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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Reportages

2012-11-28 12.52.25

 

Il y a des jours, comme ça... Ce lundi, alors que je venais juste de commencer à lire la nouvelle traduction de Bilbo le Hobbit, en espérant la finir avant d'aller voir le premier des trois films (mais j'y reviendrai dans d'autres posts), j'apprends qu'il y a la reconstitution d'un village hobbit dans le métro parisien. Je ne fais ni une ni deux, même pas le temps de prendre ma pipe et mon capuchon, et avec mes fidèles compagnons les Nains, je file débusquer ce trésor. Bon ok, on était deux, pas très grands tout de même, et on a attendu deux jours.

 

2012-11-28 13.11.51

 

Alors voilà dans la station Auber, la RATP et Warner ont réalisé la recosntitution d'un village hobbit (en tout seulement quatre trous*, mais bon) dans une grande salle. On avait la possibilité de se faire prendre en photo avec Gandalf et Bilbo, mais aussi d'essayer le jeu video LEGO™ Le Seigneur des Anneaux sur XBox 360. Ne disposant pas de beaucoup de temps, je me suis contenté, avec mon compère Maître Olivier, de prendre quelques photos, et de bavarder un peu avec un membre de l'encadrement de l'animation. Une équipe 100% française, approuvée par les cadres de la Warner à distance, a donc monté ces chouettes décors pendant une trentaine d'heures. Des animations avec des figurants sont également prévues en soirée, mais hélas, le tout pour une courte durée, puisque tout cela se termine vendredi soir...

 

Pardon pour la piètre qualité des photos, j'ai pris ça avec mon téléphone, et la salle était mal éclairée...

 

C'était sympa, non ? :)

 

Spooky

 

2012-11-28 13.13.24

Aventure inattendue avec maRATP2

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://www.editionsduchatnoir.com/images/lamento.jpg

 

Acheté lors d'une mini-convention du fantastique dans une librairie de la banlieue lilloise, ce collectif a enfin été lu par votre serviteur. Et encore il s'en est fallu de peu, tant la lecture de la nouvelle traduction du Hobbit et d'une série de romans noirs appelaient mes mains et mes yeux de leurs cris pressants.

 

Qu'en est-il donc ? Eh bien autour d'une prise de notes collectives, huit jeunes auteurs de la SFFF se sont pris au jeu d'écrire des récits plus ou moins courts sur le thème de la musique. Je ne vais pas vous parler de chacune des nouvelles, simplement faire un petit focus sur celle qui m'ont semblé les plus marquantes. Entre fantasy et récits fantastiques victoriens, chacun(e) a donné son interprétation. J'aurais pu mettre "chacune", car la gent masculine ne compte qu'un seul musicien, en l'occurrence Stéphane Soutoul, dont je vous ai déjà parlé ici et .

 

A tout seigneur, tout honneur, c'est lui qui ouvre ce recueil, avec un récit dans la lignée de ceux que j'ai pu lire. Dans une histoire où secrets de famille et immortalité se croisent dans une ambiance à la fois romantique et victorienne, il nous régale de sa plume élégante.

 

Dans That's a long way to Hell, Marianne Gellon nous met dans l'esprit d'un chanteur d'un groupe de metal, aux prises avec une drôle de groupie... Au-delà de la connaissance évidente du monde de la musique, j'ai beaucoup aimé la nervosité de l'écriture, comme écrite sous ecstasy, qui donne un récit dont on ne se détache pas.

 

Vanessa Terral propose une enquête d'Hélianthe Palisède, sorte de détective du paranormal. On sent que l'univers du personnage est bien rôdé, avec ses sidekicks et ses modes de fonctionnement (et de déplacement). L'avantage c'est qu'on rentre dedans sans problème, il n'y a pas de soucis de compréhension.

 

Les deux dernières nouvelles sont presque des novellas. Comptant chacune 60 ou 70 pages, elles permettent au lecteur de s'immerger dans leurs univers respectifs. Ca tombe bien, ce sont des récits de qualité.

 

Dans Salve Regina Stellarum, Angélique Ferreira nous conte la destinée de Till, un Elfe (presque dans le sens où l'entend Tolkien) qui se retrouve propulsé dans un autre monde. La qualité de l'écriture est là encore très présente.

