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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://sparks.free.fr/vampires/pictures/simmons_les_fils_des_tenebres_lp14120.jpg

 

Dan Simmons est peut-être l’un des auteurs les plus importants de la littérature fantastique de ces vingt dernières années. Avant de secouer la SF avec son Hypérion, qui est très vite devenu un incontournable du genre, il ne s’était fait connaître que par des romans de terreur de qualité assez honnête. Avec Les Fils des ténèbres, il s’attaque au roman vampirique, et quand il s’essaye à un nouveau genre, ce n’est pas pour rien, et pas n’importe comment.

 

Car il aborde ce sous-genre via l’angle scientifique. Oui, c’est possible.


Jeune et brillante hématologue américaine, Kate Neuman débarque à Bucarest afin de se consacrer aux orphelins atteints du SIDA. Là, elle découvre l’étrange cas de Joshua, un bébé qui, à chaque transfusion, développe pendant un court laps de temps une formidable résistance à la maladie… Kate ne se doute pas encore que Joshua l’amènera à s’aventurer dans les mystères d’un pays encore marqué par les légendes de vampires et le souvenir du terrible Vlad Tepes, dont la férocité sanguinaire n’eut d’égale que celle du dictateur Ceaucescu, fusillé peu de temps plus tôt.

 

Nous sommes donc en Roumanie, au tout début des années 1990, une Roumanie encore sous la peur de la Securitate, qui n’a pas disparu avec le régime précédent, un pays où les conditions d’hygiène sont hallucinantes et où les infrastructures feraient pâle figure à côté des pays les plus pauvres du monde. Kate, touchée par la situation dramatique de Joshua, atteint de plusieurs formes de maladies immuno-déficientes, décide de l’adopter et de le ramener à Boulder, au Colorado, avec l’aide d’un jeune étudiant en médecine et d’un prêtre américian pour le moins étrange. Rentrée chez elle, elle met son équipe de spécialistes au chevet de son fils, afin de découvrir quel est cet étrange processus qui permet à son fils de recouvrer temporairement totalement la santé. Ce qu’elle découvre bientôt est effrayant : c’est bel et bien la transfusion sanguine qui permet cette métamorphose. Les implications d’une telle décvouverte sont incalculables : en effet le sida et certaines formes de cancer pourraient être traités. Mais ce dont Kate était à cent lieues de se douter, c’est que Joshua compte aussi énormément pour certaines personnes restées en Roumanie…

 

D’emblée Simmons fait valoir ses belles qualités d’écriture. Son style efficace permet de suivre sans heurts l’avancée du récit, même quand celui-ci se ralentit au moment des explications scientifiques. Si on y est allergique, on peut sauter ces passages sans dommages pour la compréhension du récit. A plusieurs reprises l’action devient échevelée, surtout lors de l’enlèvement de Joshua, mais aussi lors de l’équipée –en side-car !- de Kate et ses amis en Roumanie… Là encore ça fonctionne bien, et seule une séquence, que je qualifierais de jamesbondienne, gâche un peu le final.

 

Le roman contient plusieurs originalités ; d'abord cette attache scientifique qui permet de donner une touche moderne au genre vampirique, bien avant que certains accolent des lycéennes aux suceurs de sang. L'autre originalité est la double narration, qui nous met dans l'esprit de Kate, mais aussi d'un personnage... disons hitoriquement très important pour la Roumanie et pour le genre vampirique... La psychologie des personnages est ainsi très bien rendue, ce qui rend ce récit réellement très agréable à lire. De plus, la vision de la Roumanie de l'immédiat après-Ceaucescu, si elle n'est pas toujours tendre, évite tout de même le cliché du misérabilisme. Une lecture à recommander, même et surtout si les saigneurs de la nuit ne sont pas votre tasse de thé.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Fictions

