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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

Dans le futur, l'Avalon, un immense vaisseau spatial rotatif est en route pour une planète à coloniser. A son bord, 258 membres d'équipage et 5000 passagers. Tous placés en sommeil artificiel, le temps que les 120 ans du voyage se déroulent. Malheureusement deux d'entre eux se réveillent, 90 ans trop tôt. Jim Preston, mécanicien, et Aurora Lane, écrivain, vont devoir apprendre à vivre ensemble dans l'immense vaisseau, seuls, en attendant de trouver une solution à leur problème. Mais au-delà de leur sort, c'est celui du vaisseau même qui est bientôt menacé...

Sorti en 2016, ce film de science-fiction met en scène deux superstars, Chris Pratt, "révélé" par Les Gardiens de la Galaxie, et Jennifer Lawrence, qui a elle-même explosé grâce à Hunger Games. Dans ce huis-clos leurs qualités de comédien leur permettent de tenir le film à bout de bras, et pour cause, ils forment à eux deux la moitié, ou presque, des personnages parlants...


 

L'occasion est également belle de voir quelques images d'un vaisseau dans l'espace, de voir Jennifer Lawrence en maillot de bain dans une piscine au bord d'un hublot, ou des robots nettoyeurs dans les coins des immenses coursives du vaisseau. Mais contrairement à ce qu'on aurait pu croire, les scénaristes, producteurs et réalisateur (le Norvégien Morten Tyldum, qui avait réalisé le très bon Imitation Game) évitent la plupart des écueils : pas de voyeurisme sur la star féminine, pas d'effets spéciaux en veux-tu en voilà... On est dans la sobriété, le champ est libre pour les deux acteurs, qui n'en profitent pas pour en faire des tonnes. Alors oui, il y a des passages obligés de ce genre d'histoire : les deux passagers essaient de s'occuper du mieux possible, la situation s'aggrave subitement, et nos deux amis se retrouvent à devoir gérer un, voire plusieurs dilemmes moraux. Et bien sûr, la question sous-jacente : que ferions-nous à leur place ?

Le film est très correct. Mais il lui manque quelque chose pour devenir un classique du genre. Un supplément d'âme, peut-être ? Une véritable histoire, qui tiendrait un peu plus que sur un timbre-poste ? Peut-être. En tout état de cause, je n'ai pas eu le sentiment de perdre deux heures de ma vie en le voyant, c'est déjà ça. Mais Passengers ne laissera pas une grande trace dans la filmographie des deux acteurs, et encore moins dans le genre...

 

Spooky

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Publié le par Spooky

 

Je suis allé voir le premier volet de cette nouvelle adaptation du chef-d'œuvre de Stephen King il y a deux ans, et j'en suis revenu avec une bonne impression, celle d'un beau boulot, un film qui respecte l'œuvre originale de l'auteur, mais propose également un spectacle de qualité.

 

Vous comprendrez dès lors que j'attendais ce deuxième épisode non avec impatience (car je connais les délais de production entre deux films d'une telle ampleur, la deuxième fût-elle enclenchée dès la sortie du premier), mais avec un vif intérêt. Je ne vais pas vous faire lambiner longtemps : on est sur les mêmes standards de qualité que lors du premier volet. Le fait d'avoir gardé le même réalisateur, Andy Muschietti, et le même scénariste, Gary Dauberman (un spécialiste des histoires d'horreur : il a scénarisé deux des métrages de la série Annabelle, et travaille sur la future adaptation d'un autre roman de King, Salem) n'y est sans doute pas étranger.

 

Il faut noter qu'en plus des séquences déjà vues dans le premier segment et d'autres inédites ont été intégrées à ce deuxième volet, qui du coup dure presque 3 heures. On ne les voit pas trop passer, tant le montage ne laisse que peu de répit au spectateur. Il y a en effet de l'horrifique, du monstre presque dans chaque séquence. Mais cela se justifie pleinement par l'histoire, jugez donc.

