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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Articles avec #livres catégorie

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

Elles touchent les aides sociales et ne rêvent que d’une chose : devenir des stars de reality-show. Sans imaginer un instant qu’elles sont la cible d’une personne gravement  déséquilibrée dont le but est de les éliminer une par une.
L’inimitable trio formé par le cynique inspecteur Carl Mørck et ses fidèles assistants Assad et Rose doit réagir vite s’il ne veut pas voir le Département V, accusé de ne pas être assez rentable, mettre la clé sous la porte. 
À condition que Rose, plus indispensable que jamais, ne se laisse pas assaillir par les fantômes de son propre passé...

 

Depuis ma rencontre avec Jussi Adler Olsen l'an dernier et les différents éléments qu'il a su évoquer devant une petit aréopage de blogueurs, j'étais curieux et impatient de lire ce septième opus des enquêtes du Département V. Comme promis, en parallèle, ou plutôt entremêlée à l'enquête, qui porte sur plusieurs affaires, nous sommes également dasn la tête de Rose. Son secret, cette histoire familiale qui lui pourrit la vie et la rend psychotique, va enfin trouver sa résolution. Mais les séquelles, pour elle comme pour ses collègues et amis, seront certainement importantes, d'autant plus que certains reviennent aux affaires...

 

Ce volume 7 entame d'ailleurs la deuxième phase de la série, avec une suite de révélations sur les secrets que gardent les principaux protagonistes en eux. Le volume 10 bouclera le tout, mais ce sera dur de tenir jusqu'à 2020...

 

Mais revenons à l'enquête principale, avec ces bimbos qui sont prêtes à tout, ou presque, pour continuer à profiter du système et se faire une place au soleil en en faisant le moins possible et cette assistante sociale qui s'occupe de leur cas et semble au bord de la crise de nerfs... Encore une fois Adler Olsen nous propose une étude de la société danoise -la sienne- très fine, au travers des laissez-pour-compte, de ceux qui se battent, au détriment de leur vie et de leur santé mentale, pour maintenir l'ordre, et de ceux qui aident les laissés-pour-compte, en dépit de leurs convictions profondes...

 

Adler Olsen livre encore une fois un polar qui en dit beaucoup sur la séociété danoise, sa déliquescence, due en partie à l'incompétence de ses dirigeants. Fort, très fort, même si j'ai senti une baisse de rythme au milieu du roman.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres
 
Elle mit bas au petit matin, sur la table de la cuisine. De violentes contractions l’avaient réveillée. Elle braillait à pleine gorge, elle pensait qu’elle allait mourir.
À Pigalle, le crime ne dort jamais. À l’heure où les rapaces croisent les oiseaux de nuit, le vieil Antoine trouve un nourrisson dans un meuble abandonné sur le trottoir et décide de lui offrir un nouveau foyer. Jusqu’à ce qu’un inconnu lui fracasse le crâne et lui enlève l’enfant. Le brigadier Muriel Hardy prend en charge une enquête où tout, étrangement, semble lui échapper. Dans ce quartier de malheur bat le pouls de la violence mais y répondent aussi, parfois, la justice et la solidarité.

 

Après Le Vampire de Bacalan, Jeanne Faivre d'Arcier change de registre pour nous livrer un roman -court- au contenu hybride. L'action se passe entièrement à Pigalle, quartier populaire, touristique et chaud de Paris. La plupart des protagonistes sont les occupants d'un immeuble typique du quartier, entre artistes, prostitués, marginaux et bourgeois décadents. Une micro-société surprenante, touchante, effervescente...

 

Au-delà de cette histoire d'enfant recueillie par cette équipe de bras cassés, l'intention de l'auteure est pour moi de nous dépeindre cette faune pigallienne toute particulière, qui semble plus ou moins figée dans le temps, dont les fêlures et les histoires pourraient faire l'objet de plusieurs histoires très riches. Pour ce faire, Jeanne Faivre d'Arcier utilise un langage foisonnant, accessible (pas trop d'argot parisien), et des scènes fortes, comme celle où le bébé traverse presque littéralement les murs et les plafonds de l'immeuble pour échapper aux investigations d'une gendarme en plein doute existentiel. On n'est pas loin du vaudeville, un genre qui se prête bien au cadre.

