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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

Articles avec #films catégorie

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

Carrie est une collégienne timide, maladivement timide, qui fait l'objet de fréquentes humiliations de la part de ses camarades. Mais lorsqu'après une séance de sport, ses règles se déclenchent sous la douche, survient l'humiliation de trop : pas au courant de ce que sont ces manifestations physiologiques, elle panique et se fait bombarder de serviettes périodiques et de tampons par ses camarades. La scène est même filmée, et diffusée sur internet. Rentrant chez elle, l'adolescente subit les foudres de sa mère, grenouille de bénitier de la pire espèce, qui l'enferme dans un placard. Mais ses bourreaux doivent payer leur comportement, et sous la menace d'une exclusion des cours et du bal de fin d'année, sa camarade Chris Hargensen décide de se venger. Ca tombe bien, une autre adolescente, repentante, demande à son petit ami d'inviter Carrie au bal de fin d'année. Le moment idéal pour Chris de faire subir les pires outrages à son ennemie jurée. Mais c'est sans compter sur les étranges pouvoirs que Carrie semble avoir acquis après l'apparition de ses règles...

Inspiré par le roman éponyme de Stephen King, ce long métrage de Kimberly Peirce est en fait un remake (qui ne l'assume pas) du film de Brian de Palma, sorti deux ans après la parution du roman, en 1976. Celui-ci a d'ailleurs connu une suite, Carrie 2 (1999) et une version télévisuelle en 2002. Cette nouvelle itération avait pour ambition (comme plusieurs remises à zéro d'autres adaptations de King, comme Ca ou The Shining) de remettre ce classique de la littérature de terreur au goût du jour, en 2013. Avec en tête d'affiche Chloe Grace Moretz (la révélation de Kick-Ass) dans le rôle-titre, et Julianne Moore dans celui de sa mère folle de Dieu. Mais très vite le film de Peirce (dont le sommet de carrière avait été atteint avec Boys don't cry, en 1999) souffre de la comparaison avec le De Palma. En effet l'ensemble est réalisé de façon très plate, alors que le premier se montrait enlevé, audacieux, et qu'il baignait dans une ambiance quasiment électrique et franchement sensuelle. Les effets spéciaux ont bien évolué en 45 ans, mais dans une histoire où la psychologie est aussi importante que les scènes-choc, cela ne suffit bien évidemment pas. Et pour le coup, certains effets sont instantanément risibles.

J'aime bien les deux actrices principales, mais on est loin de leurs meilleurs rôles à toutes les deux. En outre le choix de Moretz (hormis pour son âge, proche de celui de son rôle, contrairement à ses devancières) me semble maladroit : elle est trop jolie pour le rôle, son physique harmonieux, son visage "mignon" (sans toutefois être une bimbo) ne cadrant pas avec le personnage de Carrie. Sissy Spacek reste donc à ce jour la meilleure interprète du rôle.
 

Une fois le film terminé, il en reste... quasiment rien. Sauf l'envie de revoir le film original.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

Un virus inconnu se répand en Corée du Sud, l'état d'urgence est décrété. Les passagers du train KTX se livrent à une lutte sans merci afin de survivre jusqu'à Busan, l'unique ville où ils seront en sécurité...

Lors de sa sortie en 2016, le film avait bénéficié d'un "good buzz". Mais, échaudé par le visionnage de films coréens dits d'horreur tels que The Host, je n'ai pas succombé à la curiosité. Les bons avis ayant continué, j'ai profité d'une nouvelle occasion. Ca valait le coup d'attendre un peu, car avec pas mal de recul sur le genre, j'ai pu mieux appréhender le film de Sang-Ho Yeon. Ce dernier, réalisateur de films d'animation, a été poussé par ses producteurs à développer en version live un projet de film d'animation appelé Seoul Station. Novice dans l'exercice, celui-ci a néanmoins profité d'un budget et d'un casting confortables pour diriger ce premier film.

Le résultat est... bluffant. Très bien monté, mais pas épileptique, on suit donc la progression d'un groupe de survivants dans un train dans lequel un virus qui transforme les gens en zombies fait des ravages. La direction d'acteurs s'attarde sur une dizaine de personnages aux caractères bien différents, mais également évolutifs. En vrac ; un père bureaucrate qui accompagne sa fille de 6 ans qu'il connaît à peine, des joueurs d'une équipe de base-ball, un PDG très imbu de sa personne, le conducteur du train, un couple sur le point de devenir parents... Tous vont vivre la journée la plus difficile, voire la dernière, de leur existence. Contrairement à d'autres films coréens vus par votre serviteur, dans celui-ci les acteurs ne surjouent pas, même les zombies (et ouais). Les acteurs principaux s'en sortent pas trop mal, mais celle qui m'a le plus convaincu est Kim Soo-Anh, qui joue Su-An, la gamine... Pas pleurnicharde, pas super-maligne, elle a juste les réactions d'une enfant de 6 ans qui se retrouve en plein chaos. A noter en tête d'affiche Gong Yoo, superstar sud-coréenne, qui ne passe pas inaperçu avec sa grande taille et son personnage ambigu.