Pour rendre un petit hommage à une personne que lui et moi aimons bien, l'ami pierig avait depuis quelques temps réalisé un chouette dessin le représentant en plantigrade. M'ayant demandé de rédiger un texte pour l'accompagner, je mis du temps à l'écrire, la récente crise d'inspiration ne m'ayant pas aidé. Puis un jour c'est sorti, et plutôt que de rédiger une sorte de note zoologique hasardeuse, et comme je ne suis pas sûr de mon humour, mon récit a très vite dévié vers le suspense, voire l'horreur, même si le récit se termine e façon opportune. Comme une nouvelle fois nous avons collaboré, c'est donc le texte, dont je suis moyennement satisfait au final, ainsi que l'illustration que je vous livre. Vous trouverez la même chose sur le blog de pierig. Une fois de plus, bonne lecture.

 

Spooky.

 

http://i30.photobucket.com/albums/c302/pierig/MacArthurOurscoulblog.jpg Observons le Didier dans son habitat naturel…

 

Pour ce faire, rendons-nous dans les hautes Fagnes, cette région sauvage où peu de personnes saines d’esprit osent s’aventurer…

 

Après la Baraque à Michel, une auberge fagnarde qui marque la limite de la civilisation, enfonçons-nous dans les bois touffus. Attention où vous mettez les pieds, des bornes-frontières et des tourbières sont encore des pièges pour les promeneurs inattentifs. Bientôt vous entendez un chuintement ténu, qui bientôt se transforme en murmure persistant. C’est le Baheyon, une rivière à l’aspect tranquille mais qui abrite des habitants redoutables. Encore une petite heure de marche, et votre pas se fait plus furtif, car vous approchez du territoire de chasse d’une créature unique.

 

Vous vous arrêtez, car vous avez entendu des bruits étranges. Vous tendez l’oreille. Oui, c’est bien un mélange de murmures étouffés, de bruits de mastication et d’éructations ursines. Pas de doute, un spécimen du Didius mac arthurus, surnommé Didier, est proche. Doucement vous vous approchez au sein des fougères qui bouchent la vue, en prenant garde à ne pas briser de brindille sous vos pas. Bientôt une clairière s’ouvre à vous, et il vous faut un examen approfondi de l’endroit pour repérer l’animal sauvage, tant son pelage se fond avec le décor. Mais il est bien là, vous l’avez trouvé.

 

D’une taille comparable à celle d’un grand homme, c'est-à-dire haut de six bons pieds, le plantigrade, qui vous tourne le dos, porte une abondante fourrure brune, parsemée de taches plus sombres, l’ensemble pouvant rappeler vaguement une chemise à carreaux de trappeur du Grand Nord. Les traces de différents combats ou repas subsistent encore ça et là sur la robe massive. Le Didier ne se lave pas souvent. Les éructations, les mouvements irréguliers de la tête ainsi que la position des pattes puissantes de l’individu suggèrent que l’animal est en train, justement, de déguster son dernier repas. L’instant est rare, vous ne souhaitez pas le gâcher.

 

Soudain la créature semble marquer une pause dans son festin. Elle se tourne légèrement pour humer l’air. Vous apercevez son groin difforme et l’un de ses petits yeux malins. Son appendice nasal se retrousse à plusieurs reprises. Vous vous rendez soudain compte que le vent, très léger, souffle dans votre dos. Erreur monumentale de la part d’un chasseur ou d’un scientifique…

 

Le Didier, visiblement un mâle en pleine possession de ses moyens, se tourna alors vers vous. Ses babine se retroussèrent hideusement pour découvrir des crocs d’une quinzaine de centimètres de long. Une langue sombre vint marquer l’intérêt du prédateur pour votre personne. Depuis plusieurs minutes, votre raison vous hurle de fuir à toutes jambes. Mais vous ne pouvez pas. Ce moment est tout simplement le sommet de votre carrière. Votre rencontre avec une créature légendaire… Qui va probablement faire de vous son dessert, puisqu’elle se met à quatre pattes, puis galope dans votre direction.

 

Vous n’avez aucune chance.

 

Vous êtes mort.