 

Encore une fois JFdA a su faire preuve d'une écriture inventive pour raconter l'un de ces petits drames de la vie.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

Bon, tout le monde la connaît l’histoire du pauvre type obligé de se farcir un circuit mal fléché pour se débarrasser d’un anneau pourri dont il a hérité – encore merci, cousin !
Arrivé là, y a pas de raison pour que vous échappiez au récit des origines ô combien passionnantes de tout ça – si, si, j’insiste – avec le fameux Bingo le Posstit encore jeunot.
On vous fera la totale : les pieds poilus dégoûtants, le magicien bien chargé, les Nains (ou les nains d’ailleurs, allez savoir pour la majuscule), un pur dragon de compet’, l’inévitable trésor (c’est inclus dans le forfait), et comme promis, la babiole super magique (donc forcément appeau à embrouilles).

Moi j’dis, y a de quoi en faire trois films !
 
 
Tout le monde l'aura compris, nous sommes dans une parodie du Hobbit. Paru en 2003 en VO, puis en 2007 (2012 pour la présente éditione en poche), ce roman reprend les grandes lignes du roman de Tolkien, mais s'autorise -forécement- de grands libertés dans le contenu. J'ai souvent du mal avec les parodies, car je trouve qu'elles partent dans tous les sens, sans vraiment être un projet autre que "on va planter des tas de délires". Mon avis sur celle-ci est mitigé. Autant Adam Roberts (auteur d'autres parodies) a une belle plume, très agréable lorsqu'il se laisse porter.
 
Bien sûr, l'imagination est là, mais en termes de jeux de mots, la plupart m'ont laissé de glace. L'auteur part bien sûr dans pas mal de dérapages à plusieurs niveaux, mais du coup on se perd parfois dans l'histoire... Et puis faire de Snob le dragon une sorte de double de Tolkien (parce que c'est un philologue), je n'ai pas trop su quoi en penser, car le personnage est assez chiant.
 
A noter un passage d'une trentaine de pages sans AUCUNE trace d'humour, qui correspond à la Bataille des Cinq Armées. Pour le coup, je n'ai pas compris ce parti-pris, même si en soi ce passage est plutôt bien écrit.
 
Bref, une lecture un peu mitigée, mais à connaître pour les tolkienophiles.

 

 

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

Dans la chambre 217 de l’hôpital Kiner Memorial, Brady Hartsfield, alias Mr Mercedes, gît dans un état végétatif depuis sept ans, soumis aux expérimentations du docteur Babineau.
 
Mais derrière son rictus douloureux et son regard fixe, Brady est bien vivant. Et capable de commettre un nouveau carnage sans même quitter son lit. Sa première pensée est pour Bill Hodges, son plus vieil ennemi…

 

Stephen King boucle, avec ce roman, la trilogie commencée de façon remarquable avec Mr Mercedes, et continuée de manière magistrale avec Carnets noirs. Il revient au sujet d'origine, à savoir le Mr mercedes du titre, pour un retour vraiment inattendu, même si la fin du premier roman laissait présager l'argument de ce retour. Bref, on retrouve Hodges, en compagnie de son assistante (enfin, désormais associée) sociopathe Holly, et de Jerome, le jeune chic type.

 

J'ai trouvé cette conclusion un brin en-dessous de Carnets noirs. King avait bien sûr envie de boucler la boucle, de donner une destinée -heureuse ou dramatique- à ses personnages, mais j'ai parfois eu l'impression, au fil des pages, qu'il ne savait pas trop où il allait. Jerome ne sert presque à rien, Holly me semble moins percutante dans son comportement si particulier, et quant à Hodges... J'aurais préféré que King lui donne un autre destin. La fin n'est pas forcément celle à laquelle on pourrait s'attendre avec l'écrivain, mais là où il sait nous surprendre dans le bon sens, il peut le faire dans le mauvais.