Qui dit (bon) film de zombies dit chronique sociale. Sang-Ho Yeon revendique l'influence de George Romero en l'occurrence, puisqu'on comprend que la catastrophe est provoquée, quelque part, par la spéculation boursière. C'est donc une belle réussite, que je conseille aux amatrices et amateurs du genre.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

La Terre est mitraillée par des météorites, qui se révèlent rapidement être des vaisseaux de guerre extraterrestres. La ville de Los Angeles, parmi les cibles, doit être évacuée avant qu'un bombardement ne détruise une partie des envahisseurs. Une unité de Marines, commandée par le jeune lieutenant Martinez, part chercher un groupe de civils dans un commissariat.

Le scénario est donc -extrêmement- basique. Pour lui donner un peu de chair, ajoutez un sergent démissionnaire après la perte de ses hommes, une vétérinaire et trois enfants pour composer un groupe qui va tenter de fuir la zone transformée en Beyrouth. L'ensemble du film oscille entre l'affligeant et le passable. On a tous les poncifs, les passages obligés des films militaristes américains : le salut militaire avec les dents serrées, le vétéran qui veut partir au début mais est le premier à prendre ses responsabilités, le sens du sacrifice, le mec vénère parce qu'il a perdu son frère au combat, les cris de joie lorsqu'on dégomme un ennemi... Je n'ai pas vu de bannière étoilée, mais j'ai pu louper le passage... Et à côté de ça, le film se laisse regarder : la réalisation, signée par le Sud-Africain Jonathan Liebesman (Ninja Turtles, La Colère des Titans... rien de bien excitant) est à peu près correcte, même si au début du film, les zooms/dézooms, le côté caméra à l'épaule sont assez dérangeants. J'imagine que c'était pour donner un côté plus "humain", plus "dynamique" au film, mais même sur un film de guerre, il n'y a rien de mieux pour le faire sortir d'un visionnage... Cela change au milieu du métrage, à croire qu'il y a eu un changement de cadreur...

Les effets spéciaux, concentrés sur les extraterrestres en scaphandres et leurs vaisseaux, sont également corrects, même si on sent que les décors de rues recouvertes de poussière ont dû aspirer une bonne part du budget. Pas de superstar au générique, mais Aaron Eckhart, habitué des films d'action, tient le haut de l'affiche et se la joue sobre. Il y a également Michelle Rodriguez, Michael Peña et Bridget Moynahan dans le casting, mais leurs scènes respectives sont réduites à quasiment zéro, le scénario privilégiant l'action quasi non-stop, et donc peu de place au jeu d'acteur. A la limite leurs rôles auraient pu être tenus par n'importe quels autres acteurs sans qu'on voie une différence. Un bon point cependant, le script évite les romances et les remarques sexistes, si l'on excepte une réplique à caractère sexuel dans le dernier tiers. Pas de quoi se plaindre, donc.

Voilà, on est très loin du film du siècle, même dans son genre, mais ce n'est pas une bouse intégrale non plus. Toutefois, si vous avez mieux à faire, passez votre chemin.


Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Un film de M. Night Shyamalan n'est jamais inintéressant. Il peut être très réussi, comme Sixième Sens ou Incassable, comme clivant, à l'instar du Village, de Phénomènes ou Signes ; voire complètement foiré, à l'image de After Earth. Qu'en est-il de Split ? Eh bien, je vais vous le dire.

Oui, je m'amuse à faire du teasing tout pourri.

Vous voulez vraiment le savoir ? Ok, vous l'aurez voulu. L'histoire est celle d'un homme dont le cerveau héberge de nombreuses personnalités, 23 selon sa psychiatre, dont certaines sont animées de mauvaises intentions envers des jeunes filles qu'il kidnappe et retient prisonnières dans son antre. Oui, je spoile d'entrée de jeu, parce qu'en voyant le film, on comprend au bout de 20 minutes le fin mot de l'histoire, et qu'on se doute -un peu- de l'issue. Non, l'intérêt du film est -du moins en apparence- ailleurs.

Comme souvent avec le réalisateur américain d'origine indienne, un soin tout particulier est donné à l'image. Mais ici, il y a moins de détails à repérer pour comprendre certaines choses. Le récit est assez linéaire, et repose presque entièrement sur la performance de l'interprète de ces 23 personnalités, à savoir James Mc Avoy (surtout connu pour jouer le "jeune" Pr Xavier dans plusieurs films de la franchise X-Men depuis First Class et dans Ca - Chapitre 2). 

