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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Un Looper est un tueur de seconde zone qui travaille pour la mafia du futur. Ses victimes sont envoyées à son époque et il est chargé de se débarrasser de leurs cadavres. Nous suivons l'histoire de Joe, incarné par Joseph Gordon-Levitt (Inception) qui se retrouve un jour face à... lui-même, âgé de 30 ans de plus (Bruce Willis). Au lieu de le tuer, il va se faire assommer par son moi plus âgé, et un étrange dialogue à distance va s'instaurer entre eux.

 

Looper est surprenant. Malgré la présence de deux stars au générique (auxquelles on peut rajouter Emily Blunt, vue dans Edge of Tomorrow), il n'y a pas de côté m'as-tu-vu ; au contraire les acteurs sont grimés et sont presque méconnaissables : Willis vieilli, Gordon-Levitt maquillé pour ressembler à son aîné (c'en est même très perturbant, d'autant plus qu'il a aussi modifié son phrasé), et Blunt, qui s'est teint les cheveux et a bronzé pour coller à son personnage de fermière qui protège son fils à la personnalité particulière. Il faut aussi citer Jeff Daniels, plus habitué aux comédies comme Dumb & Dumber, tout en retenue dans son rôle de chef des tueurs.

 

 

Nous sommes clairement dans un film fantastique ; le voyage dans le temps est l'argument, et une partie de la population est dotée de pouvoirs métapsychiques, comme la télékinésie. Cependant ceux-ci ne servent à presque rien, à part frimer. Les avancées technologiques sont discrètes, comme ces motos sur coussin d'air, la machine à remonter le temps (qu'on ne verra brièvement qu'une fois) ou encore les "mousquetons", ces armes modifiées dont se servent les loopers, piètres tireurs au-delà de quelques mètres. Les effets spéciaux sont donc peu nombreux, laissant une large place au jeu des acteurs, qui est remarquable. Le seul souci, soulevé par un ami, c'est que Willis est droitier, et Gordon-Levitt gaucher (regardez l'affiche, mais ça se vérifie dans le film). Mais c'est vraiment pour chipoter.

 

Looper n'est pas un blockbuster. Il est filmé sans grands effets visuels, mais avec efficacité. La sobriété du ton, du jeu des acteurs et de la façon de filmer en font un incontournable de la SF. L'un des meilleurs films de genre de ces dernières années. Vraiment.

 

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

J'avais beaucoup aimé le premier film, adaptant un comic de Mark Millar et John Romita Jr., qui contait l'histoire de Dave Lizewski, ce lycéen qui devient le premier "super-héros réel". La version graphique ayant connu une, puis deux suites (et même un spin-off), il est logique de voir la suite sur grand écran.

 

Après la mort de son père, la petite Mindy Mc Ready est prise en charge par le meilleur ami de celui-ci, un flic qui lui demande d'arrêter d'endosser la tenue de Hit-Girl. Du coup Dave, alias Kick-Ass, se retrouve un peu seul, et décide d'intégrer une sorte de club de justiciers des rues, emmenés par Stars and Stripes, ancien Marine (ou GI, ou videur de boîte de nuit) qui a rencontré Jésus. A côté de ça Chris d'Amico, dont le père a été tué par Kick-Ass, est résolu à se venger dans les grandes largeurs, et grâce à son argent va recruter une armée de super-vilains.

Non, il ne s'agit pas des Tortues Ninja !

La combinaison satire sociale/film d'action est donc potentiellement présente dans ce second film, mais curieusement Jeff Wadlow, le scénariste promu réalisateur après le départ de Matthew Vaughn sur la franchise X-Men n'en tire aucun profit. Tout sonne faux, Chloé Grace Moretz, que l'on voit grandir devant nos yeux et devenir une jolie jeune fille, semble plus penser à son rôle dans le remake de Carrie qu'a Hit-Girl, et le personnage de Chris, même s'il est naturellement pathétique, tourne à vide. La seule bonne surprise vient de Jim Carrey, surprenant en justicier bedonnant un peu néonazi, mais curieusement sous-exploité... L'acteur avait défrayé la chronique au moment de la sortie du film en disant qu'il était dégoûté par le déferlement de violence proposé par le film. Je ne sais pas trop quoi en penser, la franchise Kick-Ass étant justement réputée pour cela, dans une forme de dénonciation. Peut-être est-ce la complaisance sans le recul de la caméra de Wadlow qui lui ont fait tenir ses propos ?