 

Malgré ces reproches, qui ne sont pas anodins, j'ai trouvé la lecture de cette Fin de ronde assez plaisante, comme souvent avec l'auteur, avec cette langue riche pouvant jouer sur plusieurs niveaux. On fait d'ailleurs une petite incursion dans le fantastique avec cet opus, même si les nouvelles technologies sont également présentes;

 

Bref, un King que je qualifierais de "moyen".

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Sombre éclat précède Ordres de Berlin, que j'ai lu il y a quelques temps. Il met également en scène l'inspecteur Trave de la police d'Oxford, mais se déroule après, entre 1958 et 1961. Trave a pris de la bouteille, résolu de nombreuses affaires, mais sa situation familiale est difficile ; après avoir perdu son fils, il s'est peu à peu éloigné de son épouse, Vanessa, laquelle l'a quitté et fréquente désormais Titus Osman, magnat belge du diamant qui s'est installé à Oxford après la guerre. Mais la mort nébuleuse de la nièce de celui-ci dans sa demeure, après le meurtre de son petit ami, met le millionnaire sur la sellette, alors que Trave, chargé de l'enquête et aveuglé par sa rancœur, fouille le passé du Belge avec hargne.

Le roman met en scène une douzaine de personnages, dont les motivations et les projets sont parfois troubles. L'auteur déroule tranquillement son récit (plus de 500 pages en poche), jusqu'à ce qu'il s'éclaire nettement dans le dernier tiers. Le dernier acte est franchement bon, avec un enchaînement des évènements très bien géré.

 

Simon Tolkien, spécialiste des prétoires, se montre également à l'aise dans l'action. Curieusement, le récit est mieux géré que dans Ordres de Berlin.

 

Je vais continuer à lire l'œuvre du petit-fils de JRR Tolkien, car il trace sa propre route, originale et talentueuse.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

Je sais, j'ai un King de retard, dans la mesure où son prochain opus est prévu pour mars prochain. Mais ma pile à lire a bien augmenté ces derniers temps, et mon temps disponible pour la faire baisser a, lui, considérablement baissé.

 

 

 

Bref, qu'en est-il de ce recueil d'une vingtaine de nouvelles ?

 

Ça commence fort, très fort, avec l'histoire d'une voiture vivante qui dévore tous les humains qui l'approchent. Ça rappelle un peu Christine, excellent roman de King lui-même (il s'est d'ailleurs lui-même auto-cité dans la nouvelle). Une tension qui rappelle un peu Cujo, pour cette novella d'une cinquantaine de pages. Un récit qui pourrait faire l'objet d'un épisode de la Quatrième Dimension (ou de son successeur des années 2010) assez honnête. On passe ensuite à Premium Harmony, une nouvelle à la manière de Raymond Carver, à l'intérêt assez limité.

 

Il y a deux autres morceaux de bravoure dans le recueil. d'abord Sale gosse, long d'environ 45 pages, qui parle d'un gamin moqueur qui apparaît lorsqu'un évènement funeste se déroule autour d'un jeune homme sans histoire. Une nouvelle qui avait déjà été rendue disponible pour le public français sous format électronique il y a quelques temps. Ensuite Ur, qui a été inspirée à King par... un Amazon Kindle. Oui, la liseuse produite par le géant de la vente en ligne... Dans Ur, le héros, professeur d'anglais dans une obscure fac du Kentucky, reçoit juste après sa rupture avec sa petite amie un Kindle par la Poste. Rien de particulier, sauf qu'il ne sait pas d'où vient l'objet, qui l'a payé, et que celui-ci propose des oeuvres tout à fait étonnantes...

 

Parmi les récits remarquables ou notables, il y a ce récit sur le base-ball, une histoire positive... jusqu'à la fin. Ou l'histoire de cet homme qui se découvre le pouvoir de vie et de mort sur ses semblables en écrivant leur nécrologie... Le recueil s'achève sur une histoire de fin du monde, une histoire pleine de nostalgie, un peu remuante, même si l'argument du chien est un peu une tarte à la crème du genre.