L'acteur, qui a déjà une longue carrière derrière lui, a donc la lourde charge d'interpréter ces différentes facettes de la personnalité de Kevin Wendell Crumb. Alors bien sûr, nous n'en voyons pas 23, mais plutôt 7 ou 8, et c'est largement suffisant pour constater qu'il n'y arrive pas. A aucun moment je n'ai ressenti la peu face à Dennis, eu de la compassion pour Patricia ou Barry ou Hedwig... Non, les intérêts sont plutôt dans les à-côtés de l'intrigue principale. Face à lui, la jeune Anya Taylor-Joy, dont le physique particulier et le jeu froid permettent de croire plus facilement à sa propre fêlure, à son passé trouble. Les deux autres jeunes actrices sont transparentes et inintéressantes ; par contre Betty Buckley tire son épingle du jeu dans le rôle de la thérapeute du dingo. Les deux autres points d'intérêt sont le lieu très particulier où se trouve le repaire de Crumb, et la 24ème personnalité qui en découle. Mais celle-ci, sans que je vous en dise plus, m'a semblé mal exploitée, malgré la transformation physique qu'elle induit... La réalisation n'est pas des plus inventives, même si l'ambiance et les bruitages sont plutôt bien foutus.

On notera toutefois la scène post-générique, qui tease sur le film suivant du réalisateur, Glass.


Sur un sujet proche, j'ai largement préféré Identity.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Mikael Blomkvist est journaliste économique dans le magazine Millenium. Condamné pour diffamation, il décide de prendre de la distance avec sa vie et son métier dangereux. Mais Henrik Vanger, grande figure de l'industrie suédoise, fait appel à lui afin d'enquêter sur une disparition non élucidée, celui d'Harriet Vanger, nièce du grand homme et disparue à l'âge de seize ans. Au cours de ses recherches, Blomkvist se rend compte que la famille Vanger semble cacher bien des haines et des secrets. Dans le cadre de son enquête, le journaliste est amené à rencontrer Lisbeth Salander. La jeune femme de vingt-quatre ans possède un don exceptionnel, celui de découvrir des informations introuvables. Tous deux vont être amenés à se croiser dans une enquête qui va révéler beaucoup plus que ce que chacun aurait pu imaginer...

 

Millenium est avant tout une trilogie de romans qui a fait la gloire -posthume- de leur auteur, Stieg Larsson. Les trois romans, qui ont un peu révélé au monde que les auteurs nordiques pouvaient faire d’excellents polars, ont fait l’objet d’une adaptation en Suède, pays d’origine de l’auteur. Avec un succès notable, ce qui a amené les producteurs américains à faire un remake du premier volet, avec Daniel Craig. C’est ce remake que j’ai vu, et bien aimé, il y a quelques années, mais pas le film original. Manque comblé tout récemment. En toute logique, je devrais lire le roman original d’ici 5 ans, environ 15 ans après tout le monde.

Nous suivons donc l'enquête du journaliste et la jeune hackeuse. Très vite, on est pris dans le film. Leurs trajectoires, une histoire de disparition sur fond de secrets de famille sordides, l'atmosphère très particulière de la Suède en hiver, son histoire trouble durant la seconde guerre mondiale, un sous-texte proposant des personnages qui sont loin d'être légers (l'histoire de Lisbeth, esquissée dans ce premier segment, est sûrement développée dans la suite), tout concourt à une bonne histoire. Et la production suédoise a bien fait les choses. Niels Arden Oplev se montre à la hauteur de l'oeuvre originale, proposant un découpage nerveux, sans être épileptique. Le duo d'acteur est vraiment convaincant, surtout Noomi Rapace, qui campe une Lisbeth Salander à fleur de peau et d'une détermination à toute épreuve. On comprend qu'Hollywood lui ait fait entendre ses sirènes (Sherlock Holmes 2 : jeux d'ombre, Prometheus, Alien: Covenant, et la série Jack Ryan, entre autres).

 

C'est un excellent film, que je vous recommande.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

Il y avait deux bonnes raisons pour que je regarde ce film : le fait que j'aie -brièvement- joué au MMORPG* duquel il s'inspire, mais aussi, et peut-être surtout parce que j'avais beaucoup aimé les deux premiers film de son réalisateur, Duncan Jones. Moon reposait quasi entièrement sur les épaules de Sam Rockwell, et Source Code m'avait scotché par sa virtuosité narrative. La qualité de ces deux films ont donc permis à Duncan Jones, par ailleurs fils de David Bowie, de se faire remarquer par les studios, avec l'étiquette "jeune prodige à suivre".

