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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Thomas et les autres survivants regretteraient presque la vie dans le Labyrinthe. Ils avaient de la nourriture, un abri et une certaine sécurité... Mais un évènement inattendu les amène à sortir. Or le monde qu’ils découvrent à l’extérieur a été ravagé par l’apocalypse. La terre est dépeuplée, brûlée par les éruptions solaires et par un nouveau climat ardent. Plus de gouvernement, plus d'ordre… et des hordes de gens infectés en proie à une folie meurtrière qui errent dans les villes en ruine.


Au lieu de liberté, Thomas et les autres se trouvent confrontés à une nouvelle épreuve imaginée par le WICKED. Ils doivent traverser la Terre Brûlée, la zone la plus dévastée, pour atteindre un refuge sans doute paradisiaque. Mais l'atteindront-ils à temps malgré tous les obstacles qui se dressent sur leur route ?

 

Changement radical de décor pour ce deuxième épisode mettant en scène Thomas et ses amis de circonstance. Alors qu'ils semblaient avoir trouvé une sorte d'abri avec des opposants au WICKED, ils se retrouvent à nouveau livrés à eux-mêmes, et obligés, après la visite d'un homme mystérieux, de marcher pendant plusieurs jours sur une terre désolée, et asséchée par un soleil aveuglant. Ce tome 2 est une suite de séparations, de retrouvailles, de rencontres, de trahisons... Mais il est un cran au-dessous du premier tome, on imagine que le final permettra de relever le niveau...

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Sacrée découverte dans un grand restaurant de Blankenberge, sur la côte belge : le corps sans vie d’une (très jolie) femme au fond d’un vivier à homards. Sur sa fesse gauche, un mystérieux tatouage, la lettre M en caractère runique, emblème d’un groupuscule d’extrême-droite. Le commissaire Van In et le fidèle Versavel se lancent sur ses traces pour se retrouver au cœur d’une véritable guerre entre catholiques intégristes, cellules islamistes et néo-nazies…

 

Dans le cadre de ma découverte du polar dans tous ses états (et ses Etats), j'ai croisé la route de cet auteur flamand, qui place l'action de ses romans dans Bruges, très belle ville que je vous recommande en passant. Mais comme toutes les grandes villes, elle peut abriter des meurtres sordides, et ceux qui sont décrits ici n'ont rien à envier à d'autres cas célèbres (ou pas). On découvre les bas-fonds de la Venise de Nord, on se balade en voiture ou à pied (après tout, c'est plutôt petit) avec Van In et Versavel, parfois flanqués d'Hannelore, l'épouse du premier et juge d'instruction de son état. Van In boit plus que de raison, souvent de la Duvel, fume clope sur clope (mais essaie d'arrêter) et n'hésite pas à reluquer les jolies femmes que les hasards des enquêtes placent sur son chemin, fussent-elles suspectes. Son adjoint Versavel est lui gay, boit très peu d'alcool, et essaie de servir de bonne conscience à son collègue et ami, sans toutefois y arriver véritablement.

 

L'écriture de Pieter Aspe, qui livre ici son 15ème roman consacré à Van In, a une plume rapide, alerte et non dénuée d'humour, surtout lorsque Van In est placé face à ses démons. On découvre un peu l'actualité sociale en Belgique, notamment au travers de la montée de l'Extrême Droite. A noter que le mot Belgique n'est présent qu'à seulement une ou deux reprises dans le texte, l'auteur parlant surtout de Flandre occidentale. Je trouve toutefois qu'il ne va pas assez en profondeur, qu'il pourrait être encore plus dynamique et acerbe, que ce soit concernant le commissaire ou les intrigues policières qu'il développe. C'est dommage, car la ville de Bruges doit permettre à de vrais récits empreints de noirceur de se développer. De plus la fin de ce roman m'a parue un peu trop précipitée, la conclusion tenant en un paragraphe ou presque. J'y reviendrai sans doute, toutefois, car les personnages sont sympathiques.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

L'univers d'Arda, créé par Tolkien, a suscité beaucoup de fanarts, d'imitations, et stimulé l'imagination de nombre de créatifs. Parmi eux, Tim dedopulos, auteur britannique qui a aussi oeuvré dans les champs des jeux de rôle, de l'archéologie, l'anthropologie, le vaudou, le paranormal...

