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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

 

Je vous ai mis l'affiche preview, que je trouve assez sympathique...

 

Marvel clôt la Phase 2 de son Cinematic Universe avec ce long-métrage, curieusement le moins attendu, peut-être parce que son héros éponyme a été un peu oublié, et que le film a joui d'une campagne de marketing moins agressive que les autres.

 

Comme pour le succès inattendu de l'été dernier, la réalisation a été finalement confiée à un réalisateur inattendu, à savoir Peyton Reed (dont les plus hauts faits d'armes sont une rom'com' avec Jennifer Aniston et la comédie Yes Man avec Jim Carrey), après qu'Edgar Wright ait longtemps été attaché au projet, avant de lâcher l'affaire, visiblement en désaccord avec les studios. Et tous les fans du réalisateur britannique de crier au scandale (quitte à me faire moins d'amis, je dirai que Hot Fuzz, Shaun of the dead et le Dernier pub avant la fin du monde n'ont soulevé chez moi qu'un intérêt poli). Il va falloir s'y faire, même si le script de Wright a servi de base au remaniement narratif opéré par Adam Mc Kay et Paul Rudd, entre autres. Et il reste crédité. Mais de quoi donc cela parle ?

 

 

Darren Cross, qui a évincé Hank Pym de la société qu'il a fondée quelques années auparavant, l'invite pour lui présenter le Pourpoint Jaune, une combinaison qui permet de changer de taille à volonté. Mais le physicien pressent la menace derrière l'avancée technologique, puisque l'industriel s'apprête à le vendre à HYDRA, complexe militaro-industriel qui s'oppose aux Avengers. Pym souhaite donc dérober la combinaison miracle, mais a besoin pour cela d'un homme jeune, spécialiste des cambriolages audacieux, lui-même étant âgé et marqué par l'utilisation répétée de sa propre combinaison par le passé. Contrairement à l'avis de sa fille, qui aimerait s'en charger, il recrute Scott Lang, un casseur renommé qui sort de prison et essaie de se reconstruire, notamment auprès de sa propre fille, que garde son ex-femme.

 

 

Nous sommes donc dans un film de casse, avec recrutement d'une équipe, entraînement, repérage... Relativement classique, sauf qu'une bonne partie de l'équipe de Lang se trouve être... des fourmis, puisque lui-même a le pouvoir de se réduire à leur taille. Le film se tient bien, dans l'ensemble, il est cohérent, même si on peut se demander pourquoi la combi de Cross focalise autant l'attention de Pym ; on peut se dire qu'en cas de vol il saura la reproduire, non ? L'esprit de Wright est présent au travers de l'humour, qui traverse une bonne partie du récit, mais contrebalance les nombreuses scènes d'action, apportées par les autres scénaristes. La scène du train, visible dans la bande-annonce, constitue peut-être l'un de ses moments les plus drôles.

 

Le casting du film est assez hétéroclite ; c'est Paul Rudd, qui a une longue carrière au cinéma, sans être apparau dans des grands succès qui incarne Scott Lang. Il révèle une belle présence, et un jeu peut-être trop profond pour le personnage. Son mentor est incarné par Michael Douglas, qui après Samuel L. Jackson, Robert Redford ou Anthony Hopkins, est une nouvelle légende d'Hollywood qui intègre l'univers Marvel. Et il est loin de faire de la figuration, il tient encore la forme et se montre plutôt bon. Sa fille est jouée par Evangeline Lilly, qui après Le Hobbit s'installe dans les franchises, avec cette fois-ci un rôle nettement plus consistant, et appelé à revenir... Le méchant est incarné par Corey Stoll, pas forcément convaincant, mais sa partie en combinaison est à la fois bien réalisée et drôle. A noter la présence de Michael Peña, dans le rôle de la petite frappe rigolote.

 

 

Le motif "nouveau" dans le Marvel Cinematic Universe, c'est l'apparition d'un héros "adulte", et même "père", puisque les autres sont de grands adolescents guidés par leurs hormones. De plus c'est un homme qui est en proie aux affres du quotidien, ce qui n'est pas le cas de Captain America, Iron-Man, Thor...

 

Au final, un "petit" Marvel, dans le sens où il est moins spectaculaire que presque tous les autres, mais une comédie d'action mâtinée de fantastique qui se regarde sans déplaisir. Et qui se suffit à lui-même, même s'il y a une séquence relative aux Avengers et comme d'habitude des scènes post-générique (deux, cette fois). Pas de surenchère technique, pas d'empilements de super-héros (même si on peut en compter 8 entre ceux qui sont présents, qui le furent ou qui le seront, en comptant les scènes post-générique).  Peut-être le Marvel le plus abordable, même par les grincheux.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Cela faisait un moment que je n'avais pas vu un vrai film de trouille. Il faut dire que la multiplication des clones de Paranormal Activity et autres Insidious ne m'intéressait pas plus que ça. Et puis le bon buzz qui entourait It follows, sorti en début d'année, m'a encouragé à franchir le pas.