 

Son troisième long-métrage émarge dans une autre catégorie. On est dans le blockbuster, inspiré d'un univers au succès phénoménal, à savoir le jeu World of Warcraft. Jones remplace Sam Raimi, qui avait auparavant réalisé une trilogie consacrée à Spider-Man avec succès. Mais le projet ne sentait pas bon ; Raimi et le premier scénariste, Robert Rodat, sont partis pour divergences artistiques avec Blizzard, producteur de la franchise vidéoludique et désormais cinématographique. La totalité des tentatives précédentes d'adapter un jeu video sur grand écran se sont soldées par des échecs artistiques et/ou publics. Porté par Universal et Legendary Pictures, le film devait sortir en décembre 2015. Mais lorsque l'Episode VII de Star Wars a été annoncé pour la même époque, la sortie a été repoussée de six mois. L'essentiel du budget ayant été consacré aux effets spéciaux, la production n'a pas pu engager de tête d'affiche pour porter le film.

Warcraft : le commencement nous raconte comment Azeroth, un monde gouverné par une alliance d'humains, d'elfes et de nains voit débarquer une menace inédite via un portail : des orques à la peau verte, menés par Gul' Dan, un sorcier qui a su dompter le Fel, une énergie vitale qu'il puise dans ses prisonniers, également présente sur Azeroth. Mais au sein des troupes des envahisseurs l'Alliance d'Azeroth trouve deux lueurs en la personne de Durotan, le chef d'un petit clan dissident, et Garona, une semi-orque qui attire l'attention d'Anduin Lothar, le général qui mène les troupes du roi Llane face aux orcs. L'équation est compliquée par l'intervention de Medivh, le Gardien, c'est à dire une sorte de sorcier supérieur qui vit en ermite depuis plusieurs années dans une tour sans fin.

 

A sa sortie le film a été éreinté par la critique, et le succès ne fut pas au rendez-vous, compromettant une éventuelle suite. On est clairement dans le film de commande, ultra-formaté, respectant à la lettre une Bible graphique et narrative. Visuellement, esthétiquement, c'est du beau boulot, on se croirait complètement dans le jeu video, une part de réalisme en plus. Hormis une demie-douzaine d'interprètes de ressortissants humains d'Azeroth et Garona, le reste du casting est entièrement recouvert du vernis de la motion capture, moins subtile que pour la performance d'Andy Serkis en Gollum dans le Seigneur des Anneaux. On est cependant loin de la dimension épique de la trilogie de Peter Jackson, même si les combats se veulent imposants. On pourrait comparer également le film à John Carter, pour l'ambition de créer une franchise, mais on n'est pas dans la même profondeur narrative et psychologique que dans le film d'Andrew Stanton. L'échec public, lui, est comparable, même si à ce jour il a fait mieux que Prince of Persia : les Sables du Temps, jusqu'alors meilleure adaptation de jeu video en termes de recettes.

Globalement, j'ai passé un moment pas désagréable, même si le film n'est pas exempt de défauts, sans doute dus à son formatage : long, un brin confus, avec des dialogues parfois insipides, et une bonne partie du casting "faux". A côté de cela, Duncan Jones est assez inventif dans sa mise en scène, deux acteurs tirent à peu près leur épingle du jeu : Travis Fimmel et Paula Patton, même si leur romance esquissée n'apporte pas grand-chose à l'histoire. Loin d'être une bouse, le film n'a finalement pas fait d'ombre à la franchise vidéoludique, qui existe toujours. En-dehors des acteurs, dont la carrière n'a pas beaucoup décollé, la principale victime collatérale de cet échec industriel est Duncan Jones, qui a rétrogradé dans la hiérarchie des réalisateurs à suivre.

 

Spooky

 

MMORPG : Massive multimedia Online Role playing game ; c'est à dire Jeu de rôle massivement multijoueur en ligne.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

Dans le futur, l'Avalon, un immense vaisseau spatial rotatif est en route pour une planète à coloniser. A son bord, 258 membres d'équipage et 5000 passagers. Tous placés en sommeil artificiel, le temps que les 120 ans du voyage se déroulent. Malheureusement deux d'entre eux se réveillent, 90 ans trop tôt. Jim Preston, mécanicien, et Aurora Lane, écrivain, vont devoir apprendre à vivre ensemble dans l'immense vaisseau, seuls, en attendant de trouver une solution à leur problème. Mais au-delà de leur sort, c'est celui du vaisseau même qui est bientôt menacé...

Sorti en 2016, ce film de science-fiction met en scène deux superstars, Chris Pratt, "révélé" par Les Gardiens de la Galaxie, et Jennifer Lawrence, qui a elle-même explosé grâce à Hunger Games. Dans ce huis-clos leurs qualités de comédien leur permettent de tenir le film à bout de bras, et pour cause, ils forment à eux deux la moitié, ou presque, des personnages parlants...