 

Mais heureux.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Reportages

http://www.lyonbeefsteakclub.com/wp-content/uploads/2010/08/affiche-salon-2010.jpg

 

Comme vous le savez peut-être, je collabore occasionnellement au site vampirisme.com, un site qui parle de la culture vampirique sous toutes ses formes. Les vampires sont la passion d'Adrien Party, alias Vladkergan, son fondateur et webmaster, depuis la lecture du  Prince de la Nuit, une bande dessinée d'Yves Swolfs éditée par Glénat. Le site compte près de 850 articles pour une douzaine de contributeurs en un peu plus de 4 ans.

 

Constatant l'absence de manifestation consacrée au genre dans l'Hexagone, certains des habitués du site se sont dit que ce serait sans doute intéressant d'en organiser une. Ainsi est d'abord née une association pour porter l'évènement, progressivement les intervenants et musiciens ont été contactés et depuis quelques mois l'activité d'Adrien et de ceux qui l'entourent s'est d'abord reportée sur l'évènement, sans pour autant négliger le site. En ce début du mois de décembre les membres du Lyon Beefsteak Club ont donc accueilli les visiteurs au sein du Bal des Ardents, une librairie étonnante dans le secteur des Cordeliers à Lyon.

 http://kobold94.free.fr/perso/salonduvampire/P1080348.JPG


A 15h, Anne, secrétaire de l'association et organisatrice de l'évènement, a ouvert la manifestation en rappelant les objectifs et le programme. Puis Adrien entame son exposé sur la figure vampirique, des années 1976 à nos jours. Pourquoi 1976 ? Parce qu'avant cette date le mythe vampirique était figé dans des archétypes : le vampire est en effet une représentation quasi-canonique du mal, une créature vile et tentatrice, mue par des instincts diaboliques, qui ne vit que pour boire du sang humain. En 1976 arrive Anne Rice avec son Entretien avec un vampire, qui change radicalement la perception de la figure littéraire. Pour Anne Rice, le vampire est avant tout une personne qui a vaincu le temps et est devenue immortelle. Il transcende, par sa seule existence, le mépris des valeurs morales. Le vampire est une créature pensante, qui a des désirs, des tourments, et Anne Rice a su développer cette dimension. Le vampire exerce un "vrai" métier, s'efforce de s'intégrer à la société.

 

http://kobold94.free.fr/perso/salonduvampire/P1080399.JPG

 

Après Louis et Lestat dans l'oeuvre de Rice, c'est la figure de Buffy qui va influencer durablement le genre. Héroïne de la série TV éponyme (Buffy, chasseuse de vampires), Buffy est une lycéenne dotée de pouvoirs paranormaux qui chasse les créatures maléfiques, tout en essayant de mener une vie normale. L'adolescente va aussi se poser des questions sur sa vie, ses préférences sexuelles, la mort, l'amour... Des thèmes qui préfigurent la bit-lit qui a le vent en poupe actuellement. De nombreux auteurs (surtout des femmes) vont suivre ce mouvement. Et la figure féminine va suivre l'évolution politique et sociale des dernières décennies. Elle va cesser d'être un faire-valoir, un objet sexuel ou une scream queen pour se battre à égalité avec les hommes. Petit détour par la chick-lit pour parler de ces éléments, laquelle chick-lit a donné naissance à la bit-lit qui comprend une dimension fantastique. Adrien appuie ensuite sur le rôle essentiel que joue l'éditeur Milady/Bragelonne dans le développement en France de cette littérature, en montrant qu'il est réellement à l'origine de la vague bit-lit.

 

Dernière oeuvre phare du genre, la saga Twilight de l'Américaine Stephenie Meyer. Parfois lue comme une apologie de l'abstinence (rappelons que l'auteure est mormone), Twilight prend pied dans les années lycée, où les thèmes du secret, de la tentation et des questionnements sont forts. Les vampires sont urbains, essaient de s'intégrer du mieux possible au monde qui les entoure, y compris en retournant en classe. Contrairement à Rice, Meyer concocte un mélange différent de la nature vampirique, amenuisant la part de violence pour augmenter le potentiel sensuel (le magnétisme animal, pourrait-on dire) de ses créatures de la nuit.