 

Le film est mal réalisé, les scènes d'action sans aucun génie, la bande-son mal gérée (je suis sûr d'avoir entendu un remix de la musique de Tetris pendant la scène de poursuite)... C'est dommage, car le propos de Kick-Ass 2 concernant la responsabilité, le goût de la célébrité ou le pouvoir des media est loin d'être inintéressant.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

I AM GROOT

Sacré coup de poker de la part des Studios Marvel que de faire un long-métrage à budget énormissime, peu de stars au casting, sur un comic que personne, ou presque, n'a lu. Et pourtant, le résultat est là : Les Gardiens de la Galaxie affolent le box-office (meilleur mois d'août américain de tous les temps... et j'ai écrit ça le 18 du mois), attire 44% de public féminin, ses répliques les plus drôles sont reprises par tout le monde sur les réseaux sociaux, même ceux qui n'ont pas encore vu le film (oui, je parle de moi, là)...

 

Les raisons du succès ? Elles sont multiples, et pas forcément toutes explicables. La première, peut-être, c'est la relative indigence des films de l'été : seuls Dragons 2 et La Planète des Singes : l'Affrontement semblent tenir leurs promesses parmi les "grosses" sorties estivales. La deuxième, c'est l'esprit qui baigne dans le film : l'humour est, sinon omniprésent, fortement représenté, avec notamment le duo improbable (je vais y revenir) composé de Groot et Rocket Raccoon. Un tournant important dans l'univers des adaptations Marvel, qui se caractérise par une prise au sérieux de l'ensemble des adaptations jusqu'à présent, Avengers et la franchise Iron Man exceptés, mais de façon plus sporadique. C'est ausssi la richesse du background qui séduit. Les Gardiens de la Galaxie est un PUTAIN de space opera, avec un monde imaginaire qui se tient bien, des décors et des effets spéciaux au poil. C'est un film qui réserve de nombreuses surprises au spectateur, on ne sait jamais si la séquence va être sérieuse ou partir en live. Il y a aussi l'effet "bande de couillons", forcément sujet à plus de dérapages rigolards que dans Avengers, par exemple, même si ça se titille un peu chez les super-héros.

 

I AM GROOT

Cet esprit est la marque de fabrique de James Gunn, auteur de plusieurs films parodiques et geeks. Plutôt que de confier leur nouveau bébé à un yes-man à l'aise avec les effets spéciaux et la baston, Marvel a misé sur un rigolo, et l'a laissé faire joujou avec des figures moins iconiques qu'Iron-Man ou Captain America, pour ne citer que les franchises ciné qui sont encore entre ses mains. Banco !

 

Marvel a eu l'intelligence de lancer une campagne marketing jouant sur le caractère décalé du film et ses personnages, avec des bandes-annonces à gogo, une fausse agence de voyage virtuelle, et bien sûr la ressortie des comics à l'origine de cet univers foutraque. Peter Quill est un aventurier traqué par tous les chasseurs de primes pour avoir volé un mystérieux globe convoité par le puissant Ronan, dont les agissements menacent l’univers tout entier. Lorsqu’il découvre le véritable pouvoir de ce globe et la menace qui pèse sur la galaxie, il conclut une alliance fragile avec quatre aliens disparates : Rocket, un raton laveur fin tireur, Groot, un humanoïde semblable à un arbre, l’énigmatique et mortelle Gamora, et Drax le Destructeur, qui ne rêve que de vengeance. En les ralliant à sa cause, il les convainc de livrer un ultime combat aussi désespéré soit-il pour sauver ce qui peut encore l’être…

 