 

Dans La Clef musicale, Bettina Nordet met en miroir deux époques, la Renaissance française et la Révolution française, avec un personnage inattendu, un Ange de la Mort, qui se retrouve à nouer des relations très particulières avec des mortels...

 

Vous l'aurez remarqué, je ne parle que très peu de la place de la musique dans ces récits. Ceci afin de ne pas trop spoiler, mais sachez qu'elle a sa place dans tous, qu'elle soit très discrète ou le moteur principal.

 

C'est donc une partition variée, riche de ses notes, que nous a invités à lire Cécile Guillot, éditrice et directrice de l'ouvrage.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

http://famousmonsters.com/wp-content/uploads/2012/11/hobbit-550x340.jpg

 

Et oui, vous pouvez écouter toute la musique du premier volet du Hobbit, Un voyage inattendu, derrière ce lien. Attention, pas morceau par morceau, mais en écoute continue... Qu'en pensez-vous ? Moi je trouve le score de base très proche de celui du Seigneur des Anneaux...

 

Autre écoute audio, celle du roman lu par Dominique Pinon. Cette fois-ci je passe par le forum de l'excellent site Tolkiendil, dont j'espère vous parler prochainement.

 

Et pour finir sur le plan de la musique, n'oublions pas cette version de Bilbo Baggins par Leonard Nimoy, alias Mr Spock dans Star Trek. (c'est n'importe quoi ce lundi matin, je vous l'accorde)

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

 

C'est la mode, les errants avec des morceaux qui se détachent.

 

Deux films à vous signaler, tous deux adaptés de romans ayant reçu un certain succès.

 

Tout d'abord World War Z, du nom du roman de Max Brooks, où l'on voit Brad Pitt essayer d'enrayer une invasion de morts-vivants.

 

Ensuite Warm Bodies, adaptés de Vivants, dont la lecture m'avait laissé assez dubitatif.

 

Et tout ça au moment où la troisième saison de The Walking Dead démarre...

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://www.albin-michel.fr/images/couv/8/3/3/9782226244338g.jpg


J'ai découvert récemment l'oeuvre de Maxime Chattam, considéré comme l'un des chefs de file de l'imaginaire français actuel. Quand on m'a proposé de lire le nouvel opus de l'une de ses séries, Autre-Monde, je me suis dit "pourquoi pas ?", d'autant plus que des résumés et commentaires concernant les 4 premiers tomes sont disponibles un peu partout.

 

Le contexte est celui d'un monde qui essaie de se relever d'une catastrophe majeure, une tempête qui, en plus d'avoir tué un grand nombre de personnes, a aggloméré déchets, véhicules, appareils au sein d'une brume qui, à l'instar de celle inventée par Stephen King dans sa nouvelle éponyme, renferme des monstres aussi sanguinaires que mystérieux. Les rares adultes survivants ont perdu la mémoire de leurs anciennes vies, et sont donc soumis aux idées démoniaques de personnages malfaisants. Les enfants, eux, sous la houlette d'un trio composé de Matt, Tobias et Ambre, surnommé l'Alliance des Trois, essaient de reconstruire un semblant de société. Des enfants qui ont reçus, après cette fameuse Tempête, des dons de toutes sortes, appelés altérations, et se déplacent sur le dos de chiens géants. Les adultes survivants, eux, ont perdu la mémoire et sont, pour certains, retournés à un état de sauvagerie.

 

Ce tome 5 intervient alors que la brume dont je parlais plus tôt, appelée Entropie, menace l'enclave de paix des enfants, appelés Pans, lesquels sont aidés par des enfants sauvages, appelés Chloropanphylles. Les pouvoirs de l'Alliance des Trois sont intimement liés à des sources d'énergie qui se trouvent sur les autres continents, et qui représentent probablement leur seul espoir. Un millier de Pans s'embarque donc sur un immense bateau, une coquille de noix (au sens littéral) creusée pour contenir des centaines de cabines et de locaux techniques. En direction de l'Europe, plus précisément de la France, où le pouvoir est exercé par un empereur à moitié fou, surnommé Oz, qui voit d'un très mauvais oeil l'arrivée de ces adolescents frondeurs, pas du tout comme les enfants européens, réduits à l'état d'esclaves.