 

Dans ce recueil il propose plus de 150 énigmes prenant pied au sein de la Terre du Milieu. Celle-ci sont de tous niveaux, de facture relativement classique, entre calculs de distances, de poids, de quantités, etc, mais aussi de la graphologie runique, des charades, de la logique... Un peu de diversité, donc, même si sur 150 énigmes, certaines se ressemblent. Comme je l'indiquais, certaines sont assez compliquées, d'autres plutôt facile, il y e en a pour tous les goûts. j'en ai résolu quelque-unes, mais n'étant pas forcément un spécialiste de l'exercice (ni un matheux), certaines m'ont laissé circonspect. Les pages sont illustrées de très belle manière, par des artistes non crédités, l'éditeur ayant visiblement passé un contrat avec des banques d'images.

 

C'est toujours un plaisir de passer du temps en Terre du Milieu, y compris pour se triturer un peu les méninges. Tim Dedopoulos fait au final peu référence à l'oeuvre même de Tolkien, peu de personnages de l'oeuvre native sont cités.

 

Au final, une lecture ludique, un ouvrage fort agréable à feuilleter, à picorer.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

 

Il était une fois, dans un futur proche, un ancien pilote de la NASA, reconverti en fermier, qui essaie d'élever de son mieux ses deux enfants de 15 et 10 ans après le décès de sa femme. Son champ de maïs est très précieux car les autres céréales ont disparu, suite à différentes catastrophes et parasites de toutes sortes. C'est bien simple, des poussières survolent le sol américain et viennent régulièrement polluer l'air et les sols. La Terre est en train de tuer sa surface. Et puis un jour Murphy, la fille de Cooper, réussit à décrypter un message que lui délivre celui qu'elle prend pour un poltergeist dans sa chambre. Ensemble ils arrivent au point désigné, et découvrent... une base de la NASA ultra-secrète, dont la vocation est d'explorer les confins de l'espace à la suite de l'apparition d'un trou de ver, à la recherche d'un monde habitable. L'arrivée de Cooper va leur permettre d'accélérer le programme et d'aller à la rencontre ou à la rescousse de certains des vaisseaux d'exploration partis 10 ans auparavant.

 

Comme on s'en doute avec Christopher Nolan, créateur d'Inception et des trois derniers Batman, le film ne va pas s'en tenir qu'à ce récit. L'ampleur de celui-ci va l'amener sur des pistes rarement explorées jusque-là, sauf via Gravity et 2001, l'Odyssée de l'espace.Car au-delà du space opera aux accents contemplatifs -il y a de vrais moments de silence, qui sont autant de parenthèses assourdissantes-, il y a aussi une dimension humaine, au travers en particulier des enfants de Cooper et leur relation à distance, ceux-ci vieillissant bien plus vite que leur père. La première petite heure est d'ailleurs consacrée à cette famille, complétée par le beau-père de Cooper. Nolan appuie bien sur le sujet, et la narration alternée qui va prendre pied dès son départ prend vite son sens.

 

Quatre astronautes partent donc rejoindre le trou de ver qui va leur permettre d'atteindre une autre galaxie, et leur périple va bien sûr être émaillé de joies, de peurs, de déceptions et de drames. Un autre pic narratif est atteint lorsque les doutes, et donc, peut-être, la vérité, concernant les vraies raisons de l'expédition, la préséance du plan B sur le plan A... Dès lors le destin de la mission, et son éventuel retour sur Terre, sont sujet à nombre d'interrogations, autant logistiques qu'éthiques.

 

Intervalle technique. Le trou de ver est une incongruité scientifique, physique, un phénomène spatial qui permet de passer en un temps record d'un point à un autre de l'univers, au lieu des milliers d'années-lumière (pour peu que l'on voyage à la vitesse de la lumière). La gravité tient aussi une grande place dans l'histoire, et sert même de moteur, au sens propre comme au figuré, à l'expédition commandée par Coop'. D'un point de vue scientifique, le film tient globalement la route, comme le confirme Kip Thorne, physicien de grande renommée et qui a collaboré à l'écriture du scénario.

 

Pour toutefois y arriver, le réalisateur a mis un peu d'effets spéciaux, mais pas trop, dans son montage. Il a voulu y aller un peu "à l'ancienne", pour un résultat qui fait immédiatement penser au film culte de Stanley Kubrick. La présence d'intelligences artificielles en forme de monolithes sombres est d'ailleurs un hommage assumé. L'idée était aussi de coller à l'esprit documentaire en projetant par exemple des images de l'espace sur les décors entourant le vaisseau dans lequel se trouvaient les comédiens. la composition musicale d'Hans Zimmer joue aussi sur la perception du film. Il n'en a toutefois pas vu une seule image avant de composer la musique, simplement à partir d'une page de synopsis.