 

Nous avons fait un bond de 27 ans dans le futur, 27 ans après que les Ratés, après avoir vaincu la créature polymorphe qu'ils ont sobrement surnommée Ça et s'être juré de se retrouver au cas où celle-ci ressurgirait. Et c'est Mike Hanlon, le seul à être resté à Derry, qui joue le rôle d'alerte auprès de ses anciens amis. Lesquels avaient profondément enfoui dans leur mémoire ces événements traumatisants, même si une cicatrice profonde dans la main était censée contrer ce risque. A ce sujet ce pacte du sang est l'une des rares grosses libertés prises avec le roman de King, sans toutefois en dénaturer l'intérêt. Bref, revoilà nos Ratés quasiment au complet, quelque peu en état de sidération, qui apprennent que Grippe-Sou a refait son apparition et sauvagement massacré plusieurs enfants dans la petite ville de Derry. Et qui regardent, éberlués, Mike leur expliquer le rituel ancestral d'une tribu native locale, les Chipi... Kiri... Krakatoa... (bon, ça va me revenir), qui aurait assisté à l'arrivée de Ça, et trouvé le moyen de le détruire (sans y parvenir, curieusement). Mais pour accomplir ce rituel, chacun(e) d'entre eux doit récupérer un objet symbolisant leur enfance, et ainsi, quelque part, symboliquement, dire adieu aux  enfants qu'ils furent... L'occasion pour eux de retourner sur des lieux chargés de souvenirs douloureux, et donc d'affronter leurs démons, incarnés par cette même putain de créature polymorphe et de se retrouver là où tout a commencé... 

 

S'enchaînent donc beaucoup de scènes horrifiques, alternant entre les deux époques. Certaines foutrement réussies, d'autres plus clivantes, notamment du fait du caractère burlesque du personnage de Ça. Mais on ne peut y échapper : un clown, c'est ridicule. Par contre les scènes mettant en scène les adolescents sont toutes réussies ou presque, dans la dynamique du premier film où l'alchimie entre les jeunes acteurs était si évidente. Leurs homologues adultes sont plutôt corrects dans l'ensemble, même si l'interprète de Mike me semble un ton en-dessous ; mais c'est peut-être son rôle qui veut ça, lui qui doit faire moins de chemin mémoriel pour recouvrer toutes ses facultés. Parmi eux se trouvent Jessica Chastain et James Mc Avoy (oui, ce sont aussi des super-héros par ailleurs), qui ne tirent pas la couverture à eux. Bill Skarsgard, qui est lui sous le maquillage de Grippe-Sou, propose une composition dans le même ton que lors du premier film, sans toutefois égaler son glorieux devancier, Tim Curry, qui proposait une étincelle de folie supplémentaire dans le téléfilm des années 1990.

 

Il y a aussi quelques clins d'œil plus ou moins discrets à l'œuvre de King : une scène où Bev repousse une porte derrière laquelle se succèdent plusieurs incarnations de Ça (et pas seulement son père), mais aussi et surtout la présence de King lui-même dans une séquence de deux minutes, interagissant avec Bill Denbrough. Une séquence assez réussie, d'autant plus qu'il y règne une atmosphère assez humoristique.

Au final, il s'agit là, à mon humble avis, d'un bel hommage au travail de King, et d'un film en deux volets tout à fait regardable même si on n'aime pas l'auteur, d'autant plus que certains aspects ont été gommés ou atténués pour permettre au film d'être vu par le plus grand nombre. Mais les intégristes, crieront au sacrilège, à la trahison, mais une adaptation est en soi une trahison. Disons que cela aurait pu être bien bien pire.

 

A signaler qu'Andy Muschietti voulait sortir (en salles ? en DVD/blu-ray ?) une version final cut des deux films, d'une durée... de 6h30. Mais aussi produire une mini-série proposant de raconter les différentes itérations de Ça (tous les 27 ans depuis... des milliers d'années). Je reste circonspect quant à de telles considérations pharaoniques.

 

Spooky.

 

 

 

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