I AM GROOT

Le film est donc l'occasion de réunir à l'écran cinq personnages très particuliers, des parias qui ont des histoires somme toute assez dramatiques ; celui-ci a été enlevé, gamin, par des pirates de l'espace ; celle-ci arrachée à sa famille et dressée à devenir une guerrière sanglante ; celui-là a fait l'objet de manipulations génétiques pour devenir un raton-laveur grande gueule et obsédé par les armes à feu... Celui-là encore a perdu sa femme et sa fille et ravage la galaxie afin d'assouvir sa vengeance. Et de ce dernier on ne sait presque rien, sauf que c'est un végétal doué d'intelligence (assez limitée, l'intelligence), capable de changer de forme. Dans l'ordre, Peter Quill, alias Star lord, Gamora, Rocket, Drax et Groot. Un assemblage hétéroclite, composé de pauvres gens déprimés et en colère. Ils sont donc attachants, d'autant plus qu'au moins une séquence est consacrée aux problèmes de chacun. Comme dans chaque groupe, leur interaction les rend plus forts et plus charismatiques. Ils ont d'ailleurs presque tous un petit "truc" bien à eux, comme Quill avec son walkman, ou Groot avec son incapacité à dire autre chose qu'un caverneux "I am Groot". Je rajoute volontiers à ce groupe Yondu Udonta, le Ravageur qui a enlevé Quill jeune et l'a élevé, et qui commande à un stylet-carreau redoutable par le biais de son sifflement.

 

Tous ces personnages sont incrnés par un casting hétéroclite, mais particulièrement soigné. Pour Groot et Rocket, réalisés en images de synthèse et en motion-capture, on a fait appel aux voix de Vin Diesel (au timbre caverneux caractéristique) et Bradley Cooper. Le personnage de Peter Quill est interprété par Chris Pratt, acteur connu surtout pour son rôle dans la série Parks and Recreation, où il avait 20 kilos de plus. Ici il a un côté beau gosse qui va affoler ces dames, et un jeu au second degré qui va lui permettre de faire décoller sa carrière (d'ailleurs on va le retrouver dans le futur Jurassic World). A ses côtés Zoé Saldana troque sa peau bleue d'Avatar pour une peau verte (eh oui) à la fois scarifiée et très fine, celle de la fille adoptive de Thanos. Dave Bautista, ancien catcheur, se retrouve quant à lui dans la peau de Drax le Destructeur, personnage qui ne comprend pas le second degré -l'occasion pour les scénaristes de glisser deux-trois saynètes drôlatiques. C'est toujours mieux que son rôle presque figuratif dans le pâle Riddick. Yondu est quant à lui incarné prodigieusement par Michael Rooker, que l'on a vu récemment dans la série Walking Dead en psychopathe manchot. Les acteurs les plus connus, comme Glenn Close, John C. Reilly, Benicio del Toro ou Djimon Hounsou occupent les seconds rôles. Sans oublier le traditionnel caméo de Stan Lee, ici en dragueur sur une lointaine planète.

 

I AM GROOT

La révélation du film est le duo composé de Groot et Rocket. Un homme-arbre et un raton-laveur. Oui oui. D'un côté une force de la nature, capable d'embrocher des tas de méchants aliens et de faire un sourire désarmant de candeur dans la foulée. De l'autre un pauvre petit animal qui a subi bien des modifications génétiques, et qui est à la fois une grande gueule et un barbouze de première. Des présences énormes à l'écran, auxquelles l'interprétation des voix par Diesel et Cooper apportent une dimension surprenante. Pour l'anecdote, Vin Diesel aurait enregistré plus de 1000 fois sa réplique-culte, mais en plusieurs langues, dont la française. Autre surprise, Dave Bautista, qui ne se contente pas d'imposer sa stature physique, mais sait jouer sur les émotions. Le parent pauvre de la bande est Gamora, dont le personnage, ou plutôt le background, est le moins développé pour l'heure. Mais Les Gardiens de la Galaxie 2 (déjà annoncé pour 2016), ou éventuellement Star Wars Episode VII (mais oui ! rappelons que tous ces univers sont dorénavant la propriété de Disney) pourraient alimenter son histoire personnelle. Et puis la question qui se pose au début du long métrage, et est alimentée par une révélation "scientifique" en cours de route : qui est le père de Peter Quill ?

