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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Articles avec #livres catégorie

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

Je sais, j'ai un King de retard, dans la mesure où son prochain opus est prévu pour mars prochain. Mais ma pile à lire a bien augmenté ces derniers temps, et mon temps disponible pour la faire baisser a, lui, considérablement baissé.

 

 

 

Bref, qu'en est-il de ce recueil d'une vingtaine de nouvelles ?

 

Ça commence fort, très fort, avec l'histoire d'une voiture vivante qui dévore tous les humains qui l'approchent. Ça rappelle un peu Christine, excellent roman de King lui-même (il s'est d'ailleurs lui-même auto-cité dans la nouvelle). Une tension qui rappelle un peu Cujo, pour cette novella d'une cinquantaine de pages. Un récit qui pourrait faire l'objet d'un épisode de la Quatrième Dimension (ou de son successeur des années 2010) assez honnête. On passe ensuite à Premium Harmony, une nouvelle à la manière de Raymond Carver, à l'intérêt assez limité.

 

Il y a deux autres morceaux de bravoure dans le recueil. d'abord Sale gosse, long d'environ 45 pages, qui parle d'un gamin moqueur qui apparaît lorsqu'un évènement funeste se déroule autour d'un jeune homme sans histoire. Une nouvelle qui avait déjà été rendue disponible pour le public français sous format électronique il y a quelques temps. Ensuite Ur, qui a été inspirée à King par... un Amazon Kindle. Oui, la liseuse produite par le géant de la vente en ligne... Dans Ur, le héros, professeur d'anglais dans une obscure fac du Kentucky, reçoit juste après sa rupture avec sa petite amie un Kindle par la Poste. Rien de particulier, sauf qu'il ne sait pas d'où vient l'objet, qui l'a payé, et que celui-ci propose des oeuvres tout à fait étonnantes...

 

Parmi les récits remarquables ou notables, il y a ce récit sur le base-ball, une histoire positive... jusqu'à la fin. Ou l'histoire de cet homme qui se découvre le pouvoir de vie et de mort sur ses semblables en écrivant leur nécrologie... Le recueil s'achève sur une histoire de fin du monde, une histoire pleine de nostalgie, un peu remuante, même si l'argument du chien est un peu une tarte à la crème du genre.

 

King introduit chacune de ses nouvelles par un témoignage sur la façon dont elles ont été composées, ou les circonstances dans lesquelles elles l'ont été. Des témoignages précieux -comme souvent- sur le processus d'écriture. Globalement ce recueil est de bonne, voire très bonne facture, avec plusieurs récits très prenants -non, je n'ai pas loupé ma station de métro cette fois-ci-, et nul doute que l'on retrouvera certains de ces récits au cinéma ou à la télévision les prochaines années. Le Maître moderne de la nouvelle est toujours là.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

J'avais beaucoup aimé le roman vampirique de David Khara, les Vestiges de l'aube, lequel a connu un beau succès critique, une adaptation en BD et peut-être un jour un film. Ce roman est sa suite directe.

 

Barry Donovan, flic new-yorkais, reprend du service après une longue convalescence. Dès son premier jour, il fait face à une affaire sordide : le meurtre d’un pasteur noir et de son fils, égorgés et la main gauche tranchée. Barry pourrait compter sur son meilleur ami Werner Von Lowinsky, un homme pas comme les autres, transformé en vampire en pleine guerre de Sécession… Peut-on rêver meilleur coéquipier qu’une créature capable de se transformer, d’hypnotiser, d’effacer la mémoire ? Mais Barry préfère que Werner reste en-dehors de cette nouvelle enquête. Une affaire vraiment trop sensible pour les deux hommes…

 

On retrouve la plume alerte et décomplexée de David Khara, il a même gagné en assurance pour nous proposer des personnages avec encore plus de profondeur, et une intrigue moins linéaire, qui va amener Werner à en savoir plus sur ses origines, beaucoup plus qu'il ne le pense... La scène la plus intéressante du roman se passe dans une librairie plus ou moins consacrée à l'occultisme, autour d'une discussion avec un libraire passionné par le paranormal, dont l'apport va être déterminant dans l'enquête de ce duo improbable. A l'inverse, je n'ai pas été transporté par les scènes de combat qui parsèment la dernière partie du roman.

