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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

Publié le par Spooky

[ATTENTION SPOILERS]

Oui parce qu'à la fin de Spider-Man: Far from Home, le vrai-faux-vrai méchant, Mysterio, lâchait cette bombe sur les réseaux sociaux : le nom de Spider-Man est... Peter Parker. Lorsque la nouvelle se répand, la vie du Tisseur devient un véritable enfer en l'espace de quelques jours : le domicile de sa tante May est assailli par la presse, son ami Happy, mis en cause avec les drones de Stark Industries, est interrogé par le FBI, ses amis Ned et MJ voient leurs brillantes études compromises... Peter décide alors d'aller voir Stephen Strange, la seule personne qu'il connaisse afin de tordre la réalité, et de revenir en quelque sorte en arrière. Mais alors que Strange est en train d'exécuter son sort, Peter l'interrompt (au moins deux fois), afin qu'il n'inclue pas ses proches dans l'amnésie collective à venir. Et bien sûr, ça foire, et cette manipulation du multivers a en quelque sorte ouvert des brèches entre les dimensions...

 

Le cahier des charges de ce troisième volet de l'actuelle franchise Spider-Man devait relever un défi gigantesque : intégrer les deux précédentes dans le multivers Marvel, a posteriori, sans renier ce qui s'était fait précédemment chez Sony avec 3 films mettant en vedette Tobey Maguire dans le rôle-titre, puis les 2 avec Andrew Garfield (on peut arrêter les vannes avec les lasagnes ?). Le personnage du Dr Strange permet donc d'intégrer le concept du multivers, des dimensions parallèles, avec non seulement les méchants que le Tisseur a affrontés (et tués, en général) dans ces deux mondes parallèles, mais aussi... les Spider-Man de ces mondes-là. De quoi contenter les fans de la trilogie de Sam Raimi et du diptyque de Marc Webb. L'occasion de faire revenir aux affaires le Dr Octopus, Le Bouffon vert, l'Homme-Sable et Electro. Sans oublier le Lézard, qui tous se baladent dans New York, mais sans faire de dégâts, ayant pour seul but de dézinguer la petite araignée sympa du quartier. Déjà, vu le niveau de psychopathie de chacun, on y croit moyennement. Mais bref, Peter s'applique donc, avec l'aide de May, Ned et MJ, à capturer (en deux coups de cuiller à pot, là où ces prédécesseurs mettaient souvent tout un film pour le faire) ces méchants mineurs (comparés à Thanos, par exemple) pour ensuite les renvoyer dans leur monde (où ils sont morts, rappelons-le). Mais lorsque Strange s'apprête à le faire, Peter, attendri par les discours de ses adversaires, décide de stopper le processus et réussit à provisoirement neutraliser le sorcier.

Je n'irai pas plus loin dans l'histoire, j'ai suffisamment spoilé comme ça, mais sachez que le film est truffé de clins d'oeil aux deux franchises précédentes, jusqu'à la (première) scène post-générique, et qu'il y a un symbolisme important dans la réunion des trois Spider-Men, leur camaraderie un brin forcée et la façon dont ils agissent et se séparent. Car la firme Sony a créé seule les personnages campés par Maguire et Garfield, et reste propriétaire du personnage (et de quelques autres, qui apparaissent brièvement), alors que Marvel Studios récupère petit à petit ses petits. Aussi, lorsqu'on voit Tom Holland enlacer ses deux aînés et les remercier, on ne peut s'empêcher d'y voir une parabole de l'entente actuelle entre les deux géants de l'entertainment.  Je referme la parenthèse, pour me concentrer sur le film en lui-même.

 

Le film est donc une sorte de montagne russe, ça ne s'arrête jamais, on en prend plein les yeux grâce à ces trois Tisseurs et leurs adversaires potentiels, dont la posture est changeante au fil du film. Amis ? Ennemis ? Additionner les forces a visiblement permis de drainer encore plus de fans, puisque le film est, à l'heure où j'écris ces lignes, le quatrième succès du box-office américain, à un poil de patte d'araignée d'Avatar, et le 6ème au rang mondial, à l'approche des deux milliards de recettes. Un succès qui va sans doute permettre au cinéma mondial de tenir un peu le coup, en ces temps de disette en termes d'affluence dans les salles obscures...


Au final je ne saurais dire si j'ai adoré le film, ou si le fa service l'a carrément réduit à une suite de saynètes sans véritable intérêt. J'ai quand même pris du plaisir à retourner en salle.

 

Spooky.

 

 

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