 

Avec cette série, Chattam, connu surtout pour ses thrillers, s'attaque à la fantasy. Magie, personnages étranges et adolescents guerriers pullulent dans ce récit à l'atmosphère difficile à décrire. J'ai un peu eu l'impression d'être passé à côté de cette histoire. Non tant à cause de ma méconnaissance de l'univers, mais plutôt à cause d'un écrivain, qui a ses qualités, mais qui ne me semble pas tout à fait entrer dans le genre qu'il est censé explorer. Si les scènes d'action sont ponctuées par des scènes plus intimistes, entre Matt et Ambre, par exemple, par des discussions entre les méchants de l'histoire, je n'ai pas vraiment senti de culture typiquement fantasy dans l'écriture. Certes, c'est de la littérature pour adolescents de haute tenue, l'auteur n'hésite pas à faire disparaître des personnages secondaires ou principaux qui ont gagné un certain capital sympathie au fil de la lecture, mais je n'ai pas ressenti d'empathie particulière pour cet univers.

 

Si toutefois vous êtes curieux(se) d'en savoir plus sur Autre-Monde, je vous invite à aller découvrir le site réalisé par un fan.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://www.moutons-electriques.fr/images/ouvrages/247.jpg

 

Simon Sanahujas et Gwenn Dubourthoumieu sont deux jeunes qui n'en veulent. Respectivement écrivain et photogrpahe, ils ont décidé il y a quelques années de se lancer dans un pari éditorial osé : partir sur les traces de personnages de fiction, sur des lieux géographiques où ils ont censés avoir vécu, être passés... Après s'être intéressés à Conan le Texan en 2008 (!), puis être partis sur la piste de Tarzan au Gabon en 2010, c'est, à l'instar des compagnons de Mina Harker, sur les traces du Comte Dracula (celui de Stoker, bien sûr) qu'ils se sont lancés, d'abord en Roumanie, puis en Angleterre.

 

C'est dans le froid de l'hiver que ces deux jeunes fous ont commencé leur périple. L'un d'eux fortement handicapé dès le départ par des maux de dos, c'est avec une Dacia qu'ils sont montés à l'assaut des Carpathes, qui à la recherche du fmeux château, qui sur les traces de l’école de magie noire de Scholomance. Le résultat est un road-movie plutôt prenant, au ton humoristique mais nullement condescendant envers la population locale. On sent que les deux compères commencent à prendre de la bouteille dans leur façon de traiter leur périple, ménageant du suspense, émaillant leur récit de clins d'oeil bienvenus. La lettre au consul de Grande-Bretagne, pour lui demander la localisation des locaux de sa délégation en 1885, par exemple, est très drôle.

 

http://www.moutons-electriques.fr/images/diaporamas/247/247-7.jpg

 

Mais me direz-vous, rechercher la trace d'un personnage de fiction, c'est un peu enculer les mouches, non ? Eh bien que nenni, car dans ce cas précis, Dracula est inspiré, au cas où vous l'ignoriez, d'un personnage historique réel, une figure marquante de l'histoire de la Roumanie qui plus est. Au XVème siècle, un Voïvode valaque (une sorte de comte, donc) s'illustra par ses efforts presque miraculeux afin de repousser l'envahisseur ottoman, tout en étant suspecté d'avoir commis de nombreuses exactions sur ses administrés... Laquelle réputation repose en fait sur une sorte de pamphlet de l'époque, alors que tous les autres témoignages penchent en la faveur d'un monarque juste et respecté... Gwenn et Simon (oui, je les appelle par leur prénom, figurez-vous que je les ai rencontrés au Salon du vampire) sont donc également allés sur les traces de ce personnage haut en couleurs, largement utilisé dans l'industrie touristique roumaine, et automatiquement ou presque associé à son double sanguinaire de papier...

 

Il faut toutefois souligner la grande véracité des lieux décrits dans Dracula. Les deux auteurs sont surpris par ces concordances, car certains endroits n'ont pas trop changé par rapport à ce qui est décrit dans le roman ; il faut croire que Stoker disposait d'une bonne documentation.

