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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Sombre éclat précède Ordres de Berlin, que j'ai lu il y a quelques temps. Il met également en scène l'inspecteur Trave de la police d'Oxford, mais se déroule après, entre 1958 et 1961. Trave a pris de la bouteille, résolu de nombreuses affaires, mais sa situation familiale est difficile ; après avoir perdu son fils, il s'est peu à peu éloigné de son épouse, Vanessa, laquelle l'a quitté et fréquente désormais Titus Osman, magnat belge du diamant qui s'est installé à Oxford après la guerre. Mais la mort nébuleuse de la nièce de celui-ci dans sa demeure, après le meurtre de son petit ami, met le millionnaire sur la sellette, alors que Trave, chargé de l'enquête et aveuglé par sa rancœur, fouille le passé du Belge avec hargne.

Le roman met en scène une douzaine de personnages, dont les motivations et les projets sont parfois troubles. L'auteur déroule tranquillement son récit (plus de 500 pages en poche), jusqu'à ce qu'il s'éclaire nettement dans le dernier tiers. Le dernier acte est franchement bon, avec un enchaînement des évènements très bien géré.

 

Simon Tolkien, spécialiste des prétoires, se montre également à l'aise dans l'action. Curieusement, le récit est mieux géré que dans Ordres de Berlin.

 

Je vais continuer à lire l'œuvre du petit-fils de JRR Tolkien, car il trace sa propre route, originale et talentueuse.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

Je sais, j'ai un King de retard, dans la mesure où son prochain opus est prévu pour mars prochain. Mais ma pile à lire a bien augmenté ces derniers temps, et mon temps disponible pour la faire baisser a, lui, considérablement baissé.

 

 

 

Bref, qu'en est-il de ce recueil d'une vingtaine de nouvelles ?

 

Ça commence fort, très fort, avec l'histoire d'une voiture vivante qui dévore tous les humains qui l'approchent. Ça rappelle un peu Christine, excellent roman de King lui-même (il s'est d'ailleurs lui-même auto-cité dans la nouvelle). Une tension qui rappelle un peu Cujo, pour cette novella d'une cinquantaine de pages. Un récit qui pourrait faire l'objet d'un épisode de la Quatrième Dimension (ou de son successeur des années 2010) assez honnête. On passe ensuite à Premium Harmony, une nouvelle à la manière de Raymond Carver, à l'intérêt assez limité.

 

Il y a deux autres morceaux de bravoure dans le recueil. d'abord Sale gosse, long d'environ 45 pages, qui parle d'un gamin moqueur qui apparaît lorsqu'un évènement funeste se déroule autour d'un jeune homme sans histoire. Une nouvelle qui avait déjà été rendue disponible pour le public français sous format électronique il y a quelques temps. Ensuite Ur, qui a été inspirée à King par... un Amazon Kindle. Oui, la liseuse produite par le géant de la vente en ligne... Dans Ur, le héros, professeur d'anglais dans une obscure fac du Kentucky, reçoit juste après sa rupture avec sa petite amie un Kindle par la Poste. Rien de particulier, sauf qu'il ne sait pas d'où vient l'objet, qui l'a payé, et que celui-ci propose des oeuvres tout à fait étonnantes...

 

Parmi les récits remarquables ou notables, il y a ce récit sur le base-ball, une histoire positive... jusqu'à la fin. Ou l'histoire de cet homme qui se découvre le pouvoir de vie et de mort sur ses semblables en écrivant leur nécrologie... Le recueil s'achève sur une histoire de fin du monde, une histoire pleine de nostalgie, un peu remuante, même si l'argument du chien est un peu une tarte à la crème du genre.

 

King introduit chacune de ses nouvelles par un témoignage sur la façon dont elles ont été composées, ou les circonstances dans lesquelles elles l'ont été. Des témoignages précieux -comme souvent- sur le processus d'écriture. Globalement ce recueil est de bonne, voire très bonne facture, avec plusieurs récits très prenants -non, je n'ai pas loupé ma station de métro cette fois-ci-, et nul doute que l'on retrouvera certains de ces récits au cinéma ou à la télévision les prochaines années. Le Maître moderne de la nouvelle est toujours là.

 

Spooky

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