment zéro, le scénario privilégiant l'action quasi non-stop, et donc peu de place au jeu d'acteur. A la limite leurs rôles auraient pu être tenus par n'importe quels autres acteurs sans qu'on voie une différence. Un bon point cependant, le script évite les romances et les remarques sexistes, si l'on excepte une réplique à caractère sexuel dans le dernier tiers. Pas de quoi se plaindre, donc.

Voilà, on est très loin du film du siècle, même dans son genre, mais ce n'est pas une bouse intégrale non plus. Toutefois, si vous avez mieux à faire, passez votre chemin.


Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Un film de M. Night Shyamalan n'est jamais inintéressant. Il peut être très réussi, comme Sixième Sens ou Incassable, comme clivant, à l'instar du Village, de Phénomènes ou Signes ; voire complètement foiré, à l'image de After Earth. Qu'en est-il de Split ? Eh bien, je vais vous le dire.

Oui, je m'amuse à faire du teasing tout pourri.

Vous voulez vraiment le savoir ? Ok, vous l'aurez voulu. L'histoire est celle d'un homme dont le cerveau héberge de nombreuses personnalités, 23 selon sa psychiatre, dont certaines sont animées de mauvaises intentions envers des jeunes filles qu'il kidnappe et retient prisonnières dans son antre. Oui, je spoile d'entrée de jeu, parce qu'en voyant le film, on comprend au bout de 20 minutes le fin mot de l'histoire, et qu'on se doute -un peu- de l'issue. Non, l'intérêt du film est -du moins en apparence- ailleurs.

Comme souvent avec le réalisateur américain d'origine indienne, un soin tout particulier est donné à l'image. Mais ici, il y a moins de détails à repérer pour comprendre certaines choses. Le récit est assez linéaire, et repose presque entièrement sur la performance de l'interprète de ces 23 personnalités, à savoir James Mc Avoy (surtout connu pour jouer le "jeune" Pr Xavier dans plusieurs films de la franchise X-Men depuis First Class et dans Ca - Chapitre 2). 

L'acteur, qui a déjà une longue carrière derrière lui, a donc la lourde charge d'interpréter ces différentes facettes de la personnalité de Kevin Wendell Crumb. Alors bien sûr, nous n'en voyons pas 23, mais plutôt 7 ou 8, et c'est largement suffisant pour constater qu'il n'y arrive pas. A aucun moment je n'ai ressenti la peu face à Dennis, eu de la compassion pour Patricia ou Barry ou Hedwig... Non, les intérêts sont plutôt dans les à-côtés de l'intrigue principale. Face à lui, la jeune Anya Taylor-Joy, dont le physique particulier et le jeu froid permettent de croire plus facilement à sa propre fêlure, à son passé trouble. Les deux autres jeunes actrices sont transparentes et inintéressantes ; par contre Betty Buckley tire son épingle du jeu dans le rôle de la thérapeute du dingo. Les deux autres points d'intérêt sont le lieu très particulier où se trouve le repaire de Crumb, et la 24ème personnalité qui en découle. Mais celle-ci, sans que je vous en dise plus, m'a semblé mal exploitée, malgré la transformation physique qu'elle induit... La réalisation n'est pas des plus inventives, même si l'ambiance et les bruitages sont plutôt bien foutus.

On notera toutefois la scène post-générique, qui tease sur le film suivant du réalisateur, Glass.


Sur un sujet proche, j'ai largement préféré Identity.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Mikael Blomkvist est journaliste économique dans le magazine Millenium. Condamné pour diffamation, il décide de prendre de la distance avec sa vie et son métier dangereux. Mais Henrik Vanger, grande figure de l'industrie suédoise, fait appel à lui afin d'enquêter sur une disparition non élucidée, celui d'Harriet Vanger, nièce du grand homme et disparue à l'âge de seize ans. Au cours de ses recherches, Blomkvist se rend compte que la famille Vanger semble cacher bien des haines et des secrets. Dans le cadre de son enquête, le journaliste est amené à rencontrer Lisbeth Salander. La jeune femme de vingt-quatre ans possède un don exceptionnel, celui de découvrir des informations introuvables. Tous deux vont être amenés à se croiser dans une enquête qui va révéler beaucoup plus que ce que chacun aurait pu imaginer...