La Bitlit jeunesse, genre dans lequel on peut ranger Twilight, et la Bitlit adulte, où on retrouve Anita Blake ou encore la Communauté du sud, représentent ainsi la tendance actuelle du mythe littéraire vampirique. Un mythe qui s’est peu à peu débarrassé de sa tendance à la solitude, au manichéisme, sans pour autant renier le couple Eros et Thanatos qui lui est indissociable.

 

http://kobold94.free.fr/perso/salonduvampire/P1080381.JPG


Mais cet effet de mode n'est-il pas, justement, qu'un effet de mode ? Ne peut-on penser que d'ici quelques années la figure vampirique retournera dans son cercueil, et ne ressortia que lorsque les gens auront besoin de nouveaux frissons ? Car certains observateurs ont pu remarquer que la figure vampirique revenait à la mode en temps de crise : dans les années 1930, avec la montée du fascisme, les années 1970 et la crise économique, et donc le début des années 2000... (note : les passages soulignés sont directement extraits de l'exposé d'Adrien Party)

 

A la suite André-François Ruaud et Isabelle Ballester, éditeur, anthologistes et écrivains spécialistes du fantastique prennent place pour évoquer la façon dont ils ont travaillé sur deux anthologies publiées aux Moutons électriques : Vampires et Bit-Lit. Plusieurs participants ont posé des questions, auxquels nos deux experts ont répondu de façon claire et concise, pour le plus grand plaisir de tous. Un nouveau temps de pause, au cours duquel les auteurs ont signé quelques ouvrages. Adrien s'est aussi prêté à l'exercice, puisqu'il a signé certains des textes du petit livre Le Guide de la littérature vampirique à trimballer, édité par ActuSF.

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La salle s'est ensuite un peu dégagée pour que l'on enlève les chaises, et l'on a ensuite pu assister à la projection du documentaire Vampyres, quand la réalité dépasse la fiction, de Laurent Courau. Celui-ci n'a pas comme sujet le mythe vampirique, mais plutôt une communauté qui s'accroît autour du monde, inspirée par la culture vampirique. En effet au fil de ces dernières années de nombreuses communautés, plus ou moins inspirées du mythe, se sont constituées à travers le monde. Certains portent des crocs, d'autres boivent du sang humain, d'autres encore se disent prédateurs... Le documentaire montre un certain nombre de ces communautés, leurs rituels initiatiques (comme cet homme suspendu à des crochets et qui laisse goutter son sang dans des gobelets, brrrrr), leur façon de penser... A la fontière du SM, du gore et du satanisme parfois, le métrage laisse entrevoir des scènes parfois éprouvantes, entrecoupées d'entretiens informels avec des figures de la scène vampyrique (le Y est là à dessein). Parmi eux, Father Sebastiaan, prothésiste dentaire de profession, qui est présent au salon et pose quelques crocs de vampire pendant la diffusion du film. Entendre sa fraiseuse pendant que l'on voit certains vampyres expliquer leur philosophie de prédation, c'est assez efficace, croyez-moi. Pendant quatre ans Laurent Courau promène sa caméra entre Amsterdam, New York, la Nouvelle-Orléans, Venise et nous montre ce monde de la nuit. Mais attention, malgré la tentation sectaire, l'essentiel du mouvement, c'est du moins comme cela que le rappelle Sebastiaan dans le film, est un besoin de profiter de la vie, en goûtant d'autres plaisirs, qui sont interdits.

 

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Le documentaire est vraiment bien fichu, monté de façon très dynamique avec de la musique techno d'ambiance. Après une heure de projection, Laurent Courau (à gauche) et Father Sebastiaan sont venus parler un peu du film et de la philosophie de la scène vampyrique. Moment très sympa, décontracté.