 

L'occasion est également belle de voir quelques images d'un vaisseau dans l'espace, de voir Jennifer Lawrence en maillot de bain dans une piscine au bord d'un hublot, ou des robots nettoyeurs dans les coins des immenses coursives du vaisseau. Mais contrairement à ce qu'on aurait pu croire, les scénaristes, producteurs et réalisateur (le Norvégien Morten Tyldum, qui avait réalisé le très bon Imitation Game) évitent la plupart des écueils : pas de voyeurisme sur la star féminine, pas d'effets spéciaux en veux-tu en voilà... On est dans la sobriété, le champ est libre pour les deux acteurs, qui n'en profitent pas pour en faire des tonnes. Alors oui, il y a des passages obligés de ce genre d'histoire : les deux passagers essaient de s'occuper du mieux possible, la situation s'aggrave subitement, et nos deux amis se retrouvent à devoir gérer un, voire plusieurs dilemmes moraux. Et bien sûr, la question sous-jacente : que ferions-nous à leur place ?

Le film est très correct. Mais il lui manque quelque chose pour devenir un classique du genre. Un supplément d'âme, peut-être ? Une véritable histoire, qui tiendrait un peu plus que sur un timbre-poste ? Peut-être. En tout état de cause, je n'ai pas eu le sentiment de perdre deux heures de ma vie en le voyant, c'est déjà ça. Mais Passengers ne laissera pas une grande trace dans la filmographie des deux acteurs, et encore moins dans le genre...

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

On sort un peu des lectures tolkiennesques pour un visionnage consacré lui aussi au créateur du Seigneur des Anneaux. Réalisé en 2001 par Robert di Napoli (ou par Chris Gormlie, les deux étant crédités à des endroits différents du générique de fin), il propose, par le biais de commentaires entrecoupés d'entretiens de spécialistes, proches et de Tolkien lui-même (!), de retracer la vie et l'oeuvre de celui que l'on finit par surnommer le Professeur. Influences, réception, figures héritage, l'éventail des sujets abordés est très large, mais surtout concentré sur le Seigneur des Anneaux.

 

Cela commence de manière inattendue, et ma foi plutôt maline, avec une description topographique d'une partie de la Terre du Milieu, les différentes contrées traversées par les protagonistes du Seigneur des Anneaux. L'animation en 3D est un peu rudimentaire, mais efficace. Les commentaires sont assurés face caméra (la moitié du temps) par Romain Bel, un jeune homme aux cheveux longs à la diction un peu difficile et au ton monocorde. Mais son expression s'améliore au fil de l'avancée du documentaire.

 

Parmi les intervenants, on notera :

- Aryk Nusbacher, un représentant de l'Académie militaire de Sandhurst (!), qui est un peu le commentateur principal, indiquant entre autres que Tolkien croyait que les mythes en disaient plus sur le monde que le réalisme. Ce dernier manque de profondeur, présente trop de facilités... Un autre point intéressant qu'il développe est la nature des Orcs, qui pour lui ne peuvent être rapprochés d'aucune ethnie existante, mais sont plutôt des créatures créées pour guerroyer, tuer sans faire de sentiments. En quelque sorte des allégories de certains soldats que Tolkien, puis son fils Christopher, ont pu croiser durant leurs années de guerre. L'allégorie s'étend à tous ceux qui font du mal à la société, à l'environnement (comme les constructeurs automobiles...).

- un certain Bob Blackham, spécialiste de Tolkien (auteur de plusieurs ouvrages sur le Professeur, membre de la Tolkien Society, animateur de Tolkien tours à Birmingham et Oxford), lequel évoque le contraste entre la campagne où Tolkien a vécu enfant, et la ville polluée et ultra-urbanisée ;

- Helen Kidd, critique littéraire, laquelle expose une théorie intéressante, selon laquelle la fantasy est moins bien appréciée par la critique littéraire que le réalisme ou la poésie du fait de ses origines : les couches populaires et la tradition orale.

- Ian Collier, autre représentant de la Tolkien Society qui parle des personnages du SdA, que certains détracteurs réduisent à des archétypes, en soulignant justement la nuance de leurs comportements, de leurs paroles ;

- Roger Dean, illustrateur, qui indique que l'écriture de Tolkien permet aux artistes de s'approprier complètement son univers, en laissant une grande part à l'imagination ;

- les membres de plusieurs groupes de rock inspirés par Tolkien ;

- Rayner Unwin, fils du premier éditeur de Tolkien, et celui qui a intercédé en sa faveur (à l'âge de 10 ans !) pour que le Hobbit soit publié ;

- John et Priscilla Tolkien, respectivement premier et dernier enfant de Tolkien, qui évoquent le rapport de leur père au succès phénoménal qu'il a remporté.