 

Millenium est avant tout une trilogie de romans qui a fait la gloire -posthume- de leur auteur, Stieg Larsson. Les trois romans, qui ont un peu révélé au monde que les auteurs nordiques pouvaient faire d’excellents polars, ont fait l’objet d’une adaptation en Suède, pays d’origine de l’auteur. Avec un succès notable, ce qui a amené les producteurs américains à faire un remake du premier volet, avec Daniel Craig. C’est ce remake que j’ai vu, et bien aimé, il y a quelques années, mais pas le film original. Manque comblé tout récemment. En toute logique, je devrais lire le roman original d’ici 5 ans, environ 15 ans après tout le monde.

Nous suivons donc l'enquête du journaliste et la jeune hackeuse. Très vite, on est pris dans le film. Leurs trajectoires, une histoire de disparition sur fond de secrets de famille sordides, l'atmosphère très particulière de la Suède en hiver, son histoire trouble durant la seconde guerre mondiale, un sous-texte proposant des personnages qui sont loin d'être légers (l'histoire de Lisbeth, esquissée dans ce premier segment, est sûrement développée dans la suite), tout concourt à une bonne histoire. Et la production suédoise a bien fait les choses. Niels Arden Oplev se montre à la hauteur de l'oeuvre originale, proposant un découpage nerveux, sans être épileptique. Le duo d'acteur est vraiment convaincant, surtout Noomi Rapace, qui campe une Lisbeth Salander à fleur de peau et d'une détermination à toute épreuve. On comprend qu'Hollywood lui ait fait entendre ses sirènes (Sherlock Holmes 2 : jeux d'ombre, Prometheus, Alien: Covenant, et la série Jack Ryan, entre autres).

 

C'est un excellent film, que je vous recommande.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

Il y avait deux bonnes raisons pour que je regarde ce film : le fait que j'aie -brièvement- joué au MMORPG* duquel il s'inspire, mais aussi, et peut-être surtout parce que j'avais beaucoup aimé les deux premiers film de son réalisateur, Duncan Jones. Moon reposait quasi entièrement sur les épaules de Sam Rockwell, et Source Code m'avait scotché par sa virtuosité narrative. La qualité de ces deux films ont donc permis à Duncan Jones, par ailleurs fils de David Bowie, de se faire remarquer par les studios, avec l'étiquette "jeune prodige à suivre".

 

Son troisième long-métrage émarge dans une autre catégorie. On est dans le blockbuster, inspiré d'un univers au succès phénoménal, à savoir le jeu World of Warcraft. Jones remplace Sam Raimi, qui avait auparavant réalisé une trilogie consacrée à Spider-Man avec succès. Mais le projet ne sentait pas bon ; Raimi et le premier scénariste, Robert Rodat, sont partis pour divergences artistiques avec Blizzard, producteur de la franchise vidéoludique et désormais cinématographique. La totalité des tentatives précédentes d'adapter un jeu video sur grand écran se sont soldées par des échecs artistiques et/ou publics. Porté par Universal et Legendary Pictures, le film devait sortir en décembre 2015. Mais lorsque l'Episode VII de Star Wars a été annoncé pour la même époque, la sortie a été repoussée de six mois. L'essentiel du budget ayant été consacré aux effets spéciaux, la production n'a pas pu engager de tête d'affiche pour porter le film.

Warcraft : le commencement nous raconte comment Azeroth, un monde gouverné par une alliance d'humains, d'elfes et de nains voit débarquer une menace inédite via un portail : des orques à la peau verte, menés par Gul' Dan, un sorcier qui a su dompter le Fel, une énergie vitale qu'il puise dans ses prisonniers, également présente sur Azeroth. Mais au sein des troupes des envahisseurs l'Alliance d'Azeroth trouve deux lueurs en la personne de Durotan, le chef d'un petit clan dissident, et Garona, une semi-orque qui attire l'attention d'Anduin Lothar, le général qui mène les troupes du roi Llane face aux orcs. L'équation est compliquée par l'intervention de Medivh, le Gardien, c'est à dire une sorte de sorcier supérieur qui vit en ermite depuis plusieurs années dans une tour sans fin.