 

Mais cela n'a pas entravé ma bonne compréhension de l'intrigue et mon plaisir de lecture, et j'espère retrouver un jour prochain Barry et Werner dans de nouvelles aventures.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

Ce titre un brin provocateur, c'est Tom Shippey, spécialiste du médiéval et philologue, tout comme Tolkien, qui l'a utilisé. Comme lui, il a enseigné à Leeds et Oxford, avant de partir enseigner aux Etats-Unis. Cet ouvrage, réalisé en 2000, a l'ambition de passer en revue toute l'oeuvre du professeur sortie jusque-là.

 

On commence par le Hobbit, et l'invention de la Terre du Milieu, au travers de l'inspiration narrative (les contes nordiques), les noms, mais aussi la façon dont l'ouvrage a été reçu par la critique de l'époque. Vient ensuite le Seigneur des Anneaux, gros morceau largement analysé ici. Shippey met l'accent sur le Conseil d'Elrond, moment de révélation des personnages et véritable rampe de lancement de l'histoire. Les différents niveaux de langage (entre Hobbits, ou encore lorsque c'est un roi qui s'exprime, etc.) sont également évoqués, par exemple entre le Rohan et le Gondor. Shippey met par ailleurs l'accent sur la technique de l'entrelacement, que n'a pas inventée Tolkien, mais qu'il a portée à un niveau difficilement atteignable. On trouve même dans l'ouvrage un schéma indiquant les différentes avancées de l'intrigue, ou plutôt DES intrigues. Tout un chapitre est consacré à la personnification du Mal, incarné par l'Anneau Unique et les Spectres de l'Anneau. Et qui dit Mal dit concepts positifs, pour faire la balance : la chance et le courage. Des valeurs qui amènent le chercheur sur le terrain de l'allégorie, qu'elle soit volontaire ou pas puisque les situations et les dilemmes rencontrés par les personnages du Seigneur des Anneaux rappellent plus ou moins les évènements -parfois tragiques- qui ont jalonné la première moitié du XXème siècle. Shippey évoque ensuite brièvement deux figures secondaires de SdA, à savoir Saruman et Denethor, qu'il qualifie respectivement de technologiste et de fonctionnaire, du fait de leurs caractéristiques et de leurs attributs.

 

L'auteur s'attache ensuite à analyser la poésie, plus présente qu'on ne le croit dans le Seigneur des Anneaux ; il rapproche cette tradition de celle de Shakespeare et de Milton, principalement. In fine, il essaie de placer le roman le plus connu de Tolkien dans une case, en termes de genre. Il convoque pour ce faire l'échelle inventée par le critique Northrop Frye, selon laquelle il y a cinq genres littéraires, définis uniquement par la nature de leurs personnages. Bien évidemment, le Seigneur des Anneaux échappe à toute classification, puisqu'il puise dans de nombreuses caractéristiques.

 

Thomas Alan Shippey s'attaque ensuite au Silmarillion, l'oeuvre de coeur de Tolkien. Entre maturation (extrêmement) lente, dimension mythique et complexité presque extrême, c'est une oeuvre toute particulière. Il passe ensuite en revue les "oeuvres courtes", dans lesquelles il classe Feuille, de Niggle, Smith de Grand Wootton, ou encore ses poèmes ; toutes des oeuvres contenant peu ou prou des éléments d'autobiographie. Un éclairage fort intéressant que j'aurais aimé avoir lorsque j'ai lu ces écrits il y a une bonne vingtaine d'années...

 

Dans une longue postface, Shippey s'intéresse aux suiveurs et aux critiques, mais fait avant tout le parallèle avec James Joyce, considéré lui aussi comme un auteur majeur du XXème siècle. En ce qui concerne les critiques, Shippey réduit leur haine viscérale envers Tolkien à une sorte d'incompréhension crasse, couplée à une méfiance native pour le roman populaire, c'est à dire qui rencontre d'emblée un grand succès en termes de ventes.

 

Tolkien a suscité de multiples vocations littéraires, avec des succès divers. Il cite l'Epée de Shannara, de Terry Brooks, Thomas Covenant, de Stephen Donaldson, ou encore the Weirdstone of Brisingamen, d'Alan Garner, oeuvre la moins connue du lot, mais qui semble valoir le détour.

 

En conclusion, Shippey explique que ce qui a rendu la lecture de l'oeuvre de Tolkien aussi aisée est sa dimension métaphorique, entre les personnages fantastiques et les situations qui rappellent des évènements du XXème siècle. Il n'a pas inventé un genre, mais l'a véritablement remis au goût du jour, en le formalisant, en le réécrivant pour les lecteurs de son temps. Et c'est ce génie qui en a fait la cible des critiques, eux qui n'arrivaient pas à le mettre dans une case, ou même le voyaient comme une menace face à l'establishment.