- John Ronald Reuel Tolkien lui-même, dans une video d'archive de la fin de sa vie, où il évoque les endroits où il a vécus (à Oxford et Birmingham) et qui ont irrémédiablement disparu.

 

Le documentaire est émaillé d'images d'époque, mais aussi de films de reconstitution plus ou moins réalistes, et curieusement retravaillés (pour des soucis de copyright ? ou pour masquer l'indigence des décors, des costumes et des "acteurs" ?), ainsi que d'illustrations -ma foi fort jolies- réalisées par les frères Hildebrandt. L'ensemble est assez intéressant, relativement bien structuré, malgré quelques raccourcis. On notera le dévissage en plein vol lorsque Romain Bel évoque "l'auteur de bandes dessinées bien connu Terry Pratchett"... Ainsi que la traduction systématique dans les sous-titres de "fantasy" en "fantastique".

 

En bonus on retrouve les illustrations des frères Hildebrandt... en deux fois plus petit que dans le documentaire, et les liens vers une dizaine de sites tolkienistes. Le DVD est accompagné d'un CD de musique et d'un livret contenant certaines des plus belles illustrations Hildebrandt.

 

Sympathique, sans être indispensable, bien que déjà daté.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

Il aura donc fallu attendre plus de 45 ans après sa mort, six gros films adaptant son oeuvre et plein d'autres choses pour que le cinéma -hollywoodien- s'intéresse à JRR Tolkien, l'homme.


Car oui, derrière les oeuvres magnifiques que sont le Hobbit et le Seigneur des Anneaux, -entre autres-, se cache un homme qui est né dans l'Etat libre d'Orange (Afrique du sud actuelle), a vécu modestement dans la campagne anglaise, a étudié à Oxford, enseigné au même endroit, aimé, fait le con et la guerre, écrit... Tout cela, le réalisateur chyprio-finlandais Dome Karukoski (Tom of Finland) a tenté de le présenter dans un film explorant la jeunesse de l'auteur.


Le film débute dans la Somme, en 1916. Le premier conflit mondial s'enlise, au propre comme au figuré, et le Lieutenant Tolkien essaie de survivre à ce cauchemar éveillé. Il contracte bientôt la fièvre des tranchées, puis est gazé. Au fil de ses errances sur le front, au seuil de la mort, sa vie lui revient par flashes. Sa jeunesse modeste mais joyeuse avec sa mère et son frère Hilary près de Sarehole, dans le Worcestershire. Puis le départ pour Birmingham, grande ville polluée du nord de l'Angleterre, incarnation de l'Enfer pour Tolkien. Viennent la maladie et le décès de sa mère, la prise en charge par le Père Francis Morgan, la rencontre avec sa voisine Edith Bratt qui deviendra sa femme et les études à Oxford, avant le déclenchement de la Première Guerre Mondiale.



Il y a deux façons d'apprécier le film. Aucune n'est complètement la bonne ou la mauvaise. Mais la plupart des spectateurs se placeront d'un côté ou de l'autre, et leur appréciation s'en ressentira forcément.


La première est, je pense majoritaire : celle du grand public, qui ne sait rien de la vie de Tolkien et voudra en apprendre (un peu) plus. Cette portion va assister à un spectacle de qualité, mettant en scène un jeune homme de la société victorienne, courageux, avec plein d'amis, qui tombe amoureux d'une jeune femme charmante. Un jeune homme que la vie n'a pas épargné, mais qui a réussi, à force de témérité et de talent, à s'élever au-dessus de sa condition, et à faire de sa passion sa renommée (ce qui n'était pas forcément son objectif, notons-le). Une histoire pleine de bons sentiments, remarquablement bien filmée, avec des acteurs -de renom pour certains- qui font le job. Une narration rondement menée, centrée cependant sur l'amour et l'amitié. Des ambiances soignées, entre pubs douillets, universités à l'ancienne et champs de bataille. J'ai aimé la scène de l'opéra, même si elle est probablement inventée ou détournée. Les scènes avec ses amis du TCBS, le club secret qu'il forme avec trois autres étudiants de la King Edward's School, lesquels se poussent mutuellement à aller plus loin, à oser transformer leurs rêves en réalité, sont parmi les plus réussies également. J'ai aimé voir Tolkien boire de la bière, alors que ses amis boivent du whisky. j'ai aimé voir ceux-ci le surnommer "Tollers". Des détails, ou clins d'œil qui peuvent faire plaisir ou faire tiquer.



