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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Quel plaisir de retrouver le Département V pour ce huitième opus ! Surtout que nous voilà, avec cet antépénultième épisode, dans le tronçon consacré à Assad, l'assistant syrien un brin gaffeur et haut en couleurs de l'inspecteur Carl Morck.

Sauf que, et les épisodes précédents le laissaient affleurer, Assad n'est pas syrien. Ni gaffeur. Que son côté folklorique n'est qu'une façade. Il ne s'appelle même pas Assad, en réalité. Jussi Adler Olsen, après nous en avoir dit plus sur l'assistante Rose, nous fait donc entrer dans la tête d'Assad, l'un des personnages les plus poignants, forts et surprenants que j'aie jamais lus. Le passé du policier danois (d'adoption) refait surface lorsque le corps d'une vieille femme, prise en photo presque par hasard sur une plage chypriote, fait la une des journaux. Venue de Syrie, elle a comme des dizaines de milliers de personnes chaque année tenté de rallier les pays européens sur un bateau de fortune. Cette personne a recueilli Assad et son épouse lorsquu'ils fuyaient le régime de Saddam Hussein, mais notre inspecteur la croyait morte depuis longtemps... Une mort qui survient juste après que le commissaire principal, mentor d'Assad, fût décédé de façon tragique, rapidement suivi par le suicide de son frère...



Ne pouvant refouler les réminiscences du passé face à ces disparitions rapprochées, Assad décide alors de raconter celles-ci aux seuls amis qu'il lui reste, ses collègues du Département V. Un récit tétanisant, abominable, qui les amène à tout plaquer pour l'aider, car le cliché de son amie morte s'est accompagné d'autres, sur lesquels apparaissent également son épouse et l'une de ses filles, mais aussi celui qui les a enlevées une quinzaine d'années auparavant en Irak... Le sujet de ce huitième opus est dur, très sombre. Il se réfère à une réalité dramatique, l'odyssée de milliers de personnes fuyant la guerre ou la famine chez elles, et traite en deuxième vague de terrorisme. Si l'humour est toujours présent par intermittences -via le personnage de Joan Aiguader, reporter catalan un brin médiocre, ou encore via la relation de Carl avec son ex-belle-mère, l'ensemble de l'environnement de celui-ci semble le faire entrer dans un âge adulte (à 54 ans, il était temps). 

 

Et. Bordel, Adler Olsen a réussi une nouvelle fois à me prendre aux tripes. En écrivant des choses atroces sur ce que des terroristes peuvent faire subir à des gens innocents. En montrant comment l'amour, la rage, la colère et le chagrin peuvent être destructeurs, mais aussi générateurs d'actions déterminantes. J'ai DEVORE les trois quarts du bouquin. 570 pages à raison de plus de 90 pages par jour, je n'avais pas connu un tel rythme de lecture depuis les grandes heures où je lisais Stephen King, adolescent. C'est incroyable comme cet auteur danois monte en puissance sur sa série. Il reste deux volumes à sortir, le neuvième centré sur Carl Morck, le dernier, selon les mots d'Adler Olsen lui-même, opérant une boucle sur l'ensemble de la série. J'ai hâte, vraiment hâte.

 

Spooky

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Stéph 06/02/2020 17:00

Eh bien, tu sais donner envie Spooky !

Spooky 21/02/2020 00:07

Ahah, merci ! Je manque de points de comparaison en termes de polars, mais il se trouve qu'Adler Olsen est l'un des premiers que j'aie lus, et que la pioche a été bonne. Je vais donc le suivre jusqu'au bout, sur cette série du moins.

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