 

L'ouvrage se termine sur une dizaine de pages de références bibliographiques, entre oeuvres de Tolkien, avec la mention des traductions en français lorsqu'elles existent et exégèses de son oeuvre. Il y a également de nombreuses mentions d'ouvrages de références en termes de critique et d'analyse de l'oeuvre de Tolkien. A noter qu'en ce qui concerne le Hobbit et le Seigneur des Anneaux, l'éditeur Bragelonne s'est aligné sur la nouvelle traduction réalisée par Daniel Lauzon, achevée cette année pour le SdA. Il faut dire que le directeur de la collection Essais est Vincent Ferré, qui dirige les traductions de Tolkien chez l'éditeur historique Christian Bourgois. Cela a dû faciliter les passerelles en termes de traduction de l'ouvrage de Shippey.

 

Au final, un ouvrage très intéressant, considéré comme une référence par les tolkienistes, mais qui a un seul défaut, c'est qu'il part un peu dans tous les sens. J'ai eu l'impression, parfois que dans un chapitre consacré à un sujet relativement précis, Shippey rajoutait un passage sur tel point de philologie. Pas inintéressant en soi, mais un peu déstabilisant pour le lecteur.

 

Spooky

 

 

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Tout a commencé lors d’un concert, un soir, à la base sous-marine, quand Cornélia a entendu une voix étrange dans sa tête. Puis un chien énorme et terrifiant lui est apparu. Mais personne, en-dehors d’elle, n’a été témoin de quoi que ce soit qui sorte de l’ordinaire. Niko se fait du souci pour sa jumelle, qu’il voit perdre la raison. Bien décidés à découvrir la vérité derrière ces phénomènes étranges, les deux adolescents vont mener l’enquête… sans se douter que ces apparitions les conduiront bien plus loin qu’ils auraient pu l’imaginer.

 

Bacalan est un quartier du nord de Bordeaux, qui abrite entre autres une base ayant servi à la construction et à l'attache de sous-marins allemands pendant la seconde guerre mondiale. Un lieu au passé lourd, que l'auteure, basée sur la région bordelaise, a souhaité revisiter dans le cadre de ce roman vampirique pour adolescents. Celui-ci est vif, bourré d'action, à la fois moderne et respectueux de l'Histoire. On pouvait le penser, avec une auteure de la qualité de Jeanne Faivre d'Arcier. Celle-ci a commencé sa carrière d'écrivain en 1980 sous pseudonyme, mais c'est dans les années 1990 qu'elle accède au succès avec une trilogie consacrée aux vampires, publiée notamment chez Presses Pocket et Bragelonne. Elle s'est aussi ouverte au polar, à la littérature jeunesse et au roman régional, parfois en mélangeant ces différents aspects. Une oeuvre riche qui lui a permis d'obtenir le Prix Ozone et le Grand Prix de l'Imaginaire.

 

Dans Le Vampire de Bacalan, le thème vampirique est assez ténu, et porté par un personnage dont on ne saura au final pas grand-chose, qui se pose en figure tutélaire ou en ange gardien pour les deux adolescents qui se retrouvent à voyager dans le temps dans les entrailles de la base sous-marine de Bordeaux. Le roman est vraiment agréable à lire, assez drôle par moments, et totalement adapté à la lecture pour les adolescents.

 

Un bon divertissement.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

On croyait en avoir plus ou moins fini avec la saga Harry Potter, il n'en est rien, puisqu'outre un nouveau film dans le même univers intitulé les Animaux fantastiques, sort en cette fin d'année une pièce de théâtre se déroulant 20 ans après la fin de l'intigue principale.

Les protagonistes principaux sont les fils de ; celui de Harry Potter, Albus, et celui de Drago Malefoy, Scorpius, qui sympathisent le jour de leur rentrée à l'Ecole des Sorciers, dans le train qui les y emmène. Un peu comme qui-vous-savez. Une amitié indéfectible, ou presque, renforcée par le fait que tous les deux souffrent de la réputation écrasante de leurs pères respectifs. Tout n'est pas forcément réglé entre les deux sorciers, mais ils travaillent tous les deux au Ministère de la Magie, dirigé par Hermione, mariée à Ron. Albus et Scorpius, donc, entendent parler d'un Retourneur de Temps qui traînerait dans les bureaux du Ministère après l'arrestation d'un Mangemort. Ils décident de partir dans le passé réparer certaines erreurs de leurs parents, mais bien sûr, rien ne se passe comme prévu, et le monde des sorciers va se retrouver au bord du chaos.