 

 

Le décalage et la loufoquerie du réalisateur se retrouvent dans la bande-son, presque entièrement repiquée sur la cassette "Awesome Mix volume 1" qu'écoute Peter Quill en boucle. On commence donc par I'm not in love, par 10CC, et on finit par un autre monument de la pop, en passant par Marvin Gaye et David Bowie. Pas de grandes envolées symphoniques à la John Williams, ni de basses ultra-modernes et répétées ad nauseam. Et les références aux années 80 sont légion, à commencer par celle-là. Atypique, encore.

 

I AM GROOT

Le film fait partie de la Phase deux de l'univers qui tourne autour des Avengers, mais le lien qui les unit est ténu. Il tient en fait à deux personnages, qui n'ont droit qu'à deux séquences très courtes (dont une post-générique) : le Collectionneur, incarné par Benicio del Toro, et Thanos, entité cosmique malveillante, qui tire les ficelles de nombre de complots interplanétaires. Il y a aussi un Orbe contenant une pierre mystérieuse, après laquelle courent les Gardiens, le super-méchant Conan l'Accusateur (et donc Thanos), et d'autres encore. L'équipe des Gardiens du film est celle du reboot de 2008, dû à Dan Abnett, après qu'une première génération (dans laquelle figurait Yondu) eut été créée dans les années 1960 par Arnold Drake et Gene Colan. La réussite exemplaire du film a mis en lumière, s'il le fallait, la situation des créateurs de comics, comme l'explique de façon un peu courte, mais non dénuée d'intérêt, cet article du Monde.fr.

 

Les Gardiens de la Galaxie détonne également par rapport au reste de l'univers Marvel, car il sort du cadre habituel des super-héros, et atteint en cela un côté plus universel dans son propos. Les grincheux et les intégristes argueront que les enjeux de fond du film, à savoir la quête des pierres d'infini, cela n'avance guère, sauf en arrière-plan avec le Collectionneur.

 

Les Gardiens de la Galaxie n'était peut-être pas la plus attendue des productions Marvel, mais elle est -et de loin- la plus drôle... La meilleure ? Certains le pensent...

 

Spooky

 

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Le capitaine Colter Stevens est déconcerté. Lui, pilote d'hélicoptères en mission en Afghanistan, se réveille dans un train, la peau d'un autre et quelques minutes avant que ledit train n'explose, faisant des centaines de morts. Et se re-réveille dans un étrange caisson, avec un écran où il voit un officier lui expliquer qu'il a été choisi pour démasquer le terroriste ayant déposé la bombe dans le train ; et que pour ce faire il inaugure un programme militaro-scientifique appelé le Code source, qui pendant 8 minutes lui permet d'être transféré dans le corps d'une autre personne. Avant de le renvoyer, à nouveau, dans le train. Et à nouveau, jusqu'à ce qu'il accomplisse sa mission. Mais le temps presse pour le "vrai" Colter, car la vérité est bien plus vertigineuse...

 

C'est suite à une discussion sur Moon par le biais de facebook qu'on m'a conseillé ce second long-métrage de Duncan Jones. Il est vrai que sa maîtrise de la narration et son attachement aux personnages m'avait beaucoup plu dans son thriller spatial. Ici nous sommes sur le plancher des vaches, mais l'argument est à nouveau science-fictionnesque. Alors bien sûr, dès qu'on touche au voyage dans le temps, les puristes vont crier aux paradoxes, aux incohérences... Mais en même temps c'est un peu vain, puisque le voyage dans le temps n'existe pas, ou alors on nous cache des choses.

 

Bref, vous l'aurez compris, l'argument est simple, le sujet porteur (on est un peu dans une intrigue mêlant Déjà vu, Minority Report ou encore Inception, voire Edge of Tomorrow). Excusez les références. Mais même si le film de Duncan Jones ne bénéficie pas des moyens des films précités, il n'en reste pas moins efficace, grâce à l'ingéniosité de Jones (déjà éprouvée sur Moon) et au jeu franchement brillant de Jake Gyllenhaal (le Secret de Brokeback Mountain, Prisoners, Zodiac, ou encore Donnie Darko), qui, disons-le, tient quand même beaucoup le film sur ses épaules. Il est bien entouré, par Michelle Monaghan (Mission: impossible 3 et 4, Kiss kiss, bang bang, la Mort dans la peau...), à croquer en amie du gars du train, Vera Farmiga (Les Infiltrés et la série Bates Motel), ou encore Jeffrey Wright (Hunger Games - l'embrasement, Quantum of Solace ou Broken Flowers). Peu de personnages dans le film, l'essentiel de l'action se déroulant dans un train, rempli de figurants.