 

King introduit chacune de ses nouvelles par un témoignage sur la façon dont elles ont été composées, ou les circonstances dans lesquelles elles l'ont été. Des témoignages précieux -comme souvent- sur le processus d'écriture. Globalement ce recueil est de bonne, voire très bonne facture, avec plusieurs récits très prenants -non, je n'ai pas loupé ma station de métro cette fois-ci-, et nul doute que l'on retrouvera certains de ces récits au cinéma ou à la télévision les prochaines années. Le Maître moderne de la nouvelle est toujours là.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

J'avais beaucoup aimé le roman vampirique de David Khara, les Vestiges de l'aube, lequel a connu un beau succès critique, une adaptation en BD et peut-être un jour un film. Ce roman est sa suite directe.

 

Barry Donovan, flic new-yorkais, reprend du service après une longue convalescence. Dès son premier jour, il fait face à une affaire sordide : le meurtre d’un pasteur noir et de son fils, égorgés et la main gauche tranchée. Barry pourrait compter sur son meilleur ami Werner Von Lowinsky, un homme pas comme les autres, transformé en vampire en pleine guerre de Sécession… Peut-on rêver meilleur coéquipier qu’une créature capable de se transformer, d’hypnotiser, d’effacer la mémoire ? Mais Barry préfère que Werner reste en-dehors de cette nouvelle enquête. Une affaire vraiment trop sensible pour les deux hommes…

 

On retrouve la plume alerte et décomplexée de David Khara, il a même gagné en assurance pour nous proposer des personnages avec encore plus de profondeur, et une intrigue moins linéaire, qui va amener Werner à en savoir plus sur ses origines, beaucoup plus qu'il ne le pense... La scène la plus intéressante du roman se passe dans une librairie plus ou moins consacrée à l'occultisme, autour d'une discussion avec un libraire passionné par le paranormal, dont l'apport va être déterminant dans l'enquête de ce duo improbable. A l'inverse, je n'ai pas été transporté par les scènes de combat qui parsèment la dernière partie du roman.

 

Mais cela n'a pas entravé ma bonne compréhension de l'intrigue et mon plaisir de lecture, et j'espère retrouver un jour prochain Barry et Werner dans de nouvelles aventures.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

Ce titre un brin provocateur, c'est Tom Shippey, spécialiste du médiéval et philologue, tout comme Tolkien, qui l'a utilisé. Comme lui, il a enseigné à Leeds et Oxford, avant de partir enseigner aux Etats-Unis. Cet ouvrage, réalisé en 2000, a l'ambition de passer en revue toute l'oeuvre du professeur sortie jusque-là.

 

On commence par le Hobbit, et l'invention de la Terre du Milieu, au travers de l'inspiration narrative (les contes nordiques), les noms, mais aussi la façon dont l'ouvrage a été reçu par la critique de l'époque. Vient ensuite le Seigneur des Anneaux, gros morceau largement analysé ici. Shippey met l'accent sur le Conseil d'Elrond, moment de révélation des personnages et véritable rampe de lancement de l'histoire. Les différents niveaux de langage (entre Hobbits, ou encore lorsque c'est un roi qui s'exprime, etc.) sont également évoqués, par exemple entre le Rohan et le Gondor. Shippey met par ailleurs l'accent sur la technique de l'entrelacement, que n'a pas inventée Tolkien, mais qu'il a portée à un niveau difficilement atteignable. On trouve même dans l'ouvrage un schéma indiquant les différentes avancées de l'intrigue, ou plutôt DES intrigues. Tout un chapitre est consacré à la personnification du Mal, incarné par l'Anneau Unique et les Spectres de l'Anneau. Et qui dit Mal dit concepts positifs, pour faire la balance : la chance et le courage. Des valeurs qui amènent le chercheur sur le terrain de l'allégorie, qu'elle soit volontaire ou pas puisque les situations et les dilemmes rencontrés par les personnages du Seigneur des Anneaux rappellent plus ou moins les évènements -parfois tragiques- qui ont jalonné la première moitié du XXème siècle. Shippey évoque ensuite brièvement deux figures secondaires de SdA, à savoir Saruman et Denethor, qu'il qualifie respectivement de technologiste et de fonctionnaire, du fait de leurs caractéristiques et de leurs attributs.