 

C'est l'histoire d'un malédiction, d'une hantise, qui peut se transmettre. Non, pas comme dans Le Témoin du Mal, mais plutôt, ou exactement, comme une MST. En effet le film commence lorsque la jeune Jamie couche avec Jeff, avec lequel elle fricotait depuis quelques temps. Elle aurait pourtant dû se méfier, il avait un comportement étrange, semblant être le seul à voir des gens. Mais après avoir couché, Jeff lui raconte une étrange histoire : il est poursuivi par une chose qui change d'apparence à volonté, pouvant même ressembler à un proche, et ne peut s'en débarrasser qu'en couchant avec quelqu'un.

 

Concept simple, inspiré au réalisateur David Robert Mitchell par un cauchemar récurrent.

 

 

Dès lors le film n'est, comme vous vous en doutez, qu'une longue fuite, Jamie étant aidée par quelques amis et sa soeur, afin d'échapper ou d'enrayer cette malédiction. Mais la chose est difficile à abattre... Tout tient dans le suggestif, l'ambiance où menace une présence lourde, dans des décors de banlieues insalubres ou de plages désertes, tous ces décors étant à Detroit. La caméra est sobre, insistant sur les regards des adolescents perdus et terrifiés, mais passe parfois en mode subjectif. Le tout soutenu avec force par une musique atmosphérique (signée Rich Vreeland) qui rappelle curieusement celle de John Carpenter, influence avouée du réalisateur, avec celle de David Cronenberg.

 

A noter que le film a reçu le Grand Prix au festival du film fantastique de Gérardmer.

 

Un bon film de trouille, basé sur un concept simple, mais efficace, et qui fonctionne mieux, à mon goût, que Le Projet Blair Witch.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Il y a quelques temps une liste un peu moqueuse a circulé sur les réseaux sociaux, récapitulant les idées de départ des films du studio Pixar.

La voici.

 

Le robots ont des pensées.

Les rats ont des pensées.

Les jouets ont des pensées.

Les avions ont des pensées.

Les voitures ont des pensées.

Les poissons ont des pensées.

Les monstres ont des pensées.

Les fourmis ont des pensées.

 

Et enfin le dernier :

 

Les pensées ont des pensées.

 

Tout ceci dans le plus grand désordre, je vous laisse faire les connexions, et vais vous parler du dernier film en date, Vice-Versa. Passons sur le titre français, difficilement justifiable et qui traduit mal l'original, Inside Out.

 

Eh oui les amis, les pensées ont des pensées. Pete Docter, réalisateur de Monstres et Cie et Là-haut, nous emmène avec son complice Ronaldo del Carmen dans le cerveau de la jeune Riley, onze ans, à proximité des cinq pensées qui régissent toute sa vie : Peur, Colère, Dégoût, Tristesse et Joie. Lesquelles passent leur temps dans une sorte de salle de contrôle, dans une entente toute relative, à gérer les émotions et les souvenirs de la fillette. Mais un jour où la famille de Riley déménage, Tristesse déconne un peu, et touche un souvenir heureux, le transformant en malheureux. Ce qui enclenche une forte réaction de Joie, et les envoie en-dehors de la mémoire centrale, sur des terres inconnues où sont stockés des milliards de souvenirs, avec une altération de la vie de Riley qui s'enclenche.

 

 

Tout est bien sûr dans la métaphore, entre le labyrinthe fascinant des souvenirs, l'ami imaginaire qui ne veut pas être oublié, les pensées "restantes" qui sont seules maîtresses à bord et paniquent... l'éveil de la conscience, l'approche de la puberté, la façon dont certaines réactions des parents sont gérées, voilà quelques exemples des situations décrites avec humour et bon sens par les scénaristes. Ce qui occasionne plusieurs scènes extrêmement drôles, et quelques autres franchement touchantes. Et un générique de fin hilarant, déclinable à l'infini. On attend maintenant un Vice-Versa 2, avec l'adolescence de Riley...

 

A noter le casting vocal de qualité en VF : la gouaille québécoise de Charlotte Le Bon pour la Joie, l'adaptabilité de Pierre Niney en Peur, la présence de Gilles lellouche pour la Colère, la propension à s'apitoyer de Marilou Berry, parfaite pour la Tristesse.

 

Spooky

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