 

C'est donc une pièce de théâtre, en deux parties de deux actes, dans laquelle on retrouve les principaux protagonites de l'histoire d'origine, avec leurs enfants respectifs, et ses contraintes spécifiques, comme les didascalies (indications scéniques), qui ne sont toutefois pas très fournies. L'essentiel de l'intrigue est une suite presque ininterrompue de dialogues, ce qui peut rendre la lecture un peu pénible pour celles et ceux qui n'en sont pas familiers.

 

L'ensemble n'est pas désagréable, même si le ton est en partie plus "adulte" que dans les premiers Harry Potter, présence de sorciers adultes au passé tumultueux oblige. C'est sympa de retrouver ces personnages qu'on a tant aimé, pour une histoire qu'il faut lire un peu comme une bulle hors de la trame principale, car les évènements relatés influeront sans doute peu sur une éventuelle suite de la sage d'origine.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

Je me devais d'un jour lire et chroniquer cette série d'albums illustrés, précédés d'une réputation flatteuse.

 

Spooky est une petite fille qui habite au pays des contes, et elle adore raconter des histoires ! Ses oncles, les 3 petits cochons, sont fans de rockabilly et tiennent une pension londonienne où ont l’habitude de s’arrêter tous les grands personnages de contes. Des héros avec lesquels Spooky adore s’entretenir pour s’inspirer et remplir son carnet intime d’aventures toutes plus incroyables les unes que les autres. Avec une nette préférence pour celles qui font peur, il faut bien l’avouer...

J'ai été très étonné par la quantité et la qualité de ces deux premiers tomes. La quantité d'abord, car si ce sont des ouvrages destinés essentiellement à la jeunesse, ils n'en sont pas moins plutôt denses en termes de contenu, non seulement dans le visuel, avec beaucoup de petites illustrations très proches des textes, mais aussi des onomatopées, des effets d'enluminures, des fioritures en tous genres...

 

La quantité est également présente dans le texte, qui se présente à chaque fois comme une sorte d'enquête menée par Spooky, cette adolescente à la fois romantique et "creepy", sur des disparitions ou des dégradations au sein de la fameuse pension tenue par ses oncles. Dans un joyeux mélange des genres et des influences, Spooky nous raconte ses aventures avec malice et humour. Dès le premier tome (les deux premiers sont sortis simultanément en ce mois d'octobre), plusieurs créatures fantastiques sont convoqués pour enrichir le récit, même si le deuxième est plus spécifiquement consacré à la figure vampirique, mais de manière fort originale.

 

Entièrement réalisé à quatre mains, le récit est abondamment illustré également pas des magnifiques dessins à la fois mignons et à la limite de l'impressionnisme. L'éditeur se met au diapason, avec une maquette rappelant les journaux intimes avec cette touche de fantastique très agréable.

Retrouvez tout l'univers particulier de Spooky sur un site dédié !

 

Spooky

 

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Usé par des années de lutte stérile contre le crime, l’incorruptible commissaire Yeruldelgger a quitté la police d’Oulan-Bator. Plantant sa yourte dans les immensités du désert de Gobi, il a décidé de renouer avec les traditions de ses ancêtres. Mais sa retraite sera de courte durée. Deux étranges cavalières vont le plonger bien malgré lui dans une aventure sanglante qui les dépasse tous. Eventrée par les pelleteuses des multinationales, spoliée par les affairistes, ruinée par la corruption, la Mongolie des nomades et des chamanes semble avoir vendu son âme au diable !

 

Ce troisième opus des aventures de l'ex-flic mongol nous fait voyager entre son pays et le Canada, l'Australie et New York pour de brèves incursions formant une intrigue complexe, avec des cadavres plus nombreux que d'habitude dans la steppe. C'est encore une fois une épopée moderne et sauvage, entre spiritualité et économie de marché sans concessions. L'ours Yeruldelgger ne pourra décidément jamais être tranquille, et sa propension à s'attirer des ennuis le suivra jusqu'à la mort, il faut croire...

 

Ian Manook creuse le sillon de son personnage star, en lui donnant un destin tragique et peut-être définitif. Il sera encore une fois touché au coeur, par la perte d'un être cher, un tourment qui permettra à l'auteur d'écrire quelques belles pages mettant en relation l'être aimé et le désert. Une écriture riche, inspirée, mais une construction tellement dense qu'on peut parfois un peu le fil. Mais Yeruldelgger reste un personnage haut en couleurs, qui oscille entre spiritualité shaolin, tradition nomade et pragmatisme dans la résolution des affaires auxquelles il est confronté, même s'il s'en défend farouchement..