 

L'auteur s'attache ensuite à analyser la poésie, plus présente qu'on ne le croit dans le Seigneur des Anneaux ; il rapproche cette tradition de celle de Shakespeare et de Milton, principalement. In fine, il essaie de placer le roman le plus connu de Tolkien dans une case, en termes de genre. Il convoque pour ce faire l'échelle inventée par le critique Northrop Frye, selon laquelle il y a cinq genres littéraires, définis uniquement par la nature de leurs personnages. Bien évidemment, le Seigneur des Anneaux échappe à toute classification, puisqu'il puise dans de nombreuses caractéristiques.

 

Thomas Alan Shippey s'attaque ensuite au Silmarillion, l'oeuvre de coeur de Tolkien. Entre maturation (extrêmement) lente, dimension mythique et complexité presque extrême, c'est une oeuvre toute particulière. Il passe ensuite en revue les "oeuvres courtes", dans lesquelles il classe Feuille, de Niggle, Smith de Grand Wootton, ou encore ses poèmes ; toutes des oeuvres contenant peu ou prou des éléments d'autobiographie. Un éclairage fort intéressant que j'aurais aimé avoir lorsque j'ai lu ces écrits il y a une bonne vingtaine d'années...

 

Dans une longue postface, Shippey s'intéresse aux suiveurs et aux critiques, mais fait avant tout le parallèle avec James Joyce, considéré lui aussi comme un auteur majeur du XXème siècle. En ce qui concerne les critiques, Shippey réduit leur haine viscérale envers Tolkien à une sorte d'incompréhension crasse, couplée à une méfiance native pour le roman populaire, c'est à dire qui rencontre d'emblée un grand succès en termes de ventes.

 

Tolkien a suscité de multiples vocations littéraires, avec des succès divers. Il cite l'Epée de Shannara, de Terry Brooks, Thomas Covenant, de Stephen Donaldson, ou encore the Weirdstone of Brisingamen, d'Alan Garner, oeuvre la moins connue du lot, mais qui semble valoir le détour.

 

En conclusion, Shippey explique que ce qui a rendu la lecture de l'oeuvre de Tolkien aussi aisée est sa dimension métaphorique, entre les personnages fantastiques et les situations qui rappellent des évènements du XXème siècle. Il n'a pas inventé un genre, mais l'a véritablement remis au goût du jour, en le formalisant, en le réécrivant pour les lecteurs de son temps. Et c'est ce génie qui en a fait la cible des critiques, eux qui n'arrivaient pas à le mettre dans une case, ou même le voyaient comme une menace face à l'establishment.

 

L'ouvrage se termine sur une dizaine de pages de références bibliographiques, entre oeuvres de Tolkien, avec la mention des traductions en français lorsqu'elles existent et exégèses de son oeuvre. Il y a également de nombreuses mentions d'ouvrages de références en termes de critique et d'analyse de l'oeuvre de Tolkien. A noter qu'en ce qui concerne le Hobbit et le Seigneur des Anneaux, l'éditeur Bragelonne s'est aligné sur la nouvelle traduction réalisée par Daniel Lauzon, achevée cette année pour le SdA. Il faut dire que le directeur de la collection Essais est Vincent Ferré, qui dirige les traductions de Tolkien chez l'éditeur historique Christian Bourgois. Cela a dû faciliter les passerelles en termes de traduction de l'ouvrage de Shippey.

 

Au final, un ouvrage très intéressant, considéré comme une référence par les tolkienistes, mais qui a un seul défaut, c'est qu'il part un peu dans tous les sens. J'ai eu l'impression, parfois que dans un chapitre consacré à un sujet relativement précis, Shippey rajoutait un passage sur tel point de philologie. Pas inintéressant en soi, mais un peu déstabilisant pour le lecteur.