Car il y a de quoi tiquer, et même plus, pour peu qu'on connaisse l'histoire véritable de JRR Tolkien. Ce qui n'est tout de même pas difficile, tant les ouvrages biographiques de qualité (Tolkien, une biographie, par Humphrey Carpenter, Tolkien et la grande guerre, J. R. R. Tolkien à 20 ans...) sont sortis ces dernières années. Si le film propose deux passages iconiques de la vie du Professeur (la danse d'Edith qui lui inspire le personnage de Lúthien, les quelques mots jetés au verso d'une copie à corriger qui donneront naissance au Hobbit), ils sont mal amenés, ou plutôt chronologiquement mal placés. Le film joue d'ailleurs sur le flou artistique en ne proposant pas de repères historiques, hormis la bataille de la Somme, en 1916. Alors que l'action se situe grosso modo entre 1900 et 1930. Seul un "quelques années plus tard, à Oxford", placé dans la toute dernière partie du film, complète ces précisions, pour un saut dans le temps quelque peu surprenant, tant les années précédant la guerre ont été largement traitées. A cet égard le film aurait pu s'appeler "Young Tolkien" pour être plus proche de la vérité.

 

Quelques mots au sujet du casting. Le rôle-titre est tenu par Nicholas Hoult, acteur britannique connu principalement pour avoir incarné le Fauve dans la dernière génération des X-Men, enfin celle qui a pris le pouvoir dans First Class, puis dans Mad Max Fury Road. C'est donc ici son premier vrai premier rôle, et je dois dire que je l'ai trouvé plutôt convaincant. A ses côtés, Lily Collins occupe bien l'écran. Jolie, expressive, sensible comme l'était Edith, la fiancée de Ronald. Autour d'eux, une pléiade d'acteurs au diapason, avec une mention spéciale pour Anthony Boyle (alias Geoffrey Bache Smith, l'un des meilleurs amis de Tolkien), Colm Meaney, l'acteur irlandais qui a joué dans de nombreuses comédies sociales, ou encore Sir Derek Jacobi, acteur shakespearien qu'on a pu voir dans Gladiator, Le Discours d'un roi ou encore Cadfael. Un casting classieux.



Comme dans toute adaptation ou tout biopic, les scénaristes se permettent donc de tordre, de malmener l'ordre chronologique des choses pour donner une narration plus fluide, et probablement un peu plus glamour que la vérité. Mais ces largesses sont parfois très gênantes. Comme lorsque Ronald et Edith peuvent sortir et se balader dans Birmingham, alors que lui n'est pas majeur, et elle célibataire. Impensable à l'époque. Ou quand on adjoint au sous-officier Tolkien une enseigne totalement fictive, qui l'appelle Monsieur tout le temps et s'appelle Sam. (vous le voyez le GROS clin d'œil ?) Lorsque, pris de délire, Ronald croit voir des guerriers à cheval faucher ses camarades sur le Front (alors que Tolkien a toujours clamé haut et fort que le Mordor et ses personnages belliqueux n'avaient rien à voir avec la guerre)... Qu'un mur de sa chambre d'étudiant est couverte de dessins, de runes qui vont nourrir son Légendaire... Qu'on invente un trait  particulier dans le caractère de son ami Geoffrey Bache Smith... Des assertions qui biaisent totalement son rapport à la création... D'ailleurs, lorsque son imagination est la plus "visible", à savoir dans les tranchées, j'ai trouvé les scènes moins réussies... Il manque aussi des passages qui à mon sens, auraient tout à fait eu leur place dans ce biopic, comme le voyage qu'il fit avec une de ses tantes et son frère en 1911 en Suisse, qui lui a fortement inspiré Rivendell... Les passages avec Edith sont drôles ou émouvants, mais presque toujours faux, au regard de la réalité. Je pourrais vous en parler pendant des heures, mais cela ne vous intéresserait pas plus que cela. Retenez cependant le GROS défaut du contenu. On ne voit Tolkien écrire et créer -littéralement- qu'à une reprise. Alors que cela aurait dû être l'un des principaux arguments du film. Lequel s'achève donc

SPOILER

sur l'idée de la création du Hobbit. On a l'impression qu'il n'a pas fait grand-chose auparavant à ce niveau. Alors que lorsque le roman sort en 1937, Tolkien travaillait déjà sur son univers depuis 20 ans...

 

Fun fact : L'un des arrière-petit-fils de Tolkien, Kallum, joue un petit rôle dans le film, l'un des tout premiers à apparaître à l'écran. Par contre la famille Tolkien a fait publiquement savoir qu'elle n'avait rien à voir, et même qu'elle désapprouvait le film.