 

Autre atout du film, sa capacité à sortir du côté "mission" initialement posé, à partir dans d'autres sphères, dont la philosophie pourrait s'emparer, et qui lui permet de s'élever au-dessus du thriller de qualité pour en faire un classique plus général. Et dans son dernier segment, il se permet même d'être touchant. La grâce.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

MONSTRUEUX.

 

Voilà quelle fut ma réaction après le visionnage de ce film. J'en ai prix plein les yeux. Pourtant ce n'était pas gagné. le scénario était fin comme du papier à cigarette : la Terre est attaquée par des monstres venus d'une autre dimension, qui communique avec la nôtre via une brèche dans l'Océan pacifique. Les Humains trouvent une réplique, en construisant des robots géants, les Jaegers, pilotés simultanément par deux personnes sous peine de surcharge neurale ; puis en construisant des murs de protection sur les côtes. Le programme Jaeger est ainsi mis en berne, et les 4 robots restants cantonnés (hihi) à Hong Kong). Mais les Kaiju n'ont que faire des murs tout pourris, et le major Pentecost décide de relancer l'opération Jaeger. Nous suivons donc la poignée de pilotes qui va tenter de sauver le monde, tandis que des têtes d'ampoule vont explorer une autre voie et tenter d'en savoir plus sur les Kaiju, inaugurant (ou alimentant) une mode des sous-intrigues totalement inutiles.

 

 

Disons-le tout net, Guillermo del Toro et son co-scénariste Travis Beacham ne se sont pas embarrassés de cohérence pour écrire leur scénario. Pour les amateurs, vous avez ici une belle liste des incohérences du film, et ici le récit de TOUTES les ioncohérences (du coup c'est un spoiler géant). Deux-trois courtes séquences pour expliquer le passé des trois personnages principaux, une voix off pour régler le problème scientifique et hop, on passe aux batailles rangées. Rangez votre cerveau au vestiaire et accrochez-vous à votre siège, ça balance dans tous les sens. Visuellement, c'est une énorme claque : j'avais un peu peur que les scènes de combats ressemblent à des cinématiques de jeux video, mais en fait... C'est beaucoup plus réaliste. Et les Kaiju sont réellement impressionnants, même si la plupart de leurs apparitions ont lieu de nuit, ou sous l'eau, ce qui occasionne moins de travail pour les techniciens des effets spéciaux. J'ai tout simplement pris mon pied dans ces scènes.

 

 

Pas grand-chose à dire sur le casting, celui-ci étant dominé par Charlie Hunnam, monolithique, Idriss Elba, sous-exploité, et Rinko Kikuchi, charmante... Il y a aussi l'inévitable Ron Perlman, dans une série de scènes assez drôlatiques.

 

Bien sûr, au niveau narratif, ce n'est pas le film du siècle, mais si vous voulez du grand spectacle et que vous aimez les combats de robots géants contre des monstres (coucou Bioman), foncez.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

 

On dirait que le terme Blockbuster a été inventé pour ce film. En effet ce reboot de Superman, le deuxième du genre (après le semi-échec de Bryan Singer avec Brandon Routh en 2006) propose d'en mettre plein la vue, avec des moyens financiers énormes... Ne manquent que les stars, puisque le haut de l'affiche est tenu en partie par des inconnus, 75 ans après la sortie en kiosque du premier comic mettant en scène le Kryptonien.