 

A sa sortie le film a été éreinté par la critique, et le succès ne fut pas au rendez-vous, compromettant une éventuelle suite. On est clairement dans le film de commande, ultra-formaté, respectant à la lettre une Bible graphique et narrative. Visuellement, esthétiquement, c'est du beau boulot, on se croirait complètement dans le jeu video, une part de réalisme en plus. Hormis une demie-douzaine d'interprètes de ressortissants humains d'Azeroth et Garona, le reste du casting est entièrement recouvert du vernis de la motion capture, moins subtile que pour la performance d'Andy Serkis en Gollum dans le Seigneur des Anneaux. On est cependant loin de la dimension épique de la trilogie de Peter Jackson, même si les combats se veulent imposants. On pourrait comparer également le film à John Carter, pour l'ambition de créer une franchise, mais on n'est pas dans la même profondeur narrative et psychologique que dans le film d'Andrew Stanton. L'échec public, lui, est comparable, même si à ce jour il a fait mieux que Prince of Persia : les Sables du Temps, jusqu'alors meilleure adaptation de jeu video en termes de recettes.

Globalement, j'ai passé un moment pas désagréable, même si le film n'est pas exempt de défauts, sans doute dus à son formatage : long, un brin confus, avec des dialogues parfois insipides, et une bonne partie du casting "faux". A côté de cela, Duncan Jones est assez inventif dans sa mise en scène, deux acteurs tirent à peu près leur épingle du jeu : Travis Fimmel et Paula Patton, même si leur romance esquissée n'apporte pas grand-chose à l'histoire. Loin d'être une bouse, le film n'a finalement pas fait d'ombre à la franchise vidéoludique, qui existe toujours. En-dehors des acteurs, dont la carrière n'a pas beaucoup décollé, la principale victime collatérale de cet échec industriel est Duncan Jones, qui a rétrogradé dans la hiérarchie des réalisateurs à suivre.

 

Spooky

 

MMORPG : Massive multimedia Online Role playing game ; c'est à dire Jeu de rôle massivement multijoueur en ligne.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

Dans le futur, l'Avalon, un immense vaisseau spatial rotatif est en route pour une planète à coloniser. A son bord, 258 membres d'équipage et 5000 passagers. Tous placés en sommeil artificiel, le temps que les 120 ans du voyage se déroulent. Malheureusement deux d'entre eux se réveillent, 90 ans trop tôt. Jim Preston, mécanicien, et Aurora Lane, écrivain, vont devoir apprendre à vivre ensemble dans l'immense vaisseau, seuls, en attendant de trouver une solution à leur problème. Mais au-delà de leur sort, c'est celui du vaisseau même qui est bientôt menacé...

Sorti en 2016, ce film de science-fiction met en scène deux superstars, Chris Pratt, "révélé" par Les Gardiens de la Galaxie, et Jennifer Lawrence, qui a elle-même explosé grâce à Hunger Games. Dans ce huis-clos leurs qualités de comédien leur permettent de tenir le film à bout de bras, et pour cause, ils forment à eux deux la moitié, ou presque, des personnages parlants...


 

L'occasion est également belle de voir quelques images d'un vaisseau dans l'espace, de voir Jennifer Lawrence en maillot de bain dans une piscine au bord d'un hublot, ou des robots nettoyeurs dans les coins des immenses coursives du vaisseau. Mais contrairement à ce qu'on aurait pu croire, les scénaristes, producteurs et réalisateur (le Norvégien Morten Tyldum, qui avait réalisé le très bon Imitation Game) évitent la plupart des écueils : pas de voyeurisme sur la star féminine, pas d'effets spéciaux en veux-tu en voilà... On est dans la sobriété, le champ est libre pour les deux acteurs, qui n'en profitent pas pour en faire des tonnes. Alors oui, il y a des passages obligés de ce genre d'histoire : les deux passagers essaient de s'occuper du mieux possible, la situation s'aggrave subitement, et nos deux amis se retrouvent à devoir gérer un, voire plusieurs dilemmes moraux. Et bien sûr, la question sous-jacente : que ferions-nous à leur place ?

Le film est très correct. Mais il lui manque quelque chose pour devenir un classique du genre. Un supplément d'âme, peut-être ? Une véritable histoire, qui tiendrait un peu plus que sur un timbre-poste ? Peut-être. En tout état de cause, je n'ai pas eu le sentiment de perdre deux heures de ma vie en le voyant, c'est déjà ça. Mais Passengers ne laissera pas une grande trace dans la filmographie des deux acteurs, et encore moins dans le genre...

 

Spooky

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