 

Pour réaliser son casting Nolan a fait appel à des fidèles, comme Michael Caine, qui fut des trois Batman de l'Anglais, tandis qu'Anne Hathaway était présente dans le dernier épisode. Dans le rôle du Pr Brand, concepteur de smissions Lazarus et de celle de Cooper, et de sa fille qui accompagne les astronautes dans la mission de la dernière chance, ils sont impeccables. Anne Hathaway est une actrice d'une grande beauté, mais elle n'a que très peu de maquillage dès que la mision part dans les étoiles. Le rôle principal du film est tenu par Matthew Mc Conaughey, le Texan le plus talentueux, qui a obtenu un Oscar pour Dallas Buyers Club et qui après Mud, Le Loup de Wall street, True Detective, La Défense Lincoln, enchaîne les succès critiques et publics. On notera la présence de John Lithgow, Jessica Chastain (Zero dark Thiry), Casey Affleck ou encore Wes Bentley autour des personnages principaux. Du -très- solide. Il y a aussi une autre méga-star au casting, mais son identité relève la surprise, donc je n'en dirai rien.

 

Visuellement le film de Christopher Nolan est impeccable. Les scènes dans l'espace ne souffrent aucune critique, quand bien même elles ne seraient pas aussi épiques, techniquement parlant, que le film d'Alfonso Cuaron. Les scènes sur Terre sont elles aussi remarquables dans leur sobriété, et lorsque la scène devient émouvante, le réalisateur et son co-scénariste de frère Jonathan savent y mettre les formes, être justes. Je mets quiconque au défi de ne pas se sentir le coeur serré lorsque Cooper quitte ses enfants.

 

A l'origine c'est Steven Spielberg qui devait réaliser le film, mais il a jeté l'éponge à l'époque faute de financements adéquats et d'emploi du temps. Il fallait bien un cinéaste visionnaire tel que Nolan pour accepter le challenge, et le mener à bon port, sachant qu'au départ il devait seulement signer le scénario.

 

Interstellar nous parle de l'homme, de la nature, du temps, de la survie, l'espace-temps... Mais avant tout... l'amour. c'est par amour pour l'humanité que Cooper part pour les étoiles, abandonnant ses enfants. C'est par amour qu'Amelia Brand part elle aussi, pour retrouver celui qu'elle aime. Alors bien sûr, à un moment la boucle temporelle est créée, et les évènements de la première heure vont être vus autrement par le filtre de ce qu'il se passe dans le dernier tiers. De même il s'agit d'un film de SF qui exalte le goût de l'aventure, tout en gardant à portée de main la dimension humaine. Un grand écart difficile, et rarement atteint.

 

Alors bien sûr, le film comporte des défauts. Il laisse beaucoup de questions sans réponse, et cela va tarauder des spectateurs pointilleux jusqu'à plus soif, et certains crieront à l'hérésie, au nanar, au film-con-comme-Prometheus. On ne peut pas contenter tout le monde. Aussi je vous invite à aller le voir (pas en 3D, Nolan a horreur de ça) pour vous faire votre opinion.

 

"J'ai pris 7 ans à chaque heure passée dans cette salle de ciné. Mais 7 années de bonheur, alors ça va.", a dit un ami au sortir de la projection (coucou David). Je n'aurais pas su dire mieux. Un film immense, mais curieusement, pas un de mes préférés. Certaines séquences, infinies ou intilmistes, m'ont arraché quelques larmes ou des exclamations enthousiastes, mais il manque un petit quelque chose pour qu'il obtienne, à mes yeux, le statut de chef-d'oeuvre, même s'il s'agit là du meilleur film de Christopher Nolan, cinéaste visionnaire et scénariste surdoué.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

C'est totalement par hasard, au détour d'une nuit d'insomnie, que je suis tombé sur l'ultime volet de la trilogie de Sam Raimi consacrée au Tisseur. Par simple esprit de complétion, et alors que les deux premiers ne m'avaient pas convaincu plus que ça (lire et ), que je l'ai regardé. Jusqu'au bout.