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Après le démontage et le rangement de la salle nous sommes allés au restaurant pour déguster des assiettes (ou plutôt des planches) de charcuterie et de fromage, arrosées de vins rouge et blanc. Sur la photo, Yohann Piga, qui a réalisé l'affiche du festival.

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Le lendemain le salon se poursuit par un ciné-concert sur une péniche, le Sonic, amarrée sur le quais de Saône. Au menu, projection du film Nosferatu de FW Murnau (1922), accompagné par la musique de TAT vs Music for the Space, le film étant muet. La soirée s'est terminée aux alentours d'une heure du matin.

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Cette première édition du Salon du vampire a été un franc succès. Il y avait environ 90 personnes au plus fort de l'après-midi de conférences/projection de documentaires, et la salle du Bal des ardents était trop petite pour accueillir tout le monde. Même affluence au Sonic, là encore on commençait à se sentir à l'étroit. Les premiers échos sont assez enthousiastes, de nombreuses personnes en ont appris beaucoup sur les vampires et leurs ramifications. Sur le plan technique il n'y a pas eu de problème, les projections se sont bien passées. Il n'y a pas eu de débordements, on aurait pu craindre que la manifestation attirerait des personnes un peu marginales. Bien sûr il y avait des "créatures", mais la plupart des participants avaient un aspect à peu près "normal". L'association a enregistré ses premières adhésions, le libraire a vendu pas mal de bouquins, bref, tout le monde en profite, ce qui était le but.

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C'était une première édition, elle fut fructueuse et intéressante, et bien sûr il y a des choses à corriger, mais nul doute que la prochaine sera encore meilleure !

 



Spooky.

 

Pour voir plus de photos de l'évènement, rendez-vous sur ma page Facebook.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://www.noosfere.com/images/couv/M/MasqSF017.jpg

 

C'est la perspective de rentrer en possession d'un lot de vieux bouquins de SF par l'intermédiaire de l'amie Herveline qui m'a fait acquérir ces Maîtres du hasard. E C Tubb, auteur britannique de SF des années 60 à 80, est surtout connu pour sa saga Dumarest, qui vient de connaître les honneurs d'une adaptation en BD chez Soleil. Laquelle n'est pas inoubliable non plus, mais vu que je ne connais pas l'oeuvre du bonhomme, j'ai voulu tester., sans me renseigner au préalable..  Ecrit en 1964, ce roman nous emmène sur la Lune, au sein d'une base britannique, où un psychologue, travaillant pour les services secrets britanniques, est envoyé pour découvrir ce qui ne va pas. Car des accidents étranges surviennent depuis quelques temps, et la visite d'une délégation venue de la base américaine la plus proche ne va pas arranger les choses.

 

Les Maîtres du hasard (Moon base en VO) est, je crois, le second roman écrit par Tubb en 1964. Je ne sais pas si c'est le fait du manque d'expérience, d'entraînement, appelez cela comme vous le sentez, mais il n'y a rien à sauver dans ce bouquin. Tubb a eu une idée, [ATTENTION SPOILER] créer une sorte de super-cerveau qui pourrait capter les pensées et contrôler à distance les machines, toutes les machines, et a essayé de la mettre en oeuvre dans un lieu un peu particulier, le huis clos d'une station militaire et scientifique lunaire. Le seul souci, c'est que sans un minimum de rigueur scientifique et de cohérence narrative, ça ne tient pas 10 secondes. Et c'est le cas ici. les motivations du "cerveau" et de son entourage ne sont pas claires du tout, la façon dont celui-ci agit l'est encore moins, et l'action est d'une indigence crasse. [FIN SPOILER] Regardez l'illustration de couverture (qui n'a d'ailleurs pas grand chose à voir avec l'intrigue du bouquin, mais c'est souvent le cas en SF), c'est ce qu'il y a de mieux ; et pourtant elle n'est pas terrible, vous en conviendrez avec moi...

 

Bref, il faudra que je pense à vérifier la valeur d'un bouquin ou d'un auteur avant de l'acheter.

 

Spooky.

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