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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

 

Hollywood n'en finit plus de recycler ses films, bons ou moins bons. La tendance n'est pas nouvelle, loin d l à, mais elle est plus visible ces derniers temps. L'ambition est de redonner un second, voire plus, souffle, de remettre au goût du jour tel ou tel film ou série qui a marqué la génération précédente, ou même celle d'avant. Quelquefois cela fonctionne bien, comme pour The Thing (la version de Carpenter était un remake d'un film des années 1950). Les remakes de Total Recall ou Robocop, par contre, n'ont visiblement pas atteint leur but. En attendant un nouveau Ben-Hur et la série Mac Gyver, nous voilà donc avec ce faux remake du film de 1984. Un film-culte, donc, qu'on essaie de remettre au goût des années 2000, avec grosso modo des nanas à la place des mecs de la première édition. Avec l'adoubement de l'ancienne équipe, puisque cinq des acteurs du premier film font un caméo, tandis qu'Ivan Reitman est crédité à la production.

 

Mais...

 

Etait-ce nécessaire ? D'un côté oui, la vision de l'ancien film a quelque peu vieilli, même s'il reste fort sympathique. De l'autre non, il est tellement facile de nos jours de revoir un film aussi connu... sans payer si on le veut vraiment. Et pour être franc, pour un résultat aussi médiocre de mon point de vue, ce n'était pas la peine.

 

Car je me suis franchement ennuyé de la cinquième à la centième minute du film. Les gags tombaient à plat, les personnages n'ont aucun charisme et l'histoire qui, si elle se démarquait franchement du premier film, ne se montrait pas vraiment intéressante. Mais à partir de la grosse bataille contre les fantômes, cela change, et on se retrouve avec un honnête divertissement, pas trop mal mené.

 

 

L'humour se veut potache, mais à part Chris Hemsworth qui s'amuse visiblement dans son personnage de bogosse complètement idiot et qui fait régulièrement des clins d'oeil à son rôle de Thor, on s'ennuie carrément... En définitive, j'ai eu l'impression de voir un film des années 80, avec les moyens techniques des années 2010, mais sans remise véritable au goût du jour.

 

Bof, donc.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

Shibuya, le monde des humains, et Jutengai, le monde des Bêtes... C'est l'histoire d'un garçon solitaire et d'une Bête seule, qui vivent chacun dans deux mondes séparés. Un jour, le garçon se perd dans le monde des Bêtes où il devient le disciple de la Bête Kumatetsu, qui lui donne le nom de Kyuta. Cette rencontre fortuite est le début d'une aventure qui dépasse l'imaginaire...

 

Je découvre depuis quelques temps les bijoux de l'animation japonaise. Sorti au Japon il y a un peu plus d'un an, et seulement en janvier de cette année en France, le dernier film de Mamoru Hosada (Summer Wars, les Enfants-Loups...). C'est l'histoire d'un enfant de 9 ans qui perd sa seule famille, et se retrouve dans l'autre monde, dominé par les bêtes, et se retrouve sous l'aile d'un ours mal léché. Mais il ne se laisse pas dompter, et cela donne lieu à des scènes de dispute homériques -et en même temps hilarantes- entre ces deux caractères volcaniques. Un récit sur la relation père-fils (Hosoda venait d'être papa quand il a commencé à travailler sur l'écriture du film), ainsi que sur l'apprentissage et l'adversité. Des thèmes assez classiques, mais traités avec humour et dynamisme, entre deux mondes que tout oppose, entre Shibuya, quartier de Tokyo bien connu pour son grand carrefour aux passages piétons dans tous les sens, et Jotengai, le pays des bêtes, pour lequel Hosoda et son équipe sont allés faire des repérages au Maroc notamment.

 

 

Dans l'édition prestige en DVD des Editions Kazé, nous rentrons, à la suite des acteurs -japonais- de doublage, dans les studios ayant réalisé le film. L'occasion de découvrir que les décors ont été entièrement peints à la main, mais aussi d'entendre les témoignages desdits acteurs -et de remarquer au passage pas mal de choses sur la société japonaise contemporaine. En bonus également, un making-of, la première du film à Shibuya, ainsi que le roman adaptant le film, écrit par Hosoda lui-même et un livret collector comportant de nombreux commentaires, une interview d'Hosoda sur son processus créatif et une nouvelle inédite prenant pied dans le même univers.

 

Bref, un must.

 

Spooky

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

«Je suis le capitaine Henri Villon, et je mourrai bientôt. Non, ne ricanez pas en lisant cette sentencieuse présentation. N’est-ce pas l’ultime privilège d’un condamné d’annoncer son trépas comme il l’entend ? C’est mon droit. Et si vous ne me l’accordez pas, alors disons que je le prends.»
Ainsi débute le récit du capitaine Villon. Il lutte avec son équipage de pirates pour préserver sa liberté dans un monde déchiré par d'impitoyables perturbations temporelles. Son arme : le Déchronologue, un navire à l'armement très particulier.