 

C'est Christopher Nolan, adoubé par sa trilogie consacrée à Batman, qui a écrit la première version du scénario, avec David S. Goyer (auteur de Dark City, les trois Blade, les trois Batman, Jumper...), avant de passer la main à Zack Snyder, le réalisateur visionnaire de 300 et Watchmen. Je m'attendais à une sorte de "Boum, boum, BOOOM", il n'en est rien, du mois sur la première heure et demie de métrage. Au contraire, puisque le film revient sur les origines de Sliperman, lequel d'ailleurs ne gagne son surnom qu'au cours du film, et n'est répété que deux fois. On voit ainsi se répéter le choix artistique de Nolan, qui a fait disparaître le nom de Batman de du titre de ses deux derniers opus concernant le Caped Crusader. Les origines, donc, depuis la planète Krypton sur le point de mourir, alors que deux amis, le scientifique Jor-El et le général Zod, s'opposent sur la démarche à suivre pour la sauver, et que l'enfant unique du premier est expulsé dans l'espace pour survivre. Recueilli par un couple de fermiers (incarnés par Diane Lane et Kevin Costner), le petit Clark grandit et découvre ses aptitudes physiques hors du commun. Des aptitudes qui amènent le jeune homme à mener une vie d'errance, de petit boulot en petit boulot, jusqu'à voir resurgir une menace venue de Krypton...

 

 

Le ton est assez intimiste, la mise en scène relativement sobre durant cette heure trente, jusqu'à ce que la fameuse menace, incarnée par Zod et ses sbires, surgisse et veuille terraformer la Terre, condamnant ses habitants à court terme, ce que ne supporte pas Clark/Kal-El, qui va trouver entre-temps une tenue traditionnelle de sa planète dans un vaisseau-sentinelle enfoui dans les glaces arctiques. La bataille entre les deux Kryptoniens (et quelques autres) va virer à l'Apocalypse, ou presque, la ville de New York devenant un terrain de jeu intangible pour les surhommes qu'ils sont devenus.

 

Le casting est assez étonnant : c'est l'inconnu Henry Cavill qui enfile la tenue bleu foncé de Superman, la jolie Amy Adams prenant à l'épaule l'appareil photo de Loïs Lane, l'intrépide reporter du Daily Planet. Le méchant de l'histoire (pas si méchant, en fait, juste attaché viscéralement à la survie de sa planète) est quant à lui incarné par Michael Shannon. Figurent également quelques légendes vivantes dans la distribution ; outre Diane Lane et Kevin Costner, on trouve également Russell Crowe en Jor-El, ou encore Laurence Fishburne en rédac'chef du Daily Planet.

 

 

Pour moi le film est une réussite. Sans doute pas autant que le film de Richard Donner qui date de 1978 (comment oublier Christopher Reeve ?), mais il réussit à réinventer le mythe, à l'implanter dans un contexte "réaliste" et contemporain. Le casting est plutôt convaincant, j'ai pris plaisir à revoir Costner dans la peau de brave fermier souhaitant avant tout que son fils adoptif s'épanouisse, malgré sa différence. Par contre la partie finale aurait mérité d'être plus courte, les combats se répétant ad nauseam dans les décombres de NY...

 

Il y a aussi des petites choses qui font tiquer. La présence récurrente de la bannière étoilée, comme sur la photo ci-dessous, ou lorsqu'un général américain déclare théâtralement "cet homme n'est pas notre ennemi" en arrivant devant l'Homme d'Acier (et avec encore un drapeau américain qui flotte derrière). Il y a aussi le passage obligé par la case religion, Clark allant demander son avis à un prêtre. Une scène réduite au strict minimum heureusement. La scène "finale" concernant la cape n'était pas utile non plus, même si elle se pose plus comme un clin d'oeil. La forme des capsules emmenant le général Zob, euh pardon Zod et ses partisans vers leur prison spatiale n'est pas sans rappeler des pénis... Et puis, lorsque le moment est venu de balancer un certain objet sur le vaisseau de son ennemi pour désamorcer son arme terrible, pourquoi Kal-El ne s'en charge-t-il pas lui-même ? Ce Kal-El qui, dès qu'il enfile sa tenue de technicien EDF, a un brushing impeccable, même après avoir traversé des dizaines d'immeubles.

 

Bref, un film fort divertissant, qui ne va peut-être pas assez dans l'intimiste, privilégie l'action sur son dernier tiers, mais n'évite pas certains écueils des grosses productions US.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

 

Oui je sais, le titre du film est crétin, mais que voulez-vous, les distributeurs de l'Hexagone ne sont pas forcément très doués pour les adaptations... Cet Incroyable Hulk était donc le dernier de la Phase Un de Marvel à manquer à mon tableau de chasse, un oubli de réparé.