 

Spooky

 

 

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Tout a commencé lors d’un concert, un soir, à la base sous-marine, quand Cornélia a entendu une voix étrange dans sa tête. Puis un chien énorme et terrifiant lui est apparu. Mais personne, en-dehors d’elle, n’a été témoin de quoi que ce soit qui sorte de l’ordinaire. Niko se fait du souci pour sa jumelle, qu’il voit perdre la raison. Bien décidés à découvrir la vérité derrière ces phénomènes étranges, les deux adolescents vont mener l’enquête… sans se douter que ces apparitions les conduiront bien plus loin qu’ils auraient pu l’imaginer.

 

Bacalan est un quartier du nord de Bordeaux, qui abrite entre autres une base ayant servi à la construction et à l'attache de sous-marins allemands pendant la seconde guerre mondiale. Un lieu au passé lourd, que l'auteure, basée sur la région bordelaise, a souhaité revisiter dans le cadre de ce roman vampirique pour adolescents. Celui-ci est vif, bourré d'action, à la fois moderne et respectueux de l'Histoire. On pouvait le penser, avec une auteure de la qualité de Jeanne Faivre d'Arcier. Celle-ci a commencé sa carrière d'écrivain en 1980 sous pseudonyme, mais c'est dans les années 1990 qu'elle accède au succès avec une trilogie consacrée aux vampires, publiée notamment chez Presses Pocket et Bragelonne. Elle s'est aussi ouverte au polar, à la littérature jeunesse et au roman régional, parfois en mélangeant ces différents aspects. Une oeuvre riche qui lui a permis d'obtenir le Prix Ozone et le Grand Prix de l'Imaginaire.

 

Dans Le Vampire de Bacalan, le thème vampirique est assez ténu, et porté par un personnage dont on ne saura au final pas grand-chose, qui se pose en figure tutélaire ou en ange gardien pour les deux adolescents qui se retrouvent à voyager dans le temps dans les entrailles de la base sous-marine de Bordeaux. Le roman est vraiment agréable à lire, assez drôle par moments, et totalement adapté à la lecture pour les adolescents.

 

Un bon divertissement.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

On croyait en avoir plus ou moins fini avec la saga Harry Potter, il n'en est rien, puisqu'outre un nouveau film dans le même univers intitulé les Animaux fantastiques, sort en cette fin d'année une pièce de théâtre se déroulant 20 ans après la fin de l'intigue principale.

Les protagonistes principaux sont les fils de ; celui de Harry Potter, Albus, et celui de Drago Malefoy, Scorpius, qui sympathisent le jour de leur rentrée à l'Ecole des Sorciers, dans le train qui les y emmène. Un peu comme qui-vous-savez. Une amitié indéfectible, ou presque, renforcée par le fait que tous les deux souffrent de la réputation écrasante de leurs pères respectifs. Tout n'est pas forcément réglé entre les deux sorciers, mais ils travaillent tous les deux au Ministère de la Magie, dirigé par Hermione, mariée à Ron. Albus et Scorpius, donc, entendent parler d'un Retourneur de Temps qui traînerait dans les bureaux du Ministère après l'arrestation d'un Mangemort. Ils décident de partir dans le passé réparer certaines erreurs de leurs parents, mais bien sûr, rien ne se passe comme prévu, et le monde des sorciers va se retrouver au bord du chaos.

 

C'est donc une pièce de théâtre, en deux parties de deux actes, dans laquelle on retrouve les principaux protagonites de l'histoire d'origine, avec leurs enfants respectifs, et ses contraintes spécifiques, comme les didascalies (indications scéniques), qui ne sont toutefois pas très fournies. L'essentiel de l'intrigue est une suite presque ininterrompue de dialogues, ce qui peut rendre la lecture un peu pénible pour celles et ceux qui n'en sont pas familiers.

 

L'ensemble n'est pas désagréable, même si le ton est en partie plus "adulte" que dans les premiers Harry Potter, présence de sorciers adultes au passé tumultueux oblige. C'est sympa de retrouver ces personnages qu'on a tant aimé, pour une histoire qu'il faut lire un peu comme une bulle hors de la trame principale, car les évènements relatés influeront sans doute peu sur une éventuelle suite de la sage d'origine.

 

Spooky

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