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

« Bonjour Eden. Tu me manques. On peut se parler ? Appelle-moi. »

Il est tard lorsque Eden, jeune éditrice new-yorkaise, reçoit ce message de sa mère, Tara. Leurs relations sont distantes depuis que celle-ci a refait sa vie avec un homme de treize ans son cadet dont elle a eu un petit garçon, Jeremy. Pour Flynn Darby, séduisant diplômé de Harvard, Tara a tout quitté : sa fille, son mari, leur maison. Quitte à payer le prix fort : affronter la rancune d’Eden et devoir élever un enfant atteint d’une maladie génétique très grave.

En décidant de ne pas répondre, Eden n’imagine pas un instant qu’elle n’entendra plus jamais la voix de sa mère : le lendemain, Tara se suicide après avoir tué Jeremy… Rongée par la culpabilité, Eden n’a d’autre choix que de se mettre en danger pour connaître la vérité. Peu à peu, elle découvre un aspect de sa mère qu’elle ignorait mais aussi la personnalité étrange de Flynn…

 

Je ne connaissais pas Patricia Mac Donald, qui semble pourtant être l'une des reines du thriller psychologique américain. Ce roman est son 19ème traduit en France, si j'ai bien compté. Cette expérience se traduit par une écriture claire, efficace, qui nous met d'emblée dans l'esprit d'Eden, laquelle cherche à toute force à comprendre ce qu'il s'est passé. Le comportement de Flynn et d'autres membres de l'entourage de sa mère éveillent notre curiosité, et nos soupçons. L'auteure fait preuve de logique dans le cheminement des sentiments de son héroïne, et lorsque la vérité tombe, on est tout aussi surpris qu'elle, même si le responsable a sa propre logique.

 

J'ai trouvé cependant que la dernière séquence était un peu précipitée, En effet, vues les implications du pot-aux-roses, je pense que quelques pages de plus auraient été les bienvenues. Si l'occasion se représente, je lirai un autre roman de Patricia Mac Donald, cependant, car le plaisir global de lecture était bien présent.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Ce sixième roman fait suite à celui-ci, et fait office de fin de cycle. Le Prédicateur a pu s'enfuir, mais garde une forte rancoeur envers Lilly et ses compagnons. La rencontre d'un groupe de survivants va lui permettre de s'attaquer à nouveau à ses ennemis, qui ont reconstitué une vie dans un souterrain à proximité de Woodbury.

 

Sur le plan de l'écriture, on sent tout de même un fléchissement du côté de Jay Bonansinga. Certes, le fond de l'histoire est tissée de massacres, de chairs putréfiées et autres pertes de membres, mais la psychologie des personnages est moins creusée, même si au bout de 6 romans, on commence à en connaître certains. Des têtes d'affiche vont même -enfin ! disparaître, ce qui me permet de dire qu'il s'agit d'une fin de cycle.

 

Attendons la suite...

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Au nord de la Suède, à la fonte des glaces, le cadavre d’une jeune fille remonte à la surface du lac de Vittangijärvi. Est-ce son fantôme qui trouble les nuits de la procureure Rebecka Martinsson ? Alors que l’enquête réveille d’anciennes rumeurs sur la mystérieuse disparition en 1943 d’un avion allemand dans la région de Kiruna, un tueur rôde, prêt à tout pour que la vérité reste enterrée sous un demi-siècle de neige…

 

Troisième lecture d'un roman d'Asa Larsson, et troisième déception, peut-être plus nette que dans les opus précédents. Mes griefs sont un peu toujours les mêmes : des personnages au passé approfondi, peut-être un peu trop, malgré la longueur plus modeste du roman (330 pages). Cela ne m'aurait pas trop gêné si le reste du roman avait fait preuve de rythme, d'inventivité... Les points de départ concernant les personnages sont intéressants, mais au final assez mal exploités. Et pour modifier un peu la multiplicité des points de vue dont je me plaignais dans Le Sang versé, l'auteure utilise un stratagème qui là encore fait pschiiiiiit. Je n'en dirai pas plus, mais le potentiel de ce stratagème est exploité en une seule occasion.

 

Quant à l'enquête elle-même, elle se révèle assez banale, et l'élément un peu original (une épave d'avion allemand au fond d'un lac gelé) ne sert quasiment à rien...

 

Du gâchis. Je pense que ce troisième opus marque mes adieux avec Rebecka Martinsson et Anna-Maria Mella.

 

Spooky

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