 

C'est une Roumanie chaleureuse mais un peu soumise aux clichés qu'abandonnent les deux compères qui se rendent à Londres, où Jonathan Harker retrouve sa fiancée Mina et le comte Dracula après son retour laborieux des Carpathes. Ils sont aidés par André-François Ruaud, leur éditeur mais aussi et surtout essayiste, en particulier sur le personnage créé par Stoker, comme en témoigne son ouvrage Les Nombreuses vies de Dracula, coécrit avec Isabelle Ballester en 2008 (lui aussi chez les Moutons électriques). Dans la capitale britannique les recherches se révèlent plus ardues, les conclusions plus difficiles. Seul le cimetière de Highgate semble correspondre à l'Hampstead du roman. Il faut dire que cet endroit a été le siège de fantasmes de nombre de romanciers et de cinéastes. Deux explications ont la faveur des analystes pour expliquer ce flou : soit Stoker n'a pas aimé Londres, lui qui s'en faisait tout un film depuis son Irlande natale ; soit il ne souhaitait pas faire de "publicité" aux lieux décrits à l'époque, ce qui est très probable.

 

http://dracula.blogs.liberation.fr/.a/6a01676734ab1e970b017c31aee009970b-550wi

 

Quoi qu'il en soit, c'est à Whitby, port côtier aux confins de l'Angleterre et de l'Ecosse, côté mer du Nord, que nos deux compères ont connu la meilleure période de leu voyage : une ville charmante, où flotte une atmosphère fantastique mais chaleureuse. Une ville où un évènement similaire, quelques années plus tôt, inspira à Stoker sa fameuse scène d'échouage du Demeter, au cours de laquelle Dracula s'échappa du navire sous forme de loup.

 

L'ouvrage se clôt par la description de deux "fêtes" gothiques dans des hauts lieux du genre à paris (dont un où je suis allé, marrant), où Gwenn et Simon rencontrent un homme prétendant être Dracula, où ils apprennent que d'étranges rumeurs circulent sur l'emplacement de la sépulture du vrai personnage historique (à paris, pour ne rien vous cacher)... Troublant.

 

Au final c'est un ouvrage magnifique, à la maquette soignée, qui permet d'en savoir plus sur les connexions entre le personnage de fiction et la figure historique qui l'a inspiré. Son seul défaut à mon goût est sa densité. Certes, de magnifiques photos, très diversifiées, ponctuent les journaux des deux reporters, mais j'aurais apprécié un peu plus de respiration dans le texte, qui souvent se présente sous forme de paragraphes collés les uns aux autres. Ceci dit, rien n'empêche le lecteur de couper sa découverte en plusieurs sessions, pour ne plus avoir cette sensation de densité, et apprécier à sa juste valeur ce bel ouvrage.

 

Vous trouverez des bonus sur le blog qui est consacré à ce projet.

 

Spooky.

 

http://dracula.blogs.liberation.fr/.a/6a01676734ab1e970b017744512ad6970d-550wi

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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Il y a quelques temps je vous avais parlé du Monde de Tolkien, recueil d'illustrations diverses qui m'avait pas mal plu. L'éditeur français, Glénat, a répété l'idée quelques années plus tard, avec un autre ouvrage, sous un autre titre. Encore une fois, lorsque les traductions ne sont pas empruntées à Francis Ledoux (traducteur historique de Tolkien), c'est Thierry Cailleteau qui s'est chargé du transfert de l'anglais vers le français de l'ouvrage initialement édité en cette même année 1996 par HarperCollins.

 

Le Royaume de Tolkien nous amène donc à nouveau sur ces contrées particulières qui forment la Terre du Milieu, suivant la vision d'une quinzaine d'illustrateurs, issus de tous horizons (Biélorussie, Canada, pays-Bas, Etats-Unis, Belgique...), dont certains donnent, en annexes, un témoignage de leur rencontre avec l'oeuvre de Tolkien.

 

Là encore, c'est très diversifié, et mes favoris restent -oui, je revendique le côté mainstream de mes goûts- John Howe, Alan Lee et Ted Nasmith, qui sont les plus connus. J'ai toutefois fait des découvertes graphiques telles que Cor Blok (il faudra que je me procure son ouvrage relatif à Tolkien sorti l'année dernière), Fletcher, qui me rappelle un peu Nasmith, Stephen Hickman, aux évocations puissantes ou encore Michael Kaluta, qui est inspiré par Mucha.

 

Chacune des illustrations est accompagnée du passage du Seigneur des Anneaux, de Bilbo le Hobbit, des Contes et légendes inachevés ou d'autres segments (parfois non encore traduits) auquel elle se rapporte.

 

Il y a quelques belles illustrations, dont certaines sont très connues.

 

Au final un chouette ouvrage, mais qui n'a plus vraiment de valeur inédite, tant son contenu a été largement diffusé par ailleurs.