 

Ce roman était depuis plusieurs années dans ma pile à lire, et c'est un peu par hasard, à la faveur d'un départ en vacances, qu'il s'est retrouvé dans la lecture à emporter. Sa construction peut dérouter : tout se passe au milieu du XVIIème siècle, grosso modo entre la Floride et la Guyane, et met en scène ce capitaine corsaire Henri Villon, qui essaie de lutter contre les tentatives hégémoniques des vaisseaux de course espagnols dans la région. Jusqu'au jour où sa frégate croise la route d'un bâtiment aux dimensions cyclopéennes, puis des Targui, une peuplade qui deale des produits très spéciaux... Rien de bien méchant avec cette intrusion de la science-fiction par petites touches dans ce qui ressemble à un récit de pirates, si ce n'est l'agencement anti-chronologique des chapitres.

 

On ceommence en effet par ce qui constitue presque la fin chronologique du récit, puis on passe à différentes époques sur une durée d'une quinzaine d'année. L'idée ? Construire une sorte de toile, de puzzle, dont les différents éléments, au fil de leur lecture, semblant vouloir nous perdre en route, mais cionstituent un tout cohérent. Cette construction a priori anarchique ajoute une couche d'intérêt au roman, fort bien écrit et encore mieux documenté (Beauverger a listé ses principales lectures en fin d'ouvrage). Bien sûr le sujet du roman est le voyage dabns le temps, renforcé par cette construction, qui permet également d'approcher l'élément science-fictif en douceur. Mais au-delà de ces éléments de SF, c'est un excellent récit de pirates, qui permet une immersion dans cette société très aprticulière haute en couleurs.

 

Un très bon roman, récompensé par le Grand prix de l'Imaginaire 2010, le Prix Bob-Morane 2010, le Prix du Lundi 2009, et le Prix européen Utopiales des Pays de la Loire 2009. Beauverger a gagné avec ce récit unique ses galons d'auteur majeur de la SFFF.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

"Un pur concentré d'adrénaline... A ne surtout pas manquer", prête la quatrième de couverture à Lisa Gardner, écrivain dont j'ai bien apprécié les deux derniers bouquins. Et franchement, ce n'est pas usurpé. De la troisième à la dernière pages, comme le titre le laisse entendre, c'est une course-poursuite effrénée, avec deux personnes très différentes, mais spéciales chacune à sa façon, en ligne de mire.

 

Les rebondissements sont multiples, le suspense d'une incroyable densité, et les personnages plutôt fouillés. Bien sûr, le pitch n'est pas très original, entre le Fugitif, Ennemi d'Etat et d'autres films ou romans d'espionnage à haute tension. On pense aussi au Charlie (Firestarter en VO) de Stephen King, avec son héroïne enfantine dotée de pouvoirs hors du commun... Bien sûr, l'ancrage dans les années 2010 ajoute un vernis technologique qui sert de moteur au récit à bien des moments.Le personnage de Sam Dryden, l'un des deux héros, va revenir dans un autre roman, Signal, qui vient de sortir aux Etats-Unis. Avec Runner, Patrick Lee se montre plutôt efficace.

 

Un roman vite lu, mais plutôt diverstissant malgré son côté déjà lu.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Enfant, Ali Neuman a fui le bantoustan du KwaZulu pour échapper aux milices de l'Inkatha, en guerre contre l'ANC, alors clandestin. Même sa mère, seule rescapée de la famille, ne sait pas ce qu'elles lui ont fait... Aujourd'hui chef de la police criminelle de Cape Town, vitrine de l'Afrique du Sud, Neuman doit composer avec deux fléaux majeurs : la violence et le sida, dont le pays, première démocratie d'Afrique, bat tous les records.
Les choses s'enveniment lorsqu'on retrouve la fille d'un ancien champion du monde de rugby cruellement assassinée dans le jardin botanique de Kirstenbosch. Une drogue à la composition inconnue semble être la cause du massacre. Neuman qui, suite à l'agression de sa mère, enquête en parallèle dans les townships, envoie son bras droit, Brian Epkeen, et le jeune Fletcher sur la piste du tueur, sans savoir où ils mettent les pieds... Si l'Apartheid a disparu de la scène politique, de vieux ennemis agissent toujours dans l'ombre de la réconciliation nationale...

 

Jolie découverte avec ce roman d'un auteur français qui insuffle de l'exotisme dans certains de ses romans policiers. Nous sommes ainsi dans l'AfSud de pré-Coupe du Monde de football 2010 (oui, vous savez, le car de Knysna, tout ça...). Un pays en proie à une criminalité galopante, qui traîne les restes de l'Apartheid, et essaie de préparer au mieux son premeir rendez-vous médiatico-sportif de portée planétaire... C'est dans ce cadre qu'a lieu cette course-poursuite tiouffue, crépusculaire, désespérée, avec des personnages d'une grande richesse et une intrigue d'une incroyable densité pour un polar d'une taille normal (450 pages en format poche).

 

J'ai hâte de lire d'autres titres de l'auteur.

 

Spooky

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