 

Et franchement, sans dire que j'ai perdu 1h45 de mon temps, je ne peux pas dire que ce fût un grand moment de cinéma. Certes, le premier film de la "série" n'était pas un sommet non plus, mais le changement complet d'équipe n'y a pas fait grand-chose. Le réalisateur est cette fois Louis Leterrier, spécialiste de films d'action made in France, poulain de Luc Besson qui fait une belle carrière à Hollywood (les deux premiers Transporteur, les machins avec des Titans, Insaississables...). A priori un meilleur technicien qu'Ang Lee, donc. Mais engoncé dans des contraintes techniques et scénaristiques fortes, il n'a sans doute pas pu imprimer sa marque sur le film. Le casting a bien changé aussi, puisqu'Edward Norton a succédé au monolithique Eric Bana dans le rôle du Dr Bruce Banner, alter ego de Hulk, que Liv Tyler remplace Jennifer Connelly dans celui de la petite amie/collègue dudit Dr, et William Hurt prend la place de Sam Elliott, père de cette dernière, et général prêt à tout pour attraper le géant vert.

 

 

Banner, devenu un paria suite à sa transformation, essaie de se faire oublier dans les coins les plus reculés de la planète, tout en essayant de trouver un remède à son état, avec l'aide d'un mystérieux scientifique avec lequel il communique à distance. La fabrication d'un sérum va l'obliger à revenir dans ses pénates ; parallèlement une petite blessure et la perte de sang afférente lors d'un banal accident dans l'usine d'embouteillage où il travaille à Rio de Janeiro va mettre les militaires, avec le général Ross à leur tête, sur ses traces, secondé par un soldat né en Russie et lui-même prêt à tout pour accroître ses facultés physiques... Où l'on reparle du programme de super-soldat, présent à l'origine de Captain America... Un autre membre éminent des futurs Avengers va lui aussi voir son ombre planer sur le film, à savoir Tony Stark, alias Iron-Man, au travers des équipements militaires mais aussi d'un caméo en fin de métrage.

 

Je viens donc de vous raconter la quasi-totalité du film, si l'on exclut bien sûr la créature mutante que Hulk devra affronter, dans un drôle de renversement des alliances, surnommée Abomination. Un scénario signé Zak Penn (X-Men 2, X-Men 3 -ah, ça se gâte), Elektra -ok c'est mort), à l'écriture duquel Edward Norton est censé avoir participé... Bien sûr, je ne m'attendais pas à une intrigue un peu complexe à la X-Men, mais pour le coup, c'est vraiment léger. La priorité est clairement donnée à l'action, avec un grand cornichon vert qui saute d'un immeuble à l'autre, joue au tennis avec des voitures en guise de raquettes, et se frite avec un céleri qui pue. Côté casting, Norton est clairement sous-employé, Hurt est à la retraite, et Liv Tyler est toute en lèvres et frange. Reste Tim Roth, en super-soldat qui pète les plombs, mais là encore pas à son meilleur niveau...

 

Comme pour le premier film, on a un bon divertissement, sans plus.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

Il y a quelques temps je vous avais succinctement parlé des la littérature pour adolescents et des titres susceptibles d'être adaptés au cinéma, dans la foulée de Harry Potter, Twilight ou encore Hunger Games (oui, je mets tout ça dans le même sac, à dessein). Pour le 15 octobre est annoncé le Labyrinthe, adaptation éponyme du premier épisode de la série à succès de James Dashner intitulée l'Epreuve. L'occasion de se pencher sur le phénomène.

 

Thomas, 16 ans, se réveille dans un ascenseur. Il ne sait plus qui il est ni d'où il vient, et ne semble se rappeler que de son prénom. Lorsque l'ascenseur s'ouvre, il est accueilli par d'autres garçons de son âge dans le Bloc, un monde mystérieux entouré par un labyrinthe impénétrable, et où personne ne sait pourquoi il est là.

 

Disons-le tout net : Ce premier tome ne bénéficie pas d'une écriture très enthousiasmante. Je dirais même qu'elle se situe dans le tout-venant de la littérature pour ados. Vite écrite, vite consommée. Le Labyrinthe est composé de chapitres courts, pour donner un rythme un peu effréné, alors qu'au final seule une petite moitié de ceux-ci sont dominés par l'action.