 

La vie de Peter Parker va connaître un tournant décisif. Il s'apprête à demander sa petite amie, Mary-Jane Watson, en mariage, alors que celle-ci répète des tours de chant pour une comédie musicale à Broadway. Parallèlement son meilleur ami Harry Osborn va vouloir lui faire payer la mort de son père, tandis qu'une drôle de créature, venue des étoiles, va s'accrocher -littéralement- à Peter, et qu'un repris de justice va connaître un destin très particulier.

 

Nous avons donc trois nouveaux vilains potentiels. Trois personnages emblématiques de l'univers de Spidey. Mais aucun n'a bénéficié du traitement et de l'exposition qu'il méritait. L'arrivée de Venom -dont le nom n'est jamais prononcé, et pour cause-, le symbiote extra-terrestre, arrive comme un cheveu sur la soupe. La façon dont Harry retourne sa veste, une fois, deux fois, trois fois, est incompréhensible. A croire qu'il est vraiment complètement cinglé, comme son père... Quant à Flint Marco, alias l'homme-Sable, sa transformation, même si elle est assez bien réalisée au final, est amenée de façon tout à fait ridicule. Saviez-vous que vous pouviez tomber dans un accélérateur de particules après avoir escaladé une simple grille, grille sur laquelle il est écrit qu'il y a un acélérateur à particules pas loin ?

 

Quant au plus ridicule du film... C'est toujours Tobey Maguire, qui promène sa dégaine mal fagotée et ses yeux globuleux à tous les moments du film. Et la frange qu'il laisse tomber devant ses yeux -pour montrer que le symbiote le rend plus... beau ?- n'y change rien... A la fin du film je n'en pouvais plus de voir sa tronche d'esturgeon... Côté casting, on retrouve Kirsten Dunst dans le rôle de la petite amie un peu délaissée, mais elle ne semble plus vraiment habiter le rôle... D'autant plus que Gwen Stacy, incarnée par Bryce Dallas Howard, ne lui fait pas vraiment concurrence... Il reste JJ Jameson, l'inénarrable rédac'chef du Daily Bugle, qui bénéficie toujours de la gouaille de JK Simmons. C'est bien mince...

 

2h19 à oublier...

 

Spooky

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Publié le par Spooky

 

Dans la foulée de Promenades au pays des Hobbits et l'Encyclopédie des Hobbits, la fine équipe des auteurs français tolkienophiles, issue en partie des associations Tolkiendil et Elbakin.net est repartie pour un tour, et nous livre cette nouvelle petite bible pour tout amateur des Seml-Hommes.

Ils ont donc rassemblé toutes les informations disponibles, dans le Hobbit, le Seigneur des Anneaux, les Aventures de Tom Bombadil ou encore dans les différents tomes de l'Histoire de la Terre du Milieu ou les Lettres du Professeur.

 

Les auteurs ont réparti leurs contributions sur six grandes parties : l'origine et l'histoire des Hobbits, la dimension géographique, avec la Comté ("LE Comté" dans la nouvelle traduction -désolé, je ne m'y fais pas), avant de passer aux us et coutumes, la langue et l'écriture, puis les personnages célèbres dans l'ethnie hobbitte. Le dernier chapitre est consacré aux inspirations historiques et littéraires pour les Hobbits.

 

Il va de soi qu'un tel ouvrage va intéresser ceux pour lesquels les Hobbits sont une énigme, ce recueil donne donc un panorama quasi exhaustif de la question, permettant de comprendre la philosophie et l'importance de ces semi-hommes dans l'oeuvre de Tolkien. J'ai apprécié l'ensemble, qui m'a permis de retrouver dans un seul ouvrage l'essentiel des renseignements relatifs aux Hobbits. La dernière partie, qui s'attache aux origines historiques et littéraires probables du personnage emblématique de la Terre du Milieu, est très intéressante, dans la mesure où elle propose de nouvelles pistes de réflexion.

 

De l'excellent travail donc, de la part de Damien Bador, Audrey Morelle, Coralie Potot, Viven Stocker, Jean-Rodolphe Turlin et Dominique Vigot. L'ensemble est admirablement illustré par Sandrine Gestin et Xavier Sanchez, avec des portraits de Hobbits, qu'ils soient célèbres ou pas, des paysages ou encore des arbres généalogiques. Leslie Boulay y a également apporté sa contribution. Très belle maquette, encore une fois, chez le Pré aux Clercs.

 

Ce recueil est donc une nouvelle Bible pour les hobbitophiles, complémentant idéalement l'Encyclopédie du Hobbit.

 

Spooky

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