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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Spooky
La Chute d'Arthur

La Chute d'Arthur est un poème de mille vers, écrit par J. R. R. Tolkien et inspiré de l'histoire du roi Arthur. Arthur règne sur la Bretagne et ses chevaliers dits de la Table ronde. A la fidélité de Gauvain répond la trahison de Mordret, neveu du roi et régent durant son absence ; lequel est envoûté par une Guenièvre énigmatique, elle-même objet de passion pour un Lancelot tourmenté.

Philologue de génie et spécialiste de littérature anglo-saxonne, Tolkien a ainsi voulu donner sa version de l'un des textes de base de la culture anglaise, une version différente de celle du Morte Arthur ou de la Mort Artu.

C'est, comme toujours, Christopher Tolkien qui édite ce texte, en montrant comment il dialogue et se démarque de ces versions médiévales, mais aussi avec le monde du Silmarillion, puisqu'un lieu y est appelé Avallon, avec une fonction proche, pour ne pas dire identique, de celle de la légende arthurienne...

Bien évidemment le poème est incomplet (ce ne serait pas du Tolkien autrement), mais le fils de l'auteur en donne la version la plus aboutie possible, composée à partir de notes éparses qu'il a pu récupérer. Une histoire et une évolution dans la composition qu'il détaille donc dans l'avant-dernière partie du présent volume, avant de reproduire un entretien radiodiffusé en janvier 1936 que fit le Professeur Tolkien, consacré à la poésie vieil anglaise.

Globalement, c'est une lecture qui est loin d'être inintéressante, mais qui intéressera peu ceux qui sont attirés par le Legendarium de Tolkien. Ceux qui souhaitent appréhender son oeuvre de manière globale, notamment via ses influences, y trouveront une nouvelle pierre pour leur édifice.

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres
Cahier de croquis du Seigneur des Anneaux

Alan Lee est, avec John Howe, l'un de mes illustrateurs préférés de l'univers de Tolkien. Ça tombe bien, ils avaient tous les deux été choisis pour travailler aux effets visuels de la trilogie de Peter Jackson. Un boulot de six mois, au départ, qui s'est transformé en une expérience de six ans, le plus souvent en Nouvelle-Zélande, à travailler sur la pré-production, la réalisation des décors, costumes et accessoires, puis sur l'habillage visuel voire matériel des éditions spéciales en DVD.

Alan Lee n'a donc pas résisté à l'envie de montrer son travail préliminaire, qui peut aller de la simple esquisse au croquis très très poussé, proche de l'illustration finale. Des Hobbits aux statues de l'Argonath en passant par la forteresse lugubre de Cirith Ungol ou encore les Oliphants, Alan Lee a touché à tout, en alternance ou en accord avec Howe, et c'est un pur régal pour les yeux. Au fil des dessins il livre aussi quelques impressions de tournage ou de production, parle de ses relations avec les autorités des films ou les techniciens qui ont dû transformer en réalité ses visions dantesques.

Un must have pour les amateurs de l'univers de Tolkien :)

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Joyland est le nom d'un parc d'attractions situé sur la côte de Caroline du nord. En cet été 1973, Devin Jones, 21 ans, découvre l'endroit un peu par hasard et décide de s'y faire embaucher comme saisonnier. Il va y vivre les plus belles et les plus cruelles pages de sa vie...

 

Quelques années auparavant la réputation de Joyland a été entaché par un drame. Une jeune fille a été retrouvée dans les décors de la Maison de l'Horreur, une attraction du type "train de l'Horreur", et personne n'a retrouvé le coupable, qui est fort probablement son petit ami, à l'identité inconnue, qui l'accompagnait ce jour-là... Depuis, le fantôme de la jeune fille réapparaîtrait de temps à autre aux yeux des visiteurs (qui la prennent comme un élément de l'attraction) ou des employés, qui préfèrent se taire. Intrigué, Devin et l'une de ses amies également engagée comme saisonnière, Erin Cook, commencent à s'y intéresser, et vont découvrir une vérité bien sombre...

 

On n'arrête plus Stephen King. Ce nouveau roman, sorti il y a un an en anglais, sort seulement six mois après Dr Sleep, présenté comme un évènement, et environ six mois avant Mr Mercedes, visiblement plus ou moins inspiré par l'attentat du marathon de Boston, survenu l'an dernier. Joyland est un récit assez court (320 pages tout de même), qui relève plus du policier et du social que du surnaturel, un genre où l'auteur s'est posé en maître, même s'il y en a des soupçons.

 

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, King a livré quelques très bons récits ne relevant pas du surnaturel, certains sous le nom de Richard Bachman, d'autres sous son nom véritable. Je pense par exemple à La petite fille qui aimait Tom Gordon, Misery, Dolorès Claiborne, ou encore le récent 22/11/63. Mais il est difficile de trouver des motifs communs à ces romans, si ce n'est une analyse fine de ses personnages et un ancrage historico-géographique presque sans équivalent... C'est encore une fois le cas avec ce roman, qui voit se croiser (entre autres) un enfant atteint de myopathie, un chien géant qui fait des claquettes, une jeune fille au destin fatal, quelques fantômes et une logeuse adepte de Scrabble.

 

Mais dès les premières pages, on sait qu'on lit un King. Avec ces bonds dans le futur par rapport à la trame principale, qui attisent l'attente du lecteur ("mais comment en est-on arrivé là ?"), ces petits détails dont il parsème son récit et qui ont tous leur importance, ces moments où certains personnages disparaissent, laissant le lecteur dans le désarroi... Car bien sûr on a de l'empathie pour ceux-ci, presque quels qu'ils soient, et lorsque l'identité du tueur est découverte, on est presque choqué, au même titre que le héros...

 

Pourtant, malgré tous ces éléments et ces atouts, je n'ai pas trouvé que ce Joyland était l'un des meilleurs bouquins du King. Il est bien écrit, les personnages sont, comme je l'ai dit, empathiques, mais il n'y avait pas tout à fait cette âme, cette énergie qui en font -souvent- un redoutable page-turner. Il conviendra tout à fait à celles et ceux qui ont une âme sensible parmi ses fans, cependant.

 

Spooky

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