En résumé, un long métrage qui sur le plan artistique est plutôt bon. Si vous voulez en savoir plus, vraiment plus sur le vrai Tolkien, lisez les biographies déjà citées.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

Deux ans avant d'achever -ou plutôt exécuter- sa licence consacrée aux X-Men, la Fox a mis fin à la série de spin-offs centrée sur son représentant le plus populaire, à savoir Wolverine. Après un premier épisode inconsistant, un deuxième nettement meilleur, James Mangold rempile pour conclure la trilogie en montant en puissance.

 

Dans un futur proche, Logan, épuisé de fatigue, s’occupe d’un Professeur Xavier souffrant, dans un lieu gardé secret à la frontière mexicaine. Mais les tentatives de l'immortel pour se retrancher du monde et rompre avec son passé vont s’épuiser lorsqu’une jeune mutante traquée par de sombres individus va se retrouver soudainement face à lui.

 

Attention, le film étant sorti depuis deux ans, je mets sans honte quelques spoilers dans mon analyse.

 

L'ambiance générale de ce Logan (inspiré par la série de comics Old Man Logan et se plaçant comme une suite -six ans après- de Days of future past) se démarque nettement de ses devanciers, et même de l'ensemble de films de super-héros. L'essentiel du long-métrage se déroule dans la nature (tournage partagé entre le Nouveau-Mexique, la Louisiane et l'Ontario), qui donne un aspect très rugueux, presque baveux à l'image, loin des déluges d'effets spéciaux inhérents au genre. De même le scénario et la mise en scène laissent apparaître peu, voire très peu de super-pouvoirs à l'écran. Priorité aux personnages, dont celui qui donne son titre au film, volontairement -légèrement- vieilli et marqué par la maladie, l'adamantium dont il est farci le rongeant peu à peu. Un surhomme qui meurt à petit feu, prend soin d'un vieillard légèrement radoteur dans une ancienne usine du désert mexicain, en compagnie d'un autre surhomme dont l'envers du pouvoir lui procure un handicap certain. Caliban (incarné par Stephen Merchant), qui est en quelque sorte un détecteur de mutants, ne peut en effet pas supporter la lumière du soleil. Il y a une tristesse latente dans tout ça, plus aucun mutant n'étant né depuis 25 ans, ceci étant dû à de la nourriture génétiquement modifiée qui élimine le gène mutant.

Un mot particulier pour la jeune actrice qui joue Laura/X-23, la jeune mutante dont Logan se retrouve en charge, et avec laquelle il a un lien tout particulier. Il s'agit de Dafne Keen, anglo-espagnole de 11 ans (à l'époque du tournage), qui a une vraie présence, joue extrêmement juste (bon, son rôle est assez mutique, mais son visage rentre en ligne de compte), et sa présence physique tout à fait convaincante, son expérience en gymnastique acrobatique lui permettant d'être crédible lors des phases de combat. Une révélation, en même temps qu'un éventuel passage de flambeau pour la suite, puisque Marvel Studios a récupéré les droits d'adaptation de tous ses personnages, qui pourraient être inclus dans les prochaines phases du MCU. Un éventuel film consacré à X-23 est régulièrement évoqué, mais pas encore confirmé.

 

Cette ambiance de western, crépusculaire, m'a beaucoup plu. Je suis preneur de films de super-héros très spectaculaires, à la limite du n'importe quoi parfois, mais là on est sur un registre différent, plus réaliste (il y a d'ailleurs une pique appuyée sur l'inanité des comic-books), et lorsque l'atmosphère est adaptée au propos, je valide. A noter que l'une des influences assumées de Mangold est l'Homme des vallées perdues (un western de 1953), que Laura et Xavier regardent dans une chambre lors de leur fuite.

 

On ne s'ennuie pas une seconde, malgré des passages un brin contemplatifs ; mais la présence de Hugh Jackman fait le job.

 

Logan constitue le crépuscule d'un super-héros qui aura fait chavirer les coeurs, mais aussi d'un acteur dans ce rôle. Hugh Jackman atteint désormais 50 ans et son état de santé (un cancer de la peau) auront eu raison de ses efforts physiques. Au final Jackman sera donc apparu dans 9 films en 17 ans. Ici il joue même... deux rôles. Mais je n'en dis pas plus. L'occasion toutefois pour moi de saluer son talent, et surtout son investissement énorme pour ce personnage si intense, qui lui a permis d'acquérir une renommée mondiale. Malgré la qualité irrégulière des films dans lesquels Wolverine est apparu, il a su, avec l'aide de James Mangold et des scénaristes, lui donner une belle sortie. Sir Patrick Stewart, qui a pour moi été une incarnation parfaite du Pr Xavier, a également dit adieu à la franchise à cette occasion. A noter que pour jouer le Xavier au crépuscule de sa vie, il a dû perdre beaucoup de poids, une première dans sa carrière.

 

A voir absolument.

 

Spooky

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