 

Spooky.

 

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Image : Stephen Hickman, The Blackrider and the Gaffer.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Reportages

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Ce week-end a donc eu lieu le deuxième Salon du vampire, auquel j'ai participé. Au cadre chaleureux et étriqué de la librairie Le Bal des Ardents, dans le vieux Lyon, a succédé la Médiathèque municipale de Meyzieu, ville de la banlieue lyonnaise. Le cadre est idéal, spacieux, bien éclairé, fonctionnel. Une salle, à proximité du hall d'accueil, est d'ailleurs conçue pour recevoir des conférences ou des spectacles. Nous avions prévu environ 80 places assises, lesquelles se sont progressivement remplies au fil de l'après-midi du samedi. En termes de fréquentation, ce fut donc un succès, la partie conférences étant gratuite.

 

http://www.herault-arnod.fr/IMG/jpg/1-MEYZIEU.jpg

 

Cette année le Salon avait comme thématique Dracula, oeuvre -presque- fondatrice de tout un pan de la littérature imaginaire, et dont on a fêté cette année le centenaire de la mort de l'auteur, Bram Stoker.

 

Les travaux ont commencé à 14h. Après une brève introduction par Adrien Party, président de l'association The Lyon Beefsteak Club et organisateur en chef, c'est Alain Pozzuoli, essayiste et biographe, qui nous a raconté par le menu la vie et l'oeuvre de Bram Stoker.

 

Devant un auditoire déjà conquis, il a passé le relais à Jean Marigny, universitaire, essayiste et auteur d'une thèse marquante sur le sujet. Celui-ci a dressé le panorama de l'héritage littéraire, fort étoffé, de Dracula.

 

 

 


 

A 15h45 une première pause a permis aux intervenants et aux visiteurs de se restaurer, mais aussi d'acquérir quelques ouvrages sur le sujet (librairie Colibris), mais aussi d'autres dans le genre plus vaste de l'imaginaire, avec ActuSF. Ils pouvaient également se faire dédicacer des ouvrages des conférenciers.

 

Un peu plus tard le cycle s'est continué par une table ronde, où les deux premiers conférenciers ont été rejoints par Jean-Michel Ropers, acteur et réalisateur passionné du genre, entre autres, Nicolas Guépin, comédien et metteur en scène de théâtre, et Jérémie Fleury, illustrateur jeunesse, qui tous ont adapté l'oeuvre maîtresse de Stoker. Le thème ? "Adapter Dracula", bien sûr. La table ronde fut rythmée par Adrien Party et votre serviteur, qui n'ont hélas pas pu poser autant de questions que ce qu'ils avaient prévu ; cependant les échanges furents passionnés et passionnants. Trois quarts d'heure plus tard, la place fut laissée à Simon Sanahujas et Gwenn Dubourthoumieu, qui ont relaté leur voyage en Roumanie et en Angleterre, sur les traces de Dracula. A noter que leur exposé fut illustré par certaines de leurs photos, qui furent projetées derrière eux. Je vais revenir ultérieurement sur toutes ces personnes, bien évidemment.

 


 

A 17h30 le cycle de conférences fut clos, laissant la place à un nouveau temps de pause. Les plus courageux eurent droit à une deuxième ration de vampires, avec la diffusion de deux films : le premier s'appelle Whitby, la ville de Dracula, écrit par Alain Pozzuoli et réalisé par Jean-Michel Ropers ; tous deux ont brièvement introduit la projection dans la salle du cinéma attenant à la Médiathèque.

 

Après une courte pause, c'est au tour du Bram Stoker's Dracula, film de Francis Ford Coppola, d'être diffusé. Je vous en reparlerai dans une autre note, mais toutes ces adaptations ont mis en perspective le roman de Bram Stoker de façon très intéressante.

 

La soirée se termina aux alentours de 23h ; rendez-vous était pris pour le lendemain après-midi...

 


 

Sous une pluie battante, les plus valeureux se rendirent dans le vieux Lyon, au théâtre l'Acte 2, pour assister à une représentation de... Dracula (non non, je n'ai pas fait d'indigestion !) par la compagnie lyonnaise Broutille et Compagnie. Avec la mise en scène de Nicolas Guépin, donc, lequel joue dans la pièce en compagnie de deux autres jeunes acteurs, lesquels se sont répartis l'ensemble des rôles. Arrêtons-nous un peu sur cette pièce.