 

En effet une bonne partie du récit est concernée par les interrogations de Thomas, qui découvre pour ainsi dire un nouveau monde, et dont la mémoire a été en grande partie effacée, même s'il a rapidement le sentiment confus qu'il est étrangement et étroitement lié à ce fameux Bloc... Nous sommes en présence d'un survival, même si la survie est largement assurée par des arrivages réguliers de nourriture. Oui, nous sommes en présence d'adolescents américains, c'est à dire qu'ils ont à peu près le cerveau d'enfants de 8 ans d'autres pays quand on les sort de chez eux. Et dès que les habitudes changent, c'est la panique. Bien sûr, ici elles vont changer pour de bon, et ils ont raison de s'inquiéter...

 

Le principal argument du bouquin est le mystère : pourquoi sont-ils là ? Où mène le labyrinthe qui entoure le Bloc ? Quelles sont les créatures qui parcourent celui-ci dès la nuit tombée ? Et bien sûr quel rôle a Thomas dans tout cela ?

 

Heureusement que l'auteur fait preuve d'une certaine ingéniosité, sinon j'aurais laissé tomber ma lecture depuis longtemps. Je suis donc curieux de lire la suite, qui promet un changement radical de décor.

Pour les curieux, voici la bande-annonce du film en VO.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Depuis des siècles, plus personne n'a posé le pied sur terre. Le compte a rebours a commencé...

2:48... 2:47... 2:46...
Ils sont 100, tous mineurs, tous accusés de crimes passibles de la peine de mort.

1:32...1:31... 1:30...
Après des centaines d'années d'exil dans l'espace, le Conseil leur accorde une seconde chance qu'ils n'ont pas le droit de refuser : retourner sur Terre.

0:45... 0:44... 0:43...
Seulement, là-bas, l'atmosphère est toujours potentiellement radioactive et à peine débarqués les 100 risquent de mourir.

0:03... 0:02... 0:01...
Amours, haines, secrets enfouis et trahisons. Comment se racheter une conduite quand on n'a plus que quelques heures à vivre ?

 

Ce roman a été publié en 2013, et adapté dans la foulée en série télé. Il faut dire qu'il se place en plein dans la mode des romans pour adolescents amateurs de sensations (pas très) fortes, avec cette fois-ci un environnement SF relativement prononcé.

 

Nous voilà donc avec une intrigue un peu à la Lost, en un peu plus couillon, puisque les protagonistes sont tous des ados. Et ils partirent, à cent, et par un prompt crash, ils se virent un peu moins en arrivant à (mauvais) port. Heureusement l'une d'entre eux est médecin, et peut pallier aux divers soucis de santé des survivants. Bien sûr, impossible de suivre le destin de 95 personnages, n'est pas George R. R. Martin qui veut. L'intrigue est donc resserrée autour d'une dizaine de personnages, chacun avec une histoire personnelle bien particulière, certains embarqués volontaires dans cette mission-suicide, d'autres avec des intentions peu claires...

 

Kass Morgan est éditrice, et ce roman est son premier. Du fait de son sujet, de sa rapidité à être adapté, je ne peux m'empêcher de penser qu'il s'agit d'un oeuvre de commande de la part du producteur de la série TV... La qualité d'écriture, sans être supérieure, permet de passer un bon moment, même si on se perd par moments dans les méandres des différents fils narratifs, d'autant plus qu'ils sont souvent -pour ne pas dire systématiquement- entrecoupés de flashes-backs permettant de comprendre les motivations ou les actions des personnages. Ces passages sont bien délimités, imprimés dans une police différente de celle du récit "au présent". Ce récit se passe donc sur Terre, sur les traces des 100, mais aussi sur la colonie dont sont expulsés les mineurs, car l'un des condamnés réussit à y rester. Cela permet d'avoir les deux points de vue sur l'histoire, ce qui est une bonne idée.

 

Bref, on n'a pas là le roman pour ados du siècle, ni même probablement de l'année, mais cela se laisse lire. Si j'ai l'occasion je lirai la suite.

 

Spooky

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