 

Comme je l'ai indiqué, seuls trois comédiens interviennent pour interpréter la dizaine de personnages principaux et secondaires. Une performance plutôt réussie, d'autant plus que l'un des comédiens est une jeune femme à la fois fine et délicatement galbée. Mais par le jeu des costumes, des masques, des attitudes, elle interpète des personnages masculins sans coup férir, secondée par des voix enregistrées. Pour représenter Dracula, par exemple, un masque grimaçant et quelques contorsions ont suffi, génie du metteur en scène. Pour pallier à la taille réduite de la scène, la représentation s'est déroulée dans la pénombre, avec comme seules sources de lumière, deux lampes de bureau blafardes (idéales pour revenir à une époque victorienne), un video projecteur, ainsi que divers effets stroboscopiques sur un côté.

 

 

 

Cette pénombre par contre a pu inciter les spectateurs à un certain assoupissement, de plus l'effet stroboscopique, relativement violent, n'étant pas forcément agréable pour les personnes aux yeux fragiles. Une partie des scènes se rédroulait d'ailleurs derrière un rideau, avec des ombres chinoises assez précises et évocatrices. Par le biais de la projection de commentaires du style "Lettre de Mina Harker à Lucy Westenra, 15 septembre" et de certaines voix enregistrées, l'utilisation des unités de temps était intelligemment posée. Les trois comédiens sont assez bluffants. Voilà pour le positif, essentiellement sur le plan technique.

 

Dans le champ du négatif, il y a certains choix narratifs. Il manque en effet tout le début du roman, comme la nouvelle L'Invité de Dracula (adaptée en film inachevé par JM Ropers, d'ailleurs), ou encore l'origine de la condition de Dracula. Une scène cruciale a été supprimée également, lorsque Mina Harker, une fois mordue par Dracula en Angleterre, déclare qu'elle est damnée. Mais pour le reste, la fidélité est là. Le gros souci, à mon sens, est sur le choix du rythme. Nicolas Guépin a laissé quelques séquences longues, sans véritable intérêt. La pièce atteint ainsi les deux heures de durée environ, alors qu'à mon avis elle aurait tenu en moins de 90 minutes sans perte de sens. On cemprend tout de même l'ensemble de ce qu'il se passe, ce qui n'est pas toujours le cas dans une pièce de théâtre, y compris une adaptation.

 

C'est donc sur le coup de 18 h que s'est achevé ce Salon du Vampire consacré à Dracula.

 

Un petit retour sur les différents intervenants, comme promis.

 

Il y avait donc Simon Sanahujas et Gwenn Dubourthoumieu, respectivement écrivain et photographe, qui ont relaté leur voyage sur les traces de Dracula. Il en résute un ouvrage, édité aux Moutons électriques, qui mêle textes et photos.

 


 

Jérémie Fleury est un tout jeune illustrateur, diplômé de l'Ecole Emile Cohl à Lyon, qui propose, avec l'aide de Dominique Marion (adaptateur), sa vision "pour enfants" de Dracula. En préparant le Salon, je suis allé sur son site, où j'ai été scotché par sa technique et son talent. Cerise sur le gâteau, le garçon est charmant. Mon coup de coeur du salon.

 

Nicolas Guépin a des faux airs de Chrstian Bale, le dernier interpète de Batman en date (tiens, une chauve-souris...). Avec deux autres acteurs il forme la compagnie Broutille et Compagnie. J'espère qu'il saura trouver d'autres astuces de mise en scène pour affiner son adaptation du chef d'oeuvre de Stoker.

 

Jean-Michel Ropers est un petit bonhomme bien en chair, qui a des idées bien arrêtées sur la création, cinématographique en particulier. Un véritable personnage, avec lequel la discussion tourne vite à la passion et à la controverse. La vision qu'il donne de la petite ville de Whitby dans son documentaire est vraiment intéressante, et procure incontestablement envie de découvrir ce port de pêche aux confins de l'Angleterre et de l'Ecosse.

 


 

En tant que membre de l'organisation, j'ai pu passer du temps avec toutes ces personnes, qui se sont montrées très abordables et sympathiques, et avec lesquelles j'ai pu avoir des conversations informelles sur leurs travaux, le cinéma, la littérature... Voilà. je tenais à saluer également Sarah, compagne d'Adrien, véritable tour de contrôle de l'association et de l'évènement, ainsi que Nicolas Delestre, lui aussi membre de l'association, qui n'a pas pu venir à la manifestation pour des raisons professionnelles (sauf à la projection de Dracula) mais étant présent au travers de ses gâteaux :)

 

Au final une excellente édition, très intéressante et assez complète sur le chapitre de l'oeuvre de Stoker. Quelques petits soucis matériels (météo capricieuse, transports en commun pas au top...) n'ont cependant pas entaché la qualité de l'évènement et (nous autres, de l'organisation, l'espérons), le bon souvenir des participants. Pour ma part je suis fier et heureux d'y avoir participé. J'espère vous avoir donné envie, au travers de ce compte-rendu, de venir à la 3ème édition, dont la date n'est pas encore fixée, mais dont je vous parlerai sans faute.

 

Spooky.

 

Si vous souhaitez voir encore plus d'images, je vous invite à aller faire un tour sur la page facebook dédiée à l'évènement (accès ouvert à tous, pour peu que vous n'ayiez pas bloqué facebook).

 


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Publié le par Spooky
Publié dans : #Séries TV

Après vous avoir fait suivre une bande-annonce cet été, je ne peux résister au plaisir de vous montrer le générique de cette saison 2...

 

 


 

 
Il paraîtrait que deux épisodes seraient prévus sur TF1 pour Noël...
Votre avis ? Je trouve le générique assez chouette personnellement...
Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://ecx.images-amazon.com/images/I/519ujE10x3L._SL500_AA300_.jpg

 

Si vous suivez un tant soit peu ce blog, vous savez que l'une des franchises que je suis est celle de The Walking Dead, série de comics (dont le sujet est une invasion zombie) qui commence à être déclinée de toutes les façons possibles. Au chapitre des bonnes déclinaisons figurait le premier roman, qui traitait de l'histoire d'un personnage secondaire... Voici donc sa suite, qui peut presque se lire indépendamment.

 

Je dis presque, car si l'essentiel de l'histoire nous met dans les pas d'autres personnages, ceux-ci vont croiser la route du personnage qui se fait désormais appeler le Gouverneur, dont la compréhension de la personnalité complexe mérite une lecture du premier roman au préalable.

 

Ils sont cinq. Cinq à quitter un gros groupe de survivants face à la peste qui rend les morts vivants, qui les transforme en bêtes sanguinaires et stupides. A la suite d'une bagarre, Josh, ancien cuisinier, est invité à aller voir ailleurs. Lilly, qui l'aime beaucoup et se sent en sécurité auprès de lui, préfère l'accompagner, avec Bob, ancien infirmier alcoolique, et Megan, l'amie nymphomane de Lilly, flanquée de son petit ami junkie... Au bout de quelques semaines d'errance, ils vont tomber sur un nouveau groupe qui a réussi à sécuriser une petite ville de Géorgie, Woodbury, sous la houlette du Gouverneur, un homme dont les visées ne sont pas claires.

 

Autant j'ai été d'entrée de jeu séduit par le storytelling de Bonansinga dans le premier roman, autant ici je suis plus réservé. Il passe plus de temps à détailler ses personnages, qui se révèlent être quasiment des caricatures, laissant les scènes fortes (comprenez avec des attaques de zombies) un peu au second plan. D'autant plus que ces scènes passent moins bien, frisant le caricatural dans leur déroulement.

 

Heureusement qu'après le premier tiers, nos "héros" arrivent à Woodbury, où la personnalité compliquée du Gouverneur, mais aussi les motivations et les sentiments de ses "administrés" relèvent le niveau. J'aurais toutefois apprécié un Martinez (grosso modo le chef de la sécurité de Woodbury) un peu moins caricatural. Le cours "normal" reprend, si j'ose dire, avec des moments de tension interne entrecoupés d'offensives zombiesques. La lecture s'achève sur une situation proche de celle que les héros du comic original rencontrent à leur arrivée dans la ville, mais j'imagine qu'il va y avoir d'autres développements, car il me semble que les personnages ne sont pas tout à fait les mêmes.

 

Au final ce deuxièe roman est une déception marquée, surtout au regard des promesses du premier, même si la barre est redressée par la suite par le biais du Gouverneur, solide taulier.

 

Spooky

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